Abandon du premier amour et remèdes

01:37Ministere MotsdeDieu

Je me souviens de toi, de la grâce de ta jeunesse, de l’amour de tes fiançailles — Jérémie 2:2-3 1 Le peuple d’Israël 1.1 Dieu voit l’éloignement du cœur Le Seigneur aime les siens d’un amour éternel. Il les attire toujours avec bonté et il les comble de ses bienfaits. Il ne leur manque rien dans ses gras pâturages. Aussi quelle tristesse pour son cœur quand Il discerne chez eux l’abandon du premier amour, qui est à l’origine de toutes sortes de maux, chez un croyant ou dans l’assemblée. Rien n’échappe à Son regard scrutateur et le prophète Jérémie devait crier aux oreilles de Jérusalem toute la douleur que l’Éternel ressentait devant son éloignement et lui rappeler son ardent désir de la voir enfin revenir à Lui. Il lui dit : « Si tu ôtes tes abominations de devant moi, tu ne seras plus errant et tu jureras en vérité, en jugement et en justice : L’Éternel est vivant ! Et les nations se béniront en lui, et en lui elles se glorifieront» (Jér. 4:1-2). 1.2 Un temps de soin de Dieu et de bénédictions avec Dieu Dieu évoque le moment fugitif, hélas, où ce peuple Israël, qu’Il avait arraché « à main forte et à bras étendu » à la fournaise de fer de l’Égypte (Deut. 4:20 ; 5:15), marchait sans crainte après lui dans un pays pourtant non semé (Jér. 2:2). Toutes les ressources naturelles leur faisaient défaut, mais ils se confiaient alors entièrement en L’Éternel pour la traversée d’un grand et terrible désert (Deut. 2:7). N’avait-Il pas promis de les introduire sur la montagne de son héritage, dans un pays ruisselant de lait et de miel (Ex. 15:17 ; Nom. 13:28) ? Or « Dieu n’est pas un homme pour mentir, ni un fils d’homme pour se repentir : aura-t-il dit et ne fera-t-il pas ? » (Nom. 23:19). Pleins de reconnaissance, ils avaient fait l’expérience de Sa grâce et de Sa puissance et leurs cœurs débordaient de louange : « Jah est ma force et mon cantique, et il a été mon salut. Il est mon Dieu et je lui préparerai une habitation » (Ex. 15:2:6, 11). 1.3 Des écarts qui s’aggravent Dieu se plaît à rappeler la grâce de la jeunesse et l’amour des fiançailles de son peuple bien-aimé. Il en rend témoignage : « Israël était saint à l’Éternel, les prémices de ses fruits» (Jér. 2:3). Une vraie séparation n’est possible que si elle se lie à un amour fervent, sans cesse renouvelé pour le Seigneur ! Mais les affections d’Israël pour son Dieu se sont refroidies et il s’est mêlé avec les peuples (Ps. 106:35). Des étrangers ont consumé sa force et il ne le sait pas ; des cheveux gris ont aussi parsemé sa tête, et il ne le sait pas (Osée 7:8-9). Triste refrain, qui montre qu’ils sont inconscients de leur état misérable. Dieu doit constater que cet égarement est devenu continuel (Jér. 8:5 ; 30:12-13). « Mon peuple a fait deux maux : ils m’ont abandonné, moi la source des eaux vives, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées qui ne retiennent pas l’eau » (Jér. 2:13:17 ; Ps. 36:8-9). La crainte de Dieu a disparu et leur obstination présente aggrave leur chute. « D’ancienneté tu as rompu ton joug, arraché tes liens, et tu as dit : Je ne servirai pas » (Jér. 2 20). 