Le Mariage : une Bénédiction ou une Malédiction ?

12:42Ministere MotsdeDieu

1 Introduction Le mariage une zone à problèmes : voilà le sujet de nos deux soirées. C’est un sujet important, un sujet explosif, mais aussi en un certain sens un sujet gênant. Dieu a institué le mariage pour nous rendre heureux. Conduire son couple selon les pensées de Dieu est une bénédiction et un bonheur. Mais conduire son couple sans se soucier des pensées de Dieu, alors le mariage peut devenir une malédiction. Pourquoi y a-t-il aujourd’hui tant de détresses y compris dans les mariages chrétiens ? Pourquoi tant de misères ? Pourquoi tant de terres brûlées ? ● Un époux marié depuis 25 ans abandonne soudain sa femme, et il apparaît qu’il la trompait déjà depuis plus de 10 ans. ● Une jeune femme mère de trois petits enfants, trompe son mari, l’abandonne lui et ses enfants, rompt tous les ponts, et part avec un autre. ● Un couple marié depuis quelques années est en bagarre permanente. Il n’y a que des scènes de haine et des accusations réciproques. Finalement ils se séparent. S’agit-il d’exemples particuliers tirés par les cheveux ? de malheurs du monde ? Non, ces exemples sont tous issus de mariages contractés un jour sous la bénédiction de Dieu. Ce sont des mariages de croyants. Le mariage, un don de Dieu ? Oui ! Le mariage donné pour la bénédiction ? Oui ! Mais si on ne s’y prend pas correctement avec ce don merveilleux de Dieu, avec cette vie commune de mari et femme, le mariage peut alors devenir une malédiction. Un mari croyant dont le mariage est rompu, me disait, il y a quelques temps : « mon mariage était l’enfer sur la terre ! ». Un résumé bouleversant d’une relation qui, un jour, avait commencé heureusement. Je suis sûr que ce sujet est un sujet important et actuel pour nous tous, et spécialement pour ceux qui sont mariés, mais également important pour les jeunes qui ne sont pas encore mariés, et pour les parents, et pour tous ceux qui voudraient donner des conseils aux jeunes frères et sœurs dans la foi. Le sujet est naturellement très vaste. En deux soirées, nous ne pourrons certainement pas le traiter complètement. La Parole de Dieu parle du mariage dans beaucoup de passages de l’Ancien et du Nouveau Testament. C’est pourquoi nous devrons choisir les points essentiels et nous concentrer dessus. Je me rends bien compte que c’est un sujet difficile. Pourquoi ? Je vois quatre raisons : ● Premièrement, il est difficile parce qu’il n’y a peut-être aucun domaine où la propre volonté de l’être humain se manifeste autant qu’ici où il s’agit des relations dans le mariage. Qui veut déjà se laisser conseiller ? Le sujet est difficile parce que nous tous, et je m’inclus expressément dedans comme présentateur du sujet, — nous avons tous fait tant de fautes dans ce domaine. En presque 25 ans de mon mariage, je le dis ouvertement, j’ai fait beaucoup de fautes. Je ne me tiens pas du tout devant vous en vous disant : « faites ainsi correctement, parce que moi je l’ai fait correctement ». Au contraire ! Nous devons malheureusement apprendre de nos fautes. Je tiens à le dire expressément. ● Deuxièmement, ce n’est pas simple de parler du mariage parce que je ne peux parler que par expérience d’homme. Après plus de 25 ans de mariage, on connait naturellement sa propre femme. Malgré tout, je ne parle que d’après un monde d’expérience et de sentiments d’homme. Cela rend ces propos un peu difficiles. Cependant, en s’appuyant sur la Parole de Dieu, il y a bien des choses du côté opposé que nous pouvons nous représenter. ● Troisièmement le sujet du mariage est devenu difficile du fait que nous vivons dans un monde où prévalent des normes complètement différentes des normes et règles que la Parole de Dieu nous présente. Cela devient de plus en plus difficile, avant tout pour nos jeunes gens, de comprendre les pensées de Dieu et de les mettre en pratique. Nous allons voir tout de suite que le monde fonctionne selon des règles totalement différentes, et qu’en rapport avec le mariage, il pense aussi complètement différemment de ce que nous trouvons dans la Parole de Dieu. Le diable a réussi à renverser entièrement sens dessus dessous les principes de Dieu sur le mariage comme sur la famille ; il est vraiment le diable, l’adversaire de Dieu, le faiseur de désordre. ● Quatrièmement le sujet du mariage n’est pas simple à traiter parce que d’un côté nous voudrions traiter très franchement les problèmes qui se posent à nous. Cela, nous devons le faire afin que les jeunes gens comprennent bien ce dont il s’agit. C’est pourquoi je demande aux frères et sœurs plus âgés un peu d’indulgence sur tel ou tel point. — D’un autre côté nous devons aborder ce sujet avec délicatesse pour ne pas blesser les sensibilités. Sur ce point, je demande aux plus jeunes de la compréhension quand, peut-être, certaines choses sont exprimées prudemment. Ce soir, avec le secours du Seigneur, j’aimerais montrer quelques principes que Dieu a établis dans l’ordre de la création à l’égard du mariage. Dieu a donné le mariage déjà dans le paradis. En Genèse 1 nous trouvons des principes tout à fait importants sur le mariage. Cela forme, pour ainsi dire, le fondement de ce que nous verrons plus loin. Demain soir nous pourrons voir d’un peu plus près la pratique du mariage. 2 Première partie : le mariage donné pour être une bénédiction Ce soir il s’agit de ce que Dieu a donné le mariage pour être une bénédiction. Dieu voulait nous donner, à nous les êtres humains, quelque chose de bon, quelque chose où nous trouverions de la joie. J’aimerais voir quelles pensées Dieu rattache à cela depuis le commencement. Je voudrais partager cette soirée en quatre : ● La première partie sera courte, une petite introduction. ● En second, ce sera la partie principale où nous voulons voir comment le mariage donné de Dieu « fonctionne » selon l’ordre divin de la création. ● En troisième partie, nous voudrions voir rapidement les conséquences de la chute pour la vie humaine dans le mariage. ● Quatrièmement nous voudrions chercher à montrer comment le Nouveau Testament confirme les pensées de l’ordre divin de la création. 