MALHEUR À VOUS … HYPOCRITES (1) Matthieu 23.13-31

08:09Ministere MotsdeDieu

Dans notre leçon précédente, nous avions débuté l'étude de Matthieu 23, un chapitre bien connu où Jésus dénonce dans un langage extrêmement choquant les défauts des chefs religieux juifs. À sept reprises, il prononce les mots 'malheur à vous.' Six fois, il les accuse d'être des 'hypocrites.' Deux fois, il les qualifie de 'conducteurs aveugles' et deux autres fois 'd'insensés et aveugles.' Une autre fois, il les décrit comme étant des 'fils de la géhenne' et une 'race de vipères.' Jamais le Seigneur Jésus n'a été aussi dur envers un groupe d'individus. Nous avons aussi mentionné l'importance d'être particulièrement prudent dans l'interprétation de ce chapitre afin de ne pas tracer un portrait stéréotypé des Pharisiens duquel nous nous dissocions. Pour que ce texte nous soit bénéfique, nous devons nous ouvrir à l'idée que les reproches de Jésus conservent toute leur portée aujourd'hui et qu'ils pourraient bien s'appliquer à nous. Dans cette leçon, nous allons étudier les sept malédictions et tenter de bien comprendre le contenu de chacune. Mais tout d'abord, parlons de ce mot 'malheur,' ouai. 'Malheur à vous.' Qu'est-ce que cela veut dire? Dans les Écritures, le mot 'malheur' est une exclamation de chagrin ou d'affliction. C'est aussi un appel à l'attention, à faire attention. Il exprime en premier lieu le chagrin, un chagrin tellement intense qu'il cause en nous une détresse, un sentiment de souffrance. Et au travers de cette expérience douloureuse, il y a un avertissement. Une analogie pourrait se faire avec la douleur physique. Lorsque notre corps ressent une douleur, c'est pour nous un signal qui indique la présence d'un certain danger. Il serait bête de l'ignorer. De la même manière, nous ferions bien de prêter attention aux paroles de Jésus chaque fois qu'il dit, 'Malheur à vous.' Avec cette compréhension du mot 'malheur' en tête, entamons maintenant l'étude des sept chefs d'accusations contre les dirigeants religieux. Le premier se lit ainsi. Matthieu 23.13. Malédiction #1 Matthieu 23.13. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer. L'expression 'entrer dans le royaume des cieux' est employée dans plusieurs passages pour décrire l'accession d'une personne au salut (Matthieu 5.20; 7.21; 8.11; 19.23-24; 21.31). Nous la retrouvons ici associée à l'idée qu'une porte peut fermer l'accès au royaume à ceux qui désirent y pénétrer. Étant les instructeurs officiels de la loi, les scribes et les Pharisiens avaient la responsabilité de montrer au peuple à vivre selon la volonté du Seigneur. Jésus leur reproche d'avoir fait le contraire. Ils ont empêché les hommes de parvenir au salut et ils marchaient eux-mêmes sur un chemin qui ne menait nulle part. C'était un blâme particulièrement dévastateur pour ceux qui se considéraient comme les conducteurs du peuple. Est-ce que cette situation pourrait se produire avec les disciples du Christ? Est-il possible qu'un chrétien puisse bloquer aux autres l'accès au royaume? Combien de fois avons-nous entendu des non-chrétiens se plaindre en disant, 'Le christianisme enseigne de belles vertus, mais je n'ai pas l'intention de devenir un chrétien pour autant. J'ai eu de mauvaises expériences avec l'arrogance de certains chrétiens. Ils vous donnent l'impression d'être tellement supérieurs. Ils pensent que le monde entier est mauvais, sauf eux-mêmes, et ils veulent nous faire croire à leur message. Si ces gens représentent vraiment le christianisme, je ne vois pas pourquoi j'y adhérerais.' N'est-ce pas ce à quoi Jésus fait allusion ici au v. 13? Soyons assez ouverts d'esprit pour envisager cette possibilité. Bien sûr, aucun croyant ne dira qu'il bloque délibérément la porte d'entrée du royaume de Dieu. Mais y a-t-il peut-être quelque chose dans notre attitude, dans nos rapports avec autrui, dans nos paroles qui empêche les hommes d'accepter Christ. Et il est possible que ce 'petit quelque chose' cause la fermeture de la porte du royaume. Au jour du jugement, certains