LA PARABOLE DES MAUVAIS VIGNERONS : Matthieu 21.33-46

02:03Ministere MotsdeDieu

La parabole des mauvais vignerons a la caractéristique d'être à la fois historique et prophétique. Elle est historique par le fait que Jésus raconte l'histoire d'Israël selon le point de vue de Dieu. Elle est prophétique car le Seigneur y révèle des événements à venir. Le peuple hébreu va rejeter le Fils de Dieu. Suite à ce rejet, Dieu écartera Israël et transférera la responsabilité de son royaume à une autre nation. Cette parabole se retrouve dans trois évangiles: Matthieu 21.33-46, Marc 12.1-12 et Luc 20.9-19. Au lieu de lire le texte biblique, j'ai choisi de vous raconter l'histoire dans mes mots. Elle débute ainsi. L'histoire Il y avait un homme qui possédait une terre. Il décida de l'aménager en vignoble. Après y avoir planté de la vigne, il construisit une clôture, creusa un pressoir et érigea une tour. Puis il décida de louer son vignoble à des cultivateurs avant de s'en aller hors du pays pour une certaine période de temps. Durant l'absence du propriétaire, il a été convenu que les travailleurs cultiveront sa terre. En retour, ceux-ci le paieront annuellement avec les produits de la culture. Ainsi à l'arrivée du temps de la récolte, le maître envoya ses serviteurs pour prendre la part de fruits qui lui revenait. Mais les choses ont mal tourné car les vignerons n'avaient aucune intention de payer quoi que ce soit au propriétaire. Les serviteurs qui se présentèrent à leur porte furent accueillis comme des ennemis. Ils ont été battus et assommés à coups de pierres. Certains perdirent même leur vie. Cela força le maître à réagir. Celui-ci envoya d'autres serviteurs, cette fois-ci en plus grand nombre. Malheureusement ils furent tous traités avec la même brutalité que leurs prédécesseurs. Vous voyez que l'histoire n'est guère joyeuse. Un propriétaire de vignoble, vivant à l'étranger, tente de faire reconnaître son autorité à distance à des travailleurs qui ne lui accordent aucun respect. Le tout dégénère en un bain de sang. Finalement le maître fit appel à son fils. Il jouait sa dernière carte, avec tous les risques que comportait sa décision. Il avait estimé que les cultivateurs ne pourraient pas faire autrement que d'accepter son autorité s'il se faisait représenter par son propre fils. Ils auront du respect pour mon fils (v. 37), pensait-il. Mais ce n'est pas ce qui s'est produit. Les cultivateurs voyaient l'envoi du fils comme une opportunité pour faire cesser de façon définitive les demandes du maître. S'ils parvenaient à éliminer le fils, ils pourraient prendre possession du vignoble. En apercevant le fils, ils se dirent, Celui-ci est l’héritier; venez, tuons-le, et possédons son héritage (v. 38). Ils ont donc mis leur plan à exécution et le tuèrent sans pitié. Jusqu'ici le maître avait fait preuve d'une extraordinaire patience. Mais cela ne pouvait plus durer. Il fallait mettre un terme à cette effroyable situation. Le maître décida de retourner en personne à son vignoble et il fit périr tous les travailleurs qu'il avait engagés. Puis il confia la responsabilité de sa terre à d'autres vignerons. Le contexte légal À l'époque de Jésus, il n'était pas rare qu'une parcelle de terre appartienne à un propriétaire non-résident. Celui-ci gérait sa propriété à distance en utilisant la main-d'œuvre locale. On tolérait cette façon de faire en raison des bénéfices économiques qu'elle apportait à la population de la région. Il y a un contexte légal qui se trouve à l'arrière-plan de la parabole des mauvais vignerons et il serait important d'en expliquer les grandes lignes. Par exemple, il appartenait au propriétaire d'un vignoble vivant à l'étranger d'envoyer chaque année des représentants pour visiter sa terre. Si cette règle n'était pas respectée, sous la loi juive, le propriétaire risquait de perdre son droit de réclamer les fruits de sa vigne. Ce dernier avait le devoir de garder un lien avec sa propriété et il pouvait le faire par l'envoi de serviteurs qui agissaient en son nom au moins une fois par année. On peut aussi comprendre le comportement des vignerons du point de vue légal. Il est clair