2.1.1 La base : la Parole de Dieu Quand on s’occupe du sujet du mariage, il est très important que tout ce qu’on dit et pense soit basé sur la Parole de Dieu. C’est elle qui doit être la norme de ce que nous disons et pensons, y compris de ce que nous faisons dans le mariage, c’est-à-dire comment nous le conduisons effectivement. Il ne faut pas que la vie de mariés soit menée selon nos propres pensées, mais il faut la mener sur la base de la volonté révélée de Dieu. La Bible nous donne d’abondantes instructions. Dieu nous donne beaucoup d’indications sur la manière de mener un mariage vers le bonheur et la bénédiction. Dieu nous donne des instructions directes à l’égard du mariage, premièrement dans l’Ancien Testament, puis dans le Nouveau. Ensuite Il nous donne un bon nombre d’exemples. Nous apprenons à partir de conjoints dont le mariage a été une bénédiction. Nous apprenons à partir de conjoints dont le mariage est décrit de manière à servir d’avertissement. Il est bon et utile pour tous les couples de visiter une fois les divers couples bibliques pour voir ce qu’on doit faire et ce qu’on ne doit pas faire (par exemple dans l’Ancien Testament, les couples des patriarches Abraham, Isaac, Jacob offrent des exemples riches en enseignements pratiques actuels ; dans le Nouveau Testament, l’exemple d’Aquilas et de Priscilla est connu et instructif). Le mariage est un don de Dieu merveilleux quand il est conduit selon les directives de la Parole de Dieu. Dieu nous donne Son « mode d’emploi » et si nous en tenons compte, il y a bonheur et bénédiction. Si nous méconnaissons le « mode d’emploi » de Dieu pour le mariage, ça va de travers. Hier soir dans l’avion de Munich à Düsseldorf, le temps était assez orageux, et on devait avoir bien confiance dans le pilote. Pendant le vol, j’ai pensé un peu à la soirée d’aujourd’hui. Je me suis fait la réflexion suivante : les deux pilotes d’un tel avion doivent absolument faire attention à deux choses. Premièrement ils doivent conduire l’avion comme le constructeur l’a prévu, et suivre ses instructions, à défaut de quoi il y aura problème. Deuxièmement ils doivent suivre exactement les instructions de la tour de contrôle, à défaut de quoi l’atterrissage ne sera pas en sécurité. Dans le meilleur des cas, ils feront fausse route, et dans le pire des cas ils iront au crash. N’en est-il pas de même dans le mariage ? Dieu nous a d’abord donné dans Sa Parole un guide d’emploi sûr. Il nous a donné des indications pour notre profit et notre bénédiction. Si nous en tenons compte, notre mariage prendra la bonne route. Nous arriverons au but que Dieu voudrait pour nous. Notre mariage sera une bénédiction merveilleuse tant pour nous que pour les autres. Un tel mariage ressemble à des jours comme le ciel au-dessus de la terre (Deut. 11:21). Mais si nous ne tenons pas compte de ce que Dieu dit dans Sa Parole, alors ça déraille et le malheur arrive. Si nous libéralisons les pensées de Dieu sur le mariage, si nous mettons en pratique nos propres idées, si nous y ajoutons les pensées des hommes, alors ça va à l’échec. Alors s’ouvre justement pour nous cette zone à problèmes du fait que les dispositions du « mode d’emploi » de Dieu sont tout autres que les idées courantes de la société actuelle. Il y a cette énorme discordance entre d’un côté les pensées de Dieu, et de l’autre les idées des gens sur le mariage. Deuxièmement Dieu nous a donné le Saint Esprit. Il habite en nous, Il veut nous montrer comment traduire les pensées de Dieu dans chaque situation journalière de la vie pratique. Naturellement la Parole de Dieu ne traite pas de chaque détail de la vie conjugale. Dieu nous donne les principes. Mais nous avons le Saint Esprit en nous, ce divin conducteur, pour nous conduire sûrement. 2.1.2 Chute croissante des valeurs Nous déplorons une chute croissante des valeurs dans notre société. La chute des valeurs concerne tout particulièrement le vivre ensemble, les relations que nous entretenons les uns avec les autres. Le mariage est spécialement concerné. Cette chute des valeurs n’est pas venue du jour au lendemain. Non ! Elle a été progressive, mais elle s’approche aujourd’hui d’un sommet. Je voudrais vous inviter maintenant à une petite expérience. Imaginez que vous êtes en train de jeter une grenouille vivante dans une marmite d’eau bouillante. Que fait la grenouille ? Elle cherche à sauter dehors au plus vite. L’eau bouillante lui est désagréable. Elle veut sortir. Mais si nous mettons la grenouille dans de l’eau froide, et que nous chauffons la marmite à feu doux, la grenouille reste tranquillement dans la marmite jusqu’à être petit à petit complètement cuite. Je crois que c’est la tactique dont Satan se sert aujourd’hui avec nous. Il veut nous cuire lentement, nous les chrétiens. Il veut nous habituer petit à petit à ceci et à cela dans notre société. Cela vaut aussi pour le mariage. C’est pourquoi nous voulons maintenant faire une toute petite analyse du temps actuel. Nous ne nous y attarderons pas, mais il est quand même bon d’y voir clair quant à la dérive de la société d’aujourd’hui. Notre société est une société qui veut s’en sortir le plus possible sans Dieu. On le constate dans tous les domaines de la vie. On raye simplement Dieu. Où est Dieu dans la politique ? Où est-Il dans la culture ? Où est-Il dans la musique ? Où est-Il dans la littérature ? Où est-Il dans les médias ? Dans tout ce qui est essentiel, Dieu n’existe plus. On s’en est largement débarrassé. Peut-être s’en sert-on encore comme élément décoratif ou sentimental à Noël et à Pâques. Ou bien quand il arrive une catastrophe quelque part dans le monde, on demande où Il est, d’une manière provocante. C’est ce qui a lieu dans la plupart des cas. L’homme se croit entièrement libre de s’autodéterminer. Voilà l’environnement où nous vivons et où nos jeunes gens grandissent. Et qu’en est-il du mariage ? Dans le meilleur des cas il y a encore une cérémonie chrétienne, mais à part cela Dieu doit dans la plupart des cas rester à la porte. Ici aussi on a la plupart du temps rayé Dieu de la carte. Où cela