qui se disaient chrétiens se rendront compte qu'ils ont fermé à leur prochain les avenues de la vérité et qu'ils marchaient eux-mêmes dans le chemin de l'erreur. Les Pharisiens n'ont pas intentionnellement fermé aux hommes le royaume. Ils n'ont évidemment jamais eu l'intention de s'exclure du royaume non plus. En fait, ils pensaient sincèrement y avoir les meilleures places. Ne sont-ils pas, parmi le peuple juif, les plus religieux? Ne devraient-ils pas obtenir une reconnaissance spéciale à cet égard? Il y a un côté tragique dans la pensée qu'on est spirituellement en santé alors qu'aux yeux du Seigneur, c'est tout le contraire. 'Tout va bien. J'ai été baptisé. J'ai déclaré publiquement ma foi en Dieu il y a quelques années. Je fréquente une bonne église et j'y mets beaucoup de mon temps. J'enseigne la Bible. Je participe à la prédication. Je suis à l'affût de toutes les opportunités pour évangéliser. J'ai une bonne réputation dans la communauté chrétienne. Je n'ai aucun doute que mon nom est inscrit dans le livre de vie.' S'il y avait un segment de la société juive qui affichait une grande assurance quant à leur santé spirituelle, c'était bien les Pharisiens. Non seulement étaient-ils certains d'avoir leur place dans le royaume des cieux, mais ils étaient sûrs d'avoir les places les plus prestigieuses puisqu'ils étaient parmi ceux qui en faisaient le plus pour Dieu. Ils consacraient la plus grande partie de leur énergie à enseigner et faire respecter la parole de Dieu. Ils avaient tout pour leur donner de l'assurance. N'avaient-ils pas raison? Vous le savez bien, notre évaluation de nous-mêmes ne détermine pas notre condition spirituelle. Dieu seul en est le juge. Le sentiment de certitude des Pharisiens de faire partie du royaume n'avait aucune influence sur leur admissibilité. Ce principe s'applique à nous aussi. L'assurance de mon salut n'est pas basée sur mon appréciation de ma condition spirituelle, i.e., je considère ma contribution à l'avancement du royaume de Dieu, j'en suis satisfait, et cela me donne la conviction que j'ai une place au ciel. Une telle assurance en son salut risque d'être seulement une illusion. La véritable assurance émane de Dieu. C'est très différent de la confiance en soi. Paul affirme que c'est l'œuvre intérieure du Saint-Esprit qui fait naître chez le croyant l'assurance qu'il est sauvé. Romains 8.16: L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Lorsqu'une personne est ouverte à l'Esprit de Dieu, l'Esprit produit en elle l'assurance qu'elle est un membre de la famille du Père céleste. La Bible ne mentionne pas d'autre type d'assurance. Malédiction #2 La deuxième malédiction apparait au v. 15 et non pas au v. 14. Le v. 14 ne se trouve pas dans plusieurs anciens manuscrits de Matthieu. La plupart des théologiens croient qu'il a été ajouté tardivement à partir de Marc 12.40 qui rapporte un texte similaire. Donc le v. 15 correspond à la deuxième malédiction. Matthieu 23.15. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et, quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous. Qu'est-ce qu'un prosélyte? Un prosélyte est une personne païenne convertie au judaïsme. À l'époque du NT, il s'agissait le plus souvent d'un Grec ou d'un Romain. La deuxième malédiction concerne donc le prosélytisme, ou plus communément appelé le travail missionnaire, une activité pour laquelle nous attribuons beaucoup d'importance n'est-ce pas? Les églises nous ont souvent habitués à beaucoup de zèle pour tout ce qui touche les missions ou les activités d'évangélisation. Leurs murs sont couverts d'affiches invitant la congrégation à s'impliquer à toutes sortes de missions. Le prédicateur parle de braver les entraves de ce monde pour répandre l'évangile. Il encourage les gens à traverser les jungles de l'Afrique ou à marcher sur les glaciers de l'Arctique pour apporter la bonne nouvelle. Une telle disposition à servir la cause missionnaire nous impressionne. 