par leurs actions que non seulement ils ne voulaient pas livrer les fruits, mais ils voulaient prendre possession de la terre. Ainsi ils brutalisèrent les serviteurs et s'en sont même pris au fils qu'ils laissèrent sans vie hors de la vigne. En faisant disparaître l'héritier, la porte était maintenant grande ouverte pour qu'ils passent du statut de locataires à celui de propriétaires. Il y a également une raison en lien avec la loi qui explique pourquoi le maître envoya son fils en dernier recours. Car après la troisième année, si les fruits n'avaient pas été rendus, le propriétaire se devait de prendre des actions légales. À cet effet, il lui fallait une personne dont on reconnaissait le droit d'engager une poursuite judiciaire. Or un serviteur ou un esclave ne pouvait pas avoir cette fonction. Seul le fils, étant l'héritier, avait le droit de représenter son père dans une cour de justice. Il peut sembler très étrange que le père ait pris le risque d'envoyer un membre de sa famille vers des meurtriers. Il n'était pas sans savoir que son fils s'exposait au même danger que ses serviteurs. Maintenant vous connaissez la raison. Il n'avait tout simplement pas d'autre alternative. Il n'y avait personne d'autre que son fils qui pouvait le représenter dans un tribunal. C'est ce qui explique pourquoi il s'était dit que les vignerons respecteraient son fils (Matthieu 21.37: Et enfin, il envoya auprès d’eux son fils, disant, Ils auront du respect pour mon fils.). Ils auront du respect pour le fils parce qu'ils savent qu'il a la capacité de les poursuivre en justice. Les vignerons, à leur tour, pouvaient aussi tenter de faire pencher la loi en leur faveur. S'ils arrivaient à démontrer par exemple que le vignoble n'était pas de bonne qualité, ils auraient alors une explication légitime pour faire comprendre au juge qu'ils n'étaient vraiment pas en mesure de payer le propriétaire. C'était plutôt la faute du propriétaire s'ils étaient en défaut de paiement. S'ils avaient eu une terre plus fertile, ils auraient pu respecter leur contrat de location. En fait, ils pourraient intenter un procès contre celui-ci pour les avoir trompés sur la capacité réelle de production du vignoble et exiger une compensation. Avec un peu d'imagination, on peut pousser le scénario plus loin. Pensons à un contexte où les vignerons tueraient le fils tout en restant dans les limites de la légalité. Par exemple, ils pourraient raconter que le fils et ses hommes sont venus les chasser de force du vignoble sans explication. Par réflexe de survie, ils ont résisté à l'agression. Et dans l'échauffourée qui s'ensuivit, le fils fut malheureusement blessé à mort. Ce serait une bien commode histoire à rapporter au juge car ils pourraient déclarer qu'ils n'ont agi que pour se défendre. Et évidemment, on ne peut pas condamner quelqu'un qui essayait de protéger sa vie, même s'il y a eu mort d'homme… La vigne de Dieu Après avoir esquissé le contexte légal de la parabole, nous allons nous pencher maintenant sur le contenu spirituel. L'histoire débute au v. 33 de Matthieu 21 avec un homme qui décida de transformer sa terre en un vignoble. On précise qu'il accomplit trois actions: (1) Il l'entoura d'une haie. Cette haie servait de clôture pour protéger le vignoble contre les animaux sauvages; (2) Il y creusa un pressoir. Le pressoir servait à fouler les raisins et à recueillir le moût; (3) Il bâtit une tour pour les gardiens afin de leur permettre de repérer les voleurs. Pourquoi mentionner tous ces détails? Il n'est pas nécessaire de chercher un sens symbolique particulier à chacune de ces actions. Elles servent, d'une façon générale, à montrer que le vignoble a été soigneusement conçu. Rien n'a été laissé au hasard. Si plus tard le vignoble ne donnait pas le rendement attendu, on ne pourrait pas blâmer le propriétaire. Celui-ci a pris toutes les dispositions nécessaires pour en assurer la protection et la productivité. Il est utile de souligner que plusieurs éléments de cette parabole semblent avoir été empruntés d'Ésaïe 5. Prenons les deux premiers versets qui sont, comme vous allez le voir, particulièrement frappants. Ésaïe 5.1-2. Ésaïe 5.1 … Mon bien-aimé avait une vigne, sur un coteau fertile. 