ÉLECTION et PRÉDESTINATION Que dit l’Écriture ?

08:13Ministere MotsdeDieu

1 DIEU A-T-IL PRÉDESTINÉ DES HOMMES À LA PERDITION ? Chers amis, Vous avez été quelque peu troublés parce que quelqu’un a dit devant vous qu’on ne peut pas savoir, ici-bas sur la terre, si l’on est sauvé, parce qu’on ne sait pas si l’on est élu. Vous auriez pu répondre très simplement par la Bible. La parole de Dieu dit : « Afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16). Si donc Dieu dit la vérité, nous pouvons être assurés de notre salut. Personne ne niera que la parole de Dieu dit la vérité. J’ai demandé une fois à quelqu’un qui se posait la même question s’il croyait peut-être que l’apôtre Paul avait été auprès de Dieu et avait consulté le livre de ses conseils. Naturellement, il me répondit non. Je demandai alors : Comment donc peut-il écrire aux Thessaloniciens : « Sachant, frères aimés de Dieu, votre élection » ; et comment peut-il, dans toutes ses épîtres, nommer ceux auxquels il écrit saints ? Mon interlocuteur ne trouva pas de réponse, mais le jour suivant, il vint vers moi et me dit : « Maintenant moi aussi je sais que je suis sauvé ». En fait, la parole de Dieu parle très clairement d’une élection. Quel enfant de Dieu n’a-t-il encore jamais lu avec respect des passages comme Éphésiens 1: 4, 5 ; Romains 8:29, 30 ; 1 Pierre 1:2 etc., et adoré ensuite son Dieu de lui avoir accordé une telle grâce ? 1.1 Prédestination L’homme malheureusement ne s’en est pas tenu à ce que la parole de Dieu dit, mais s’est permis de pousser ses raisonnements plus loin pour tirer ce qu’il appelle des conclusions logiques. Le résultat s’est manifesté dans des déclarations qui sont en opposition avec la parole de Dieu et qui en réalité jettent du déshonneur sur son nom. La doctrine de la prédestination de tous les hommes est une caricature de l’image glorieuse que nous donne la parole de Dieu de l’élection. Selon cette doctrine de la prédestination, Dieu aurait choisi quelques-uns pour le salut éternel, mais il aurait décidé, quant aux autres, de les rejeter ; cet enseignement se fonde sur Romains 9:8-23. Lisons ce passage et considérons-le. 1.2 La grâce n’est pas limitée aux Juifs Dans les huit premiers chapitres de l’épître aux Romains, nous avons la description de la condition de l’homme et la réponse que Dieu y donne. L’homme est irrémédiablement perdu : « Il n’y a pas de différence, car tous ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu — étant justifiés gratuitement par sa grâce » (Rom. 3:23, 24). Tous sont sauvés uniquement par la grâce, et cela n’est pas limité uniquement aux Juifs : la grâce est aussi envers les nations -ceux qui ne sont pas Juifs. Mais les Juifs ne voulaient pas de cela. Ils avaient une place privilégiée et entendaient la conserver. Aussi leur grande inimitié se manifesta-t-elle plus particulièrement lorsque cet évangile fut annoncé aux païens ; voir par exemple : Actes 13:45-50 ; 15:1 ; 17:5 et 28:25-29. Dans les chapitres 9 à 11 de l’épître aux Romains, l’apôtre s’occupe de la question suivante : comment concilier la position commune des Juifs et des païens, en ce qui concerne l’Évangile, avec la position particulière que les Juifs avaient reçue de Dieu ? 1.3 La semence d’Abraham La première chose dont se réclamaient les Juifs c’était d’être la semence d’Abraham. « Bien », dit l’apôtre, « mais alors il vous faut aussi reconnaître Ismaël, car lui aussi était un fils d’Abraham ». Et même si l’on peut objecter que la mère d’Ismaël n’était qu’une esclave dont descendent les Arabes, il y a encore Ésaü. Jacob et Ésaü avaient un même père et une même mère et ils étaient jumeaux. Pourtant Ésaü, bien qu’étant l’aîné, ne fut pas l’ancêtre du peuple de Dieu. Non pas parce que Jacob était meilleur. Déjà avant leur naissance Dieu avait dit que le plus grand serait asservi au plus petit. Ce n’était donc pas par droit que les Juifs avaient cette position privilégiée, mais en vertu de la libre puissance et de la libre grâce de Dieu. S’ils voulaient faire appel à leur droit, ils devaient alors aussi reconnaître les Arabes et les Edomites comme peuple de Dieu, et c’est précisément ce qu’ils ne voulaient pas. Mais s’ils n’étaient le peuple de Dieu qu’en vertu de l’œuvre de libre grâce et libre puissance de Dieu, est-ce que Dieu n’avait pas le droit d’étendre la bénédiction à d’autres aussi ? Nous voyons donc qu’il ne s’agit pas, ici, d’une élection ou d’un rejet pour l’éternité, mais exclusivement d’une position privilégiée sur la terre. 