Pour ceux et celles qui projettent de quitter leur église locale!

13:37Ministere MotsdeDieu

La croix ne demande que de pouvoir opérer une nouvelle fois dans nos vies afin de nous faire mourir à notre indépendance. Quelle est notre disposition de cœur face à l’Eglise de Jésus-Christ aujourd’hui, et comment nous situons-nous au sein de cette immense nation ? De quelle nature sont nos regards sur notre église locale, sachant très bien que de ces regards apparaîtra inévitablement un mode de pensées et de conduites, des prises de position ? Beaucoup quittent leur église aujourd’hui pour un oui ou pour un non pour des raisons sans grand fondement spirituel et nous nous proposons à travers cette nouvelle pensée de réfléchir ensemble sur ce point. Nous savons que cette une pensée contrariera le cœur partagé et orgueilleux mais sera un encouragement pour le cœur des vainqueurs. Je suis absolument convaincus de la nécessité profonde de comprendre quel est le lien passionnel qui unit Dieu à son Eglise ; plus exactement la tendre affection de l’Epoux pour sa fiancée et l’amour sans borne du Père pour son Fils bien-aimé et pour sa « belle fille », (l’Eglise). "Attention, cette pensée n'est valable que dans la mesure où la recherche de la vérité règne encore dans le coeur de chrétiens fidèles. Si nous sommes confrontés à la désobéissance évidente à la parole de Dieu, tôt ou tard la séparation se fera d'elle-même d'avec notre congrégation, là, il nous faudra secouer la poussière de dessous nos pieds." Je désire que le Saint Esprit puisse s'exprimer librement en nous mettant en contact avec la pensée secrète de notre Père, qu’il nous explique librement ces rouages et que de notre côté, il puisse élargir notre compréhension spirituelle. « Seigneur, dans ta grâce et ta bonté, exprime-toi comme tu le souhaites, donne-nous ta lumière afin de pouvoir voir la lumière ». Ce qu’il nous faut absolument bien déchiffrer en premier lieu c’est la nature du regard de Dieu sur l’Eglise, et pourquoi Il trouve son plaisir en l’enrichissant abondamment de ses faveurs. Il nous faut considérer que Dieu a créé l’Eglise à partir du côté percé du Seigneur (c'est-à-dire du deuxième Adam), lorsqu’Il était « endormi » sur la croix. Il reproduit l’acte d’amour extraordinaire qu’Il avait déjà accompli en créant Eve à partir du côté d’Adam lui aussi endormi (c’était le premier Adam). La création de l’Eglise est d’une importance céleste capitale et qui tient une place privilégiée dans le cœur de Dieu. Christ va aimer l’Eglise comme Adam va aimer Eve car : « elle est os de mes os et chair de ma chair…/…elle a été prise de l’homme (et du Fils de l’homme) (Gn 2) ». C’est là la base absolue de la vision du corps de Christ qu’il nous faut recevoir si nous désirons nous situer nous-mêmes dans le plan de Dieu pour notre vie ; en effet, voir comme Dieu voit nous permettra de comprendre et d’accepter les pensées du Père, donc d’y entrer nous-mêmes et d’être de ceux que Dieu recouvre largement de sa grâce. Comprendre l’amour du Seigneur Jésus-Christ pour sa fiancée nous entraîne à aimer comme Il aime. C’est s’aimer soi-même, c’est trouver sa raison d’être, c’est jouir d’une pleine satisfaction car c’est découvrir sa pleine identification en Lui, c’est connaître ses voies, c’est y marcher avec une profonde allégresse. Christ est mort sur la croix et de cette mort est sorti un peuple nombreux alimenté par la manne céleste. Si le salut est individuel, l’expression des réalités de ce salut se trouve être corporative. L’Eglise est une création de Dieu pour Dieu, nous sommes des créatures de Dieu pour Dieu, donc si nous sommes enfants de Dieu par la foi en son Christ nous sommes partie intégrante de son Eglise, nous ne vivons plus pour nous mêmes mais pour Lui. Vouloir, d’une manière ou d’une autre s’en éloigner, démontre une faille colossale dans notre appréciation des réalités spirituelles de Dieu ; cette lézarde engendre une grande insatisfaction de la présence de Dieu dans notre cœur et une grande interrogation quant à notre position en Christ. Nous avons alors le sentiment que notre spiritualité est bancale et que nous nous éloignons de la Vie. Notre souci sera alors de chercher à connaître Jésus-Christ par révélation, d’une façon plus complète, de tout notre cœur et de toute notre pensée ; nous comprendrons, si nous le désirons, que cette révélation du Maître nous introduit à grands pas dans son corps et que ces deux entités, en définitive, n’en font qu’une. Nous découvrirons avec joie que tout ce qu’Il produit en nous est destiné à enrichir l’ensemble et non pas à s’en servir pour concevoir à notre tour de nouveaux « veaux d’or ». Découvrir le Seigneur, c’est découvrir son corps, c’est découvrir l’Eglise même si celle-ci ne correspond pas à ce que nous souhaiterions, c’est découvrir le royaume de Dieu en terme de plénitude. C’est là que l’Eternel envoie la bénédiction… Ce grand principe n’est en rien une option à notre vie spirituelle, accepter