'Quelle ardeur! Cette église est manifestement pleine de vitalité. Les gens prennent très au sérieux le commandement de Jésus de faire connaître la parole de Dieu aux nations.' Nous nous en réjouissons car nous associons le zèle missionnaire à la vigueur spirituelle. L'un n'est-il pas l'expression de l'autre? Comment cela peut-il être autrement? Or selon les propos de Jésus ici, l'un n'est pas nécessairement la manifestation de l'autre. Il serait faux de croire que le zèle pour les missions est synonyme de zèle pour Dieu. Il n'y a pas obligatoirement une relation d'équivalence entre les deux. Sur le plan de l'activité missionnaire, il n'y avait personne de plus zélé que les Pharisiens. Ils étaient disposés à 'parcourir terre et mer' pour gagner des prosélytes. L'expression 'parcourir terre et mer' est hyperbolique et montre la détermination exceptionnelle des Pharisiens à gagner des âmes pour Dieu. Ils n'épargnaient aucun effort pour amener ne fût-ce qu'une seule personne au Judaïsme. À leurs yeux, toute énergie dépensée à cet effet, qu'elle ait été grande ou petite, aura été utile. Reconnaissez-vous ce type de langage? Combien de fois avez-vous entendu dire de la bouche des chrétiens, 'Tous nos efforts n'auront pas été vains même si seulement une personne est amenée à Christ à la fin de notre journée d'évangélisation.' Les Pharisiens pensaient de la même manière, bien avant nous. Voyez-vous, le Seigneur frappe sur un sujet qui ne fait normalement pas l'objet de critique. Qui oserait désapprouver les efforts missionnaires d'un individu ou d'une organisation? 'L'évangélisation doit être une priorité pour tout chrétien. Il est disgracieux d'en dire du mal. Une église qui ne se préoccupe pas des âmes perdues est une église morte.' Voilà de belles vérités bibliques. Pourtant c'est souvent derrière des propos en apparence spirituels que nous cachons notre manque de spiritualité. Bien sûr, il n'y a absolument rien de mal à chercher la conversion des âmes. C'est en fait un commandement du Christ, qui nous demande d'établir son règne aux quatre coins du monde (Matthieu 28.19). Le problème ne réside pas dans l'activité en elle-même. Le problème concerne l'intérieur de l'être. Jésus attaquait le motif qui poussait les Pharisiens à être si zélés dans leur prosélytisme. Aussi noble que puisse être le travail missionnaire, il est possible d'y prendre part pour de mauvaises raisons. La deuxième malédiction de Jésus montre qu'une personne peut être hautement enthousiaste à suivre l'ordre missionnaire mais dont le motif est purement égocentrique, c'est-à-dire qu'elle cherche, consciemment ou inconsciemment, à convertir les gens à ses propres idées de la religion chrétienne et non pas à les conduire vers une relation personnelle avec Dieu. Et le résultat est désastreux: le converti est amené à un état moral qui fait de lui un 'fils de la géhenne,' i.e. quelqu'un dont la destination éternelle est l'enfer. Celui qui paraissait n'avoir d'autre but que le salut des âmes pour Dieu devient en réalité un ennemi du royaume de Dieu. Ce passage devrait provoquer chez chaque croyant le désir de sonder son propre cœur. Notre vie représente-t-elle véritablement l'évangile que nous prêchons? Faisons-nous de la religion le moyen de servir nos intérêts ici-bas? Notre zèle sert-il à faire progresser le royaume de Dieu ou au contraire à étendre notre influence sur les hommes? Agenouillons-nous devant Dieu et prions pour un cœur purifié, capable de faire la distinction entre activité et authenticité. Malédiction #3 Considérons maintenant la troisième malédiction. Le passage s'étend du v. 16 au v. 22. Matthieu 23.16. Malheur à vous, conducteurs aveugles! qui dites : Si quelqu’un jure par le temple, ce n’est rien; mais, si quelqu’un jure par l’or du temple, il est engagé. 17 Insensés et aveugles ! lequel est le plus grand, l’or, ou le temple qui sanctifie l’or? 18 Si quelqu’un, dites-vous encore, jure par l’autel, ce n’est rien ; mais, si quelqu’un jure par l’offrande qui est sur l’autel, il est engagé. 19 Aveugles! lequel est le plus grand, l’offrande, ou l’autel qui sanctifie l’offrande? 