1.4 J’ai aimé Jacob et j’ai haï Ésaü Ces paroles de Romains 9:13 sont spécialement utilisées pour appuyer la doctrine du rejet. Mais c’est confondre les versets 12 et 13. Ce que nous lisons au verset 12, Dieu l’avait effectivement dit alors que les enfants n’étaient pas encore nés, mais non pas avant la fondation du monde, comme cela est dit de nous en Éphésiens 1:4. Il s’agit ici d’une position terrestre, et Dieu prononça ces paroles peu avant la naissance des enfants (v. 10). Tandis que le verset 13 est une citation de Malachie 1:2, 3. C’est une déclaration que Dieu a faite à peu près 1400 ans après la mort de Jacob et d’Ésaü, une fois donc qu’il connaissait leur vie et la vie de leurs descendants. En Hébreux 12:16, 17 il est parlé d’Ésaü comme d’un fornicateur et d’un profane, qui pour un seul mets vendit son droit de premier-né et ne trouva pas lieu à la repentance. Est-il étonnant que Dieu dise d’un tel homme qu’il le hait : « Tu hais tous les ouvriers d’iniquité » (Ps. 5:5) ? Nous en venons ensuite au verset 15. « Je ferai miséricorde à celui à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion ». C’est une citation d’Exode 33:19. Le peuple avait érigé le veau d’or et rejeté Dieu (Ex. 32:4). Il avait mérité le jugement (Ex. 32:10) ; mais Moïse pria pour lui. Dieu manifeste alors de nouveau sa grâce et épargne le peuple. Ces paroles donnent la preuve que Dieu se réserve le droit de déployer sa grâce alors même que le jugement est mérité. Qu’Israël fût le peuple de Dieu ne reposait donc que sur la grâce. Comment alors ce passage peut-il servir d’appui à la doctrine du rejet ? Le verset 15 établit fermement le principe de la grâce. Là où tous ont mérité le jugement, seule la miséricorde de Dieu peut encore indiquer une issue. À quoi servirait-il à un homme de ne plus pécher à partir d’aujourd’hui (si même il le pouvait !) ? Il n’en devrait pas moins subir le jugement pour les péchés commis jusqu’à ce moment-là. 1.5 Dieu endurcit certains hommes ! Le verset 17 est une citation d’Exode 9:16. Dieu dit au Pharaon qu’il endurcirait son cœur, afin de montrer en lui toute sa puissance. Mais il nous faut d’abord lire ce qui précède. En Exode 5:2 le Pharaon dit : « Qui est l’Éternel pour que j’écoute sa voix et que je laisse aller Israël ? ». Et il fait peser le service sur le peuple (5:17). Malgré tous les signes et les jugements que Dieu envoya, il ne voulut pas se soumettre à la volonté de l’Éternel. C’est alors seulement que Dieu dit : Maintenant j’endurcirai ton cœur afin que tout le poids de mon jugement tombe sur toi. L’Éternel, il est vrai, avait dit d’avance qu’il le ferait (Ex. 4:21), car il savait d’avance que le Pharaon n’obéirait pas. Il connaissait le cœur du Pharaon (3:19). Mais ce n’est qu’après avoir parlé plusieurs fois au Pharaon et avoir envoyé de nombreux signes et plaies, et après que le Pharaon eut chaque fois refusé de laisser aller le peuple, eh bien, il fait peser le service sur le peuple plus, n’eut pas tenu sa parole d’innombrables fois, que l’Éternel endurcit son cœur (9:12). Et alors il lui adressa les paroles rapportées en Romains 9:17. Que Dieu endurcisse parfois un cœur est une vérité très sérieuse. Il l’a fait pour le Pharaon. Il le fait quelquefois aujourd’hui encore. Et tout de suite après l’enlèvement de l’Assemblée, il le fera pour tous ceux qui ont entendu l’Évangile, mais ne l’ont pas reçu (2 Thess. 2:11). Cependant Dieu ne le fait jamais avant d’avoir donné à l’homme l’occasion de se convertir (Job 33:14-30). C’est quelque chose de bien différent de ce qu’enseigne la doctrine du rejet. 