de trouver et de pratiquer la volonté de Dieu, c’est accepter l’honneur de faire partie de sa famille et de jouir intensément de la vie divine. En permettant au Saint Esprit de nous faire emprunter ce chemin de lumière, qui est propre à chacun, notre recherche du Seigneur ne sera que plus fructueuse et nous trouverons notre place dans ce « grand tout ». Pour cela, il va de soi que notre regard sur notre église locale doit peut-être être revu et corrigé, bouleversé, illuminé par Sa lumière, affranchi de fausses conceptions. Peut-être même devront-nous êtres libéré de nos forteresses de pensées qui bloquent toute croissance spirituelle, délivré des séductions de l’ennemi, guéri de ses blessures. Il veut nous donner sa grâce pour cela, nous aider à voir comme Il voit. L’amour est étroitement lié à la personne du Christ, étroitement lié à notre libération intérieure, étroitement lié à son Eglise, à son corps dont il est la Tête. A travers le chapitre 24 de la Genèse nous y reconnaissons une nouvelle fois l’action divine sur l’apparition de l’Eglise, mais sous un autre angle. Abraham représente parfaitement le Père qui envoie son serviteur, le Saint Esprit, chercher et trouver une épouse, Rébecca, pour son fils Isaac, Jésus-Christ. Cette histoire d’amour n’est pas apparue par accident, parallèlement à une autre activité de Dieu, comme un déroulement inattendu de sa volonté. L’Eglise naît d’une volonté affirmée de Dieu, qui existait très clairement dans son cœur, bien avant sa création, et qui devait être l’expression vivante de son amour et de sa gloire. Nous prenons ainsi conscience que le Père, d’une volonté délibérée, fait le choix de matérialiser puissamment son amour sur terre, en suscitant un peuple qui serait en définitive, le reflet intégral de son amour. Ce peuple, après avoir été adopté, serait façonné jour après jour pour être uni à son Fils bien-aimé, au point de lui ressembler parfaitement et de jouir de cette qualité de fils pour l’éternité. Des individualités unis dans un seul corps, celui du Sauveur ; soumis et disciplinés à travers la croix pour que puissent se réaliser les désirs du cœur du Père, pour qu’Il puisse trouver dans ce peuple sa propre satisfaction en faisant de lui un témoignage puissant de la Gloire de Dieu. Mais voilà, ne nous cachons pas la face, nous constatons que le peuple qu’Il s’était choisi dans l’ancienne alliance, Israël, n’a pas pu atteindre cet objectif ; et puisque les réalités de l’ancien testament sont l’image de celles du nouveau, le peuple qu’Il s’est choisi pour former son Eglise ne pourra pas, lui non plus, manifester la réalisation de la plénitude de la révélation de son Christ, totalement libéré, totalement épanoui, totalement dispensé et régnant. En effet, Satan et la « chair » (c’est à dire Satan et certains enfants de Dieu eux-mêmes), se sont d’une certaine manière, alliés pour bloquer l’accomplissement de toute l’œuvre de Dieu. Comme Eve dans le jardin d’Eden, ces deux âmes ont été trompées et sont tombées dans ce qu’on appelle plus communément, l’adultère. Ce qu’il faut entendre derrière le mot « adultère » n’est ni plus ni moins que l’assemblage du spirituel et du charnel qui enlève à Dieu la première place dans les cœurs, notre premier amour tiédi et nous cédons à nouveau à l’amour des choses de l’Egypte. Ce mélange d’esprit va faire déchoir le peuple élu de sa vocation de vainqueur et l’entraîner vers une activité religieuse dans laquelle Dieu ne sera plus à la première place et dans laquelle Il ne pourra plus s’investir pleinement comme Il l’aurait souhaité. De la même manière que la « Shékina » a quitté le temple suite à la prise de pouvoir des hommes du temple, la Gloire de Dieu dans toute sa force a quitté l’Eglise suite à cette même prise de pouvoir de ses enfants. "Les veaux d’or se multiplient et la puissance de l’évangile, sa force, est en nette diminution, la religion entame son règne de despote. Les fruits de cet adultère produisent premièrement des chrétiens fidèles toujours plus affamés et assoiffés de Jésus et de plus en plus déçus de leur congrégation ; Et deuxièmement des chrétiens toujours plus mondains qui favorisent cet état de tiédeur en se laissant de plus en plus séduire par les raisonnements de Pharaon. Ce mélange ne leur apporte plus une vision de Christ claire et libératrice et doucement, nous avons à faire face, aujourd’hui, au dépérissement spirituel de l’Eglise. Les enfants de Dieu souffrent de plus en plus de malnutrition spirituelle, leur croissance est stoppée ce qui occasionne de graves traumatismes dans leurs âmes." « Mon peuple périt, parce qu’il lui manque la connaissance (osée 4/6) ». Nous parlons ici d’une connaissance, profonde et personnelle du Seigneur Jésus-Christ. Une connaissance profondément vivante, qui nous nourrie tous les jours et qui influera ainsi sur notre éternité. Pourquoi ce manque ? «La Parole de l’Eternel était rare en ce temps-là, les visions n’étaient point fréquentes (1 Sam.3/1) ». Dieu fait la différence entre un homme qui prêche Jésus et Jésus qui parle de lui-même à travers un homme. Il y a en France de plus en plus de prédicateurs et de prédications mais de moins en moins de puissantes et nouvelles naissances. Les fruits portés aujourd’hui parlent d’eux-mêmes, l’Eglise est tombée dans l’adultère dans son ensemble. Beaucoup se fabriquent un « jésus » à leur convenance avec toutes sortes de raisonnements, et nous nous servons de ce « jésus » pour vivre de plus en plus en dehors de ce que Dieu avait prévu pour nous. Comme du temps des Corinthiens l’envie et les disputes au sein de beaucoup d’églises locales provoquent divisions sur divisions. Il n’est pas rare de trouver chez de nombreux chrétiens qui ne s’entendent plus, comme dans de nombreux couples d’ailleurs, le divorce, la division, la séparation comme seule solution au conflit. Or ce ne sont pas les conflits qui gênent le Seigneur, mais plutôt notre manière de les gérer et de les résoudre. « En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme (Co 3/1,3) ». Le Corps de Jésus-Christ est de plus en plus administré par la « main de l’homme », nos rouages religieux sont extrêmement bien huilés mais empêchent la Vie du Christ de s’épanouir. Dieu ne veut surtout pas nous le cacher et nous savons que ce n’est pas le contrarier que de dénoncer ce fait publiquement. Une partie des dons de Jésus sont connus et vécus, mais Jésus lui-même n’est plus connu en tant que personne vivante. Face à cette terrible vérité comment vont réagir ceux qui ont « les yeux ouverts », ceux qui ont reçu de Dieu une vision juste de l’état spirituel du peuple ? Quel regard maintenant nous faut-il avoir dans cette situation dramatique ? La mondanité gagne du terrain et « les hommes pieux ne sont plus, les fidèles ont disparu d’entre les fils des hommes (Psaumes 12/2) ». Quel sera notre jugement qui va occasionner tout un style de vie, produire toute une panoplie de choix, de raisonnements, un état de cœur qui va nous accompagner notre vie restante ? Face à la montée en puissance dans l’église du péché, du folklore en tout genre, de la superficialité, certains enfants de Dieu qui recherchent la vérité et qui veulent plaire au Seigneur vont être confrontés à une terrible tentation d’une force inouïe : Celle de quitter leur église locale dite « décadente » sur la base de leur propre critère de réflexion, sur la base de leur propre état d’âme et sur leur propre interprétation de la volonté Divine pour leurs vies. Mais nous croyons fermement, au vue de notre expérience présente, que la meilleure réponse à donner se trouve être celle que le Seigneur Jésus-Christ a donnée à la femme adultère, une brise d’amour provenant du cœur de notre Père. Ne faudrait-il pas accepter avec un cœur vraiment circoncis, de prononcer comme lui cette merveilleuse sentence sur notre église locale : « Je ne te condamne pas ; va, et désormais ne pêche plus (Jn 8/11) ». Lorsque le Seigneur va être attaché à la croix par les gens de son peuple, il va exprimer la même sentence : « Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23/34) ». Ce que veut dire le Seigneur c’est qu’en aucun cas Il va nous abandonner mais au contraire obéir à la volonté de son Père en nous traitant selon Sa grâce. Malgré les cœurs qui le rejettent, il va tout de même aller mourir pour eux. Le plus important pour Lui, ce n’est pas de prendre en compte sa propre condition mais que l’œuvre de son Père se fasse. Nous qui lisons ces lignes, avons-nous déjà laissé le Saint Esprit nous éclairer sur notre propre adultère, sur le mélange du céleste et du terrestre qui vient souvent polluer nos vies quotidiennes, quelle que soit sa forme ? Avons-nous été éclairés sur notre propre facilité à abandonner le Seigneur par moment, et que si nous étions encore dans la foi c’est uniquement parce que lui est fidèle ? Nous nous reprenons lorsque le Seigneur nous visite, Il nous rafraîchit et nous vivifie par sa douce présence, nous transporte tout à nouveau dans son admirable lumière et la vie continue comme s’il ne s’était rien passé. Ceux et celles qui ont appris à se laisser éclairer par sa lumière savent de quoi je veux parler. Nous sommes tellement prompts à discerner et dénoncer la paille qui est dans l’œil de notre prochain (ou de notre église locale) et tellement conciliant avec la poutre, que dis-je, avec la charpente qui obstrue le nôtre. Le Seigneur ne pourrait-Il pas réagir comme les hommes ? Ne serait-Il pas en droit de nous faire une lettre de divorce comme la loi de son Père l’y autorise ? Nos tendances à tomber dans l’adultère spirituel lui permettent largement de nous rejeter et de « divorcer », de se séparer de nous. Quelle est la somme totale de nos tromperies, de nos promesses de fidélité ou de consécration non tenues, de nos trahisons à sa Parole pour « trente pièces d’argent » ? Avec quelle facilité nos choix se portent plus sur « les plats de lentilles » de ce monde plus