Qu’est-ce que le monde et comment un chrétien doit-il y vivre ?

11:13Ministere MotsdeDieu

Que vous soyez sans reproche et purs, des enfants de Dieu irréprochables, au milieu d’une génération tortue et perverse, parmi laquelle vous reluisez comme des luminaires dans le monde. Philippiens 2:15 «N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde : si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui » 1 Jean 2:15. «Ne savez-vous pas que l’amitié du monde est inimitié contre Dieu ? Quiconque donc voudra être ami du monde, se constitue ennemi de Dieu» Jacques 4:4. Qu’est-ce que le monde ? — Telle est la question de toute importance qui s’impose à l’examen attentif du chrétien sérieux et réfléchi. Qu’est-ce que ce monde, dont il est appelé à se conserver pur ? (Jacques 1:27). L’Écriture emploie le mot monde dans trois sens différents. D’abord il signifie littéralement l’ordre, le système, l’arrangement des affaires humaines sur la terre ; ensuite, la terre elle-même est aussi appelée «le monde», parce qu’elle est la scène sur laquelle se développe ce système ; enfin l’ensemble des individus qui vivent selon ce même système est encore désigné sous le nom de «monde». On peut donc distinguer la scène du monde, les personnes du monde et le système du monde. Quand nous lisons dans la Parole que «le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs» (1 Tim. 1:15), nous pouvons comprendre qu’il est venu sur la scène du monde, et, alors, il s’y est nécessairement trouvé en contact avec le système du monde qui le haïssait. Il disait de ses disciples : «Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde» (Jean 17:16), c’est-à-dire que, contrairement aux hommes qui trouvaient leur vie dans ce système, eux n’en faisaient pas partie. Quiconque est ami de ce système est ennemi de Dieu. (Jacques 4:4). Le propre d’un tel système est de se gouverner soi-même, sans aucune dépendance de Dieu. Prenez comme exemple l’organisation militaire : Quand un homme entre dans l’armée, il trouve tout ordonné en vue de ses besoins : le trésorier pourvoit à sa solde, l’officier d’habillement lui donne son uniforme, un autre lui fournit ses armes et son équipement, etc. ; des règlements ont déterminé qu’il devait aller ici et loger là ; il y a des heures régulières pour le lever, l’exercice, la parade, l’appel, etc., etc. ; il est lié à cette organisation en entrant dans l’armée, en sorte qu’il ne peut rien entreprendre de son propre chef. C’est d’une manière très significative que l’on dit de ce système qu’il est en lui-même un petit monde, tant ses arrangements sont complets et méthodiques. Cependant ce n’est là qu’une faible illustration de l’immense système qui gouverne tout et qui s’appelle le monde, système dans lequel il est pourvu à la satisfaction de chaque besoin de l’homme, de même qu’à l’exercice de chacune de ses facultés. L’homme a besoin de société aussi, le monde n’a pas manqué de pourvoir au système social ; il en a fait une étude parfaite en elle-même. La position sociale est tout pour l’homme ; il ne s’épargne aucune peine pour se la créer et aucune dépense n’est trop considérable pour atteindre ce but. Considérez cette immense échelle, «la société», avec ses myriades de créatures humaines, dont les unes s’efforcent de grimper de plus en plus haut, tandis que les autres cherchent à se maintenir convenablement dans leur position acquise. Quel terrible pouvoir que celui de ce système social, pour absorber l’esprit et le coeur ! De plus, l’homme a besoin d’un gouvernement politique pour la protection de sa vie, de sa propriété, de ses droits, et le système du monde y répond aussi pleinement. Et quel arrangement complet n’y a-t-il pas pour ce que nous appelons les affaires ? Les occupations, dans ce monde, forment un ensemble des plus remarquables. Les hommes doués simplement de la force physique trouvent de l’ouvrage ; les esprits inventifs peuvent librement déployer leur génie ; les âmes d’artiste se manifestent dans leur monde de sculpture, de peinture, de musique ou de poésie ; les savants cherchent à résoudre leurs problèmes ; les écrivains composent leurs livres ; les convoitises même et le luxe de quelques-uns