mène-t-il quand on vit ensemble sans Dieu, quand Dieu n’est pas le centre du mariage ? Voyons un peu quelques faits. ● En Allemagne, il y a chaque année environ 400 000 mariages et 200 000 divorces. Du point de vue purement statistique, cela fait un mariage sur deux. Les victimes sont les enfants. La plupart de ceux qui ont des déficiences psychiques proviennent de foyers perturbés. J’ai lu il y a quelques jours qu’un enfant de 5 ans a tenté se suicider. On l’en a empêché. On lui a demandé pourquoi il voulait s’ôter la vie, il a répondu : « cela vient de ce que mes parents vivent séparés et je voudrais être à la fois chez papa et chez maman ! » Voilà les tristes conséquences ! ● Nous sommes-nous habitués à ce que beaucoup de nos concitoyens vivent ensemble sans acte de mariage ? Autrefois on appelait cela, tout à fait à juste titre, un mariage sauvage (union libre). Aujourd’hui on n’en parle même plus. Un ménage sur sept en Allemagne est déjà sans acte de mariage. Dans les provinces de l’ancienne Allemagne de l’Est, ce taux en est déjà à un couple sur deux — ce sont les conséquences à retardement du socialisme et de l’athéisme. Beaucoup de ces ménages se séparent au bout de peu de temps. On change de partenaire. Ce qui reste, on n’en parle souvent pas : terre brûlée, épaves humaines, dépressions. Ce n’est pas pour rien que les psychologues et les psychiatres prospèrent. ● Près de 30% de tous les enfants qui naissent aujourd’hui en Allemagne proviennent de ménages sans acte de mariage. Ici aussi les statistiques des états de l’ex-Allemagne de l’Est font apparaître des chiffres dramatiquement plus élevés : plus de la moitié de tous les enfants y naissent hors mariage. Comment de tels enfants, une fois devenus grands, pourront-ils s’engager eux-mêmes dans un lien conjugal stable ? dans la plupart des cas, la question reste ouverte. ● On estime le nombre d’avortements en Allemagne à 500 000 par an. Ici aussi on passe le plus possible sous silence les conséquences morales chez les femmes, mais elles sont indélébiles. Je le dis franchement : l’avortement est un meurtre. En prenons-nous l’habitude ? ● Les unions homosexuelles sont devenues présentables. Les personnes de même sexe se « marient » à la mairie et même à l’église. Un fonctionnaire croyant a refusé d’officier pour une telle cérémonie. On l’a muté d’office. Est-ce là l’étape suivante où le Diable veut nous cuire ? Voulons-nous nous habituer à cela ? Absolument jamais, jamais ! ● Comment cela se traduit-il dans l’amitié entre jeunes gens ? Les filles de 13 à 15 ans ont-elles vraiment déjà besoin d’un copain ? Les jeunes gens du même âge ont-ils vraiment déjà besoin d’une copine ? Nous habituons-nous à ce que les jeunes gens de cet âge amènent leurs copains à la maison et disparaissent vite dans la chambre à coucher ? Est-il normal qu’ils voyagent ensemble les weekends ou en vacance ? Devons-nous alors nous étonner si leur première relation sexuelle arrive déjà au début de la puberté ? L’âge de la première expérience sexuelle est de plus en plus précoce, c’est prouvé. Cela descend jusqu’au début de 13, 14 ans. Indépendamment de ce Dieu l’a interdit, le processus de maturité est brisé alors qu’il est absolument nécessaire pour le développement d’un jeune. Ne nous étonnons pas si la société, comme aussi nos communautés chrétiennes, s’appauvrissent de plus en plus en personnalités authentiques. ● Alors qu’en est-il de l’amour dans ce monde ? L’amour, nous allons le voir plus en détail, est quelque chose de très important pour un mariage. Mais qu’entend-on par « amour » dans ce monde ? L’amour n’est-il que la satisfaction instinctive de désirs égoïstes ? de mon égo personnel ? Voilà un jeune homme qui dit à une jeune fille : je t’aime. Ce qu’il veut réellement dire, est quelque chose de tout différent. Il veut dire : je m’aime et pour cela j’ai besoin de toi. Ce n’est pas autre chose que l’extériorisation de l’égoïsme. Comment l’amour est-il décrit dans les romans et les chansons de notre temps ? Savons-nous ce que les gens comprennent par le mot amour ? En tous cas, c’est presque dans tous les cas quelque chose de complètement différent de ce que la Bible comprend par ce terme. L’amour n’est pas des chatouillements dans le ventre. L’amour, ce n’est pas quand les papillons commencent à voler. L’amour n’est pas le sentiment cool qu’on ressent quand on a pour la première fois un garçon ou une fille dans les bras. L’amour n’est pas un soi-disant sentiment de plaisir au premier baiser. Non, l’amour est quelque chose de tout autre. L’amour, ce n’est pas aller ensemble au lit. Je sais que dans le monde on appelle ça l’amour — et c’est effrayant. Ce que Dieu a donné aux hommes et aux femmes comme don pour le mariage et la famille a été complètement retourné en son contraire. C’est le Diable qui a semé le désordre. Sous le mot amour, la Parole de Dieu comprend quelque chose de complètement différent. Nous allons le voir. Mais voilà l’esprit du temps qui nous environne. Un politicien allemand a dit, il y a quelques années, de manière provocante : le mariage est un modèle dépassé. Avait-il raison ? Non, le mariage n’est pas un modèle dépassé. Le mariage est donné de Dieu pour que le mari et la femme vivent ensemble. Ils doivent former une unité selon l’esprit, l’âme et le corps, et ainsi ils deviennent heureux. Le mariage est la seule possibilité de vivre ensemble pour un homme et une femme selon la pensée de Dieu. Le mariage n’est absolument pas un modèle dépassé. 