que sur les merveilles du royaume de Dieu ! N’oublions-nous pas facilement que nos vies fluctuent entre l’obéissance à Jésus et la sagesse diabolique de ce monde et de notre nature charnelle qui proclament haut et fort que: « Nous ne voulons pas que celui-là règne sur nous ( Lc 19/14) ». Mais quelle grâce merveilleuse quand au plus profond de nos rébellions Dieu accepte de nous faire jouir tout à nouveau de sa fidélité et de son pardon en son Fils bien aimé. Jésus-Christ est notre justice et lorsque Dieu nous regarde ce n’est plus nous qu’Il voit mais celui qui a versé son sang pour la rémission de tous nos péchés et pour nous accorder un éternel recommencement. C’est un des fondements de notre salut. Il ne se lasse pas de nous aimer tels que nous sommes et de nous attirer toujours plus proche de Lui en espérant nous faire devenir par son Esprit tel qu’Il nous veut. Il comprend parfaitement l’ampleur de nos combats, la source réelle de nos chutes et notre facilité à nous éloigner de Lui. Nous savons qu’Il recueille nos larmes avec beaucoup de soin et ce ne sont pas nos inconstances spirituelles qui l’empêcheront d’accomplir ses projets de bonheur et non de malheur dans nos vies, gloire à son nom. Il ne nous abandonnera jamais et restera pour toujours celui qui est fidèle, fidèle à ses engagements malgré nos imperfections et nos « malformations » spirituelles. Loin de Lui la pensée de rompre secrètement avec sa fiancée pour en choisir une autre, Il a la puissance pour la rendre belle par son Esprit. C’est Sa volonté, Son œuvre, Son engagement, l’expression de Son amour. Il nous a acquis à un trop grand prix pour que la chose soit inefficace ou différente. Et nous, nous agirions différemment vis à vis de notre église locale, devant ses faiblesses et ses déficiences, serions-nous son juge au lieu d’être son avocat ? Et nous, nous rejètterions et abandonnerions nos frères et sœurs sous prétexte qu’ils ne vivent pas comme nous le souhaitons ? Prendrions-nous le risque de séparer ce que Dieu a uni à cause de la dureté de nos cœurs ? Ne vaudrait-il pas mieux accepter les douloureuses sollicitations de la croix et mourir à nos envies ? « Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni…/…C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ! Au commencement, il n’en était pas ainsi. (Math. 19) ». Au commencement, il n’en était pas ainsi, le divorce n’était pas dans le cœur de Dieu : C’est une institution mise en place par des religieux aux cœurs durs pour des hommes et des femmes charnelles. Nous rejetons ainsi l’amour suprême de Dieu au profit de nos propres intentions humaines. Quelle décadence ! Lorsque Israël a exigé du prophète Samuel un roi pour les juger, le verdict de Dieu a été très explicite : « L’Eternel dit à Samuel : Ecoute la voix du peuple dans tout ce qu’il te dira ; car ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi qu’ils rejettent, pour que je ne règne plus sur eux (1 S 8/7) ». Dans le désir de ce « roi » et cette « lettre de divorce » nous ne sommes plus dans la volonté du cœur de Dieu mais dans une volonté « permissive », c’est une tragédie. Le Seigneur nous a tous et toutes unis individuellement à notre église locale et nous n’avons certainement pas autorité pour séparer ce que Dieu a uni. Que ce soit l’ancienne ou la nouvelle alliance, nous retrouvons celui seul qui pousse à cela par ses constantes pressions de séduction, Satan, et ce, en se servant souvent de nous. « Nous ne voulons pas que celui-là règne sur nous (Lc 19/14) ». «Balaq prit Balaam et le fit monter à Bamoth-Baal, d’où il vit une partie du peuple…/… Balaq m’a fait descendre d’Aram…/…Viens, maudis-moi Jacob ! Viens, répands ta fureur contre Israël…/…je t’ai fait venir pour vouer mes ennemis à la malédiction…/…Viens donc avec moi dans un autre endroit, d’où tu les verras…/…Et de là voue-le pour moi à la malédiction…/…Si tu ne le voues pas à la malédiction, du moins ne le comble pas de bénédiction…/…C’est pour vouer mes ennemis à la malédiction que je t’ai appelé…/…Balaq dit à Balaam : Si tu ne le voues pas à la malédiction, du moins ne le comble pas de bénédictions. ../…Balaq dit à Balaam : Viens donc, je te mènerai dans un autre endroit… (Nb 22, 23, 24) ». Nous pouvons distinguer à travers Balaq celui qui, depuis le commencement, s’oppose aux œuvres de Dieu, et plus particulièrement à son peuple : Satan. On le distingue au fil des chapitres de la Bible cherchant par tous les moyens à l’anéantir, il lui voue une haine tenace. Il est imprégné d’un esprit de rébellion tel que s’il pouvait détruire le Créateur il le ferait ; mais ne pouvant le faire, il va s’en prendre à la création toute entière et plus particulièrement à son peuple bien aimé, objet de tout son amour. Toucher au peuple c’est toucher au témoignage de Dieu, c’est toucher Dieu lui-même. Le diable cherche activement des hommes et des femmes qui veulent, consciemment ou pas, servir ses intérêts, le servir lui ; des personnes qui seront