fournissent à d’autres des moyens d’existence. L’homme est une créature très complexe, qui a besoin d’un bon nombre de choses différentes pour se satisfaire ; il lui faut un peu d’affaires, un peu de politique, un peu de société, un peu d’étude et enfin un peu de religion. L’homme est naturellement religieux. Le mot «religion», que nous employons si souvent, ne se trouve que cinq fois dans toute la Bible. La religion n’est pas la piété, car les adorateurs des idoles sont religieux. La religion fait partie de la nature de l’homme, tout autant que son intelligence ou sa mémoire ; par conséquent, le système du monde, qui répond si complètement à tout ce qui est de l’homme, ne manque pas d’offrir un aliment à ce besoin de sa nature. Pour celui qui sera particulièrement sensible aux tendres impressions, — qui a l’amour du beau, — une musique harmonieuse, d’imposantes cérémonies, des rites religieux, lui seront présentés. Un autre, qui sera d’une nature indépendante et d’un caractère ouvert, trouvera dans le libéralisme de quoi donner libre cours à ses sentiments. Si, au contraire, il est d’un caractère froid, réservé, réfléchi, une sévère orthodoxie lui conviendra. S’il est consciencieux, faisant peu de cas de lui-même, et croit indispensable de faire pénitence d’une manière ou d’une autre, ses besoins pourront aussi être satisfaits dans ce système, et ainsi de suite. Il y a donc des croyances, des doctrines et des sectes pour chaque variété de caractère, pour chaque forme de sentiment religieux dans la chair. Quel système pourrait être plus admirable et plus complet ? Rien n’y est laissé de côté. Il contient assez de prétendue joie et de satisfaction pour que cette grande masse mobile de l’humanité soit constamment en activité, et jouisse d’un consentement relatif. Les coeurs cherchent sans cesse ce qui peut les remplir, les esprits sont affairés ; si une chose fait défaut, on se hâte de recourir à une autre. L’affliction et la mort même ne sont pas laissées de côté dans les arrangements du système du monde ; il est pourvu aux funérailles, aux vêtements et aux visites de deuil, aux paroles de sympathie, en un mot à tout ce qui s’y rapporte ; de sorte que le monde est capable, au bout de peu de temps, de s’élever au-dessus des chagrins et de rentrer dans sa sphère d’occupation habituelle. Mais aujourd’hui Dieu amène quelques-uns de ceux qui sont dans un tel monde — un bien petit nombre — à voir que tout ce qui le compose, affaires, politique, éducation, gouvernement, science, inventions, chemins de fer, télégraphes, arrangements sociaux, institutions charitables, réformes, religion, etc., fait partie du système du monde, d’un système qui tend à se perfectionner chaque jour. — Ce qu’on appelle «le progrès du siècle» n’est pas autre chose que le développement de cet élément mondain. Or la relation actuelle de Christ avec un tel monde doit être aussi la nôtre. La place qu’Il occupe en haut et celle qu’Il n’occupe pas en bas nous montrent suffisamment quelle doit être notre place. Pourquoi doit-il en être ainsi ? demandera-t-on peut-être. — Ne savez-vous donc pas que Satan est «le dieu de ce monde», «le chef de l’autorité de l’air», le directeur de ce monstrueux système ? Il en est l’énergie, le génie et le prince. Quand Jésus Christ était sur la terre, le diable vint lui offrir tous les royaumes de la terre et leur gloire, car, dit-il, «elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux. Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi» (Luc 4:6, 7). Ici, le rideau est levé, et le véritable objet de tout culte religieux de l’homme est mis en pleine évidence. L’Écriture parle de Satan comme de quelqu’un qui était «plein de sagesse, et parfait en beauté» (Ézéch. 