20 Celui qui jure par l’autel jure par l’autel et par tout ce qui est dessus; 21 celui qui jure par le temple jure par le temple et par celui qui l’habite; 22 et celui qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu et par celui qui y est assis. Notez bien l'usage répété du mot 'aveugles.' Il apparaît à trois reprises à l'intérieur de quelques versets. 'Conducteurs aveugles' au v. 16 et tout simplement 'aveugles' aux vv. 17 et 19. En les qualifiant d'aveugles, Jésus met en lumière le manque de perception spirituelle des Pharisiens. Sous quelle forme se présentait cette lacune? Par leur manque de vérité. Le Seigneur les accuse d'avoir érigé un système de raisonnement faux qui leur permettait de mentir impunément en jouant sur la manière dont un serment est formulé. Prenons un cas précis. Si un chef religieux dit, 'Je te jure par le temple telle ou telle chose,' ce serment n'est pas contraignant. S'il dit, 'Je te jure par l'autel de Dieu,' ce serment n'est pas contraignant non plus. Mais s'il dit, 'Je te jure par l'or du temple,' il devra alors honorer son engagement. Dans le Mishna, le livre de la loi orale juive, nous découvrons une section qui présente tous les subtils détails liés à l'usage des serments. Par exemple, si un Pharisien dit à son père, 'Je jure par la Torah que je te donnerai $500,' il n'aura pas un sou à sortir de sa poche. Il n'était tenu de respecter son engagement que s'il jurait sur le contenu de la Torah. Si le père n'était pas au courant de cette nuance, il aurait attendu longtemps sans jamais obtenir son argent. Et pourtant, le Pharisien croyait avoir agi correctement car dans son esprit, c'est la responsabilité des autres de savoir quand un vœu est contraignant et quand il ne l'est pas. Si vous êtes ignorants de l'enseignement rabbinique, c'est votre problème. Vous n'aviez qu'à vous instruire. La pratique du serment par les Pharisiens fait l'objet de deux questions de la part du Seigneur Jésus: (1) verset 17: Lequel est le plus grand, l’or, ou le temple qui sanctifie l’or ?; (2) verset 19: Lequel est le plus grand, l’offrande, ou l’autel qui sanctifie l’offrande ? Les Pharisiens faisaient une distinction entre un serment fait par le temple et un serment fait par l'or du temple. De la même façon, ils établissaient une différence entre un serment fait par l'autel et celui fait par l'offrande qui se trouve sur l'autel. Ils affirmaient, 'Si nous jurons par le temple, nous ne sommes pas obligés de tenir parole. Mais si nous jurons par l'or du temple, nous sommes liés par notre serment.' Ils faisaient un raisonnement similaire avec l'autel et l'offrande. Le fait de jurer par l'autel n'avait pas de valeur. Seul comptait le serment fait par l'offrande placée sur l'autel. Ce faisant, ils accordaient plus de valeur à l'or qu'au temple de Dieu, à l'offrande qu'à l'autel lui-même. C'était une façon très tortueuse de raisonner et on se demande pourquoi ils agissaient ainsi. N'importe qui avec une logique élémentaire sait que le temple est plus grand que l'or qu'il contient et que l'autel est plus important que l'offrande placée sur lui. L'or du temple prend toute sa valeur parce qu'il est associé à la maison de Dieu. De même, c'est l'autel qui valorise l'offrande. C'est l'autel qui sanctifie l'offrande. Comment les Pharisiens pouvaient-ils donc affirmer que le fait de jurer par le temple ou par l'autel n'avait aucune valeur? En réalité cette distinction arbitraire leur permettait de ne pas s'acquitter de leurs engagements et de ne considérer comme un ferme serment que ce qui les arrangeait. Dans cette condamnation, Jésus ne fait pas que réfuter la logique fallacieuse des dirigeants religieux. Il considère tout serment comme un serment à Dieu lui-même. Quand nous jurons par quoi que ce soit qui appartient à Dieu, nous jurons par Dieu lui-même. Jurer par l'or du temple, c'est jurer par le temple, i.e. également par celui qui l'habite, à savoir Dieu (v. 21). Jurer par le ciel, c'est jurer par le trône de Dieu, et donc celui qui y est assis, à savoir Dieu (v. 22). Par quoi que ce