2.1.3 Le sel du monde Nous vivons dans un temps imprégné de l’esprit de l’antichrist. Le Diable fait tout ce qu’il peut pour détruire les mariages chrétiens. C’est un fait. Comment réagissons-nous à cela en tant que chrétiens ? Courons-nous à la suite des tendances de notre temps ? Non ! — Résignons-nous ? Non. Dieu soit béni, Il est toujours possible d’avoir son ménage dans le bonheur et la bénédiction de Dieu. Au milieu d’un monde ennemi de Dieu, nous pouvons montrer un drapeau par le moyen de nos vies de mariés ; nous pouvons et devons être un témoignage aux hommes par nos mariages. Le Seigneur Jésus dit : « vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel a perdu sa saveur, avec quoi sera-t-il salé ? (Matt. 5:13). Être le sel de la terre signifie que nous montrons aux gens qui nous entourent comment Dieu a conçu les relations naturelles dans lesquelles Il nous a placés comme Ses disciples,. Nous ne voulons pas adhérer à l’esprit du temps de ce monde ! Nous ne voulons pas nous associer à tout ce que les gens font autour de nous ! Or nous sommes en danger de nous habituer à ces choses. Si nous le faisons, nous sommes du sel qui a perdu sa force et sa saveur. Nous devons voir très objectivement que nous ne sommes pas épargnés par ces développements. Ils nous influencent. Ils ne s’arrêtent ni aux portes de nos maisons, ni aux portes de notre assemblée. Ils influencent avant tout nos jeunes gens. Je suis convaincu que nous devons avoir d’autant plus de compréhension pour nos jeunes gens. Ils grandissent dans un temps où ils sont exposés en permanence à cette influence, que ce soit à l’école, en apprentissage, au lieu de travail, dans le voisinage ou partout ailleurs. Satan arrose en permanence. Je le dis encore une fois : C’est la cuisson lente à petit feu. Dans un pareil temps, dans un pareil environnement, n’est-il pas nécessaire, et même plus nécessaire que jamais, de nous rappeler les pensées de Dieu au sujet du mariage ? Cela aussi, je le répète : le mariage est un don de Dieu. Nous pouvons l’accepter avec reconnaissance. Il est donné pour la bénédiction si nous nous y prenons correctement. D’un bon couple marié, il émane une influence positive. J’aimerais présenter rapidement cinq cercles concernés positivement par un couple marié [ou : mariage] accompagné de la bénédiction de Dieu : ● Un bon couple marié est tout premièrement une joie pour notre Seigneur. Il regarde du ciel sur la terre, et se réjouit de tous les couples qui cherchent à vivre selon Sa pensée. ● Un bon couple marié est en second lieu une bénédiction pour le mari et pour l’épouse. Nous sommes un secours et un appui l’un pour l’autre. Le mari est là pour la femme, et la femme est là pour le mari. Voilà un ensemble harmonieux. ● Un bon ménage est en troisième lieu une bénédiction pour les enfants : heureux sont les enfants qui ont des parents dont le mariage fonctionne bien. À l’inverse, quelle souffrance pour les enfants qui grandissent dans une famille où le mari et la femme ne vivent pas avec le Seigneur Jésus. ● Un bon ménage est en quatrième lieu une bénédiction pour les frères et sœurs dans la foi avec lesquels Dieu nous a rassemblés. Cela vaut pour la communauté dans laquelle Dieu nous a placés. Le mariage et la famille sont les plus petites cellules de la vie en société. Si nous avons de bons ménages, cela a très certainement une influence positive sur l’assemblée locale. ● Un bon ménage est en cinquième lieu, je l’ai déjà indiqué, une bénédiction pour le monde qui nous entoure. Nous sommes par-là un témoignage pour les gens et nous leur montrons comment Dieu voudrait que le mari et la femme vivent ensemble dans le mariage. 3 Enseignements tirés du livre de la Genèse Comme nous avons dit vouloir nous appuyer sur la Parole de Dieu, je voudrais d’abord lire quelques versets du livre de la Genèse. Ce livre est le livre des commencements. Dieu nous donne dans cette partie de la Bible des enseignements fondamentaux sur beaucoup de choses de la vie, y compris le mariage. Aux premiers chapitres, on voit comment Dieu a créé le monde, comment Il a créé l’homme et la femme, et comment Il a donné le mariage : Le mariage est un don de Dieu, déjà dans le paradis. C’est pourquoi, il est bon de revenir aux principes que Dieu a donnés au tout début, quand Il a établi le mariage. « Et Dieu dit : Faisons [l’] homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’ils dominent sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tout [animal] rampant qui rampe sur la terre. Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle. Et Dieu les bénit ; et Dieu leur dit : Fructifiez, et multipliez, et remplissez la terre et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur tout être vivant qui se meut sur la terre » (Gen. 1:26-28). « Et l’Éternel Dieu forma l’homme, poussière du sol, et souffla dans ses narines une respiration de vie, et l’homme devint une âme vivante » (Gen. 2:7). « Et l’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide qui lui corresponde. Et l’Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs, et tous les oiseaux des cieux, et les fit venir vers l’homme pour voir comment il les nommerait ; et tout nom que l’homme donnait à un être vivant fut son nom. Et l’homme donna des noms à tout le bétail, et aux oiseaux des cieux, et à toutes les bêtes des champs. Mais pour Adam, il ne trouva pas d’aide qui lui correspondît. Et l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, et il dormit ; et il prit une de ses côtes, et il en ferma la place avec de la chair. Et l’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et l’amena vers l’homme. Et l’homme dit : Cette fois, celle-ci est os de mes os et chair de ma chair ; celle-ci sera appelée femme (Isha), parce qu’elle a été prise de l’homme (Ish). C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils seront une seule chair. Et ils étaient tous deux nus, l’homme et sa femme, et ils n’en avaient pas honte » (Genèse 2:18-25). Nous voulons maintenant chercher à tirer de ces textes quelques principes au sujet du mariage. 3.1 Premier principe : Dieu est le Créateur des hommes [êtres humains] La première chose que nous apprenons dans notre texte est le fait que Dieu est le Créateur de l’être humain. Nous avons lu : « Dieu dit : Faisons l’homme ». C’était le conseil et la pensée du Dieu tri-un de faire l’homme [l’être humain]. Dieu a pour ainsi dire parlé dans la Déité : « faisons l’homme ». Après avoir créé les animaux, Dieu a, comme on le dit parfois, fait l’homme comme couronnement de la première création. 