28:12), et qui se déguise lui-même «en ange de lumière» (2 Cor. 11:14). Qui peut donc s’étonner de ce que les hommes insouciants, et même les plus réfléchis, soient trompés et abusés ? Combien peu ont les yeux ouverts pour voir, par la parole de Dieu et l’onction du Saint Esprit, le vrai caractère du monde. Quelques-uns pensent avoir échappé au piège de la mondanité, en ayant abandonné ce qu’on appelle «les plaisirs mondains», et en étant devenus membres de certaines églises, ou d’associations religieuses, ne discernant pas qu’ils sont tout autant dans le système du monde qu’auparavant ; seulement, Satan, qui en est le prince, les a fait passer d’un département dans l’autre, afin de rassurer leurs consciences inquiètes, en les rendant plus contents d’eux-mêmes. Les choses étant telles, la question s’élève naturellement : Quel est le remède ? — Comment ceux qui marchent dans le chemin large, et ont vécu jusqu’ici selon le système du monde, pourront-ils échapper à son contrôle ? Comment leur est-il possible de connaître ce qui est du monde et ce qui est de Dieu ? — L’apôtre dit : «Tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu» (Rom. 8:14). Le mode normal de la vie chrétienne est d’être gouverné par Christ, de la même manière que le corps d’un homme est sous la direction de sa tête ; quand il est en santé, il n’y a aucun mouvement de la main ou du pied, à moins que la tête ne dise : «Agis». C’est précisément dans ce sens que Jésus Christ est la tête du chrétien (1 Cor. 11:3) qui se trouve dès lors sous Sa direction immédiate en toutes choses, petites ou grandes. C’est ainsi que le christianisme frappe la mondanité à sa racine ; car tandis que la libre volonté de l’homme est le principe fondamental sur lequel est édifié tout le système du monde, le principe de la vie chrétienne est la dépendance de Dieu et l’obéissance à Sa volonté. Le grand but de Satan est d’établir pour l’homme un système qui se substituera entièrement à la direction de l’Esprit de Dieu ; ce sera son chef d’oeuvre au temps de la fin, et le trait proéminent de l’apostasie qui s’avance à grands pas. Satan se déclarera alors ouvertement, dans sa propre personne, le dieu de ce monde, ce qui, pour le moment, est encore caché en mystère. N’est-ce donc pas grandement le temps pour les chrétiens de se réveiller du sommeil et de considérer s’ils ne sont pas en quelque façon associés à un système qui mûrit si rapidement pour le jugement ? Mais, dira-t-on, comment pouvons-nous empêcher cela ? Ne sommes-nous pas liés à ces choses malgré nous, par notre commerce et nos professions diverses, comme membres du gouvernement et de la société ? Il faut bien vaquer à ses affaires ! — Oui, c’est là une nécessité que chacun admet ; mais remarquez que le fait même que chacun l’admet, est une preuve qu’elle n’est pas de Dieu : «Et c’est ici la victoire qui a vaincu le monde, savoir notre foi» (1 Jean 5:4). La foi ne regarde pas aux circonstances extérieures, à ce qui est possible ou impossible ; la foi n’a aucun égard à ce qui se voit, mais regarde à Dieu. Tout autour de nous, nous trouvons des personnes qui nous diront ce qu’il est convenable de faire et de ne pas faire parmi les hommes, car ce qui convient à l’homme est leur règle et leur mesure ; mais l’enfant de Dieu va droit son chemin, ne prêtant aucune attention à ce que ces personnes disent, car ce qui convient à Dieu est sa règle et sa mesure. Elles peuvent avoir leur chemin tracé aussi clairement que possible, chemin parfaitement raisonnable et satisfaisant ; mais cela n’est d’aucune valeur pour quelqu’un qui marche par la foi : il sait que ce qui est universellement estimé comme le bon chemin, doit être, au contraire, le mauvais, car c’est là le chemin large (Luc 16:15). Par exemple, chacun dit qu’un bon citoyen, un chrétien, doit s’intéresser au gouvernement de son pays, et doit voter, afin de contribuer à placer au pouvoir des hommes honorables. Dieu dit tout autre chose ; en plusieurs endroits de Sa parole et de différentes manières, il me dit que, comme Son enfant, je ne suis citoyen d’aucun pays, ni membre d’aucune société : «Notre bourgeoisie est dans les cieux» (Phil. 3:20) ; dès lors j’ai à faire avec les choses célestes. Par la croix de Christ «le monde m’est crucifié, et moi au monde » (Gal. 6:14) ; si je donne mes pensées et mon coeur aux choses terrestres, je serai ennemi de la croix du Christ (Phil. 3:18). «Ne vous conformez pas à ce siècle» (Rom. 12:2). Qu’avons-nous donc à faire avec les autorités ? Eh bien ! soumettez-vous à elles, puisque Dieu les établit ; quand elles demandent le paiement des impôts, acquittez-vous-en et faites des supplications