LE FRUIT DE L'ESPRIT (Donald GEE) CHAPITRE I, 2, 3

12:31Ministere MotsdeDieu

AVANT—PROPOS Aucune introduction n'est nécessaire pour ceux qui connaissent l'auteur de cet ouvrage. Ses écrits sur les « Ministères-dons de l'Esprit » et ses exposés pratiques de la vérité ont été pour des milliers de personnes une bénédiction. Son enseignement relatif aux opérations de l'Esprit par le moyen des dons ayant été si richement béni et d'une si grande utilité, il était convenable qu'il préparât maintenant un ouvrage sur les manifestations de l'Esprit dans ses rapports avec la vie chrétienne et les fruits qu'elle produit, tellement indispensables au bon exercice des dons et à l'esprit dans lequel ils doivent être utilisés. Ce traité sur « Le Fruit de l'Esprit » doit être soigneusement lu et médité par tous ceux qui aspirent à une vie cachée avec Christ en Dieu, car sans ce fruit, les dons spirituels deviennent, l'airain qui résonne, ou la cymbale qui retentit. Ce livre vous est chaleureusement recommandé, — à vous qui désirez vivre par l'Esprit une vie toute à la gloire de notre Sauveur et Seigneur. -------------------------------------------------------------------------------- Introduction Comme il est indiqué dans le premier chapitre de ce petit livre, l'auteur eut le privilège de donner cette série d'études bibliques sur le fruit de l'Esprit au cours annuel de la grande école biblique de l'Eglise « Filadelfia » à Stockholm, probablement la plus grande assemblée de Pentecôte du monde entier. Elle est publiée en réponse aux bienveillantes et nombreuses demandes de ceux qui désiraient les avoir en permanence, c'est pourquoi ce livre a été tiré, au cours d'un voyage en Afrique du Sud, de notes prises sur ces études. Le sujet si attrayant du « Fruit de l'Esprit » et des formes diverses de sainteté pratique qui s'y rattachent ont inspiré tant de volumes à tant d'auteurs doués, qu'en ajouter un autre, si modeste fût-il, paraît presque une présomption. Cependant, une manière très attrayante d'aborder ce sujet, semble, en grande partie, avoir été négligée jusqu'ici : c'est celle du Fruit de l'Esprit considéré du point de vue particulier de la Pentecôte. Il est inévitable que l'expérience spirituelle si puissante, si importante par elle-même, raison d'être de ce grand mouvement, nécessite une réévaluation des expériences précédentes et une révision de quelques doctrines antérieures. Dans ce petit livre il a été fait un essai dans ce sens, et les vérités essentielles contenues dans ce sujet sont abordées et expliquées, et leur utilité pratique démontrée, du point de vue de celui qui fait définitivement partie du mouvement de Pentecôte. Un aspect légèrement distinct de la question, qui vient peut-être s'y ajouter, est l'application fréquente de cette étude à ceux qui sont engagés dans l'oeuvre du ministère. Le lecteur reprochera peut-être à cet ouvrage de ne pas entrer d'une manière approfondie dans les questions théologiques qui s'y rattachent. La raison en est qu'il est écrit spécialement pour les personnes fidèles et bien-aimées qui constituent la plus grande partie de nos assemblées, et de l'Eglise Universelle, et vise, par conséquent, à être pratique plutôt que théorique. Nous espérons que le caractère particulier de ce travail le rendra utile pour un plus grand nombre de personnes que ne le seraient des esquisses purement théologiques. Les étudiants zélés n'auront pas de difficultés à découvrir les convictions personnelles de l'auteur en fait de doctrine, car elles font nécessairement partie intégrante de toute l'étude elle-même. Mais pour ceux qui s'intéressent spécialement à l'aspect théologique je dirai ce dont je suis moi-même persuadé : la doctrine de la Trinité implique nécessairement que les oeuvres accomplies par les différentes personnes de la Divinité peuvent, et doivent, être considérées de points de vues divers, chacun étant correct comme aspect particulier de la vérité, sans toutefois la contenir entièrement. Ainsi, nous savons que « Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique », et cependant, nous savons en même temps, et d'une manière tout aussi vraie, que « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec Lui-même ». De même, le Saint-Esprit est quelquefois envisagé comme l'Esprit du Père, ou l'Esprit du Fils, mais à d'autres reprises comme une Personnalité tout à fait distincte, séparée des deux autres. L'application de ces mystères sublimes au sujet qui nous est présenté est à mon avis la suivante : les différentes qualités du caractère chrétien énumérées comme «Fruit de l'Esprit » résultent d'une manière définie d'un principe nouveau de vie au dedans d'un homme, principe apporté par la naissance d' « En Haut ». La source de cette vie, et par conséquent la Source dernière de ce « Fruit », c'est Christ Lui-même, le Sauveur, demeurant en nous. Les Écritures ramènent d'une manière évidente ces choses à Christ. (Galates 2:20, Jean 15 :3 Phi 1 :11 etc). Mais cette présence de Christ demeurant dans le croyant lui est nécessairement donnée par le Saint-Esprit, envisagé sous ce rapport comme « l'Esprit de Christ », parce que le Fils