2 Il en remua le sol, ôta les pierres, et y mit un plant délicieux; il bâtit une tour au milieu d’elle, et il y creusa aussi une cuve. Puis il espéra qu’elle produirait de bons raisins, mais elle en a produit de mauvais. Dans ce cantique, Ésaïe décrit les tendres soins de Dieu pour sa vigne. Le Seigneur a choisi le meilleur endroit, a labouré le sol, y a mis un plant de choix, l'a protégé et a préparé une cuve dans l'espoir d'une abondante récolte. Mais au lieu de la production espérée, il a obtenu des raisins acides, immangeables, juste bons à être jetés. La vigne du bien-aimé représente le peuple d'Israël. Cette association se voit clairement au v. 7 d'Ésaïe 5 où 'la vigne de l'Éternel' est liée à 'la maison d'Israël' et aux 'hommes de Judah.' La désignation d'Israël comme une vigne refait surface dans notre parabole. Ainsi Jésus enseigna qu'en faisant d'Israël son peuple, Dieu s'attendait à obtenir des fruits, des fruits spirituels. Alors il envoya ses serviteurs. Les serviteurs représentent les différents prophètes que Dieu envoya à son peuple au fil des siècles pour leur rappeler leurs obligations. Le privilège d'Israël d'être le peuple élu implique la responsabilité de se comporter selon les attentes de son Dieu. Lorsque nous lisons les écrits des prophètes, nous constatons que ceux-ci demandaient incessamment à la nation de produire des fruits spirituels. Ils leur rappelaient qu'ils étaient pour Dieu une vigne et à cet égard, ils devaient remplir leurs obligations, c'est-à-dire fournir des fruits. Qu'arriva-t-il à ces prophètes? Plusieurs connurent une fin tragique. Certains ont été battus (Jérémie 20.2). D'autres ont été tués (Néhémie 9.26). D'autres encore ont été dilapidés (2Chronicles 24.21). C'est malheureusement de cette manière que les Juifs ont souvent traité les prophètes et autres messagers divins. Et ils étaient maintenant sur le point de faire subir le même sort à Jésus, le Fils de Dieu. Nous lisons au v. 45, Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les Pharisiens comprirent que c’était d’eux que Jésus parlait. À la conclusion de la parabole, les grands prêtres et les Pharisiens ont compris que cette histoire les visait directement. Jésus les associait aux vignerons qui ont maltraité les serviteurs du maître. Je ne crois pas que les vignerons symbolisent uniquement les chefs religieux. Ce serait, à mon avis, une interprétation un peu trop étroite de la parabole. Tout auditeur juif aurait reconnu que le rejet de l'autorité divine n'était pas limité au leadership seulement. Cela concernait le peuple hébreu dans son ensemble. La responsabilité du vignoble Il y a un autre point à souligner au v. 33. Il est fait mention que le propriétaire, ayant planté sa vigne, s'en alla dans un autre pays. Il quitta donc le pays où se trouvait sa terre. Sur le plan de l'interprétation, on ne peut pas dire évidemment que Dieu est parti en voyage à l'étranger. Il serait difficile d'y voir un sens. Pourquoi alors Jésus a-t-il dit cela? La réponse est simple. Le Seigneur voulait nous montrer que si Dieu avait été présent dans le vignoble, il aurait eu personnellement à s'occuper de son entretien et de la récolte. Mais ce 'voyage', i.e. son absence, signifie qu'il a confié le vignoble entièrement aux soins de son peuple. Le peuple qu'il a choisi s'occupera du vignoble durant son absence. Notez la confiance du maître envers les vignerons. Il les laissa libres d'administrer la propriété à leur guise. Il n'y avait personne pour surveiller leur travail et dicter chacun de leur geste. Cela montre jusqu'à quel point Dieu se fiait à son peuple. Malheureusement le peuple abusa de sa confiance. En regardant de plus près l'utilisation du mot 'vigne' dans la parabole, nous observons qu'elle ne concerne pas uniquement la nation juive. Elle représente quelque chose d'autre. Elle symbolise aussi le royaume de Dieu. L'homme qui plante une vigne, c'est Dieu qui instaure son royaume. Pour arriver à cette conclusion, il suffit de comparer deux versets, le v. 41 et le v. 43. Matthieu 21.41. Ils lui dirent : il les fera périr