1.4 La fidélité de Dieu L’Éternel leur rappelle les soins attentifs de son amour : il a planté Israël, un cep exquis, une toute vraie semence. Mais il s’est changé pour lui en sarments dégénérés d’une vigne étrangère (Jér. 2:21 ; És. 5:1-2). Mais Lui demeure fidèle et malgré leur éloignement actuel, il se souviendra de l’alliance conclue dans les jours de leur jeunesse, et il établira pour eux, dans l’avenir, une alliance éternelle (Ézé. 16:60). Il fait part de ses intentions : « Moi, je l’attirerai, et je la mènerai au désert, et je lui parlerai au cœur ; et de là je lui donnerai ses vignes, et la vallée d’Acor pour une porte d’espérance ; et là elle chantera comme dans les jours de sa jeunesse et comme au jour où elle monta du pays d’Égypte » ! (Osée 2:14-15 ; 14:4). Quel amour invariable que le sien : Au lieu de chasser l’épouse ingrate et coupable, Il la prend par la main et seul avec elle, cherche à toucher son cœur. La sinistre vallée d’Acor évoque le terrible péché d’Acan, mais elle devient ici une « porte d’espérance » (Jos. 7:26 ; És. 65:10). De même dans la vallée du trouble, où nous avons eu affaire à Dieu pour nos fautes passées, nous pourrons retrouver la communion avec Lui, en confessant nos péchés. Son peuple connaîtra alors à nouveau cet état heureux, qu’il a déjà connu un trop court instant. Le Résidu, épuré durant la grande tribulation, vivra désormais dans une heureuse intimité avec son Époux. « Il arrivera, en ce jour-là, dit l’Éternel, que tu m’appelleras : Mon mari, et tu ne m’appelleras plus : Mon maître. Et j’ôterai de sa bouche les noms des Baals, et on ne se souviendra plus de leur nom » (Osée 2:16-17). 2 Jonathan Rappelons aussi, dans l’Ancien Testament, un cas frappant : celui de Jonathan. Il assiste émerveillé à la victoire de David, type de Christ, sur Goliath, figure de Satan. Il est prêt, lui le fils de Saül, à se dépouiller et à tout donner pour parer David, qui seul en est digne à ses yeux. À lui, la robe et les vêtements de Jonathan, signes de sa dignité royale. À David, l’épée de Jonathan, avec laquelle il avait pourtant remporté des victoires (1 Samuel 14). Il lui donne son arc et sa ceinture, car toute la force appartient au fils d’Isaï. Mais surtout il l’aime comme son âme (1 Sam. 18:1). Que de dévouement, de renoncements l’on trouve ensuite dans cette vie de Jonathan pour David. Que de souffrances, d’injures et de dangers il affronte courageusement de la part de son misérable père Saül, par fidélité dans son amour pour David ! Pourquoi alors Jonathan reste-il à la cour royale quand David proscrit, n’est plus qu’un fugitif, sans asile ? Jonathan n’est-il pas le grand absent dans la caverne d’Adullam ? (1 Samuel 22). Certes, il rejoint parfois secrètement David et fortifie son âme en Dieu (1 Sam. 23:16). Comme son homonyme (Actes 9), Saül respirait menace et meurtre contre David et trouvait des traîtres prêts à le livrer, entre ses mains, si cela était possible. Au désert, dans un bois, Jonathan se contente d’exprimer sa confiance : David sera bientôt le roi d’Israël et il s’attribue la seconde place après lui. Ils font alliance, mais David demeure dans le bois tandis que Jonathan retourne dans sa maison (1 Sam. 23:14-18). Les affections naturelles l’emportent sur son amour pour David. Ils ne reverront plus ici-bas et Jonathan va mourir sans gloire avec son père, sur la montagne de Guilboa, de la main même de ces Philistins, qu’il avait vaincus par la foi, au début de sa course. David, profondément attristé, prononce le chant de l’Arc, dont nous citons seulement ces paroles, exprimées au sujet de Jonathan : « Ton amour pour moi était merveilleux, plus grand que l’amour des femmes », suivies d’une terrible interrogation : Comment sont tombés les hommes forts ? (2 Sam. 1:26-27). L’amour fervent exclusif, de Jonathan avait perdu de sa force, et Dieu permet cette triste fin de course. Il ne sera pas parmi les hommes forts qui vont entourer le trône de David. Aimons Christ en pureté, c’est le « premier amour ». Laissons Dieu qui a déjà travaillé dans notre cœur, travailler