lui-même, dans sa Personnalité propre, comme Seconde Personne de la Trinité, est maintenant assis à la droite du Père dans les lieux célestes. Il en résulte que la source divine, du « Fruit » est le Saint-Esprit vu sous Sou aspect particulier, « d'Esprit de Christ ». Il apparaît, dans le Nouveau Testament, comme un fait historique indéniable que le Saint Esprit peut et doit être reçu par le croyant, sous Sa Personnalité propre et distincte. Cette expérience doit suivre à première venue à la régénération ; elle est appelée le Baptême du Saint-Esprit, dont le but n'est pas de donner la Vie mais la puissance. Ses manifestations particulières ne sont pas les fruits, mais les dons spirituels. Ce point de vue aide certainement beaucoup à résoudre le plus grand nombre des difficultés que rencontrent dans l'étude de ces sujets, les personnes observatrices et réfléchies. Car il montre comment il est possible aux croyants ayant reçu le Saint-Esprit dans Sa puissance régénératrice comme « Esprit de Christ » demeurant en eux, de manifester beaucoup de « fruit », sans avoir jamais connu l'expérience définie du baptême du Saint-Esprit. Et, d'un autre côté, il montre comment certains chrétiens peuvent exercer les dons spirituels reçus par ce baptême sans manifester le fruit de l'Esprit — s'ils négligent de maintenir la plénitude de la vie de Christ au dedans d'eux mêmes ; autrement dit, s'ils ne prennent garde de « marcher selon l'Esprit ». Je sais fort bien que l'opinion théologique ci-dessus peut être discutée ; mais je dirai au moins ceci : la vérité de la Divinité en trois Personnes dépasse tellement la compréhension humaine que tout en nous sentant en droit de maintenir d'une manière dogmatique la vérité centrale, nous pouvons et devons montrer une grande tolérance vis-à-vis des doctrines personnelles qui essaient d'en définir les différentes manifestations. Ceci est particulièrement vrai du Saint-Esprit, car la définition exacte de sa Personne et de Son Œuvre, formant partie du mystère insondable de la Divinité, représente une profondeur de vérité théologique digne de beaucoup d'étude, et que seule la lumière de la révélation peut nous dévoiler. Je suggère respectueusement qu'une doctrine qui semble rencontrer d'une manière satisfaisante tant de faits d'expérience renferme sans doute une vérité de première importance. On n'en demande pas plus. Ceci dit, je suis heureux de laisser les questions purement théologiques pour aborder le côté toujours plus agréable, et, je crois, plus important et plus pratique. Donald GEE. -------------------------------------------------------------------------------- CHAPITRE I LE FRUIT DE L'ESPRIT ET LES DONS SPIRITUELS Lorsque, dernièrement, me sont échus en partage le privilège et la responsabilité d'enseigner une fois encore au cours annuel de la grande école biblique de Stockholm, je demandai à l'un des pasteurs de la localité s'il avait quelque suggestion à me faire pour un sujet convenable. Après un court silence, il me répondit « Le Fruit de l'Esprit ». Je vis immédiatement l'inspiration du Saint-Esprit dans un choix si heureux s'harmonisant d'une manière parfaite avec les études sur « Les dons spirituels » faites l'année précédente. L'équilibre essentiel entre ces deux sujets s'imposera d'une manière évidente à tous ; malheureusement, il faut avouer qu'en appuyant trop fortement sur les dons spirituels, certains semblent avoir parfois négligé le Fruit de l'Esprit. Avant de les critiquer trop hâtivement souvenons-nous que pendant des générations, et dans bien des directions à l'heure actuelle toute l'importance a été donnée aux fruits au détriment des dons spirituels. Une telle insistance manque d'équilibre, à la lumière de l'Ecriture, et comme le pendule la vérité cherche toujours sa position d'équilibre. Le Nouveau Testament marque une harmonie exquise entre ces deux sujets, qui font partie intégrante de l'oeuvre du Saint-Esprit. Le Chapitre 12 de la première Epître aux Corinthiens termine un exposé sur les dons spirituels par ces mots significatifs : « Aspirez aux dons les meilleurs. Et je vais encore vous montrer une voie par excellence. » Ainsi le thème de la Charité, « fruit » de l'Esprit est présenté avec un sens exact de la mesure. Et cependant, pour éviter que la balance ne penche trop de l'autre côté, après le si lumineux cantique de louanges à la charité du chapitre 13, le chapitre 14 commence par ces mots tout aussi significatifs : « Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels ». A travers ces trois chapitres sensés, éloquents, pratiques, l'équilibre est maintenu. Il y est fortement insisté sur l'absolue nécessité de la sanctification pour le bon usage des dons spirituels, mais nulle part, nous ne trouvons l'opposition fanatique et presque brutale qui semble être de nos jours la marque de certains docteurs de la «Sainteté ». L'équilibre parfait entre les « fruits » et les « dons » de l'Esprit est peut-être intentionnellement appuyé par ce fait qu'ils sont tous deux au nombre de neuf, énumérés respectivement dans Galates 5 :22-23 et 1Co 12:8-10. Le fruit croit Le choix inspiré du terme « fruit » est rempli de