grandement influencées par l’esprit de l’anti-Christ, générant alors un comportement d’opposition très marqué. Sur ce point précis les fruits portés par notre pauvre monde nous prouvent que son appel est entendu et que beaucoup y répondent ; les richesses, les honneurs, la gloire seront leur récompense mais au prix de leurs âmes. Mais l’horreur est à son comble lorsqu’il arrive à tromper des membres du peuple de Dieu pour accomplir ses desseins machiavéliques, il va les séduire de mille façons et se servira d’eux pour essayer de détruire et de ruiner l’Eglise du Seigneur. Satan a toujours eu des « Balaam » à sa disposition et en trouvera encore, c’est-à-dire des croyants mal affermis, séduits par une mauvaise interprétation de textes bibliques, orgueilleux au point d’oublier qu’ils peuvent aussi se tromper et qu’ils doivent sans cesse remettre leurs raisonnements sur l’autel afin que le feu d’en haut vienne tout purifier. Mais surtout des croyants piégés par leur nature charnelle et ne reconnaissant pas les influences diaboliques dans leur vie, ce sont des cœurs où se mélangent avec une grande facilité le spirituel et le charnel. Cette fusion des deux, dénature la pensée divine dans leur propre vie. Lorsque le terrestre n’est pas traité par la croix, il ne disparaît pas et veut influencer le céleste, nous retrouvons tous les débordements ignominieux du roi Saül. Ils se permettront de produire toutes sortes de raisonnements anti-Dieu, du plus grossier au plus raffiné. Nous pouvons tous nous leurrer sur nos "évidences bibliques", même si nous sommes des habitués de la révélation, souvenons-nous de l’expérience de Pierre : « Mais Jésus se retourna et dit à Pierre : Arrière de moi Satan ! Tu es pour moi un scandale, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes (Mt 16/23) ». Nos commentaires sur l’église du Seigneur ou sur le Seigneur lui-même, doivent obligatoirement passer par la censure du Saint-Esprit, par la purification du feu de Dieu ; nos constatations et nos études, même justes, ne doivent en aucun cas nous donner la liberté de discourir et d’agir à notre guise. Ne l’oublions pas, toucher au peuple de Dieu, même en pensée, c’est toucher le corps du Seigneur, c’est toucher à Dieu. Quand bien même nous serions des croyants qui côtoient la révélation divine, l’esprit de l’anti-Christ peut réussir à nous influencer, nous faire agir ou penser d’une manière qui nous semble être spirituelle mais qui en fait va à l’encontre de la vision de notre Dieu. Gloire à Dieu, dans notre texte, la preuve est faite que Dieu veille sur son peuple d’une manière ferme et définitive, mais quel frein pour Lui et Son œuvre sont ces personnes qui ne se laissent pas discipliner par le Saint-Esprit. "Il est une « sagesse », qui justifie les rivalités, les divorces, et les désaccords au sein du peuple de Dieu, dont il faut absolument se méfier et se garder. Elle autorise la répudiation (au niveau des mouvements religieux comme au niveau individuel, dans une église comme au sein du couple) avec une facilité déconcertante. Elle est sinueuse et nous environne de mille visages, tapie à notre porte prête à nous dévorer. Il lui suffit d’un rien pour nous piquer sans que nous nous en apercevions, le venin qu’elle répand ne se remarque pas forcement mais est pourtant mortel. Sa cible, nous l’avons déjà souligné, est principalement d’éviter que la vérité de Dieu soit pratiquée dans et à travers son peuple. Satan, qui en est le concepteur, n’est aucunement dérangé par des chrétiens qui bavardent sur les écritures Saintes, même si ces discours sont conformes à la vérité. Ceux qui professent la doctrine sans en expérimenter sa puissance ne sont certainement pas un obstacle pour les ténèbres." « Mais si vous avez dans votre cœur une jalousie amère et de la rivalité, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est pas celle qui vient d’en haut ; mais elle est terrestre, charnelle, démoniaque. Car là où il y a jalousie et rivalité, il y a du désordre et toute espèce de pratiques mauvaises. La sagesse d’en haut est d’abord pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par les artisans de paix. (Jc.3/14-18) ». Attention, cette sagesse peut également se traduire par des attitudes, des choix que nous faisons, pas forcément dans un état intérieur de conflit. Nous pouvons très bien nous leurrer quant à nos décisions sans être dans un climat d’hostilité. Demandons avec insistance à notre Seigneur de nous garder dans la vérité, de nous la révéler mais aussi de nous la faire pratiquer, de nous conduire uniquement dans sa pensée afin de pratiquer uniquement Sa volonté et nous comprendrons la folie de vouloir fuir l’Eglise ou de la diviser, en acte ou en pensée. Paul exhortait déjà à son époque les chrétiens à tenir un même langage et à faire en sorte qu’il n’y ait pas de division ; d’être en plein accord dans une même pensée, dans une même opinion et à fuir, non pas l’église locale, mais les discordes. Ce