encore pour que Christ soit tout (Phil. 1 21). Sa Personne doit avoir un tel attrait pour notre âme, qu’Il devienne le seul Centre de nos affections. Un cœur n’est pas pur tant que tout ce qui n’est pas de Dieu n’a pas été entièrement mis de côté. 3 L’Église Nous venons d’évoquer des faits qui touchent à l’histoire d’Israël, mais qu’en est-il présentement de l’Église (ou de l’Assemblée), objet de Sa faveur, rachetée à grand prix par le sang de Christ ? A-t-elle répondu à l’attente du Seigneur, à son désir fervent (Cant. des Cant. 7:10) ? Introduite par pure grâce dans des relations aussi intimes que celle d’un Époux avec son épouse, a-t-elle considéré à sa juste valeur la bonté de Dieu à son égard ? (Rom. 11:22). Il convient de reconnaître avec humiliation qu’il n’en est rien. Il faut constater avec humiliation et tristesse que tout ce que Dieu a confié à l’homme sur le plan de la responsabilité, s’est toujours terminé par une faillite complète. Et, ce qui est plus affligeant encore, c’est qu’un déclin s’est manifesté immédiatement, chaque fois que dans sa grâce, Dieu a fait don à ses rachetés de bénédictions nouvelles ! Ainsi Adam a désobéi dès que Dieu lui a confié une position de domination et de bénédiction. Noé, lui, a péché aussitôt qu’il a pu récolter les premiers fruits de sa vigne, sur la terre purifiée par le Déluge. De même, Israël a apostasié avant que les tables de la Loi ne soient apportées dans le Camp. L’on constate les mêmes choses dans toute l’histoire de l’Église. Au début elle a porté quelques beaux fruits de la grâce. Les rachetés étaient étreints par l’amour de Christ (2 Cor. 5:14). Le premier amour était visible dans les détails de leur vie chrétienne (Act. 2:42-47). Attachés au Seigneur, les disciples « se réjouissaient d’avoir été estimés digne de souffrir des opprobres pour le Nom» ! (Act. 5:41-42 ; 1 Pier. 4:13). Mais le déclin s’amorce rapidement. Devant la tromperie délibérée d’Ananias et de Sapphira, Pierre interroge le mari, chef responsable de son foyer : « Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, que tu aies menti à l’Esprit saint » (Act. 5:3). Un jugement solennel tombe sur les deux époux (Act. 5:5-9). Une grande crainte s’empare alors de toute l’Assemblée (Act. 5 :11). Mais le nombre des disciples se multipliant, la chair, toujours présente et prête à se manifester chez le chrétien, si elle n’est pas tenue dans la mort, produit d’autres fruits : des murmures apparaissent (Act. 6:1). Peu de temps après, l’apôtre Paul écrit par deux fois aux Corinthiens et revendique avec force leur amour pour le seul Époux de l’Église : « Je suis jaloux à votre égard d’une jalousie de Dieu, car je vous ai fiancés à un seul mari, pour vous présenter au Christ comme une vierge chaste ». Il fait part de ses craintes de voir leurs pensées se détourner de la simplicité quant au Christ. Déjà le Serpent, dès le commencement, avait si bien su séduire Ève par sa ruse ! (2 Cor. 11:1-4). Le danger reste aujourd’hui toujours aussi grand de prêter l’oreille à un évangile différent, si secrètement on trouve trop exigeant le christianisme, tel que la Parole le présente. Un évangile qui exalte l’homme, et accorde une place à la chair, sera supporté et trouve même beaucoup d’adeptes, au nom d’un faux amour ! L’amour selon Dieu se réjouit avec la vérité. Derrière les ouvriers trompeurs, l’apôtre démasque leur maître, Satan. C’était autrefois un chérubin resplendissant (Ézé. 28:12). Il sait fort bien se présenter devant un croyant déguisé en ange de lumière, ce qui le rend plus dangereux encore (2 Cor. 11:13-15). 