1.6 Dieu est libre d’agir comme il le veut En Romains 9:19-21, la question est traitée d’une manière tout à fait générale. Dieu n’a-t-il pas le droit de faire avec sa créature ce qu’il veut ? Si Dieu voulait faire d’un homme un vase à honneur et d’un autre un vase à déshonneur, n’en a-t-il pas le droit ? Est-ce qu’une créature peut demander des comptes au Créateur ? Dieu, comme Créateur, a parfaitement le droit de faire ce qu’il veut de ses créatures. Il a le droit de gracier l’un et de destiner l’autre à la perdition éternelle. Mais Dieu n’a pas fait usage de ce dernier droit. Il est lumière et amour et il n’agit jamais en contradiction avec Lui-même. Le verset 21 parle précisément de cela. C’est une allusion à Jérémie 19. Là, Dieu mentionne son droit de faire ce qu’il veut d’Israël. Le potier fait de l’argile un vase ; mais si le vase est gâté, il en fait un autre vase. « Et la parole de l’Éternel vint à moi, disant : Ne puis-je pas faire de vous comme fait ce potier, ô maison d’Israël ? dit l’Éternel. Voici, comme est l’argile dans la main du potier, ainsi êtes-vous, ô maison d’Israël ! » (Jér. 18:5:6). Mais comment Dieu a-t-il fait usage de ce droit ? « Au moment où je parle au sujet d’une nation et au sujet d’un royaume, pour arracher, pour démolir, et pour détruire, si cette nation au sujet de laquelle j’ai parlé se détourne du mal qu’elle a fait, je me repentirai du mal que je pensais lui faire. Et au moment où je parle d’une nation et d’un royaume, pour bâtir et pour planter, si elle fait ce qui est mauvais à mes yeux, pour ne pas écouter ma voix, je me repentirai du bien que j’avais dit vouloir lui faire » (Jér. 18:7-10). Si quelqu’un se détourne du mal, Dieu se repentira du jugement qu’il pensait faire tomber sur lui et agira en grâce. Voilà comment Dieu fait usage de son libre pouvoir illimité, de sa souveraineté. 1.7 Les vases de colère tout préparés pour la destruction C’est ce qu’enseignent les versets 22 et 23 de Romains 9 : bien qu’ils soient souvent employés pour appuyer la doctrine du rejet. En réalité ils fournissent une preuve inébranlable contre cet enseignement. Le verset 22 parle de « vases de colère, tout préparés pour la destruction ». Qui les a préparés ? Ce n’est pas dit ici. Mais d’après le contexte, il est très clair que ce n’est pas Dieu. Pourrait-on dire que Dieu les a supportés avec une grande patience, s’il les a Lui-même préparés pour la destruction ? Remarquez aussi ici la différence avec le verset 23, où il est bien indiqué que Dieu a préparé d’avance les vases de miséricorde. Il est clair que les vases de colère se sont préparés eux-mêmes : « Selon ta dureté et selon ton cœur sans repentance, tu amasses pour toi-même la colère dans le jour de la colère et de la révélation du juste jugement de Dieu » (Rom. 2:5). 1.8 La parole de Dieu ne connaît pas la prédestination à la perdition Non, il n’y a pas la moindre preuve dans l’Écriture que Dieu aurait décidé la perdition pour certains, qu’il aurait déterminé que certains hommes seraient perdus pour l’éternité. Au contraire, une telle assertion est en contradiction avec la révélation que Dieu a donnée de Lui-même dans sa Parole. Est-ce que « notre Dieu sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés », et qui a donné son Fils unique, Jésus Christ, « en rançon pour tous », afin que tous puissent l’être, a destiné une partie de ces tous à ne pas y avoir part, mais à être perdus pour l’éternité ? Pensons seulement à des passages tels que Jean 3:16 ; Romains 3:22 et 1 Jean 2:2, et il y en a de nombreux autres. Non, Dieu soit béni, il y a une élection, destinant de pauvres pécheurs à la gloire ; mais jamais la parole de Dieu ne parle d’une élection pour la perdition. Au contraire, la parole de Dieu dit : « Que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie » (Apoc. 22:17), et « notre Dieu Sauveur... veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (l Tim. 2:4). Et si