Jésus assis en haut dans l’épître aux Hébreux

06:12Ministere MotsdeDieu

1 JÉSUS ASSIS EN HAUT dans l’ÉPÎTRE aux HÉBREUX Dans l’épître aux Hébreux, où les cieux s’ouvrent pour que les croyants y voient Jésus glorifié, quatre passages, souvent dus et médités, sont particulièrement expressifs à cet égard. Ce sont : 1. Hébreux 1:3 : Le Fils, «ayant fait par lui-même la purification des péchés, s’est assis à la droite de la majesté dans les hauts lieux». 2. Hébreux 8:1 : «La somme de ce que nous disons, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur qui s’est assis à la droite du trône de la majesté dans les cieux, ministre des lieux saints et du vrai tabernacle que le Seigneur a dressé, non pas l’homme». 3. Hébreux 10:12 : «Celui-ci, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu, attendant désormais jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds». 4. Hébreux 12:2 : «Jésus, le chef et le consommateur de la foi..., à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu». Ces quatre passages ont en commun deux expressions : assis, ce qui suggère le repos après l’achèvement d’une oeuvre, et : à la droite, ce qui indique une place d’honneur et de puissance (*). (*) Autres passages du Nouveau Testament parlant de Jésus assis à la droite : Matthieu 26:64 (de la puissance) ; Marc 16:19 (de Dieu) ; Éphésiens 1:20 (de Dieu). Voir aussi 1 Pierre 3:22 ; Apocalypse 3:21 ; 4:2, 9 ; 5:1, 13 ; 7:15. Mais cette place est déterminée de façon différente dans chacun des passages, et cela en deux sens : — dans les deux premiers passages il est question de la Majesté, donc de grandeur suprême, ce qui est souligné encore par la mention des hauts lieux et des cieux ; dans les deux derniers il est question de Dieu, en contraste avec les hommes ; — dans le deuxième et le quatrième passages il est, de plus, question du trône, appelé trône de la Majesté dans le deuxième, trône de Dieu dans le quatrième ; le trône parle évidemment de domination et de gouvernement. Il s’agit dans les quatre cas de la même Personne, le Fils de Dieu fait homme, reconnu expressément Fils de Dieu dans cette incarnation, et qui a pris place dans la gloire céleste avec des titres nouveaux acquis ici-bas. C’est ce que nous aimerions faire ressortir, sans développer aucunement les riches enseignements qui tournent autour de ces passages. 1.1 Hébreux 1:3 «Il s’est assis à la droite de la majesté dans les hauts lieux» comme celui qui seul est digne d’occuper cette place suprême, en vertu de ce qu’il est et de ce qu’il a fait. Il nous est présenté là associé à ce qui n’a aucune commune mesure avec quelque grandeur que ce soit dans tout l’univers, savoir la déité en son élévation unique et souveraine, dans les hauts lieux, les plus hauts lieux dont on puisse faire mention, la demeure inaccessible, bien au-dessus des mondes. Le Fils avait là sa place en gloire, auprès du Père, avant que le monde fût (Jean 17:5). Il l’a prise maintenant en tant qu’«ayant fait par lui-même la purification des péchés», étant devenu homme pour cela. Un homme entrant dans ce monde y a été désigné par Dieu comme Son Fils («Tu es mon Fils, moi je t’ai aujourd’hui engendré»). Ce titre l’établissait héritier de toutes choses ; aussi bien était-il celui par qui Dieu a fait les mondes, qui est le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de sa substance, et qui soutient toutes choses par la parole de sa puissance. Il était plus excellent que les anges (des créatures), en tant que Fils ; mais il l’est «devenu» après avoir été fait homme sans cesser d’être Dieu. Dieu parlait lui-même dans ce Fils, il n’avait jamais pu être parlé ainsi par les prophètes d’autrefois. Apôtre d’une nouvelle «confession», Fils de Dieu et Fils de l’homme il annonçait un grand salut — un «si grand salut» ! — mais il était venu pour en poser lui-même les bases par son oeuvre expiatoire. Quand ensuite Dieu a rendu témoignage avec ceux qui avaient à reprendre la prédication de cette bonne nouvelle, et que le Saint Esprit opérait en eux et par eux (2:3, 4), la purification des péchés avait été faite par cet Apôtre de leur confession, et Dieu l’avait glorifié. Comment un homme serait-il à la droite de la Majesté si la purification des péchés n’avait pas eu lieu, si parfaite que celui qui, sans péché, a porté nos péchés en son corps sur le bois, a pu prendre une telle place ? Cette Majesté a été hautement glorifiée, comment ne glorifierait-elle pas celui qui l’a glorifiée, et comment serait-il lui-même plus hautement glorifié que par la proclamation que lui, un homme, est bien le Fils, le Créateur, qui s’est fait le Rédempteur ? Il a pris ce siège dans toute cette double gloire personnelle. Qui aurait le droit de s’asseoir à la droite de la Majesté dans les hauts lieux s’il n’était Dieu ? Et qui pourrait porter les péchés des hommes s’il n’était homme, homme sans péché ? Mystère adorable de la Personne de Jésus ! Cet homme est associé aux privilèges divins dans les hauts lieux, les cieux lui sont ouverts dans ce qu’ils ont de plus inaccessible, et il s’y assied lui-même, comme il a fait par lui-même la purification des péchés. Nous ne pouvons que rendre hommage à Celui qui est placé si haut, nous prosterner et adorer. Mais, un si grand objet étant proposé à notre foi, quelle «plus grande attention» devons-nous porter aux choses que nous avons entendues d’un tel Seigneur ! 