beauté. Notez le contraste entre les oeuvres de la chair et le « fruit » de l'Esprit dans Galates 5. Les « oeuvres » nous parlent de la ville poussiéreuse, de machines bruyantes, d'activité fiévreuse. Le « fruit » nous parle de la campagne, de jardins paisibles, et des forces silencieuses mais vitales de la nature. Les fruits sont le résultat de la vie. D'abord paraît le bourgeon, puis la fleur, finalement le fruit mûr pour la récolte. Soutenant toutes ces choses est la vie de l'arbre, portant le fruit, la vie, aussi des forces de la nature, du soleil, de la pluie, qui apportent leurs bienfaits. Les fruits ne peuvent être obtenus là où règne la mort. La comparaison est exacte. Le fruit de l'esprit est le résultat direct de la vie de Christ apportée au croyant par l'Esprit, « le fruit de justice» qui est par Jésus-Christ (Phil. 1:11). Car il résulte d'une vie de communion intime et constante avec Christ. « Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruits » (Jean 15 :) La perte de cette communion explique souvent notre impuissance à porter du fruit, et le labeur du chrétien, si grand soit-il, et même l'exercice des dons spirituels ne peuvent jamais remplacer la marche avec Dieu. C'est un encouragement de savoir que la communion constante avec Christ dans notre vie quotidienne produira le fruit de l'Esprit à notre insu. Les personnes qui nous entourent le voient avant nous, ce qui est de beaucoup préférable. Ce principe d'une croissance soutenue et tranquille contraste d'une façon frappante avec la manière dont les chrétiens peuvent recevoir les dons spirituels. Ceux-ci sont souvent, non pas obligatoirement toutefois, communiqués en une occasion spéciale, avec la prière ou l'imposition des mains comme pendant la « Pentecôte » à Ephèse. (Actes 19:6) où lorsque des anciens firent l'imposition des mains à Timothée. (1 Tim 4 :14). Combien cherchent le fruit de l'Esprit, mais en vain, parce qu'ils s'y prennent mal ! Ils assistent à des réunions en plein air ou à des conventions, ou vont entendre un prédicateur « renommé ». Ils pensent que le fruit de l'Esprit particulièrement désiré, comme la paix ou la douceur, sera subitement et sur le champ planté en eux. Faute de marcher avec Christ, ils seront inévitablement déçus. J'ai raconté en divers lieux, un incident de ma jeunesse. Je désirais vivement, un été, faire pousser des tomates dans notre petit jardin. J'achetai mes plants, je les mis en terre et j'en pris soin. Mais l'atmosphère poussiéreuse de Londres leur était peu favorable, et vers la fin de l'été je commençais à désespérer de jamais récolter de fruits. Jugez donc de ma surprise lorsqu'un beau matin je vis pendre de grosses tomates mûres à mes plants. Ravi, stupéfait, je me précipitai dans le jardin, mais je constatai alors que ma mère les avait attachées avec u ne ficelle . Cette petite plaisanterie de ma jeunesse illustre bien ce que nombre de personnes essaient de faire avec le fruit de l'Esprit. Elles ne remplissent jamais les conditions pour porter ce fruit, puis essaient d'y suppléer en cherchant une méthode artificielle de production. Mais nous pouvons toujours voir les « ficelles » Non pas par le baptême Beaucoup de personnes considèrent le baptême du Saint-Esprit comme un moyen de porter ce fruit et éprouvent un désappointement profond s'il ne se manifeste pas immédiatement après cette expérience spirituelle. Cependant le but expressément désigné du baptême du Saint- Esprit, et le résultat de ce baptême, sont de donner la puissance pour le service et le témoignage. (Actes 1:8). Conformément à ce dessein, ce sont les manifestations surnaturelles de l'Esprit par ses dons qui forment le signe initial du baptême (Actes 2:4. 10:26. 19:6). La sainteté est le signe d'une vie de communion ininterrompue avec Christ, et n'est pas nécessairement rattachée directement au baptême de Pentecôte. Même sans ce dernier, la beauté de Christ peut largement s'épanouir dans le caractère du Chrétien. Il faut ajouter que la plénitude réelle du Saint-Esprit produit inévitablement aussi le fruit parce quelle nous donne une vie de communion avec Christ plus riche et plus vivante. Cependant le dessein immédiat de la Pentecôte était de donner la puissance, non la sainteté, la sainteté fut auparavant acquise par la foi ; et la sainteté par l'obéissance devait suivre. Un enfant en Christ peut ainsi recevoir parfois des manifestations frappantes de la puissance de l'Esprit malgré un manque visible de maturité du fruit qui forme le caractère du chrétien. Ceci apparaît clairement chez beaucoup des premiers convertis au Christianisme auxquels furent adressées les Epîtres du Nouveau Testament. Des dons réels de l'Esprit de Dieu peuvent être exercés là où la charité n'est point parfaite. (1Co 13:1-3).Sans la charité,les dons ne sont pas employés d'une manière normale, ce qui est inexcusable chez le croyant de quelque maturité. Où l'amour est absent, les dons sont absolument sans valeur. Il en résulte pour ceux qui exercent les dons spirituels une nécessité impérieuse de porter aussi les fruits de l'Esprit, et de demeurer dans la « doctrine des Apôtres » (Actes 2:42). Le feu