nous n’arrivons pas à concilier ces deux choses : l’élection d’une partie, et l’invitation à venir adressée à tous, souvenons-nous que les pensées de Dieu sont élevées au-dessus de nos pensées (És. 55:9). Quel homme oserait prétendre être à même, par sa raison, de comprendre ou même de juger la sagesse et les voies de Dieu ? La foi reçoit ce qu’Abraham exprimait déjà : « Le juge de toute la terre ne fera-t-il pas ce qui est juste ? » (Gen. 18:25). Avec mes affectueuses salutations. Votre frère attaché dans le Seigneur Jésus H. L. H. 2 L’ÉLECTION Maintenant se pose la question : 2.1 Comment puis-je savoir si je suis élu ? Remarquons tout d’abord que la parole de Dieu ne parle jamais de l’élection aux incrédules. L’Écriture présente aux inconvertis leur état de perdition et le jugement de Dieu, mais aussi l’appel de Dieu à la repentance et cela en plaçant devant eux le Seigneur Jésus et son œuvre ; afin qu’ils viennent à croire. Lorsqu’ils sont convertis et croient au Seigneur Jésus, il leur est dit qu’ils sont élus. Comment peuvent-ils le savoir ? 1 Thessaloniciens 1:4-6 donne la réponse. L’apôtre écrit : « Sachant, frères aimés de Dieu, votre élection ». Puis il en donne la raison : « Car notre évangile n’est pas venu à vous en parole seulement, mais aussi en puissance, et dans l’Esprit Saint, et dans une grande plénitude d’assurance, ainsi que vous savez quels nous avons été parmi vous pour l’amour de vous. Et vous êtes devenus nos imitateurs et ceux du Seigneur, ayant reçu la parole, accompagnée de grandes tribulations, avec la joie de l’Esprit Saint ». Ils avaient reçu la Parole, et c’était là la preuve. Celui qui accepte l’Évangile, et qui obtient ainsi la paix avec Dieu, a la preuve de son élection. 2.2 Que dit l’Écriture de l’élection ? Bien que de nombreux passages de la parole de Dieu parlent de l’élection (par exemple : 1 Pierre 1:2 ; 2 Tim. 1:9 ; Tite 1:2, etc)., nous trouvons la doctrine principalement en Romains 8:28-30 et en Éphésiens 1:3-14. En Romains 8:29 et 30 nous lisons : « Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés ». La première chose donc, c’est que Dieu a préconnu des personnes. Il n’est pas dit ici que Dieu ait connu leur état, leur manière de vivre, si elles se convertiraient, etc. ; non, il connaissait les individus. Éphésiens 1:4 nous dit que cette préconnaissance était d’ « avant » la fondation du monde, donc de toute éternité. Ces personnes — pas une de moins — il les a prédestinées à être conformes à l’image de son Fils. Nous avons donc là l’élection. Avant que nous naissions, avant qu’Adam fût créé, oui, avant même la création du ciel et de la terre, dont nous parle Genèse 1:1, Dieu a pensé à nous et a décidé, dans ses conseils, que nous devions être conformes à l’image de son Fils. De Christ, la parole de Dieu dit : « qui est l’image du Dieu invisible » (Col. 1:15). Ici, nous lisons que nous serons conformes à son image. Il faut qu’il soit premier-né entre plusieurs frères. Et cependant, bien qu’il prenne la première place, nous lui serons semblables. Nous ne voyons pas ici, évidemment, le Seigneur comme Fils éternel. Comme tel, il est le Dieu éternel, et il l’est Lui seul. Dans ce passage il est parlé de Lui comme du Fils de Dieu né sur la terre, de Celui qui a accompli l’œuvre de la croix et en qui tous les conseils de Dieu seront accomplis (Col. 1:19-21 ; Éph. 1:10, 20-23). La source de nos bénédictions est mise ici en rapport avec le résultat final — l’éternité avant la création du ciel et de la terre avec l’éternité après la dissolution du ciel et de la terre ; le conseil du cœur de Dieu avec son parfait accomplissement, tel qu’il est présenté en 1 Jean 3:2 : « Nous savons que quand Il sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est ». Nous serons manifestés comme fils de la résurrection (Luc 20:36), comme fils de Dieu, lorsqu’il « transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire » (Phil. 3:21). 