La croix

12:57Ministere MotsdeDieu

Pour les chrétiens, la croix représente l’instrument qui a permis à Christ de payer le prix de la rédemption. Par le sang de sa croix, Jésus a réglé la question du péché dont tous les êtres humains sont affectés. La justice divine étant ainsi satisfaite, les hommes peuvent maintenant se réconcilier avec Dieu. Toutefois, bien que Jésus ait souffert la mort pour tous, l’humanité entière n’est pas sauvée car l’œuvre de la réconciliation n’est efficace que pour ceux qui se l’approprient, c’est-à-dire, pour tous ceux qui croient en Jésus Christ. Nous allons voir dans cette leçon un aspect de la foi en Christ. Le Seigneur Jésus a porté la croix pour réconcilier le monde avec Dieu. C’est la croix de Christ. D’autre part, il est question d’une autre croix, d’une croix que chaque disciple doit porter. Lisons ces deux versets en Matthieu 10.38-39. Matthieu 10.38. Celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. 39 Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. Le Seigneur enseigne dans ce passage que ceux qui désirent sérieusement le suivre devront porter leur propre croix. C’est une exigence à laquelle tout disciple doit se soumettre. Lorsque je lis un verset comme celui-là, plusieurs questions me viennent promptement à l’esprit. Par exemple, si nous affirmons que c’est la croix de Jésus qui nous sauve, pourquoi le Seigneur dit-il, ‘Si un homme ne prend pas sa croix et ne me suit pas, il n’est pas digne de moi. Il ne peut pas être mon disciple. Et par conséquent, il ne peut pas être sauvé’? Est-ce la croix du Christ qui me sauve, ou ai-je aussi à porter ma croix pour être sauvé? Comment ces deux croix sont-elles liées dans le salut des hommes? Remarquez ceci. Jésus n’a pas dit, ‘Vous avez le choix de prendre votre croix ou non. Pourvu que vous croyiez en moi, votre choix n’affectera pas notre relation.’ Il déclare plutôt, ‘Je ne vous donne pas le choix. Si vous voulez être comptés parmi mes disciples, vous avez l’obligation de prendre votre croix. Celui qui refuse de porter sa croix ne peut pas être mon disciple.’ Une telle compréhension de l’enseignement de Jésus nous donne la désagréable impression d’être coincés entre la croix du Christ et celle que nous devons porter. Est-ce vraiment la situation? Voyez-vous, nous avons appris très tôt dans notre marche avec le Seigneur que nous sommes sauvés par la seule croix de Jésus et qu’on ne peut rien y ajouter. Et lorsque nous lisons un passage où Jésus nous commande de prendre notre croix (sinon il ne peut pas nous accepter comme disciples), notre pensée est troublée. Car si nous sommes sauvés par sa mort et que c’est sa croix seule qui compte, nous nous demandons pourquoi il faut en plus nous charger de notre croix. Quelle est la nécessité de prendre ma croix quand mon salut ne dépend que de la croix du Christ? Nous l’avons clairement dit au début la leçon. Notre rédemption a été rendue possible par la mort de Jésus sur la croix. Et cela suffit pour nous racheter à la justice de Dieu. Nul ne peut mourir pour son salut. Si telle est notre compréhension du sacrifice de Christ, pourquoi dois-je alors prendre ma croix? Bien que ces questions puissent nous rendre mal à l’aise, elles sont importantes et certainement pertinentes. Avouons qu’elles nous dérangent car elles remettent en question les points les plus fondamentaux de nos convictions chrétiennes. Quels sont ces points? Eh bien, prenons le cas suivant. Si je suis obligé de prendre ma croix pour devenir un disciple de Jésus (et donc, pour être sauvé), ne devrait-on pas conclure que mon salut dépend d’un certain effort de ma part? Il faut beaucoup d’énergie pour transporter une croix! Sommes-nous sauvés par la grâce de Dieu ou sommes-nous sauvés par l’effort que nous faisons en portant cette croix? Ou peut-être que