3.1.1 À l’image et à la ressemblance de Dieu Nous, les hommes, nous avons été créés aussi bien à l’image qu’à la ressemblance de Dieu. Cela n’est pas dit des animaux. L’« image » nous rappelle une « représentation ». Créé à « l’image de Dieu » veut donc dire que nous, les hommes, nous devons représenter Dieu ici-bas sur la terre. Nous sommes pour ainsi dire les représentants de Dieu ici-bas sur la terre. C’est pourquoi Adam a donné des noms aux animaux. Mais deuxièmement nous avons aussi été créés à la « ressemblance de Dieu ». C’est une pensée qui se rattache à ce que nous, les hommes, avons été créés dans l’innocence. Nous sommes devenus pécheurs par la chute, mais avons été créés dans l’innocence. 3.1.2 Créés et formés Si nous lisons avec exactitude, nous constatons que Dieu utilise au moins deux termes pour montrer de quelle manière Il a fait l’homme. Le premier terme est que Dieu a créé l’homme. L’autre terme est que Dieu l’a formé. Le ch. 2 v.7 dit « l’Éternel Dieu forma l’homme » et le ch. 1 v. 27 dit « Dieu créa l’homme ». Dans le cas de la femme, il est dit encore que Dieu l’a bâtie (Gen. 2:22, sens littéral ; JND traduit ‘forma’ et indique ‘bâtit’ en note), mais pour être bref, restons-en ici aux deux premiers termes : ● Le fait que Dieu nous ait créés, nous les hommes [êtres humains], montre quelque chose de la toute-puissance créatrice de Dieu. Dieu a tout appelé à l’existence à partir du néant. Il a créé l’homme à partir de la poussière de la terre. C’est une toute-puissance merveilleuse du Créateur ! Personne d’autre que Lui ne pouvait le faire. « Lui, a parlé, et la chose a été ; il a commandé, et elle s’est tenue là » (Ps. 33:9). ● Mais Dieu n’a pas seulement créé, Il a aussi formé. Il me semble que le fait de former exprime plutôt quelque chose de la sagesse du Dieu Créateur. Dieu nous a fait dans Sa sagesse, nous les êtres humains. Il a conçu quelque chose en Lui-même quand Il a fait la femme de cette manière-ci, et l’homme de cette manière-là. « Que tes œuvres sont nombreuses, ô Éternel ! tu les as toutes faites avec sagesse. La terre est pleine de tes richesses » (Ps. 104:24). 3.1.3 Création ou évolution Il est fondamental pour la vie ensemble de l’homme et de la femme que nous sachions que nous sommes issus de la main de Dieu. Ici apparait un contraste énorme par rapport à l’opinion courante dans ce monde. Nous savons que le monde voit en général cela tout différemment. On croit en la théorie de l’évolution, bien que scientifiquement elle ne soit pas du tout prouvée, et qu’on ne peut pas la prouver. Elle est, et elle reste une théorie, que tout chrétien croyant en la Bible ne peut que rejeter catégoriquement. Pour commencer, nous voyons déjà combien la pensée du monde s’oppose à la pensée de Dieu. La plupart des gens de ce monde ne croient pas en un Dieu Créateur. Ils préfèrent croire à l’évolution. Nous pouvons être presque certains que, si quelqu’un croit à l’évolution, alors il n’aura pas non plus d’idée claire sur la vie commune du mari et de la femme. Peut-être que plusieurs manière de se comporter seront encore influencées par la tradition (chrétienne), mais si on abandonne aussi cela, alors il n’y a plus rien qui retient. Tenir ferme que l’homme et la femme sont issus de la main de Dieu, c’est la première condition, le premier fondement pour que ça se passe bien dans le mariage. La foi dans le Dieu-Créateur nous donne l’intelligence des pensées de notre Créateur quant au mariage. La croyance en l’évolution ne conduit qu’à la confusion. 3.2 Deuxième principe : L’homme et la femme ont été créés différemment Le deuxième point que je voudrais présenter est également élémentaire pour une vie commune harmonieuse du mari et de la femme dans le mariage. Dieu n’est pas seulement notre Créateur, mais Il nous a créés différemment, homme et femme. 3.2.1 Mâle et femelle Nous avons lu clairement : « Il le créa à l’image de Dieu, Il les créa mâle et femelle ». La note en bas de page du texte donne l’explication suivante : nous sommes selon notre sexe mâle ou femelle. Il faut bien le saisir. Dieu a créé différemment l’homme et la femme. Nous ne sommes pas identiques ! Dieu a créé deux sexes, le sexe masculin et le sexe féminin. Dieu l’a voulu ainsi. Comme Créateur, Il est seul à pouvoir disposer de ces différences entre l’homme et la femme. Il n’est pas confié à notre autorité, et cela ne relève pas de nos attributions de décider sur les différences des sexes, ni d’en disposer. Cela n’appartient qu’à notre Créateur. Dans Sa sagesse Il a trouvé bon de créer l’homme mâle et femelle, c’est-à-dire homme et femme. 3.2.2 Une différence de nature Les sexes sont différents. Un homme n’est pas une femme, et il ne le devient pas. La femme n’est pas un homme, et elle reste toujours femme. Tout autre chose est contre nature. Naturellement nous sommes tout d’abord différents extérieurement. Cela a son importance, mais ce n’est sûrement pas ici le point principal. Ce qui importe particulièrement, c’est le fait que nous sommes différents par nature. L’homme et la femme ne sont absolument pas de même nature. Notre Créateur n’a pas voulu qu’ils aient même nature. L’homme et la femme ont tout à fait la même valeur. Cela doit être spécialement souligné : l’homme et la femme ont la même valeur devant Dieu, mais ils ne sont pas de même nature. Nous sommes autres. Un homme fonctionne — c’est ainsi que je veux l’exprimer — autrement qu’une femme. Une femme fonctionne autrement qu’un homme. Dans le vocabulaire d’aujourd’hui, on peut dire que Dieu a donné un logiciel différent aux hommes et aux femmes. Nous n’opérons pas de la même manière. Nous sommes différents, et il est important de le saisir et de l’accepter. Du fait que nous sommes différents dans notre nature, nous sommes différents dans nos missions et dans nos domaines de responsabilités. N’en tirons pas de fausse conclusion : cela n’a rien à faire avec la discrimination. Je voudrais ré-insister très clairement là-dessus : le mari et la femme sont de même valeur, mais pas de même nature. Quand Dieu a fait Ève, Il ne l’a pas « bâtie » [formée] à partir des pieds d’Adam. Pourquoi pas ? Adam ne devait pas fouler aux pieds la femme. Mais Dieu ne l’a pas non plus faite à partir de la tête d’Adam. Il n’a pas voulu que la femme