2.3 Appelés, justifiés et glorifiés Au verset 30, nous trouvons le lien entre les conseils de Dieu et le temps actuel. À notre naissance déjà nous tournions le dos à Dieu : nous étions pécheurs. Mais Dieu nous a appelés. Il ne s’agit pas ici d’un appel général de Dieu, ordonnant à tous les hommes de se repentir. Nous avons dans ce passage l’acte en création de Dieu, « qui... appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient » (Rom. 4:17). Ceux donc qu’il a appelés, il les a aussi justifiés. Tout est vu ici du côté de Dieu et selon son conseil. Lorsque l’épître aux Romains fut écrite, tous les élus n’étaient pas encore effectivement appelés. En fait, un très petit nombre seulement l’a été, car ici il est question de l’élection avant la fondation du monde, et il n’en est parlé qu’à l’Assemblée. Israël, de même que les croyants après l’enlèvement de l’Assemblée, sont élus dès la fondation du monde (Apoc. 13:8 ; 17:8 ; Matt. 25:34). Maintenant tous ne sont en fait pas encore appelés. Ce ne sera le cas que peu avant l’enlèvement de l’Assemblée, car alors elle sera complète. Mais dans le conseil de Dieu, il est fermement établi qu’il en sera ainsi. Et c’est pourquoi dans le langage prophétique il en est parlé comme si c’était déjà accompli. Même la glorification est présentée comme déjà accomplie, bien que Romains 5:2 nomme la gloire de Dieu une espérance, et que dans le chapitre 8, Il dise que nos corps mortels doivent encore être vivifiés. Mais tout est fermement établi. Tout ce qui est nécessaire pour nous donner la position qui sera nôtre en vertu de l’élection de la grâce de Dieu sera accompli par Lui, sans que nous y participions en aucune manière. C’est là notre sûreté. 2.4 Notre Dieu et notre Père Éphésiens 1 nous donne plus de détails. Au verset 3, Dieu est appelé « le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ ». Comme homme, le Seigneur Jésus parle de « mon Dieu » (par exemple, Matt. 27:46). En tant que Fils de Dieu, Dieu est son Père (Jean 17:1 ; 5:17, 18 ; etc.). Après la résurrection, le Seigneur amène les siens dans cette même relation avec Dieu. « Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20:17). Il y avait certes, et il y a une différence. Il ne dit pas « notre ». Père et « notre ». Dieu. Il reste le premier-né entre plusieurs frères. Et cependant, Dieu est devenu notre Dieu et notre Père dans le Seigneur Jésus. En Éphésiens 1:4, 5, la position que nous avons reçue par élection porte le même caractère. Au verset 4 nous trouvons notre place devant Dieu comme Dieu ; au verset 5, notre place devant Dieu comme Père. Nous sommes élus en Christ pour pouvoir posséder cette position en perfection. Christ la possède en vertu de sa gloire personnelle et par ses droits personnels. Nous la recevons en Lui. 2.5 Saints et irréprochables devant Lui en amour Le verset 4 dit : « Selon qu’il (Dieu) nous a élus en lui (Christ) avant la fondation du monde, pour que nous fussions saints et irréprochables devant Lui en amour ». Ici, la nature divine est placée devant nous. Dieu est saint quant à son Être, irréprochable dans ses actes, et sa nature est amour (1 Jean 1:5 et 4:8, 16). S’il voulait nous avoir dans sa présence, il fallait que nous correspondions à sa nature. Comment des hommes souillés par le péché pourraient-ils se tenir devant Dieu, devant Celui qui est trop saint pour voir le péché, et qui un jour jettera tout ce qui a à faire avec le péché dans l’étang de feu ? Aussi nous a-t-il élus pour que nous répondions à sa propre nature. Mais non seulement cela, nous devons et pouvons partager les sentiments de son cœur, les pensées d’un Dieu qui est amour. C’est pourquoi il est dit : « devant Lui en amour ». Lorsque nous serons auprès de Lui, nous serons ainsi « saints et irréprochables devant Lui en amour ». Tout ce qui en nous rappelle encore le péché sera alors ôté ; toutes les faiblesses, les infirmités, les péchés. Nous n’aurons plus la chair en nous. Mais Dieu nous voit maintenant déjà ainsi. Il ne nous voit que dans notre nouvelle vie, celle que le Seigneur Jésus nous a donnée. « Créés dans le Christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles » (Éph. 2:10). « Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10:14). « ... Comme il est, lui, nous sommes, nous aussi, dans ce monde » (1 Jean 4:17). Quelle grâce pour nous, par nature pauvres créatures pécheresses ! 