et l'enthousiasme de notre témoignage public pour Christ peuvent rendre vain ce témoignage si notre vie n'est pas remplie de la grâce et de la beauté de Jésus Nous sommes tous des lettres « vivantes, connues et lues de tous les hommes » ; et, si notre vie n'est pas en harmonie avec nos paroles, elle ne peut que très fâcheusement s'accompagner d'un grand étalage de dons apparents. La puissance du fruit . Tout ceci tend à prouver la puissance réelle du fruit de l'Esprit. C'est l'influence tranquille d'une vie pleine de beauté, plutôt que la puissance torrentielle d'un ministère plein de feu, et cela vient de notre communion avec Dieu et non d'un moment de crise. On raconte que lorsque la construction du Forth Bridge en Ecosse était près d'être terminée, les ingénieurs, pendant toute une journée froide et sombre, essayèrent vainement de rapprocher certaines importantes poutres de fer. Ils eurent sans succès, recours à tous les procédés imaginables de la mécanique, et à la fin de la journée se retirèrent absolument impuissants. Mais le lendemain matin, le soleil d'été enveloppa de ses chauds rayons les grandes masses de fer et la dilatation produite leur permit bientôt de faire la soudure. Il en est ainsi d'une grande partie de l'oeuvre de l'Esprit. Sa puissance opère parfois plus irrésistiblement par les forces calmes de l'amour, de la joie et de la paix, que par les manifestations plus frappantes des dons et des prophéties. D' un autre côté il y a souvent des rochers qu'il faut briser, et des portes qui doivent être ouvertes pour lesquels la dynamite des dons spirituels de Pentecôte est absolument indispensable. Ce fut l'expérience de Philippe dans son oeuvre d'évangéliste en Samarie (Actes 8:6) et Paul l'a prouvé comme pionnier missionnaire. (Actes 13:12-14:3 à 19:20). La manifestation de la puissance spirituelle la plus grande est obtenue là seulement où les fruits et les dons vont de pair. A cet égard, le Nouveau Testament rapporte soigneusement, que les hommes d'une puissance spirituelle exceptionnelle possédaient non seulement des dons, mais aussi la grâce de Dieu et la bonté. (Actes 6:3 à 11:24 16:3à 22:12 etc...) Le plus grand exemple de ce principe que la puissance spirituelle est à son plus haut point là où les dons surnaturels se rencontrent en harmonie parfaite avec une irréprochable sainteté du caractère, est le Seigneur Jésus-Christ Lui-Même. -------------------------------------------------------------------------------- CHAPITRE II L'AMOUR L'amour est sans aucun doute le plus grand de tous les fruits de l'Esprit. Il occupe dans l'énumération de Galates 5:22-23 la première place, et cela est juste et inévitable. Car l'amour dans sa perfection, semble comprendre presque tous les fruits de l'Esprit, et les fait resplendir comme des reflets de sa gloire suprême. Définir l'amour parfait — et dans sa maturité le fruit de l'Esprit n'est pas autre chose — c'est là une tache qui dépasse toute' plume et toutes paroles humaines. Paul s'en, rapproche beaucoup dans 1 Cor 13, mais alors il écrivait sous l'inspiration de l'Esprit. Dieu est amour, et par conséquent vouloir définir l'amour, c'est vouloir défini l'infini. Un jour, dans la région du centre ouest de l'Amérique, j'essayai de décrire l'Océan Atlantique à une vieille dame qui, de sa vie, n'avait vu la mer. Je suis certain d'avoir complètement échoué. Elle reçut sans doute une idée vague de quelque grand lac, mais c'est tout. — J'ai toujours ce même sentiment d'impuissance lorsque je commence à parler de l'amour de l'Esprit. Quelques contrastes avec l'amour humain. Mais ce travail nous sera facilité, si nous notons quelques contrastes, et particulièrement les différences subtiles mais essentielles, entre l'amour purement humain (qui n'est pas ce que la Bible entend par le « fruit de l'esprit ») et l'amour véritablement spirituel, résultat direct de ce que nous sommes devenus participants de la nature divine par la régénération. Toute étude approfondie du fruit de l'Esprit nous ramène directement aux vérités fondamentales de la Nouvelle Naissance. C'est de la vie nouvelle reçue alors — la « loi de l'Esprit de vie en Jésus-Christ » — que naît tout fruit de l'Esprit. Le fruit de l'Esprit est tout aussi surnaturel que ses dons, il ne résulte pas d'une amélioration de notre caractère naturel ; mais d'une vie spirituelle nouvelle reçue d'en haut. Ses possibilités sont étonnantes et glorieuses. Il est accessible à ceux chez qui l'on s'attendrait le moins à le voir, de même que les dons spirituels sont communiqués aux personnes pour lesquelles le monde n'a que mépris, a) l'amour pour nos ennemis L'amour humain aime ce qui est à lui, il grandit dans une atmosphère d'amitié, il est soutenu par des démonstrations d'affection réciproques. L'amour naturel ne persiste qu'en de rares occasions là où, selon toute apparence, rien n'est donné en retour. Mais le fruit de l'Esprit dépasse tout cela, car il produit l'amour pour nos ennemis. Il est plus qu'une tolérance négative ; activité positive, il nous pousse à faire du bien à ceux qui nous maltraitent et nous persécutent. C'est un des traits les plus remarquables de