1.2 Hébreux 8:1 «Il s’est assis à la droite du trône de la Majesté dans les cieux» comme souverain sacrificateur, ministre des lieux saints. Les croyants ont «un tel souverain sacrificateur», c’est là la «somme», littéralement le point capital, de la doctrine de l’épître inspirée. L’attention est ici moins fortement appelée sur les «hauts lieux» (il est parlé, de façon plus large et plus générale, des «cieux») que sur le trône de la Majesté. Le trône, ce symbole de l’autorité, de la puissance et du conseil en gouvernement, est joint dans notre passage à un tabernacle, un sanctuaire céleste, glorieux, «le vrai tabernacle que le Seigneur a dressé, non pas l’homme». À la droite du trône, associé quoique d’une manière distincte à l’exercice du gouvernement divin, s’est assis Celui qui a acquis sur la terre le titre de souverain sacrificateur (5:5-10). Il appartient à Lui seul d’effectuer le service sacerdotal dans ce tabernacle du ciel. Il en est le «ministre», en contraste avec les ministres du culte lévitique sur la terre. À la glorification du chapitre premier correspond le : «Tu es mon Fils...» ; celle du chapitre 8 répond au : «Tu es sacrificateur pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédec». Un homme a part au trône, et le trône n’est point souillé, car non seulement cet homme est l’homme parfait, mais par son moyen les péchés de ceux dont on s’occupe là ne sont plus : le «ministre des lieux saints et du vrai tabernacle» dressé par Dieu s’est préalablement offert lui-même comme victime, et le trône de la sainteté peut être le trône de la grâce ; le jugement des ennemis viendra plus tard. «L’auteur du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent» a été consommé pour être le sacrificateur qui est là maintenant afin de sauver jusqu’au bout, à travers tout, ceux qui s’approchent de Dieu par lui, sur la base de l’expiation faite. Il intercède dans le ciel pour les croyants encore ici-bas, et il est «toujours vivant» pour cela. Il est là, assis mais actif dans l’accomplissement d’un service officiel d’une incomparable valeur. Il n’y a rien à ajouter, certes, à la purification des péchés ; l’effusion du sang de sa croix y a pourvu à jamais. D’autre part, ce n’est pas encore le temps du service qu’il assumera dans le règne millénial pour la bénédiction d’Israël et des nations, vrai Melchisédec assis sur son trône, selon Zacharie 6:13. Mais son sacerdoce actuel, qu’il exerce assis à la droite du trône de la Majesté dans les cieux, s’opère en faveur de ces croyants qui sont bien faits un avec lui caché dans le ciel, mais qui, ici-bas, dans l’infirmité, sont aux prises avec toutes les difficultés et les épreuves du désert. Il fait vis-à-vis d’eux ce dont la sacrificature d’Aaron était chargée sur la terre et qu’elle a été démontrée incapable d’accomplir, ne pouvant amener à la perfection les adorateurs ni les introduire dans la présence de Dieu. Il transforme en réalités les ombres auxquelles se limitait le service lévitique. Il le fait comme sacrificateur d’un autre ordre sacerdotal que celui d’Aaron, beaucoup plus élevé : l’ordre de Melchisédec, roi de justice et de paix, sacrificateur du Très-haut, lui-même «assimilé au Fils de Dieu», non évidemment quant à sa personne mais comme type de cette sacrificature dont Christ a été investi pour l’éternité. Christ reprend ainsi l’office d’intercession pour lequel la sacrificature aaronique s’était montrée insuffisante, et il devance l’office de relations établies en bénédiction entre le Très-haut et la terre, qui est le propre de la sacrificature de Melchisédec dans l’avenir. Le tout au bénéfice des saints de la dispensation présente, dont la vocation est céleste, mais qui cheminent ici-bas comme un peuple terrestre en route vers le ciel, et qui sont appelés à saisir ces privilèges et bénédictions par la foi. Tel est le «sacrificateur de notre confession». Tenons ferme celle-ci (4:14) «Retenons ferme jusqu’au bout la confiance et la gloire de l’espérance» (3:6), cette «espérance proposée que nous avons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme» (6:11, 18, 19). Béni soit Dieu, «nous avons un tel souverain sacrificateur», nous savons où il est, ce qu’il y fait, et nous le voyons là comme notre précurseur. 