malheureusement comme des méchants, et louera sa vigne à d’autres vignerons, qui lui en rendront les fruits en leur saison. Matthieu 21.43. C’est pourquoi je vous dis, que le Royaume de Dieu vous sera ôté, et il sera donné à une nation qui en rapportera les fruits. Dans la première phrase, la vigne est enlevée de ceux qui ne rapportent pas de fruit, puis confiée à ceux qui en produiront. Dans la deuxième phrase, le royaume de Dieu est retiré de ceux qui ne produisent pas de fruit pour être donné à ceux qui en rapporteront. Les deux phrases expriment exactement la même idée. La différence se situe au niveau du mot 'vigne' au v. 41 qui est remplacé par l'expression 'royaume de Dieu' au v. 43. Par cette simple comparaison, nous pouvons voir que les mots 'vignes' et 'royaume de Dieu' sont des synonymes. La vigne que l'homme a plantée est donc le royaume de Dieu. Remettre la récolte Ceci nous amène à parler de la pertinence de cette parabole pour nous. Nous venons de souligner que la parabole concerne le royaume de Dieu. Mais qu'enseigne-t-elle sur le royaume de Dieu qui s'applique à nous? Je crois que la meilleure façon de répondre à cette question est de considérer l'idée maîtresse de cette histoire. Quel est le point central de la parabole? J'aimerais suggérer que l'idée maîtresse de la parabole des mauvais vignerons pourrait se résumer en un mot, un mot que nous rencontrons fréquemment dans le NT. Il s'agit du mot 'fruit.' La leçon principale de l'histoire est contenue dans la notion de 'donner des fruits.' Dans son royaume, le Seigneur s'attend à trouver des fruits. Le terme 'fruit' (karpos) est souvent utilisé par les auteurs du NT. Il désigne métaphoriquement le type de vie que Dieu demande à son peuple de produire. Il apparaît 66 fois dans le NT. Le verbe 'porter du fruit' (karpophoreo) apparaît 8 autres fois. En racontant son histoire, le Seigneur Jésus semble avoir intentionnellement mis en relief le mot 'fruit' en le répétant quatre fois à l'intérieur de trois versets. Verset 34: Et lorsque la saison des fruits approcha, il envoya ses esclaves aux cultivateurs pour recevoir ses fruits. Verset 41: Ils lui disent, Il fera périr misérablement ces méchants, et louera sa vigne à d’autres cultivateurs qui lui remettront les fruits en leur saison. Verset 43: C’est pourquoi je vous dis que le royaume de Dieu vous sera ôté, et sera donné à une nation qui en rapportera les fruits. Pensez au propriétaire de la terre et posez-vous cette question. Pourquoi un individu se donne-il la peine de planter une vigne? Derrière chaque action, il y a toujours une raison, un but. On plante dans le but de récolter. Dans le cas d'une vigne, on cherche à obtenir des raisins. Rappelez-vous de Ésaïe 5.1-2: … Mon bien-aimé avait une vigne sur un coteau fertile…il s’attendait à ce qu’elle produirait de bons raisins, et elle produisit des raisins sauvages. 'Le maître avait une vigne. Il attendait d'elle de bons raisins.' Pour Jésus, Israël était les vignerons élus de Dieu, chargés de rapporter de bons fruits. Mais ils ont failli à cette tâche au point même de rejeter le 'fils du maître.' Ceci a eu comme conséquence leur retrait de la vigne. La responsabilité de la vigne a alors été confiée à une autre nation - la communauté des disciples de Christ. Ceux-ci produiront les fruits voulus. C’est pourquoi je vous dis que le royaume de Dieu vous sera ôté, et sera donné à une nation qui en rapportera les fruits (v. 43). Revenons à ma question. Pourquoi se donne-t-on la peine de planter une vigne? Pour obtenir des fruits. Nous pouvons traduire cette question en termes spirituels en se rappelant que la vigne symbolise le royaume de Dieu. Pourquoi Dieu a-t-il instauré son royaume? La réponse est exactement la même. Afin d'obtenir des fruits spirituels. Avez-vous déjà réfléchi à cette idée, au fait que Dieu a établi son royaume dans le but de récolter des fruits spirituels? Est-ce vous vous rendez compte que si vous faites partie du royaume, vous vous trouvez dans la même position que les vignerons à qui le maître demandait de produire des raisins. Comprenons bien notre rôle en tant que chrétiens. Dieu a mis la responsabilité