message est terriblement d’actualité aujourd’hui encore, à la lumière de tout ce que l’on constate dans les dénominations. Beaucoup, influencés par cette sagesse charnelle, se sont mis à suivre des hommes et non plus Christ. Ils se sont laissés abuser et dans leur séduction ne suivent plus Jésus-Christ mais des hommes qui prêchent Jésus-Christ. C’est une porte ouverte à toutes sortes de pratiques religieuses qui se démarquent de l’autorité du Christ et de sa volonté. Les guerres de religion à l’intérieur des églises ont comme fondement cette sagesse « J’entends par-là que chacun de vous dit : Moi je suis de Paul ! Et moi d’Apollos ! Et moi de Cephas ! Et moi de Christ (1Co 1/12) ». C’est l’esprit de Balaq qui s’impose pour nuire et ravager l’œuvre de Dieu. « Viens, maudis-moi Jacob ! Viens, répands ta fureur contre Israël…/…je t’ai fait venir pour vouer mes ennemis à la malédiction ». Les chrétiens essayent de s’unir car ils savent que c’est la volonté de leur Dieu mais en pensée chacun reste sur ses positions. Il ne peut pas y avoir de division dans une vraie Pentecôte. Vouloir former un corps « séparé » n'est pas autre chose qu'annoncer notre faillite en tant que peuple de Dieu. Cela prouve au monde que nous sommes incapables de nous accorder ensemble, au lieu de les amener à croire en notre salut (Jean 17:21). Ce sont ce genre de forteresses de pensées qui bouchent l’accès au Saint-Esprit de vie dans nos églises. « Christ est-il divisé ? (1Co 13) ». A moins d’une indication précise et confirmée du Saint-Esprit, nous nous devons de rester paisiblement « plantés », comme le buisson ardent, là où le Seigneur nous a placés, car : « Celui qui se tient à l’écart ne recherche que son désir (Pr 18/1) ». C’est le principe qui régit toute la nature, rien ne bouge, et si la main de l’homme reste à sa place tout reste comme le Seigneur l’a créée. C’est ce principe qui donne à notre corps toute son harmonie ; c’est encore ce principe qui doit dominer dans nos esprits et dans l’Eglise du Seigneur. Si notre église locale porte les fruits de ses défaillances, la question n’est pas de demander à Dieu (ou de le lui imposer), comment la quitter ; mais plutôt comment être pour elle une source de bénédictions, convaincus que son Esprit est capable de ressusciter les morts avec beaucoup de force et de gloire. Lorsqu’il n’y a absolument plus de possibilité pour l’homme de résoudre tel ou tel problème, la foi nous fait voir les choses d’une autre manière. « Ayez foi en Dieu. En vérité, je vous le dis, si quelqu’un dit à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute pas en son cœur, mais croit que ce qu’il a dit arrive, cela lui sera accordé (Mc 11) ». Les enfants de Dieu doivent comprendre l’importance de ne pas « maudire » leur l’église, mais au contraire de la bénir de tout leur cœur. La chose ne pourra pas se faire par nous-mêmes, seul le Seigneur Jésus-Christ à travers nous sera en mesure de pouvoir l’accomplir. Cette réflexion nous ramène à nous-mêmes et à notre vie spirituelle personnelle : nous désirons peut-être réveiller et libérer notre église ? Mais nous, sommes nous réveillés et libérés intérieurement ? N’hésitons pas à demander au St Esprit de faire le ménage dans toutes nos convictions, nos certitudes sur ce sujet et de nous dévoiler la solution divine pour les besoins de son troupeau. Nous comprendrons alors bien vite par révélation la conduite à tenir si Jésus rencontre en nous l’amour de la vérité et un profond désir d’obéissance. « Soyez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; et marchez dans l’amour, de même que le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même à Dieu pour nous en offrande et en sacrifice comme un parfum de bonne odeur (Eph. 5/1, 2) ». Lorsque cet éclairage pénètre un cœur, c’est un baume céleste qui descend et qui ouvre une voie nouvelle à l’enfant de Dieu, une voie par excellence, se livrer à Dieu pour qu’Il puisse nous donner à notre église locale afin de l’enrichir des trésors de Son royaume. Si les hommes nous en bouchent l’accès, alors attendons humblement et patiemment avec une foi ferme que le Seigneur ouvre les portes pour nous. Les médecins donnent des antibiotiques pour soigner certaines maladies du corps ; une fois absorbés, ces médicaments vont se dissoudre dans le corps et apporter un authentique soin. Le chrétien instruit par le Saint Esprit discerne très vite au fond de son cœur l’appel de son Dieu à « monter sur l’autel du sacrifice », à s’offrir librement entre les mains du divin potier pour qu’une œuvre profonde se fasse en lui, et par la grâce de Dieu, deviendra un « médicament » qui soigne ; il acceptera que Dieu l’utilise comme Il le veut et où Il le veut ; il acceptera enfin d’être discipliné par le Saint Esprit pour être « dissous » dans son église locale par la foi afin d’apporter un baume céleste de guérison. La stratégie divine consiste à susciter des hommes et des femmes de son peuple pour en faire des vainqueurs, des