4 Comment l’ennemi dérobe les cœurs : Absalom Quels sont les moyens dont Satan se sert pour dérober nos affections pour Christ ? La conduite d’Absalom en fournit une illustration. Le roi David était un type de Christ. Son fils Absalom, malgré sa beauté physique (2 Sam. 14:25) et la si belle signification de son nom : Prince de paix, se signale par son mauvais comportement (2 Sam. 13:23-33 ; 14:30-31). Ensuite il se propose dans son cœur de conspirer contre son père, en vue de l’évincer. Il cherche à éblouir le peuple, et se procure dans ce but, des chars, des chevaux, et cinquante hommes qui couraient devant lui (2 Sam. 15:1). De la même façon, Satan use d’artifices pour attirer les foules, toujours avides de nouveautés. Certains hommes, ses instruments, se montrent habiles pour séduire par des moyens mensongers, qui suscitent l’émerveillement. Des âmes simples, qui ne sont pas enracinées et édifiées en Christ (Col. 2:7) croient qu’il s’agit, comme avec Simon le magicien, « de la puissance de Dieu appelée la grande » (Act. 8:9-11). Absalom se levait de bonne heure et se tenait à la porte de la ville. Et là, il s’efforçait de donner l’impression d’avoir à cœur les difficultés de celui qu’une cause obligeait à aller vers le roi, pour un jugement (2 Sam. 15:2). Il appelait l’homme, l’embrassait quand il voulait se prosterner, et l’interrogeait. Il affirmait de façon péremptoire que ses affaires étaient justes et bonnes, ce qui fait toujours plaisir à entendre ! Ensuite il affirmait que le plaignant n’avait personne à qui vraiment se confier ! Il donnait à entendre que son père, David, ne se souciait pas de telles questions et n’était d’ailleurs pas capable de les résoudre. Cette attitude trompeuse rappelle celle de l’Ennemi. Il veut toujours entraîner les hommes loin du Seigneur. Il veut ruiner la confiance que le croyant a dans Ses soins et Son amour (Ps. 46:1). Absalom cherchait, comme Satan, à usurper l’autorité de l’Oint de l’Éternel. Il laisse entendre qu’il est urgent de l’établir comme Juge. Alors enfin la justice serait bien rendue (2 Sam. 14:4). L’Ennemi veut nous amener toujours sur un chemin d’indépendance et de propre volonté et nous pousse à chercher du secours ailleurs qu’en Dieu (Ps. 146:3). Absalom se montrait bienveillant et aimable, mais il était, en réalité, hypocrite et flatteur. Il dérobait les cœurs (2 Sam. 15:5-6) et son activité funeste a eu de terribles conséquences (2 Sam. 15:10-11:13-14). Mais Satan cherche en vain à détourner celui qui s’appuie sur l’amour de Christ à la Croix et l’a désormais pour Objet de son cœur (2 Cor. 5:14-15). Il est gardé par la puissance de Dieu par la foi pour un salut qui est prêt à être révélé au dernier temps (1 Pier. 1:4). Si, par contre, d’autres objets parviennent à nous séduire, même à notre insu, Christ perd inévitablement Sa place. 5 Assemblée d’Éphèse C’est le message adressé à Éphèse qui met bien en évidence la racine cachée de tous nos manquements à l’égard du Seigneur. Celui qui sonde les reins et les cœurs (Ps. 7:9) dit à cette assemblée : « Je connais » (Apoc. 2:2). Il met d’abord en évidence tout ce qui est à Sa gloire à Éphèse. « Tu as patience et tu as supporté des afflictions pour mon nom et tu ne t’es pas lassé ». Avec une sainte énergie, ils ont résisté aux attaques de Satan pour corrompre l’assemblée et rejeté les prétentions des faux-docteurs. L’ensemble forme un tableau vraiment remarquable. Sous prétexte de grâce ou de faiblesse, nous refusons parfois d’avoir une attitude ferme, devenue nécessaire. On peut même alors en arriver à supporter des méchants dans une assemblée. Hélas, le Seigneur doit