de son royaume entre nos mains et il s'attend à ce que nous ayons des fruits à lui présenter au moment voulu. L'apôtre Paul a écrit une intéressante phrase à cet égard en Romains 7.4. Il affirme que le but de la vie chrétienne, et plus spécifiquement le but de notre union avec Christ, est de produire des fruits pour Dieu. De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu (Romains 7.4). Pourquoi Jésus s'est-il donné pour nous? Pourquoi est-il mort en sacrifice pour nous? Pourquoi a-t-il fait de nous un peuple particulier? Afin que nous portions du fruit à la gloire de Dieu. Mainmise sur la vigne Dans le cas des vignerons, on peut se demander pourquoi ils n'ont pas rendu les fruits au maître. Pourquoi ont-ils traité ses serviteurs avec autant de cruauté? Le v. 38 nous donne une partie de la réponse: Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux : Voici l’héritier ; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage. Ils voulaient s'approprier l'héritage du fils. Ils voulaient mettre la main sur le vignoble, l'utiliser à leur façon, et ne plus avoir de compte à rendre à qui que ce soit. Un chrétien peut être coupable de la même faute. Il est possible pour un croyant de garder les fruits de la vigne pour lui-même. Ainsi il mène une vie selon ses aspirations, faisant passer ses intérêts personnels avant ceux du royaume. En d'autres mots, le chrétien agit comme les mauvais vignerons lorsqu'il ne tient plus compte de la seigneurie de Christ dans sa vie. Les mauvais vignerons ont perdu leur place parce qu'ils n'ont pas rendu les fruits requis. Ils ont été remplacés par d'autres. Jésus parle d'une autre nation. Cette nouvelle nation, c'est le nouvel Israël, i.e. l'église. Jésus précise que les membres de cette communauté, contrairement à Israël, rendront les fruits. Derrière cette affirmation, il y a un avertissement. L'église ne doit pas se montrer complaisante et tenir pour acquis le royaume et tous ses avantages spirituels. Il serait hasardeux pour elle de présumer que ce qui a été enlevé à Israël ne peut lui être retiré.

You Might Also Like

0 commentaires

Labels

2 Corinthiens adoration advent Âme amour angel anges apôtre application archange armée de dieu armure de dieu army of God avent aveugle spirituel beauty bénédictions bible bible study biblique biche blessings bonne année born again brebis challenges chemin chemin spirituel chic chrétien chrétienne chrétiens christ christian christian blogger christian fashion christian woman christmas clé combattre connaître dieu conversion chrétienne couple cuisine daily meditation david dear satan debora devil dieu dîme easter ebook ecclesiast égarée ennemis ensemble ephesians éphésiens espoir eternal eternality éternel étude spirituelle études spirituelles 2013 evangelist évangéliste evangile évangile faith false prophets famille family fausse faux prophètes featured femme femme chrétienne feu fils foi galates galatians God god's word good morning girls goodmorninggirls.org gospel grain sénevé guérison guerre happy new year heal holy bible holy spirit hope humilité humility jesus jésus job joyeux noel juste Key keys king salomon kingdom knowing god la bible lectures au coin du feu librairie chrétienne light Lord louanges luc lumière mari mariage marriage matthew meditation méditation meditation quotidienne merci merry christmas message évangélique miguel ministere ministère ministere mots de dieu ministère mots de dieu ministry mission mots de dieu naitre de nouveau nightime routine noel obedience obéissance paix pâques paradis peace Pensée du jour Pinterest pray prayer prière prospérité prosperity proverbes 31 proverbs 31 psalms psaume psaumes psaumes du vendredi puissance rachel wojo relax repentance respect résurrection royaume Saint esprit salomon samedi pinterest sang sans peur Satan seigneur spiritual study spiritual video spiritualité spirituality spirituel sport St Esprit tentation thank you thanksgiving the bible the bible series tolérance tricot trust valentin VFC video spirituelle vie de femme chrétienne vie éternelle vraie wedding wof woman of faith women living well worship

Formulaire de contact