domine sur l’homme. Non, Dieu a fait Ève à partir de la côte d’Adam. La côte, ou côté, indique la proximité du cœur. Il ne fallait pas que surgisse la pensée qu’il existait une différence de valeur. Non, ce n’est pas une différence de valeur. L’homme et la femme peuvent se rencontrer d’égal à égal dans l’amour réciproque. Un mariage est un partenariat, — j’utilise ce terme pour une fois (*), — et même un ‘coude à coude’, ou ‘épaule contre épaule’. Il s’ensuit qu’il n’y a aucune raison de regarder l’autre de haut, ou de penser qu’on serait plus que l’autre. Inversement il n’y a aucune raison d’avoir un complexe d’infériorité au motif qu’on aurait moins de valeur que l’autre. (*) Note : la Bible n’utilise pas le terme de « partenariat ». Si nous comprenons correctement ce terme, il dit bien ce qu’il veut dire. Dans ce sens, le partenariat n’est pas une vie commune lâche de l’homme et de la femme en dehors du mariage, mais c’est « épaule contre épaule », c’est le « coude à coude » d’un couple marié « dans le Seigneur ». Si on définit le partenariat de cette manière, alors ce terme peut tout à fait être utilisé. Le mariage est une unité merveilleuse d’esprit, d’âme et de corps. Aucune de ces unités ne supplante l’autre. Cependant de nature, nous sommes différents. L’homme a été formé à partir de la poussière de la terre. C’est peut-être la raison pour laquelle beaucoup d’hommes pensent par nature de manière plus rationnelle. Les femmes au contraire, issues du côté d’Adam, réagissent de manière générale plus émotionnellement. Dans la vie commune du mariage, il faut savoir que nous sommes différents. Sinon, comment nous les maris pourrions comprendre que, dans telle situation, nos femmes réagissent tout autrement que nous ne le ferions ! Comment la femme pourrait-elle comprendre pourquoi son mari agit tout autrement qu’elle-même ne ferait. Voilà des choses auxquelles il faut simplement s’adapter si l’on vit ensemble dans le mariage. Voilà, pour nous les hommes, une leçon importante avant tout, et que nous sommes quelquefois vraiment très, très longs à apprendre. Peut-être faut-il une vie entière. 3.2.3 Une différence dans les domaines d’attributions Du fait de la différence de nature, il résulte aussi une différence de domaine d’attributions. Nous le reverrons plus tard un peu plus en détail. Mais je voudrais déjà indiquer ici quelque chose. Dieu a donné au mari une responsabilité toute particulière : c’est la fonction de direction. Il doit avoir la conduite. Il a le devoir de veiller à donner stabilité et repos à son mariage. Dans aucun passage de la Bible il n’est dit à l’homme qu’il doit dominer la femme. Des passages comme Éphésiens 5 et Colossiens 3 où nous lisons que le mari est la tête, ne peuvent jamais être utilisés à des fins égoïstes, ou pour faire valoir la puissance de l’homme. Ce serait tordre la Parole de Dieu. Ce n’est pas la mission de l’homme de dominer la femme. Si en Gen. 3:16 il est dit : « ton désir sera [tourné] vers ton mari, et lui dominera sur toi », ce n’est pas une intimation de Dieu adressée au mari, mais une conséquence de la chute. Dieu n’a pas voulu cette domination au commencement, et justement dans un mariage chrétien, cette conséquence de la chute peut être levée. Le mari a la fonction de direction. Il porte la responsabilité, et il conduit le couple. Mais il ne doit pas dominer sa femme. C’est quelque chose de différent de la soumission de la femme due au mari. Cela très bien présenté dans le Nouveau Testament. Nous verrons dans la troisième soirée ce que cela implique — mais en tout cas pas que la femme soit aux ordres du mari. Mais la femme, nous l’avons lu, est donnée comme une aide au mari. Cela paraît peut-être à première vue exprimer une infériorité. Une « aide » ne paraît pas avoir beaucoup de valeur, n’est-ce pas ? — Savez-vous qui se nomme une aide dans l’Ancien Testament ? Dieu Lui-même (par ex. Ps. 46:1 ; NdT : JND en français traduit « secours » là où l’allemand traduit « aide »). Je m’adresse maintenant directement à vous les sœurs : ce que Dieu Lui-même fait, est-ce de moindre valeur ? Une aide est-elle de moindre valeur — quand Dieu Lui-même se qualifie ainsi ? Non, bien sûr. Être une aide est quelque chose de merveilleux. Rien n’anoblit autant un être humain que d’être une aide à autrui, que de servir. Qui a servi comme le Seigneur Jésus a servi ? Il y a une noblesse particulière à servir. Le Seigneur Jésus le fera justement durant l’éternité (Luc 12:37). Somme toute, il ne s’agit pas que la femme soit opprimée dans sa position et dans sa tâche comme aide, ou qu’elle représente quelque chose d’inférieur. C’est intentionnellement que Dieu n’a pas donné de femme de ménage à Adam. Il ne lui a pas donné de bonne. Non, Il lui a donné une femme qu’il devait aimer. Et c’est ainsi qu’encore aujourd’hui une épouse dans un ménage chrétien n’est pas là en premier lieu pour laver, nettoyer, cuisiner et élever les enfants. Une telle pensée n’est supportée en aucune manière par la Bible. Ces choses appartiennent indiscutablement au domaine d’attributions de la femme, mais le limiter à cela serait fatal. Dieu ne l’a pas voulu. Si telle avait été l’intention de Dieu, Il n’aurait pas eu besoin de nous donner une femme à nous les hommes. Cela pouvait se résoudre autrement. Non, la femme doit aussi être une aide à son mari d’une manière spirituelle, elle doit avoir de l’intelligence spirituelle, elle doit aider son mari. Nous nous souvenons de la femme de Sunem en 2 Rois 4. Cette Sunamite avait de l’intelligence des pensées de Dieu, et elle dépassait nettement son mari dans ce domaine. Elle prit l’initiative quand il s’est agi de préparer un logement pour l’homme de Dieu. Mais elle n’a pas agi en éclipsant son mari ; elle l’a fait en commençant par s’entendre avec lui. Voilà comment agit une femme spirituelle qui veut être une aide authentique à son mari. Tenons fermement ceci. Le mari est la tête du couple. La femme en est l’âme. Si nous réalisons cela, cela donne une bonne vie spirituelle ensemble. Ensuite le mari apparaît davantage au dehors, tandis que la femme est plus active à l’intérieur. Il en était ainsi avec Abraham et Sara. Abraham était assis à l’entrée de la tente et surveillait les événements au-dehors. Sara était active dans la tente et y avait son domaine d’attributions. 