l'Evangile de Christ qu'il nous commande un tel amour, (Mat 5:46-47) et le commandement même implique, comme toujours, la grâce pour l'accomplir. Cette grâce nous est donnée par l'Esprit de Christ en nous. Notre Seigneur fut toujours Lui-même l'Exemple parfait de son enseignement. L'amour, fruit de l'Esprit, fut pleinement révélé lorsqu'il priait à Golgotha « Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu'ils font ». Pour apporter à l'Eglise la preuve de la possibilité certaine pour le Saint-Esprit de produire ce même amour dans les disciples, nous avons l'exemple d'Etienne priant pendant que ses ennemis le lapidaient : « Seigneur, ne leur impute pas ce péché ». Echo de Golgotha ! b) Cet amour ne change pas Une des protestations les plus courantes de l'amour humain, est la suivante : « Je vous aimerai toujours ». Combien de fois, cependant, les années qui passent et les circonstances qui changent refroidissent notre amour. Nous déclarons en toute sincérité, et avec beaucoup de ferveur pendant notre jeunesse que notre amour durera toujours, mais nous ne connaissons pas nos propres coeurs. C'est pour cette raison qu'avec l'âge, hommes et femmes ont tendance à devenir cyniques vis-à-vis de tout amour, s'ils n'ont pas trouvé le sec et de l'amour, fruit de l'Esprit Eternel. Cette découverte est comme une révélation. Cet élément d'invariabilité dans l'amour de Christ fut merveilleusement manifesté envers Pierre après son reniement. Simon aurait pu chanter avec une rare compréhension : « Oh ! quel amour insondable ! » On peut dire que Barnabas aussi manifesta ce fruit de l'Esprit dans la ténacité avec laquelle il retint auprès de lui le jeune Marc jusqu'à ce que ce disciple vacillant fut devenu « utile » (Actes 15:30 2Tim. 4:11). Ce même fruit peut souvent, de nos jours, sauver une vie, et parfois un ministère. c) Cet amour se sacrifie L'amour humain se rapproche le plus de l'amour de Dieu sur ce point. Car même l'amour naturel, lorsqu'il est réel, prouve sa profondeur par la promptitude à se sacrifier pour l'objet aimé, parfois même jusqu'à la mort. « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ». Et cependant, l'amour divin fait mieux. « Quelqu'un peut-être mourrait pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pêcheurs, Christ est mort pour nous ». (Romains 5:7-8). L'amour suprême accomplit le plus grand de tous les sacrifices, pour ceux qui en sont suprêmement indignes. C'est une forme différente pour dire que l'amour divin s'étend même à ses ennemis, mais nous la mentionnons spécialement ici parce qu'elle est l'essence même de tout ministère véritablement chrétien . « Le bon Berger donne Sa vie pour Ses brebis » n'est pas seulement écrit de Christ, mais doit être aussi vrai pour tout bon berger des brebis de Dieu. Rien n'est plus nécessaire chez un serviteur de Christ que cet aspect particulier du fruit de l'Esprit. Dans bien des localités, l'oeuvre de Dieu languit non pas faute de dons spirituels, mais parce qu'il manque quelqu'un qui veuille bien y apporter un peu d'amour et d'esprit le sacrifice. Peu de dons font beaucoup s'ils sont accompagnés d'une grande charité. L'amour, le dévouement de tout vrai missionnaire, exercés dans un pays malsain envers un peuple naturellement peu aimable, sont les plus belles démonstrations de ce fruit de l'Esprit. Cependant, là ou règne un amour réel, le sacrifice est à peine aperçu, et jamais mentionné. Nous avons un jour visité, ma femme et moi, la mission de Pentecôte d'une petite ville d'Orient, où l'air était tellement irrespirable que nous étions heureux de pouvoir grimper au sommet de la colline pour trouver un peu de fraîcheur et vaincre la nausée. Pourtant, le dévoué missionnaire parlait toujours du lieu de sa demeure avec un véritable enthousiasme, et le considérait comme un des plus beaux coins de la terre. L'amour transforme. Bien des parents spirituels parmi ceux qui se sont consacrés avec le même dévouement, le même esprit de sacrifice, à l'oeuvre du pasteur chez nous, pourraient dire avec Paul : « Nous aurions voulu non seulement vous donner l'Evangile de Dieu, mais encore nos propres vies, tant vous nous étiez devenus chers ». (1 Thess 2:8). L'amour humain peut en se sacrifiant manquer de sagesse. L'Esprit de Dieu fera de nous des personnes non seulement dévouées, mais sages. d) L'Amour divin est parfois disciplinaire L'amour humain n'est jamais plus près d'échouer à la tâche qu'au moment où il a pour devoir de châtier. Chaque « enfant gâté » en est la preuve. « Le Seigneur châtie celui qu'il aime », et tous les parents ont besoin du fruit de l'Esprit pour agir en cela d'une manière agréable à Dieu. La grande difficulté, pour la plupart d'entre nous, est de garder le juste milieu entre la colère et la faiblesse. Châtier avec un amour sincère est tout un chef-d'oeuvre. C'est ici le facteur primordial de toute discipline dans l'Eglise. La discipline doit régner dans nos assemblées (1 Cor. 5:2) mais cet amour divin que peut seul produire le fruit de l'Esprit est une nécessité absolue pour atteindre le but : édifier et non détruire. Certaines tentatives sincères d'établir une discipline