mon salut résulte de l’action combinée de la grâce de Dieu et de mes efforts? S’il en est ainsi, ne suis-je pas en train de redéfinir la grâce de Dieu? En effet, comment la grâce de Dieu peut-elle être encore une faveur si elle requiert que je fasse un effort? Considérez cette autre question. Pourquoi est-il nécessaire que je prenne ma croix si le salut est un don gratuit provenant de Dieu? Car le commandement de prendre la croix indique que je dois tout donner à Dieu. Je dois même offrir ma vie. En prenant la croix, j’accepte de mourir, d’être crucifié avec Jésus sur la croix. Sommes-nous alors sauvés par la mort du Christ ou par notre propre mort? Ou peut-être que nous sommes sauvés par le concours des deux? Est-ce que vous vous donnez la permission de poser des questions gênantes lorsque vous lisez des passages bibliques difficiles d’interprétation? Ces questions concernant notre salut sont fondamentales et même si elles soulèvent des points qui ne semblent pas s’accorder avec notre théologie, elles méritent qu’on s’y attarde. Prendre, se charger et supporter Mais avant de répondre à ces questions, nous devons nous pencher sur trois mots distincts utilisés par Jésus pour désigner l’action de prendre la croix. Le premier mot se trouve ici en Matthieu 10.38, ‘Quiconque ne prend pas sa croix.’ En grec, il s’agit du mot lambano. C’est un terme général qui indique l’action de saisir ou prendre quelque chose, généralement avec la main, pour l’emmener. Si je vous donne un objet, vous vous l’approprier en le prenant, lambano. Ainsi lorsque Jésus dit, ‘Vous devez prendre la croix,’ il veut dire que nous devons faire contact avec la croix en la tenant fermement. Vous la saisissez avec vos mains et vous ne lâchez par prise. Quelques chapitres plus loin, en Matthieu 16.24, nous observons que Jésus emploie un autre mot. Dans ce cas-ci, il parle de ‘se charger de sa croix.’ Donc il ne s’agit plus simplement de ‘prendre’ (lambano) la croix, mais de ‘se charger’ (airo) de la croix. Il y a dans ce dernier mot la notion d’élévation. Nous transportons quelque chose qui a été soulevée. C’est l’action que Jésus nous demande de faire avec la croix. Nous nous chargeons de la croix, i.e., nous la soulevons. Et après avoir soulevé la croix, nous la mettons sur nos épaules. Ce mot airo est également utilisé en Matthieu 27.32 où nous lisons qu’un homme du nom de Simon aida Jésus à transporter sa croix. À ce moment-là, Jésus était devenu trop faible pour déplacer lui-même sa croix. Il marchait probablement trop lentement au goût des soldats. Ceux-ci contraignirent alors Simon à venir au secours de Jésus. ‘Ils le forcèrent à soutenir (airo) la croix de Jésus.’ Dans le texte grec, il s’agit du mot utilisé en Matthieu 16.24. Vous vous chargez d’un objet sur vos épaules; vous le soulevez et vous le mettez sur vos épaules. Donc, nous devons d’abord ‘prendre’ la croix, lambano. Deuxièmement, nous devons porter la croix, airo. Il semble ainsi se dessiner une certaine progression dans la nature des actions à faire. Il va de soi qu’on ne peut pas soulever un objet sans au préalable le prendre avec les mains. Avant de pouvoir l’élever, il faut d’abord le saisir, le tenir. Il y a un troisième mot que Jésus emploie dans son enseignement concernant la croix. On le retrouve en Luc 14.27. Et quiconque ne porte pas sa croix… Dans le texte original, il s’agit du mot bastazo. Ce mot pourrait se traduire par le terme ‘supporter.’ ‘Quiconque ne supporte pas la croix.’ Cette phrase nous demande de faire un plus que les deux cas précédents. Certains pourraient se contenter de prendre la croix seulement. Mais Jésus nous demande de ne pas nous limiter à cela. Nous devons en plus la soulever et la charger sur nos épaules. En Luc 14.27, il est question maintenant d’endurer le poids de la croix. En effet, bastazo contient l’idée de la souffrance. Prenons Matthieu 20.12 comme illustration puisque le même mot y est utilisé. Il est écrit, Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté (bastazo) la fatigue du jour et la chaleur. Nous avons enduré, toléré le dur travail du jour. Nous avons souffert de la forte chaleur. Nous retrouvons le même mot en Matthieu 8.17 où on explique que Jésus a porté nos maladies. Il nous a déchargés de nos maladies pour les mettre sur ses propres épaules. Et en faisant cela, il a souffert, tant sur le plan physique que spirituel. Ce verset en Matthieu 8.17 est évidemment une citation du passage bien connu en Ésaïe 53.4 qui décrit la disgrâce subie par Christ en portant nos souffrances et nos douleurs. Il a dû souffrir pour nos transgressions. De même, le chrétien qui prend la croix au sérieux doit s’attendre à souffrir avec le Seigneur. Faire l’expérience de la croix Il y a donc plusieurs manières d’entrer en contact avec la croix, chacune requérant un niveau différent d’engagement. Premièrement, nous devons prendre la croix (lambano). Deuxièmement, nous la soulevons et nous la mettons sur nos épaules (airo). Et troisièmement, nous transportons la croix jusqu’au Calvaire (bastazo). D’ailleurs dans ce dernier cas, il s’agit du même mot utilisé en Jean 19.17 où il est écrit que Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha. Jésus dut porter lui-même sa croix, supportant douloureusement le poids de la croix, et la traîna jusqu’au lieu du crâne, à Golgotha. À quelle étape devenons-nous définitivement un disciple du Christ? Est-ce au moment où nous ‘prenons’ la croix? Ou faut-il attendre de souffrir avec Jésus? Matthieu 10.38 nous avait déjà donné la réponse. Relisons ce verset dans sa forme positive. ‘Quiconque prend sa croix est digne de moi.’ Nous devenons un disciple de Jésus dès le moment où nous décidons de prendre la croix. Mais il faut bien comprendre qu’en prenant cette décision, nous acceptons de nous rendre, tout comme Jésus, jusqu’à Golgotha pour y être crucifié. À partir du moment où nous nous engageons à prendre la croix, nous commençons à marcher derrière Jésus en direction du Calvaire. Cela signifie que nous acceptons de faire l’expérience de la croix en sachant qu’elle symbolise le chemin de la souffrance et de la mort. Jésus a souffert à cause de nos péchés mais il ne faudrait pas penser qu’il doit être le seul à supporter la croix. Il nous demande maintenant de souffrir avec lui, de nous identifier avec lui dans la mort. Ainsi la croix doit devenir une réalité quotidienne dans la vie de tout disciple. ‘Quiconque refuse de faire l’expérience de la croix dans son cœur ne peut pas être mon disciple. Au v. 39, le thème de la mort se voit de façon évidente dans l’idée de perdre la vie. Celui qui aura trouvé sa vie la perdra, et celui qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Qu’est-ce que cela signifie? Le Seigneur Jésus met en contraste la vie éternelle avec la vie que nous possédons actuellement dans le but de nous présenter un paradoxe de la vie chrétienne : Si nous essayons de sauver notre vie, nous allons la perdre pour toujours. Celui qui tient à tout prix à garder sa vie et à la chérir égoïstement, celui qui vit pour sa satisfaction personnelle sans égard à la volonté de Dieu découvrira à la fin qu’il a perdu son âme pour l’éternité. Non seulement aura-t-il perdu la vie que Dieu lui offrait, mais il aura aussi manqué l’occasion de vivre avec la plénitude des bénédictions du Christ. Par contre, celui qui accepte de renoncer à sa vie pour se consacrer à Jésus est entré dans la vie éternelle. Il abandonne son droit de mener sa vie comme il l’entend et permet maintenant au Seigneur d’en prendre le contrôle. Avec une telle attitude, les choses de ce monde perdent de leur attrait. Plus on est