3.2.4 Une conséquence importante Du fait que Dieu nous a créés différemment, il résulte une conséquence pratique importante pour l’homme et la femme. Nous devons nous accepter tels que Dieu nous a créés. Nous, les maris, nous devons être des hommes et percevoir les tâches que Dieu nous donne. Si nous le faisons, il y a du bonheur dans le mariage. Vous, chères sœurs, vous devez accepter vos tâches. Vous devez accepter que vous êtes femme. C’est en cela que vous trouvez votre accomplissement. Il est beau d’être un homme, il est beau d’être une femme. Combien il aurait été ennuyeux, humainement parlant, d’être sur cette terre, s’il n’y avait pas eu cette différence. 3.3 Troisième principe : Le mariage est une unité créée par Dieu Le troisième point que nous voudrions considérer est le fait que Dieu a créé le mariage comme une unité. Il est dit : ‘Dieu a créé l’homme’ [être humain] ; c’est un singulier. Ensuite il est dit : ‘Il les créa mâle et femelle » ; c’est un pluriel. L’homme et la femme vont ensemble. 3.3.1 Il n’est pas bon que l’homme soit seul Selon l’ordre divin de la création — j’insiste : selon l’ordre divin de la création — il n’est pas bon que l’homme soit seul. Nous avons lu : « il n’est pas bon que l’homme soit seul, je lui ferai une aide… ». L’homme et la femme vont ensemble selon l’ordre divin de la création. Ils forment ensemble une unité merveilleuse. Cette unité, Dieu l’appelle « l’homme » [être humain] — et combien cela est bon. Nous, les hommes [êtres masculins] éprouvons clairement que Dieu prend la nature féminine pour compléter notre nature masculine, et inversement. L’homme et la femme vont ensemble, — voilà ce que Dieu a mis en place dans la création. 3.3.2 Se marier ou ne pas se marier Cependant je voudrais dire ici que, dans le christianisme, il y a un chemin plus élevé ; et à cet égard, je voudrais dire un mot à ceux qui ne sont pas ou plus mariés. S’il s’agit seulement de l’ordre de la création, Dieu dit : « il n’est pas bon que l’homme soit seul ». Si nous regardons dans le Nouveau Testament, Dieu dit alors : « Celui qui se marie fait bien ; et celui qui ne se marie pas fait mieux » (1 Cor. 7:38). Ce verset a suscité bien des questions. À première vue il semble y avoir contradiction. Mais ce n’est qu’à première vue. Paul confirme qu’il est bon de se marier, mais il montre que dans le christianisme il y a un chemin plus élevé et meilleur. Pour l’homme naturel, il n’y a rien de mieux que de se marier. Pour le chrétien, il y a pourtant quelque chose de mieux. Qu’est-ce que c’est ? C’est de se consacrer entièrement au Seigneur : nous devons absolument mentionner qu’en 1 Cor. 7 nous lisons aussi que, pour ne pas se marier, on a besoin d’un don de grâce particulier (v.7). Donc, si tu n’es pas marié tu n’as pas à faire de complexe d’infériorité. Certes d’un côté tu perds quelque chose, mais d’un autre côté tu obtiens davantage. Si le Seigneur ne t’a pas donné de conjoint, alors utilise cet état pour servir ton Seigneur. C’est le point crucial dont il s’agit en 1 Cor. 7. Celui qui est marié doit passer beaucoup de temps à prendre soin de son foyer. S’il n’est pas marié, il a du temps libre. Libre pour quoi ? Libre pour lui-même ? Non, mais pour le Seigneur. Celui qui n’est pas marié, celui-là doit utiliser cet état pour le Seigneur. Tu n’as pas à paniquer devant une porte fermée. N’aie pas de complexe, utilise ton état de non marié pour être au service du Seigneur. 3.4 Quatrième principe : Dieu voit le désir d’avoir un conjoint Le quatrième point que nous voyons de ce début de la Genèse, est le fait que Dieu voit le désir d’avoir un conjoint. C’est Dieu qui a vu qu’Adam était seul. Il a conduit les choses sciemment de manière qu’Adam aussi l’a remarqué (Gen. 2:20). C’est pourquoi Dieu dit : « il n’est pas bon que l’homme soit seul, Je lui ferai une aide » (Gen. 2:18). Adam n’a pas eu besoin de se soucier lui-même de cette aide. Il est intéressant que Dieu, après avoir dit cela, raconte d’abord que les différents animaux sont venus vers Adam et qu’il leur a donné des noms. Les animaux avaient été créés par Dieu deux par deux, chaque fois un mâle et une femelle, et c’est ainsi qu’ils vinrent vers Adam. Adam a vu cela et leur a donné des noms. Qu’a-t-il bien pu penser à ce moment-là ? Il s’est peut-être dit en lui-même : « Combien il est étrange que les animaux viennent à moi deux par deux tandis que moi je suis seul. Pour moi il n’y a pas d’homologue qui me corresponde et avec qui je puisse échanger ». Nous ne savons pas ce qu’il s’est dit, mais il peut bien être monté de telles pensées dans son for intérieur. Cependant Dieu a pris soin de lui. Il voulait donner à Adam une femme avec laquelle il puisse communiquer en tant qu’être humain. Dieu voulait même lui donner davantage. Il fallait que la femme lui corresponde. Je n’ai pas besoin ici de me tourner particulièrement vers les jeunes gens : le conjoint qui est prévu pour toi provient de Dieu, que ce soit ta future femme ou ton futur mari. La Bible dit dans un autre passage : « Une femme sage vient de l’Éternel » (Prov. 19:14). Le serviteur de Genèse 24 a prié pour qu’il puisse trouver précisément la femme que Dieu avait déterminée pour Isaac. C’est le côté de Dieu. Il connait l’aspiration du cœur d’un être humain, d’un jeune, à avoir un conjoint. Il a une réponse, Sa réponse. Mais naturellement il y a aussi l’autre côté, celui de notre propre recherche, de notre propre responsabilité. Jusqu’à présent il n’y a pas de billet tombé du ciel sur lequel est écrit qui tu dois épouser. Tu ne reçois pas d’e-mail sur lequel est écrit qui sera ton conjoint. Bien sûr, ça ne se passe comme ça. En rapport avec le choix d’un conjoint, Dieu parle dans la Bible de « trouver ». « Une femme vertueuse, qui la trouvera ? » (Prov. 31:10). « Un homme fidèle, qui le trouvera ? » (Prov. 20:6). Si tu trouves quelque chose, c’est que tu as commencé par chercher. Voilà donc notre côté. Au début du livre de l’Exode, il est parlé d’un homme de la maison de Lévi. Qu’a-t-il fait ? Il alla et prit une fille de Lévi. Il n’a pas attendu tranquillement sans rien faire, mais il a été lui-même actif. Nous voyons donc comment ces deux côtés s’accordent. 