pour les rois et pour tous ceux qui sont haut placés (1 Tim. 2:1). Ainsi, tout ce qu’un chrétien a à faire avec la politique, c’est d’être soumis aux puissances établies sur lui, «non seulement à cause de la colère, mais aussi à cause de la conscience» (Rom. 13:5). Il est bien vrai qu’en Christ il est héritier de «toutes choses», y compris la terre sur laquelle le système du monde opère maintenant ; mais, comme pour Abraham dans le pays de Canaan, Dieu ne lui donne «pas même où poser son pied» à titre d’héritage actuel : «Le juste vivra de foi». Si donc le véritable enfant de Dieu refuse de voter, ce n’est pas tant qu’il pense que le vote soit mauvais en lui-même, mais c’est qu’il a donné son vote et son intérêt à l’Homme qui est dans les cieux, et que Dieu a exalté comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Outre tout cela, il a perdu son intérêt dans les choses terrestres, parce qu’il a trouvé quelque chose de beaucoup plus attrayant. Il voit aussi que le monde, dans son esprit et son essence, est impie, et que ses réformes et ses améliorations tant vantées ne tendent qu’à fermer toujours plus à Dieu l’accès du coeur de l’homme. Il désire rendre témoignage à Dieu et à sa vérité, annonçant le jugement à venir à l’apparition de Christ, au moment où les hommes se féliciteront d’être en paix et en sûreté, et espérant que, par son moyen, d’autres pourront apprendre à se dégager du piège dans lequel Satan enlace toute la masse de l’humanité. Nous qui sommes sauvés, nous devons être à part, comme ayant pris position avec un Christ rejeté, en face du monde qui l’a crucifié ; étant manifestés comme des hommes d’une race céleste, «sans reproche et purs, des enfants de Dieu irréprochables, au milieu d’une génération tortue et perverse, parmi laquelle vous reluisez comme des luminaires dans le monde» (Phil. 2:15). Telle est la grande mission des enfants de Dieu. Mais il en coûte de vivre de cette manière. Il faut être semblable à un roc isolé au milieu d’un fleuve rapide. Tout ce qui l’entoure est en mouvement ; tous ces efforts tendent à l’ébranler ; il y a pression, pression, toujours pression ; mais il se tient là debout au milieu d’une opposition sans fin, qui l’entraînerait certainement s’il n’avait pas la fermeté du Rocher. Quand nous apprenons à mettre en pratique les paroles de Dieu, alors s’élève l’orage. Appartenir à ce qu’on appelle «une église» est assez facile, et aussi faire comme les autres ; être honnête homme et bon citoyen n’attire aucune persécution. On peut être tout cela, et pourtant suivre le courant ; mais briller comme des lumières pour Dieu dans le monde, cela provoque son inimitié ; partout où Christ est vu, il est aussitôt haï ; s’il est vu en moi, je serai haï à cause de cela ; mais si, au contraire, je jouis d’une bonne réputation, si personne n’a rien contre moi, comme chrétien, qu’est-ce que cela veut dire ? Que la vie de Jésus n’étant pas manifestée dans mon corps mortel, Christ ne peut être découvert en moi. Tel est l’état des choses : Quand une personne en est réellement venue à connaître Dieu, ou plutôt à être connue de Lui, elle est attirée en haut par son union avec Christ, loin de toute participation à ce qui compose le système du monde, et elle peut se demander : Comment m’est-il possible de retourner à ses faibles et misérables éléments ? Quelqu’un qui est devenu fils de Dieu, qui possède la vie, la vie éternelle en Christ, qui est un avec la Tête laquelle lui est révélée par la Parole et par l’Esprit, comment peut-il avoir ses intérêts dans le monde, lui qui a appris à connaître Dieu ? Si nous voyions un enfant manger un fruit mauvais, acide, dans un verger, tandis qu’il y aurait à côté de lui un arbre chargé des fruits les plus savoureux, nous devrions en conclure qu’il ne connaît pas les bons fruits. De même, si un homme s’engage de coeur dans quelqu’une des choses qui forment le système du monde, est-il possible, nous demandons-nous, qu’il connaisse Dieu ? Et c’est la raison pour laquelle les paroles de Dieu ne nous sont pas présentées comme des ordres formels, tels que : Tu ne voteras pas, tu ne seras pas honoré dans ce siècle mauvais, tu supporteras l’opprobre. Non ; mais elles sont présentées de telle sorte que le disciple aimant, dont le coeur égoïste a été brisé et qui n’éprouve d’autre besoin que de connaître la pensée de son Seigneur, puisse en découvrir le secret, en étant davantage avec Christ, pour lui être toujours plus semblable, étant «retiré du présent siècle mauvais». Ce n’est plus comme les anciens commandements de la loi mosaïque : tu feras et tu ne feras pas ; et cependant la chose est parfaitement claire et facilement discernée, pourvu que l’oeil soit simple. Dieu pourvoit, merveilleusement à ce qu’un coeur plein d’amour puisse prendre connaissance, sans aucune difficulté, de Sa volonté, tandis que le coeur qui n’est pas sincère ne sait faire autre chose que d’inventer des excuses et de trouver des prétextes pour suivre un sentier de propre volonté. On peut rencontrer une application de cette vérité dans une famille. Représentons-nous un fils aimant, dévoué, obéissant, qui s’étudie à comprendre la conduite et la pensée de son père : il aura le sentiment de ses devoirs et tout lui deviendra facile et naturel ; tandis qu’un autre fils, placé dans les mêmes conditions, et jouissant des mêmes avantages, connaît bien la pensée de son père, ou du moins devrait la connaître ; mais depuis qu’il ne cherche que son propre plaisir, il se met à dire : je ne savais pas, tu ne m’avais jamais dit que je ne devais pas faire ceci ou cela, ou que je ne devais pas aller dans un tel ou tel lieu. Pour terminer, je voudrais encore ajouter ceci : On ne peut pas faire autrement que d’être en contact avec le système du monde, mais ce contact ne doit jamais être celui de la communion : Quel accord y a-t-il de Christ avec Béliar ? (2 Cor. 6:14-18). «Je ne fais pas la demande que tu les ôtes du monde, mais que tu les gardes du mal» (Jean 17:15). Jésus, qui n’était pas de ce monde, y souffrit et y fut à l’étroit ; l’isolement et la tribulation furent des choses réelles pour lui, et il en sera de même pour nous, dans la mesure de notre fidélité à suivre ses pas. Combien n’y en a-t-il pas, parmi nous, chrétiens, qui recherchent leur satisfaction et leur bien-être, éprouvant un certain sentiment de «chez-soi» dans ce système impie du monde. — Un chez-soi ici-bas où Christ n’est pas ! Nous sommes des voyageurs sans domicile, des pèlerins fatigués, et de vrais étrangers, si nous sommes de Christ. Aussi longtemps que nous sommes dans le monde, nous ne pouvons pas nous soustraire à son contact ; mais ne sommes-nous pas en contact avec lui dans bien des choses où il ne devrait y en avoir aucun, et il n’y en aurait certainement pas si nous portions partout, dans le corps, la mort de Jésus. Elles sont nombreuses, les déceptions par lesquelles l’ennemi amorce le coeur, même des enfants de Dieu : Réunions religieuses, oeuvres charitables, sociétés fraternelles, toutes ces choses auxquelles la chair peut participer, sont substituées à la vie dans la foi au Fils de Dieu. Les hommes pieux des temps anciens, dont le témoignage d’avoir plu à Dieu est parvenu jusqu’à nous, ont été méprisés (Héb. 11:36, 37) ; d’autres sont devenus comme les balayures du monde et le rebut de tous jusqu’à maintenant (1 Cor. 4:13). Ils avaient leur bourgeoisie dans les cieux. Mais nous, au lieu de cela, nous sommes honorables ! C’est que nous vivons beaucoup trop selon le système du monde ; dès lors il ne peut y avoir de conflit entre nous et lui ; le résultat en est que nous sommes des sujets déloyaux de Christ, évitant la croix et son opprobre. Cependant la Parole demeure inaltérable ; «Et tous ceux aussi qui veulent vivre pieusement dans le Christ Jésus, seront persécutés» (2 Tim. 3:12). Il y a un chemin étroit ; puissions-nous être du petit nombre de ceux qui le trouvent. Nous avons nos passeports avec nous. Nous sommes scellés du Saint Esprit, et nous n’attendons que le cri de commandement pour être ravis dans les nuées à la rencontre du Seigneur et pour être toujours avec Lui. Quelle espérance bénie ! « Grâce et paix à vous, de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus Christ, qui s’est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen» (Gal. 1:3-5).

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