conclure : « J’ai contre toi que tu as abandonné ton premier amour» (Apoc. 2:4). Cet élément essentiel, qui défie l’analyse, faisait maintenant défaut. Cet amour répond à celui du Seigneur, c’est un amour pur, sans égoïsme, ardent et humble. Éphèse avait montré auparavant un tel amour, celui d’une épouse pour son époux. C’était le même amour qui remplissait le cœur de Marie de Béthanie quand elle prend « une livre de parfum de grand prix » pour oindre les pieds de Jésus, et les essuyer avec ses cheveux. Elle n’a pas calculé, elle est prête à tout donner pour son Seigneur. Elle s’expose à des critiques, à de l’incompréhension. Mais le cœur de Jésus est rempli de joie. Il prend sa défense : « Permets-lui d’avoir gardé ceci pour le jour de ma sépulture. Vous avez les pauvres toujours avec vous ; mais moi, vous ne m’avez pas toujours » (Jean 12:3-8) ! Dans l’assemblée à Éphèse, le Seigneur n’avait plus la première place dans les affections des siens ! Que chacun s’éprouve lui-même devant Lui. Avons-nous mérité un tel reproche ? Avec quelle tristesse Il nous l’adressera ! 6 Importance de l’état intérieur, du cœur, de l’amour pour le Seigneur Tout ce qui produit du désordre dans une assemblée ou dans la vie d’un croyant et peut mener jusqu’à une ruine complète, a sa source dans un fâcheux état intérieur. Il faut garder jalousement pour Christ nos affections les plus élevées et les plus pures. Il s’est acquis tous les droits sur ses rachetés, ils sont à Lui, son trésor particulier (Prov. 23:26 ; 2 Cor. 5:14-15). Un cœur partagé, double (Ps. 12:2 : lire la note) ne peut le satisfaire. Il a tout donné pour acquérir ses rachetés (Matt. 13:46) et Il les aime du même amour dont le Père l’a aimé de toute éternité ! (Jean 15:9 ; 17:26). L’amour n’est pas un don, au même titre que ceux évoqués par 1 Corinthiens 12, mais c’est le mobile indispensable pour exercer tous ces dons de grâce à la gloire de Dieu ! C’est un amour qui ne peut être connu que par une expérience vécue. Nous trouvons dans 1 Corinthiens 13 une liste, non limitative, des caractères de cet amour qui a sa source en Dieu. S’y arrêter suffit à humilier profondément. L’on comprend combien on est personnellement loin de les réaliser ! Si un service pour le Seigneur n’est pas accompli joyeusement, par amour pour Lui, il devient rapidement un fardeau pénible. Dieu décrit ainsi l’état du résidu de Juda, peu après leur retour de la captivité. Il les avait aimés d’un amour merveilleux (Mal. 1:2-3), et pourtant maintenant ils n’hésitaient pas à Lui présenter du pain souillé, tout en affirmant audacieusement : « En quoi t’avons-nous profané » ? Ces hommes osaient déclarer : « En quoi nous as-tu aimés » ? Si nous perdons la conscience de l’amour dont le Seigneur nous a aimés, nos affections pour Lui ne sont pas renouvelées et tout ce qui se lie au service pour le Seigneur en est affecté ! Ils déclaraient que la Table du Seigneur était souillée et estimaient sa nourriture méprisable. Le service de Dieu leur était devenu à charge. « Et vous dites : Voilà quel ennui ! Et vous soufflez dessus, dit l’Éternel des armées, et vous apportez ce qui a été déchiré, et la bête boiteuse, et la malade. Et maudit est celui qui trompe, et qui a dans son troupeau un mâle, et fait un vœu et sacrifie au Seigneur ce qui est corrompu » (Mal. 1:13-14). Le Seigneur ne supporte pas le formalisme chez les siens, un aspect extérieur correct, alors qu’il n’a plus la première place dans nos affections. Pour arrêter le déclin, Dieu use parfois d’un remède qui peut paraître étrange : l’épreuve. Après Éphèse (aimable) viendra Smyrne (amère). Dans