vainqueurs qui sauront laisser Christ apporter Sa victoire sur Satan à travers eux dans l’Eglise. Qui sont ces vainqueurs ? Des chrétiens meilleurs que les autres ? Pas du tout, ce sont des croyants authentiques qui ne se lassent pas de chercher leur Dieu afin d’obtenir de lui une plus grande révélation de Jésus-Christ. Ils laissent le Saint Esprit les former et expérimentent graduellement toujours un peu plus de la victoire du Christ dans leur vie. Petit à petit ils manifestent alors cette victoire et deviennent des sources de bénédictions. Ce n’est pas une église dans l’église mais simplement des « Josué et des Caleb » qui veulent plus de Jésus-Christ que d’autres. Les vainqueurs ont ceci qui les caractérise, ils n’en n’ont jamais assez de Dieu dans leur vie ; tout en vivant constamment dans le repos de la foi, ils ne sont jamais entièrement satisfaits de leur vie spirituelle. Et lorsque la chose semble se faire, le Saint-Esprit les emmène au désert pour recréer en eux la soif de Dieu, la soif de l’eau vive et de la manne d’en haut. A chaque fois le Seigneur se révélera et leur manifestera une nouvelle part de Lui-même, pour eux et pour le peuple parmi lequel Dieu les a introduits et plantés. Comme le buisson ardent ils ont compris qu’ils doivent être embrasés par le Saint-Esprit et que d’eux doivent sortir des paroles créatrices de Vie ; mais pour ce faire Dieu a dû leur apprendre au préalable à ne pas se planter eux-mêmes où ils veulent, mais de laisser le divin jardinier décider de leur lieu de vie, et ils resteront fidèlement à leur place. Ils ne s’appartiennent plus à eux-mêmes et ont appris à livrer volontairement leur vie au Christ. Le jugement qu’ils portent sur l’église est un jugement éprouvé par le feu, purifié par la vérité, et surtout alimenté très largement par l’amour de Dieu. Si Dieu n’a pas hésité à donner son Fils bien aimé pour l’humanité par amour, à combien plus forte raison les vainqueurs se donneront délibérément en sacrifice vivant à Dieu en faveur de leur église par amour. Leur regard, empreint de compassion, les pousseront à s’interposer entre Dieu et les hommes. C’est Jésus par son Esprit qui les encouragera à aimer comme ils ont été aimés, à préférer pour le peuple la bénédiction que la malédiction. Il est clair que le Seigneur attend de ses vainqueurs une intercession sans retour pour son Eglise, en sa faveur, en désirant pour la fiancée les plus beaux habits de noce. Croyez-vous si je vous dis que Dieu espérait vivement que Moïse se place entre les idolâtres et celui qui devait juger ces idolâtres ? Manifestant ainsi les sentiments de son royaume. « Pardonne maintenant leur péché ! Sinon, je t’en prie, efface-moi de ton livre que tu as écrit (Exode 32/32) ». Ne retrouvons-nous pas la même pensée qui animait le Seigneur ? « Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23/34) ». Dans le vingt deuxième chapitre d’Ezéchiel l’accent est mis sur cette réalité de l’amour de Dieu pour son peuple adultère. « Je cherche parmi eux un homme qui les protège par une clôture, qui se tienne sur la brèche devant moi en faveur du pays, afin qu’il ne soit pas détruit ». Protéger de qui et de quoi ? Des armées étrangères qui viendront agresser Israël, envoyées par Dieu lui-même à cause de leur adultère ; en fait, Dieu cherche un vainqueur qui va se donner pour le peuple pour le protéger de Son jugement. En effet, même sous la nouvelle alliance « Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair, moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit, moissonnera de l’Esprit la vie éternelle (Galates 6/7,8) ». L’église a vraiment besoin de chrétiens recevant de Dieu des révélations justes sur, premièrement l’état de leur église, deuxièmement sur l’amour de Jésus pour leur église, troisièmement sur l’appel de leur Dieu à s’offrir à lui sans restriction pour devenir bénédiction dans leur église. Cet équilibre est indispensable pour échapper aux tentations diaboliques de maudire et quitter son église et pour pouvoir aborder sa condition d’adultère avec les sentiments et le regard de Jésus : « Je ne te condamne pas ; va, et désormais ne pêche plus (Jean 8/11) ». Il est vrai que certaines des révélations données peuvent nous laisser croire que le Seigneur nous demande de quitter son peuple idolâtre, c’est peut-être ce qu’ont pu penser les fils de Lévi lorsqu’ils ont répondu à l’ordre de Moïse de quitter un instant l’ensemble du peuple, devant l’idolâtrie du veau d’or. Mais après avoir obéi en tirant l’épée contre leurs frères (pour nous cela représente le : « Il est écrit » dans l’amour, et non pas établir une guerre de religion dans notre assemblée) ils ont été réintroduits dans le peuple par Moïse pour exercer leur ministère en faveur du peuple. Souvenons-nous de Gédéon répondant au même appel dans son cœur à s’offrir volontairement à son Dieu. La victoire qu’il a eu sur Madian avec ses trois cents hommes a profité en fait à l’ensemble (Juges 7). Cette victoire