dans l'Eglise ont fait plus de mal que de bien : il manquait l'amour. L'amour que donne le Saint-Esprit s'élève au dessus de tout intérêt personnel. Une de ses caractéristiques infaillibles est de se réjouir de la vérité », plus précieuse pour l'amour divin que tous les liens de l'affection naturelle. Nous pouvons citer le cas très triste où le fils d'un pasteur avait péché moralement dans l'assemblée. Le jeune homme ne se repentit pas, et le devoir du pasteur était, selon toute évidence, de le retrancher de l'assemblée, jusqu'à ce qu'il « rentrât en lui-même », comme l'enfant prodigue. Mais le pasteur ne remplit pas son devoir, et ce fut un grand préjudice au témoignage rendu pour Dieu en ce lieu. Cette situation était extrêmement pénible. Chacun d'entre nous aurait pu échouer de la même manière, mais ce fait nous révèle la nécessité d'agir parfois avec fermeté, et la possibilité qui nous en est donnée par le fruit de l'Esprit. Voyez comment l'amour Divin insista sur la mort de l'enfant de David, tout en pardonnant librement le péché dont cette mort était le châtiment. (2 Samuel 1:12-14). Il a été dit que « l'amour est aveugle » Ce n'est vrai que de l'amour humain. L'amour, fruit de l'Esprit, a les yeux ouverts à tout, agit en conséquence et continue toujours d'aimer. Le lien de la perfection Paul exprime un idéal rempli de beauté en adressant aux Colossiens l'exhortation suivante ; « par dessus toutes choses, revêtez- vous de la charité, qui est le lien de la perfection » (Col 3:14). Ce verset de l'Ecriture me fait toujours penser à la courroie solide que je mets autour de ma valise pour voyager. J'emporte toutes sortes de choses, les unes dures, les autres fragiles, les unes grandes, les autres petites, les unes faciles « à fourrer » dans les coins, les autres guère commodes ; mais ma grande courroie de cuir les maintient toutes ensemble en une union parfaite. Ainsi en est-il de l'Eglise. Nous présentons une si grande diversité de personnalités et de caractères que l'union semble souvent une impossibilité, mais le fruit de l'Esprit, l'amour de Dieu, peut accomplir cette oeuvre en nous. Nous avons pensé parfois que les dons de l'Esprit amèneraient inévitablement l'union. Sans doute en serait-il ainsi si les dons spirituels étaient accompagnés du fruit de l'Esprit. Mais les sentiments qui gouvernent notre propre esprit, l'état dans lequel il se trouve, peuvent influencer de telle manière la révélation et la manifestation du Saint-Esprit que Christ même peut être prêché par esprit de dispute, et les « langues » devenir « l'airain qui raisonne ». Seuls les fruits et les dons agissant ensemble en une sainte association peuvent amener cette union. Grâces soient rendues à Dieu qui nous promet dans Sa Parole la victoire finale. Nous parviendrons tous à « l'unité de la foi, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ » (Eph. 4:13). Les dons spirituels exercés avec amour contribuent toujours à cette fin. Lorsque je visitai Stockholm pour la première fois en 1930, je vis la grande salle de l'assemblée « Filadelfia » en voie de construction. Les ouvriers étaient partout au travail, "échafaudage entourait le bâtiment et les bruits résonnaient de toutes parts. Bien des fois depuis cette époque en contemplant le bel édifice entièrement achevé où se pressaient des milliers d'adorateurs, je me suis remémoré les paroles si souvent mal interprétées qui terminent le chapitre 13 de la première épître aux Corinthiens. Car à Stockholm seul comptait et devait être permanent, non les bruits ou l'échafaudage de la construction, mais le bâtiment. Cependant les bruits et l'échafaudage étaient indispensables pour le construire et l'achever. Ainsi en est-il de l'édifice spirituel de Dieu dans l'Eglise, et cette illustration nous aide à comprendre les desseins de Dieu,dans les dons spirituels. En fin de compte, seule importe notre édification à l'image de Christ, se manifestant par le Irait de l'Esprit. Le but des dons spirituels est d'amener à maturité ce fruit éternel. Un jour les dons « passeront » mais pas avant que leur oeuvre soit terminée. Mais ce jour arrivera seulement lorsque la manifestation finale du fruit de l'Esprit dans sa plénitude sera visible chez tous les enfants de Dieu, quand nous verrons le Seigneur. Alors, resplendissant au dessus de tout,demeurera « la plus grande de ces choses : La Charité». -------------------------------------------------------------------------------- CHAPITRE III LA JOIE Tout le monde veut la joie. Ceux même qui délibérément, choisissent une voie de sacrifice paraissant rendre impossible toute joie présente, le font dans l'espérance d'une joie future et éternelle. Christ lui-même a souffert la Croix,et méprisé l'ignominie «En vue de la joie qui lui était réservée » (Heb. 12:2). La joie naturelle Il est une joie toute humaine qui peut être produite par des moyens entièrement naturels. Mais elle n'est pas ce que la Bible entend par le « fruit de l'Esprit » qui résulte de ce que nous avons reçu l'Esprit et marchons selon l'Esprit. Certaines caractéristiques de la joie naturelle la séparent nettement de la joie spirituelle (l'expression « joie spirituelle » est employée ici pour désigner le fruit de l'Esprit). a) en premier lieu, la joie naturelle ne dure généralement pas,et ne possède aucun élément de permanence. (Ecc 7:6) . Rien ne montre mieux sa nature éphémère que la recherche fiévreuse par l'homme du monde d'un changement continuel et de moyens toujours nouveaux de se divertir. b) Elle est toujours accompagnée d'un mélange mystérieux de tristesse (Prov. 14:13). La tonalité mineure persiste à travers la musique ; il y a un « squelette au festin » ; elle est toujours pénétrée d'un sent d'insécurité. Beaucoup de joie apparente n'est souvent qu'un effort conscient et volontaire pour étouffer les soucis et intoxiquer l'âme. « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons ». c) La forme la plus pure de la joie naturelle est sans doute celle que nous éprouvons de notre travail,et à bien des égards celle-ci, vraiment noble, est source d'une satisfaction réelle. Salomon en explora d'une manière complète toutes les possibilités et la recommande comme la plus noble des joies « sous le soleil » (Ecc 2:10,11). Mais même ici, il découvrit une vanité finale, car les oeuvres les plus grandioses doivent tomber en désuétude. L'artisan doit un jour les quitter, souvent même avant qu'elles soient achevées. Leur perfection ne provoque que jalousie et amertume chez les autres. Ce sont là des « mouches » dans l'huile de la joie naturelle, qu'en font autant une source de tristesse que de satisfaction personnelle (Ecc 10:1) Le prophète Jérémie a résumé tout cela dans sa phrase célèbre « Des citernes crevassées qui ne retiennent pas l'eau » (Jer 2:13). Le glorieux message de l'Evangile annonce que Dieu peut donner aux hommes une joie exempte de toutes ces faiblesses, une source d'eau qui « jaillit jusque dans la vie éternelle. » Non des citernes, mais des sources d'eau. La joie spirituelle diffère de la joie naturelle en ce qu'elle jaillit d'une source pure. Le coeur droit devant Dieu devient logiquement capable d'une joie pure et éternelle. a) La joie du salut — du pardon des péchés, est la première qui soit partie intégrante du fruit de l'Esprit. Elle est essentiellement un sentiment de délivrance d'un fardeau intolérable,d'une recherche récompensée, d'une aspiration assouvie De cette catégorie sont la joie du geôlier de Philippes, de l'eunuque éthiopien, du marchand de perles. (Actes 16:34-8:39. Matt. 13:36). Un tel sentiment, quoique éternel et pur, tend à devenir égoïste. Le fruit de l'Esprit, dans ce premier état, n'est pas encore parvenu à maturité, et doit croître dans : b)La joie du salut des autres. — Il n'est rien qui ajoute plus à toute joie véritable et ne la purifie mieux que de la partager avec d'autres. Quand le sujet n'en est rien moins que le salut, la joie produite est des plus grandes que l'on puisse imaginer. Lorsque Paul et Barnabas racontèrent dans les assemblées la conversion des païens, ils causèrent une « grande joie » à tous les frères. (Actes 15:3). Ceux qui ont conduit, ne fût-ce qu'une âme, au Sauveur, savent combien est profonde la joie éprouvée. Ce même élément entre dans tout le plaisir pur que les enfants de Dieu, Ses rachetés, ressentent aux progrès de Son oeuvre en tous lieux. c) Il est cependant une chose plus profonde encore. La joie de servir est meilleure que celle d'une bénédiction strictement personnelle, mais, dans notre rédemption, la joie dernière est une joie pure en Dieu Lui-même. Les âmes arrivées à un développement complet l'ont éprouvée dans tous les âges, et en tous lieux dans l'Eglise. C'est le fruit de l'Esprit parvenu à une entière maturité. Le vieux prophète Habakuk décrit, dans un passage remarquable, une scène de désolation complète de la nature, puis termine avec ce cri de triomphe « Toutefois, je veux me réjouir en l'Eternel, je veux me réjouir dans le Dieu de mon Salut » (Hab 3:18) « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur », dit Paul (Phil. 4:4). Une telle joie devient indépendante de toutes les circonstances du dehors et même des bénédictions intérieures. Elle se réjouit de la possession sûre et certaine de Celui qui bénit ; l'essence même de l'éternelle et ineffable joie du ciel, elle partage l'extase des êtres glorifiés qui entourent Son trône. La rivière de joie de notre salut, le fleuve de joie de notre service, se sont élargis et sont devenus la joie finale dans l'Océan infini. Et parce qu'elle est en Dieu Lui-même, elle est une « joie éternelle » (Esaïe 35:10), car sa Source ne peut jamais tarir. C'est la réponse victorieuse à tout ce que la joie humaine a d'insuffisant et d'incomplet. Le Jardinier au travail. Les fruits les meilleurs ne sont dûs qu'à des soins diligents, et le Maître apporte un labeur patient au perfectionnement du fruit de l'Esprit chez Son peuple. Pour établir la réalité de notre joie nouvelle de salut dans la délivrance du péché et nous apprendre à en trouver la source en Lui seul, il permet sou vent des circonstances assez pénibles pour nous montrer qu'il n'en existe aucune hors de Lui. Des malheurs nous accablent de tous côtés, mais la joie demeure. Ce fruit de l'Esprit est indépendant des