cette église, les chrétiens, éprouvés et meurtris, auront l’occasion de manifester leur amour pour le Seigneur, par une fidélité qui peut aller parfois jusqu’à la mort. À Éphèse, il y avait de l’amour pour Christ et il se manifestait par des œuvres, du travail et de la patience, mais ce n’étaient plus les premières œuvres, fruit d’un amour fervent pour Christ ! Alors le Seigneur dit : « Souviens-toi donc d’où tu es déchu » (Apoc. 2:5). Quarante ans auparavant, l’apôtre Paul avait été conduit à faire à Éphèse de grandes révélations, il les avait entretenus de leur position céleste. Passant, plus tard, à Milet, il avait appelé auprès de lui les anciens d’Éphèse pour les avertir avec sollicitude des dangers qui menaçaient l’assemblée (Act. 20:17-35). Or maintenant, un autre apôtre, Jean, ne peut pas se réjouir de trouver à Éphèse, comme à Thessalonique, une œuvre de foi, un travail d’amour et une patience d’espérance (1 Thes. 1:3). Pourtant leur entourage estimait peut-être encore leur témoignage extérieur irréprochable. Que cachent parfois les apparences ? Le Seigneur seul, dont les yeux sont une flamme de feu (Apoc. 1:14) voit si les seuls vrais ressorts intérieurs qu’il reconnaît sont actifs pour remplir le service qu’il confie aux siens. Il s’agit de la foi, de l’espérance et de l’amour. Leur absence est le signe que cette assemblée ou ce croyant, est en chute. Le Seigneur permet dans la vie des siens des circonstances qui mettent à l’épreuve la qualité de leur attachement à Sa personne. Ainsi Marthe était distraite par beaucoup de service. C’était un service précieux, pour Christ et les siens ! Mais de ce fait elle n’a pas saisi la « bonne part » : Rester à Ses pieds, apprendre avant tout à Le connaître, accroît notre amour. Marthe s’autorise à faire un reproche au Seigneur. Alors, dans sa grâce, il la reprend : « Marthe, Marthe, tu es en souci et tu te tourmentes de beaucoup de choses, mais il n’est besoin que d’une seule » (Luc 10:38-40). L’avons-nous choisie, savons-nous la garder ? C’est ainsi qu’Il fera brûler nos cœurs pour Lui. Ailleurs, à trois reprises, le Seigneur sonde son disciple Pierre, qui l’avait renié. Il lui pose une question nécessaire, qui s’avère douloureuse : « M’aimes-tu plus que ne font ceux-ci » ? Tu as prétendu avoir un plus grand attachement qu’eux, mais ils ne m’ont pas renié (Marc 14:29). Où est donc cet amour ardent dont tu parlais ? Je n’en ai pas eu la preuve ! Bientôt Pierre, se confiant en Celui qui connaît à fond chacune de ses brebis, lui dit : « Seigneur, tu connais toutes choses, tu sais que je t’aime » (Jean 21:15-17). Il a perdu confiance en lui-même, désormais il est propre au service. 7 Conditions de retour Le Seigneur commence par encourager Ses rachetés à Éphèse à se souvenir du caractère de leur relation avec Lui au commencement, quand le premier fruit de l’Esprit, savoir l’amour, avait envahi leur cœur (Rom. 5:5 ; Gal. 5:22). Regarder trop souvent en arrière peut devenir une réelle entrave à la croissance spirituelle. Mais on a parfois besoin de réaliser le terrain perdu, de revenir à soi-même, pour être alors disposé à dire avec le fils prodigue : « Je me lèverai et je m’en irai vers mon père et je lui dirai… (Luc 15:17-18). Puis, le Seigneur invite les siens à Éphèse à se repentir. Il leur en laisse le temps, encore faut-il qu’ils y soient disposés (Apoc. 2:21). Ils doivent premièrement confesser leur défaillance, afin de retrouver en s’appuyant sur Lui, leur état premier. « Comme vous avez reçu le Christ, le Seigneur, marchez en Lui » (Col. 2:6). Enfin Éphèse reçoit un avertissement solennel, qui peut nous concerner aussi : « Autrement Je viens à toi et j’ôterai ta lampe de son lieu » (Apoc. 2:5). Dieu montre, dans sa grâce, beaucoup de patience envers une assemblée dont pourtant il discerne parfaitement le bas état, moral et spirituel. Mais si le premier amour pour Christ n’est pas retrouvé, elle ne peut plus être un flambeau pour Lui au milieu des ténèbres morales de ce monde. L’amour versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint doit pouvoir se manifester sans retenue. C’était la prière de l’apôtre Paul (Éphés. 