s’est réalisée parce qu’ils ont obéi à la même stratégie divine. Pour nous, bien aimés, attention de ne pas mal interpréter l’appel du Seigneur dans notre cœur, attention de ne pas frapper nos frères par l’épée de la Parole pour tuer mais plutôt pour soigner, attention de ne pas nous exclure nous-mêmes de notre église locale en spiritualisant la chose, au risque de perdre notre vocation de « médicament ». Nous pouvons très bien reproduire avec nos propres forces un nouveau peuple, une nouvelle église, un autre mouvement, une nouvelle doctrine. Il est tellement facile de répondre aux excès de la chair des autres par notre propre chair, mais je doute fortement des résultats. Le Seigneur nous cherche pour être remplis de sa victoire pour la redistribuer à l’ensemble, mais ne nous y trompons pas, cela ne se fera uniquement que si nous acceptons la stratégie divine. Les cruches de Gédéon renfermant la torche embrasée nous représentent, nous, enfants de Dieu, des vases d’honneur, destinés à recevoir le Saint Esprit et à en être remplis. Mais pour que le feu puisse brûler librement et tout éclairer autour de nous, il faut que les vases de terre que nous représentons soient eux aussi brisés et qu’ils retournent à la poussière, brisés comme le pain qu’a rompu le Seigneur pour servir de nourriture à la foule. Si nous voulons devenir ce « médicament » qui soigne et ce pain qui nourrit une multitude de nos frères et sœurs, affamés spirituellement, nous devons laisser Jésus nous briser entre ses mains expertes, c’est à ce prix là que la flamme de la Pentecôte se répandra tout à nouveau et que la Gloire de Dieu reviendra régner dans son corps. Notre première obéissance en terme de brisement sera peut-être de ne pas quitter notre église, cela engendrera certainement une souffrance, mais qu’importe, le Seigneur sera avec nous et nous fortifiera. Ensuite nous saurons comment fortifier le corps. "Si nous pouvions goûter un moment à l’amour du Seigneur Jésus-Christ pour tous ses enfants, s’Il pouvait nous révéler une petite portion de cette relation d’amour qu’Il entretient avec sa bien-aimée, notre vision de l’Eglise nous pousserait à accepter de « monter chaque jour sur la croix » pour nous offrir à Elle. Que Dieu notre Père puisse recueillir une quantité abondante d’huile Sainte venant du pressoir de la croix pour oindre son peuple et le soigner. Il veut lui apporter la guérison à travers celles et ceux qui auront accepté de mourir à eux mêmes afin de ne plus chercher leur propre intérêt mais celui du Seigneur. Les vainqueurs ont compris spirituellement que la souffrance (et ce, sans l’idolâtrer) fera dorénavant partie intégrante de leur vie dans l’intérêt de l’Eglise, mais qu’importe puisqu’ils ne vivent plus pour eux mêmes. Entendons-nous l’appel exprimé par le Saint-Esprit adressé à chaque pierre vivante pour la propagation de la vie du Christ?" Peut-être avons-nous trouvé la solution aux problèmes du péché et de la chair, mais notre individualisme résistant a-t-il trouvé son Maître ? Nous désirons être saint, remporter des victoires et porter du fruit pour qui ? Pour nous personnellement ou pour l’ensemble du Corps du Seigneur ? Une telle attitude entre immanquablement en conflit avec le plan de Dieu. La croix ne demande que de pouvoir opérer une nouvelle fois dans nos vies afin de nous faire mourir à notre indépendance. La lumière de Dieu nous montrera alors que la Vie de Christ en nous nous attire vers la Vie de Christ chez nos frères et sœurs, même si celle-ci semble défaillante. Dieu cherche des volontaires pour recevoir la révélation céleste que : « Nous, qui sommes plusieurs, nous formons un seul Corps en Christ », et pour le laisser continuer Son œuvre à travers eux. Et à moins d’un ordre précis et véritable du Seigneur pour quitter notre assemblée, nous gagnerons plus en nous donnant à elle comme Christ s’est donné pour l’Eglise. C’est pour cela frères et sœurs que ceux et celles qui projettent de quitter leur église locale, quelque soient les motivations, doivent vraiment réfléchir et agir d’une manière spirituelle. « Je vais encore vous montrer une voie par excellence (1 Cor.12/31) ». Avant toutes décisions, il serait judicieux de chercher auprès du Seigneur son conseil afin de marcher dans Ses voies. C’est vrai que c’est une attitude vraiment difficile à avoir. L’objectif étant de ne pas réagir selon notre vieille nature mais de recevoir humblement son aide et son secours pour pouvoir marcher devant les hommes comme des enfants de lumière. « Maris, aimez vos femmes (aimez l’Eglise quelque soit ses faiblesses) comme Christ a aimé l’Eglise et s’est livré lui-même (volontairement) pour elle, afin de la sanctifier, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau et par la parole, pour faire paraître devant lui cette église pleine de gloire, sans tâche, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible (Ep ico5/25,27) ».

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