soit que nous jurions, nous jurons par Dieu parce qu'il est le Créateur de tout. Essentiellement, Jésus enseigne ceci: quel que soit l'objet par lequel quelqu'un jure, Dieu est impliqué. Par conséquent, il est tenu d'honorer sa parole, qu'il ait fait un serment ou non. Déjà dans le sermon sur la montagne, Jésus disait, Mais moi, je vous dis de ne jurer aucunement, ni par le ciel, parce que c’est le trône de Dieu … Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on y ajoute vient du malin (Matthieu 5.34, 37). Un homme droit n'a pas besoin de jurer. Quand il dit 'oui', c'est oui. Quand il dit 'non', c'est non. Il n'a recours à aucun artifice pour fuir ses engagements. C'est une question d'intégrité et de vérité. Malédiction #4 Regardons la quatrième malédiction. Versets 23 et 24. Matthieu 23.23. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité : c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses. 24 Conducteurs aveugles ! qui coulez le moucheron, et qui avalez le chameau. Cette quatrième malédiction blâme les Pharisiens pour avoir perdu le sens des proportions dans les valeurs spirituelles. Ils étaient très stricts quant aux plus petits détails de la loi, mais insouciants et superficiels quant aux bases les plus importantes. Jésus soulève l'exemple de la dîme, un autre sujet discuté dans la loi juive. Elle était donnée pour l'entretien du temple et aux prêtres qui ne pouvaient compter sur aucune autre source de revenus. Selon Lévitique 27.30, 32 et Deutéronome 14.22-23, la dîme se prélevait sur les produits de la terre (le blé battu, le vin, l’huile d’olive) et sur le bétail. Les Pharisiens, dans leur zèle, payaient la dîme jusque sur les herbes destinées à la cuisine, comme la menthe, l’aneth et le cumin. Ces herbes n'étaient pas tout à fait le genre de produits agricoles sur lesquels la dîme devait être levée. Néanmoins les Pharisiens s'appliquaient à peser le dixième de chaque plante. Jésus ne visait pas ce respect scrupuleux de la loi. 'Une telle pratique n'a pas à être négligée,' dit-il au v. 23. Il leur reprochait d'être inconséquents dans leur piété, une piété qui insistait sur les petits détails de la loi au détriment des sujets autrement plus importants. Tous les éléments de la loi sont importants, mais certains sont plus importants que d'autres. Ils auraient dû au minimum porter autant d'attention sur les questions majeures que sur les questions mineures. Quelles sont les questions majeures de la loi selon Jésus? La justice, la miséricorde et la fidélité. Justice, miséricorde et fidélité. C'est à cela que les Pharisiens auraient dû consacrer la plus grande partie de leur énergie. Cela nous rappelle les paroles de Michée en Michée 6.8 où le prophète résume les obligations morales d'Israël par des mots similaires. On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu. Justice, miséricorde et fidélité (ou marche avec Dieu). La volonté de Dieu s'articule autour de ces trois points qui constituent autant d'axes pour orienter notre vie chrétienne. Michée, et maintenant Jésus, apportent l'idée que les formes extérieures de la religion, même les plus orthodoxes et les plus spectaculaires, ne peuvent rapprocher le croyant du Seigneur. Car Dieu regarde au cœur et juge d'après les dispositions intérieures de l'homme envers lui. Les actes de piété ne sont que des coquilles vides s'ils ne s'accompagnent pas de la justice, la miséricorde et la fidélité. Les Pharisiens sont allés au-delà des préceptes de la loi en payant la dîme même sur des herbes de cuisine. Mais en même temps, ils passaient à côté des véritables exigences de Dieu. Privés du sens des proportions spirituelles, ils ont placé leur confiance dans leur propre justice, une justice qui consistait dans l'observation des commandements. C'est pourquoi Jésus enseigne en Matthieu 5.20 qu'à moins que notre justice ne soit supérieure à celle des scribes et des Pharisiens, nous ne pourrons pas entrer dans le royaume des cieux. Yves I-Bing Cheng, M.D., M.A.

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