2.6 Pour nous adopter pour Lui Mais ce n’est pas tout. Nous aurions pu recevoir tout ce dont il vient d’être parlé, et n’être placés devant Dieu que comme esclaves. Les anges aussi doivent correspondre à la gloire et à la sainteté de Dieu. Mais : « ... nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ » (v. 5). Nous avons ici une relation précise : la relation d’un père avec ses enfants et d’enfants avec leur père. Le Fils de Dieu, après sa résurrection, en vertu de son œuvre à la croix, nous a introduits dans sa propre position : il a fait de nous des enfants de Dieu. Ici, en Éphésiens 1 : nous voyons que Dieu nous avait prédestinés à cela déjà avant la fondation du monde. Déjà alors Dieu avait décidé que nous devions avoir cette position. Et quels motifs avait-il pour le faire ? C’était : « selon le bon plaisir de sa volonté ». Seul son amour est à l’origine de toutes ces bénédictions. 2.7 Le christianisme a un caractère éternel Mais il y a une conclusion encore plus importante à tirer de ces versets : Il nous a élus « en lui (Christ) avant la fondation du monde ». Cette élection est en dehors du temps, elle remonte avant que le temps n’ait commencé, et elle est pour l’éternité et non pas pour cette terre. Le verset 3 parle ensuite aussi de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes. Israël est le peuple choisi pour cette terre (Ex. 19:5 ; Lév. 25:2 et 23 ; Deut. 7:6). Mais en Matthieu 25:34 et suivants il est dit aux brebis également : « ... héritez du royaume qui vous est préparé dès la fondation du monde ». Ce sont donc des bénédictions terrestres (le royaume), et elles sont ainsi en relation avec « le temps » (dès la fondation du monde). Cela fait ressortir la position spéciale qui est la nôtre. Nous appartenons à un système (le christianisme) et à un corps (l’Assemblée), qui sont en dehors du temps. Leur origine est avant la fondation du monde, lorsque Dieu les établit en Christ. Ils ne sont pas de ce monde (Jean 17:14 etc.) et subsisteront après que la figure de ce monde aura passé. Ils ont un caractère spirituel, éternel. Cela nous donne une intelligence claire du caractère du christianisme. Aussi, dans les versets 3-5, n’est-il pas parlé de la responsabilité et de ses conséquences ; tout cela ayant commencé seulement après qu’Adam eut été créé et placé dans le jardin d’Eden, et devant prendre fin après le jugement devant le grand trône blanc (Apoc. 20). Dans le jardin d’Eden, il y avait deux arbres : l’arbre de la connaissance du bien et du mal, qui parlait du principe de la responsabilité : « car, au jour que tu en mangeras, tu mourras certainement », et l’arbre de vie qui parle du principe de la vie. Adam avait mangé du fruit du premier arbre, et il ne pouvait plus manger du second, car il reçut, en punition, la mort. À la croix, nous trouvons les deux arbres réunis. Le Seigneur Jésus prit sur Lui les conséquences de la responsabilité pour tous ceux qui croient, et, en tant que ressuscité, il leur donna en retour la vie. Il est l’arbre de vie. Mais tout ce qui concerne la responsabilité a pris place « dans le temps », sur cette terre, et ne fait en aucune manière partie des conseils éternels de Dieu. Mais cela était nécessaire, c’est pourquoi l’élection eut lieu « en lui », en Christ, et tout le propos et le conseil de Dieu furent révélés après la croix, lorsque le dernier Adam fut devenu le chef de la nouvelle création, de la famille de Dieu. Quelle chose merveilleuse que de contempler la profondeur des pensées de Dieu et d’admirer leur sagesse ! Et nous pouvons aussi nous souvenir que nous étions les objets de ces pensées. Avec mes affectueuses salutations.

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