1.3 Hébreux 10:12 «Il s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu» comme celui qui a offert un seul sacrifice, d’une efficace perpétuelle, pour les péchés. Ici, nous n’avons plus l’élévation suprême de la Personne, comme en 1:3, ni l’excellence d’une fonction exercée activement comme en 8:1, mais l’efficacité continue, que rien ne peut rompre (infrangible), d’une oeuvre accomplie à la gloire de Dieu. Rien n’est à y ajouter, et elle constitue le fondement de cette élévation du ch. 1 et de cette fonction du ch. 8. Remarquons en passant que l’expression «à perpétuité» diffère du «à toujours» d’Hébreux 5:6 ; ce dernier parle d’éternité comme 6:20, 7:17, 21, 24, 28, alors que «à perpétuité» parle d’un état ininterrompu. C’est le côté du repos que rien ne peut troubler. L’oeuvre de grâce est terminée, Tu t’es assis dans le saint lieu. La présence de l’Homme Dieu à la droite de Dieu atteste que la propitiation est définitive. La volonté de Dieu a été parfaitement, absolument, complètement faite. La manifestation glorieuse attend ; Christ se lèvera pour la destruction des ennemis, mais ses rachetés auront été auparavant pris auprès de lui : ils sont dès maintenant, eux-mêmes, «rendus parfaits à perpétuité», ayant été sanctifiés par la volonté de Dieu, par «l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes» (v. 10 et 14). Nous avons visiblement ici un contraste avec des sacrificateurs obligatoirement debout, puisqu’ils devaient «offrir continuellement» (c’est le même mot original que «à perpétuité» ) des sacrifices sans cesse renouvelés, qui ne pouvaient ôter les péchés, mais les remettaient en mémoire. Les croyants, que Dieu lui-même «sanctifie» maintenant, sont assurés du pardon, ils entrent déjà par la foi dans le repos où leur sacrificateur est entré. À la question : «Qu’est-ce que l’homme, que tu te souviennes de lui ?» répond ce grand fait : le voici à la droite de Dieu et avec lui tous les «sanctifiés», ses frères (2:11). Aussi s’agit-il pour nous désormais de nous approcher, avec une pleine liberté, en pleine assurance de foi, «ayant un grand sacrificateur établi sur la maison de Dieu». 1.4 Hébreux 12:2 Il «est assis à la droite du trône de Dieu», comme chef et consommateur de la foi. Il a reçu la récompense due à une vie de foi, vécue comme parfait témoin, et à cause de cela homme de douleurs. Il avait devant lui la joie de cette récompense personnelle dont il jouit déjà en attendant sa manifestation en gloire. Nous trouvons ici le trône comme celui de Dieu, qui, dans sa souveraineté et sa justice, décerne le prix au vainqueur. Il associe à la gloire et à la domination divines Celui qui, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti lui-même, a été vu en figure comme un homme, et s’est abaissé lui-même. Il s’est dépouillé de tout, afin d’être obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. Il a tout surmonté, enduré la croix, méprisé la honte, l’ignominie d’une telle mort. «C’est pourquoi Dieu l’a haut élevé» (Phil. 2:6-11). Ici-bas la contradiction des pécheurs contre lui-même, là-haut la place d’honneur et d’autorité, à la droite du trône de Dieu. Il «est assis», c’est l’état dans lequel il est établi, la permanence de cette joie céleste, alors que les trois premiers passages disaient : Il «s’est assis», exprimant l’acte de prendre le siège auquel il avait droit. Il est doux pour le coeur qui aime le Seigneur Jésus de le savoir ainsi entré dans le repos et la joie, lui qui a tant lutté, tant souffert. Mais il y a plus. Nous le voyons là, objet placé devant ceux qui ont maintenant à fournir la course. Il est leur modèle, modèle de patience, de persévérance, de renoncement. Mais ce modèle est aussi le prix proposé au terme de cette course. Et enfin, il est la source de la force nécessaire pour la fournir. Il s’agit de «fixer les yeux» sur lui, qui a remporté la victoire : le contempler rend victorieuse la foi. Là est le secret pour que nos âmes, si vite abattues, ne soient pas découragées. Souvenons-nous constamment de «le considérer» (12:2 ; cf. 3:1). À la droite de la Majesté dans les hauts lieux avec sa gloire personnelle de Fils de Dieu vue dans le Fils de l’homme, à la droite du trône de la Majesté dans les cieux, dans sa gloire officielle présente de souverain sacrificateur, à la droite de Dieu dans le repos de son oeuvre parfaite, à la droite du trône de Dieu dans la joie de la foi couronnée, resplendissant au ciel de la gloire morale qui rayonnait de Lui ici-bas, — autant de faces sous lesquelles nous pouvons, pour le bien de nos âmes et pour un témoignage plus fidèle, considérer en effet Celui qui est au-dessus de tout et de tous. Le moment vient, où, dans la plénitude de sa joie et de la nôtre, s’accomplira ce dont il parlait à son Père disant : «Et la gloire que tu m’as donnée, moi je la leur ai donnée... Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, que tu m’as donnée...» Alors, bien-aimés, comme l’a exprimé un autre, nous n’aurons plus besoin d’un sacrificateur paraissant pour nous devant la face de Dieu, ni d’une épître aux Hébreux pour nous montrer nos privilèges et nous encourager. «Ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts» (Apoc. 22:5).

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