3:17-19). Sinon la gloire de Dieu est ternie et la vérité altérée. Il est solennel de voir le Seigneur prêt à ôter la lampe, là où tant de choses avaient pourtant reçu Son approbation ! Le déclin des affections pour Christ a laissé des traces indélébiles dans l’histoire de l’Église sur la terre. Le même état peut se voir dans une assemblée locale ou la vie d’un croyant. Recherchons avec soin l’origine d’une chute. Une vraie repentance suivie d’une réelle confession sera le prélude à la restauration. Sinon Dieu, dans l’exercice de son gouvernement, permet que notre témoignage perde rapidement toute puissance. Même si aujourd’hui une restauration de l’Église dans son ensemble n’est plus possible, chaque enfant de Dieu est toujours appelé à être un vainqueur, là où Dieu l’a placé. Quand l’assemblée est sous le juste jugement de Dieu, elle n’est plus, hélas, un lieu de sécurité pour le croyant. D’ailleurs rien ne subsiste de certaines d’entre elles que le souvenir. Mais l’appel divin s’adresse toujours à chacun : « Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Assemblées». Si un croyant a le désir de rester fidèle, il veillera jalousement à garder, en dépit de la ruine générale, son premier amour pour Christ (Apoc. 2:7). À chaque vainqueur, le Seigneur promet de donner à manger du fruit de l’arbre de vie. C’est le seul qui subsiste dans cette nouvelle création dont Christ est le fondement. Quel bonheur de pouvoir savourer le fruit de cet arbre, la source cachée de nourriture spirituelle accordée au croyant, mentionnée dans l’Écriture. Il en mangera dans le paradis. Là aucun ennemi ne pourra plus s’introduire furtivement pour détourner de Christ le cœur de son racheté. Aujourd’hui l’amour pour Christ de plusieurs s’est refroidi (Matt. 24:12). La profession chrétienne présente dans son ensemble un caractère laodicéen et la tendance est de plus en plus forte à la superficialité, au manque de réflexion et à la confusion des valeurs essentielles. Chacun désire-t-il humblement que ses affections pour le Seigneur se réchauffent ? Les exhortations de Paul à Timothée prennent dans le temps actuel tout leur sens : « Mais toi » (2 Tim. 1:8 ; 2:1, 14 , 22 ; 3:10, 14 ; 4:5). Quelle est la réponse de mon cœur à l’amour dont Christ m’a aimé personnellement ? (Gal. 2:20). Après notre conversion, sans doute avons-nous beaucoup aimé le Seigneur, mais où en sommes-nous aujourd’hui ? Les apparences cachent-elles, comme à Éphèse, un affaiblissement de nos affections ? Il faut que le premier amour pour Lui soit maintenu ou retrouvé. Alors nous pourrons poursuivre, avec Lui, dans le chemin de la Foi, malgré les difficultés et les motifs de découragement sur le chemin vers la Maison du Père. Jésus, de ton amour vient remplir notre âme, Et fais-la, nuit et jour, brûler de ta flamme Rédempteur précieux, maintenant dans les cieux, Soumets tout notre cœur à ton doux empire Que pour Toi seul Seigneur, il batte, il soupire Tu m’as aimé, c’est de ton amour même, que mon amour vivra. Laügt Philippe

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