tenté de se complaire dans les agréments temporels qu’offre ce monde, plus on s’éloigne de Jésus. Un tel éloignement ne peut mener qu’à un désastre spirituel : la perte de sa vie. Si nous voulons trouver la vraie vie, il faut commencer par se débarrasser de tout ce qui nous empêcherait de suivre librement Jésus. À cet égard, nous devons accepter de nous exposer aux ‘risques’ qu’occasionne une existence totalement abandonnée au Seigneur. Mais le gain est inestimable. Celui qui donne toutes choses à Jésus, y compris sa vie, trouvera une récompense abondante dans la vie éternelle. La foi : se tourner vers Dieu Il se produit donc un revirement complet d’attitude chez le croyant. D’une vie centrée sur soi-même, nous passons à une vie où on s’intéresse plutôt à se donner à autrui à cause de Jésus. Nous réorientons notre vie en fonction de notre amour pour Jésus. Ce changement d’orientation est également exprimé dans l’action de porter la croix. Voyez-vous, la crucifixion tout comme le transport de la croix par le criminel étaient une affaire publique qui faisait voir la soumission du condamné à l’autorité de l’état. Le criminel, s’étant rebellé contre l’état, doit maintenant porter le poids des sanctions qu’on lui impose. En obligeant le prisonnier à porter sa croix, on le force à s’abaisser publiquement devant l’autorité gouvernementale. L’idée de base est liée à la soumission (forcée ou volontaire) d’une personne à une autre instance. Dans le contexte de l’enseignement de Jésus, le fait de prendre la croix démontre une réorientation complète des intérêts d’un individu vers les choses éternelles de Dieu. Nous observons ainsi que ces deux actions, ‘prendre la croix’ et ‘perdre sa vie’ indiquent un revirement drastique dans la direction que prend un individu pour sa vie. Ce changement d’attitude, Paul l’appelle la foi. Voici ce qu’il écrit en 1Thessaloniciens 1.8-9. Votre foi envers Dieu s’est répandue, de sorte que nous n’avons pas besoin d’en rien dire. Car eux–mêmes racontent de nous quelle entrée nous avons eue auprès de vous, et comment vous vous êtes tournés des idoles vers Dieu, pour servir le Dieu vivant et vrai. ‘Vous avez abandonné les idoles et vous vous êtes tournés vers Dieu.’ Cette nouvelle orientation vers Dieu est un signe certain d’une authentique conversion. Elle témoigne de leur ‘foi envers Dieu,’ comme il est écrit au v. 8. Une personne montre qu’elle a un cœur pénitent lorsqu’elle se tourne vers Dieu pour demander le pardon de ses péchés. Elle reconnaît qu’elle ne peut plus continuer à vivre comme elle l’a fait jusqu’à présent. Elle se repentit et demande pardon. Seule la foi peut motiver quelqu’un à se comporter de la sorte. Si ce changement d’attitude concerne la foi, alors l’action de porter la croix doit également se rapporter à la foi puisqu’elle exprime, comme nous l’avons mentionné, un changement d’orientation. Et pour la même raison, ceci s’applique tout autant à la perte de sa vie. On ne se tourne pas vers Jésus en échange de la sécurité du passé sans avoir la foi. On ne décide pas de renoncer à sa vie par dévouement pour le Seigneur à moins d’avoir la foi. Ceci étant dit, la question n’est plus de déterminer si nous sommes sauvés par la croix du Christ ou par notre propre croix. La question est de savoir si nous avons la foi. Car si nous avons vraiment la foi, il s’ensuit que nous prendrons résolument la croix et que nous marcherons à la suite de Jésus. Le disciple qui suit le Seigneur de cette façon le fait avec une attitude d’humilité et de soumission, attitude si bien exprimée par l’action de porter sa croix. L’essence d’une foi authentique repose sur la reconnaissance de notre incapacité de nous sauver nous-mêmes et que Dieu doit intervenir pour nous sauver. Nous faisons un aveu qui pourrait ressembler à ceci : ‘J’ai besoin que Dieu dirige mes pas. Sans lui, je suis perdu. Ma condition spirituelle est entièrement entre les mains du Seigneur.’ Dieu doit nous sauver du péché et c’est pourquoi nous devons réorienter notre vie en fonction de son offre de pardon et de vie éternelle. Le salut n’est pas quelque chose que l’on peut négocier ni acquérir avec nos ressources. Il s’obtient dans le contexte de la foi. Plus loin, Jésus présentera cette foi comme étant un renoncement à soi-même, i.e., un abandon de notre vie à la volonté du Seigneur au point que le ‘moi’ dépend totalement de lui. Il dit en Matthieu 16.24, Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Donc, est-ce que je suis sauvé par la croix du Christ? Oui. Ai-je, moi aussi, une croix à porter? Oui. Est-ce que je suis obligé de me charger de cette croix? Oui. Est-ce que je suis sauvé parce que je porte ma croix? Non. Vous êtes sauvés parce que vous avez la foi qui vous pousse à prendre la croix. Sans la foi, personne n’accepterait de supporter l’opprobre et la souffrance de la croix. Et pour croire au Christ crucifié, il ne suffit pas de croire seulement qu’il a été crucifié. Il faut aussi croire que je suis crucifié avec lui. C’est cela d’avoir foi en Christ crucifié. Nous comprenons maintenant la relation entre notre croix et celle de Jésus. Porter la croix : une vie d’abandon La notion du renoncement de soi est un autre élément essentiel de l’image d’une personne portant la croix. La croix ne se rapporte pas uniquement aux troubles que nous avons à supporter dans la vie. La croix est un instrument d’exécution, et non pas seulement un objet à transporter. À cet effet, la croix signifie que le disciple doit adopter la même résignation que le condamné à mort face à son imminente exécution. Un homme dans une telle situation ne peut plus donner de sens à ses désirs, ses rêves, ses ambitions. Il doit renoncer à soi-même. Il en est de même du chrétien. Celui-ci doit faire l’expérience d’une mort spirituelle avant de retrouver sa vie. Il doit dire ‘non’ à ses désirs et à ses droits, et dire ‘oui’ à la volonté du Seigneur. Il doit laisser les pensées et les sentiments qui animaient Jésus pénétrer son cœur. Il se rappellera que l’humilité et la consécration du Christ au bien des autres le conduisirent jusqu’à la mort sur la croix. Le passage en Romains 6.11-13 décrit très bien en quoi consiste la mort spirituelle du chrétien. Romains 6.11. Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. 12 Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. 13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Ces versets nous expliquent comment le croyant meurt à lui-même. On pourrait le résumer en ces termes. Je meurs à moi-même lorsque : (1) je me considère comme crucifié avec Christ (Romains 6.11) (2) je me considère comme mort au péché, mais comme vivant pour Dieu (Romains 6.11) (3) je ne permets pas au péché de régner sur mon corps (Romains 6.12) (4) je ne mets plus les membres de mon corps à la disposition du péché (Romains 6.13a) (5) je me mets au service de Dieu (Romains 6.13b) (6) je fais de mes membres des instruments de justice (Romains 6.13c) Nous devons nous rappeler que les épreuves en soi ne constituent pas la croix mais elles peuvent certainement amener une personne à s’abaisser devant le Seigneur. Lorsque celle-ci fait face aux difficultés avec la bonne attitude, dans un esprit d’humilité et de soumission, c’est à ce moment qu’on voit l’influence de la croix et du renoncement agir puissamment dans la vie du croyant. Par un acte de foi, le chrétien se regarde comme mort au péché mais vivant pour Dieu dans son union avec Jésus-Christ. Cette attitude met le disciple sur la voie de la pleine consécration et c’est sur ce chemin que le Seigneur nous appelle à le suivre.

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