circonstances extérieures. L'exemple classique est celui de Paul et de Silas en prison, le corps meurtri par une souffrance physique injustement infligée, chantant à minuit les louanges de Dieu ! Il valait vraiment la peine de découvrir que l'on pouvait chanter dans de pareilles circonstances ! La joie chrétienne est souvent incompréhensible à l'homme naturel. « Attristés mais toujours joyeux » l'exprime bien. Parfois même cette joie des chrétiens irrite ceux qui ne la connaissent pas. « Vous ne devriez pas être heureux ! » fut un jour la protestation indignée de l'un de mes amis, lorsque la joie irrésistible du salut persistait à déborder des- lèvres en dépit d'une tristesse sincère. Mais il est une leçon plus profonde encore que nous devons apprendre. Le Maître enlèvera même la joie débordante des sentiments spirituels afin d'amener l'âme à n'éprouver qu'une joie pure en Lui-même. Cette leçon doit être apprise par tous ceux qui ont reçu le baptême du Saint-Esprit. Le changem3nt qui s'opère alors est, au début, une source d'anxiété pénible, surtout si aucun ami ou pasteur avisé n'est présent pour conseiller et instruire. Une leçon pour les chrétiens de « Pentecôte » Notre expérience de Pentecôte est généralement, dans les premiers temps, source d'une grande joie dans le glorieux bonheur qu'elle nous apporte. C'est la cause première du « parler en langues » parce que l'exaltation de notre esprit ne peut trouver d'autre moyen de s'exprimer. Mais la tendance inévitable subsiste de faire un usage égoïste de l'exaltation spirituelle et des transports joyeux, et ne plus regarder qu'à nous-mêmes. L'âme vit des sentiments qu'elle éprouve, même s'ils résultent de la plénitude du Saint-Esprit en nous. Il y aura dorme dans les plans infiniment sages de Dieu, un temps d'épreuve, où les manifestations sensibles de la présence et de la puissance du Saint-Esprit seront beaucoup diminuées, afin de rétablir le principe invariable de la foi dans la vie qui plaît à Dieu. La joie du Saint-Esprit semble pour un temps obscurcie par un nuage, mais c'est seulement pour être transformée en une joie pure en Dieu Lui-même, indépendante de tous sentiments ou manifestations, et heureuse dans la connaissance certaine, l'assurance de la loi que le Consolateur est venu demeurer avec nous pour toujours. Une des erreurs les plus graves et les plus fâcheuses que nous puissions commettre dans une vie remplie de l'Esprit, est de toujours insister sur les signes extérieurs de la joie sous forme de manifestations continuelles, alors que le Seigneur, dans Son amour, cherche à nous séparer d'un attachement égoïste à ces choses pour elles-mêmes. Cette erreur devient mortelle si les manifestations sont d'abord forcées, et finalement imitées par la chair. Et, chose triste entre toutes, l'aspiration du coeur n'est jamais satisfaite, car de semblables travestissements des opérations du Saint-Esprit cessent de donner la moindre joie. Malheureusement, non seulement des personnes isolées, mais aussi des assemblées, font la même grave erreur. Nous avons été dans des assemblées où l'oeuvre du Saint-Esprit n'était pas de produire une joie émotionnelle — (les fidèles avaient sans doute besoin d'autre chose à ce moment là), mais les saints eux-mêmes voulaient avoir tous les anciens « transports » d'allégresse, ou bien croyaient que leur « témoignage » en nécessitait au moins une imitation. Le résultat c'est qu'on voyait des efforts pour fabriquer une joie apparente, dont on pourrait sourire si elle n'était pas triste. Le but semble parfois atteint en apparence, mais la chose est entièrement psychique, elle n'est qu'un travestissement de la joie du Saint-Esprit ; celle-ci jaillit du dedans de nous. «Ma joie.... en Vous » Il est bon de remarquer, puisque tout fruit de l'Esprit est une manifestation de la vie de Christ dans le croyant,que le Seigneur a formellement promis à ses disciples de leur donner sa propre joie (Jean 15:11 —17:13). Cette joie semble composée de trois éléments essentiels : a) L'accomplissement de la volonté de Son Père (Jean 4.34) b) La recherche des « brebis perdues » (Luc 15:5) c) La joie dans la sagesse et l'amour de Son Père (Luc 10:21). Il nous est facile de voir comment les trois sources de la joie de notre Seigneur sur cette terre correspondent aux phases déjà étudiées de notre propre joie, fruit de son Esprit. a) Notre joie première de délivrance du péché . Christ, était sans péché ; mais le péché est essentiellement une rébellion contre la Volonté manifestement connue de Dieu. Nos premiers pas dans l'obéissance librement consentie marquent notre première délivrance de la puissance et de la condamnation du péché, et nous ramène à la joie pure de Christ dans l'obéissance parfaite à Son Père en toutes choses. b) Notre joie de servir, de participe à l'oeuvre de Celui qui est venu « chercher et sauver ce qui était perdu », de « partager le travail qui fait venir son Règne ». c) Notre joie finale et complète lorsque nous recevons pour nos âmes la révélation de l'amour et de la sagesse de Dieu par son Esprit, et L'aimons pour Lui-même.

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