3.5 Cinquième principe : un homme et une femme Comme cinquième principe nous avons maintenant devant nous la pensée que Dieu conduit l’homme et la femme l’un vers l’autre. Nous avons lu cette phrase importante reprise plusieurs fois dans le Nouveau Testament : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme » (Gen. 2:24). 3.5.1 Une maturité achevée Je voudrais d’abord insister sur le fait qu’il s’agit d’un homme et d’une femme que Dieu a réunis. Il ne s’agit pas d’adolescents en cours de croissance, et encore moins d’enfants. Quand Dieu dit : « un homme et une femme », cela présuppose une maturité certaine tant intellectuelle, que de l’esprit, de l’âme et du corps. Le mariage est quelque chose de merveilleux que Dieu nous a donné. Mais nous devons être en état de faire avec. Le mariage n’est pas pour des jeunes en train de faire leur puberté. Il faut dire cela très clairement. Je ne veux pas établir d’âge précis. Cela peut varier beaucoup d’un cas à l’autre. Le processus de maturation d’un jeune homme ou d’une jeune fille ne se déroule pas toujours de la même manière. Mais quand même beaucoup d’exemples issus du pastorat montrent une chose : les mariages contractés très jeunes sont en règle générale spécialement en danger. En tant qu’êtres humains, nous devons avoir une certaine maturité pour nous engager dans le mariage. Nous devons être capables d’assumer nos responsabilités. Nous devons être capables d’élever des enfants, nous devons être capables d’entretenir le foyer. Nous devons être capables de faire face à la responsabilité que Dieu donne au mari et à la femme. Or c’est impossible si le développement n’est pas achevé, — au moins jusqu’à un certain point. Dieu voudrait donc que ceux qui se marient soient des personnalités mûries, tant l’homme que la femme. 3.5.2 Pas de couples de même sexe Il s’agit aussi effectivement et biologiquement parlant, d’un homme et d’une femme. Auparavant on n’avait pas besoin de rien dire là-dessus, mais aujourd’hui il le faut. Un partenariat de deux hommes, ou de deux femmes, est hors de question pour un chrétien. La Bible oppose un refus net à l’homosexualité. Dieu ne la veut pas et ne l’a jamais mise en œuvre parmi les êtres humains. Dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau Testament Dieu condamne à la fois l’amour homosexuel et le partenariat homosexuel. Ils sont contraires à la Parole de Dieu. La bénédiction ne peut jamais reposer là-dessus pour un enfant de Dieu. 3.5.3 Un seul homme et une seule femme On trouve encore une chose dans notre verset. Il s’agit d’un seul homme et d’une seule femme. « L’homme », je voudrais lire en disant « un seul homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme ». Je ne veux pas parler ici de polygamie. Ce n’est pas un problème pour nous aujourd’hui, parce que c’est réglé par la loi, au moins sous nos latitudes. Une remarque seulement : des hommes de Dieu de l’Ancien Testament ont eu plusieurs femmes ; Dieu l’a supporté dans Sa patience, mais cela ne veut pas dire qu’Il le voulait. L’intention initiale de Dieu n’était pas celle-là. Il a donné à Adam une seule femme, et non pas plusieurs. Mais il y a un autre problème qui peut oppresser nos mariages. Je veux parler du danger qu’un époux échange intensément avec une femme autre que la sienne, ou inversement qu’une épouse le fasse avec un homme autre que son mari. Je ne parle pas maintenant de choses sexuelles, — car il est clair que ceci ne doit pas avoir lieu — mais je parle de relations spirituelles ou intellectuelles, même s’il est rare d’en rester là (des recherches actuelles ont donné que les amitiés entre homme et femme ne restent que rarement sans contact sexuel ; des amitiés réelles et durables sans commerce intime ne se trouvent pour ainsi dire pas, même dans le monde). Si un homme construit une relation émotionnelle avec une autre femme à côté de son propre mariage, c’est un fardeau pour celui-ci, et à terme il est mortel. Inversement cela vaut naturellement quand une femme construit une relation émotionnelle avec un autre homme, éventuellement plus étroite qu’avec son propre mari. Je me rappelle d’une jeune femme dont le conjoint était croyant, mais sans relation pratique réelle avec son Seigneur. Peu après son mariage, cette jeune femme avait pris un virage et s’était tournée délibérément vers le Seigneur. Mais elle avait tendance à parler de ses problèmes et de ses questions plutôt avec d’autres hommes qu’avec son mari. Également les échanges sur la Parole de Dieu étaient plutôt entretenus avec d’autres hommes. Le mari avait de la peine à le supporter. Ce mariage a continué plusieurs années en étant plombé par ce problème. Dans ce cas le Seigneur a aidé. Les deux mènent aujourd’hui un mariage réellement bon. Le mari a pris sa place comme tête du foyer, et est une aide authentique à la femme. Mais le comportement de la femme a été un fardeau pour ce couple. 3.6 Sixième principe : une nouvelle unité autonome Le sixième point que nous abordons maintenant est particulièrement important. L’homme et la femme quittent l’environnement précédent de la maison paternelle, et forment par le mariage une nouvelle unité, une entité autonome. « L’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme ». 3.6.1 Quitter son père et sa mère Voyons d’abord un peu le processus de quitter. La relation de parents à enfants est une relation extrêmement belle. Combien il est beau quand on a des enfants qui grandissent et deviennent une personnalité adulte autonome. Et il est encore plus beau quand, en tant que parents, on a gardé une relation intacte et bonne avec ces enfants grandis, — une relation en outre réciproque de parents à enfants et d’enfants à parents. Mais cette relation parents-enfants, si belle soit-elle, doit un jour céder la place à une autre relation, celle entre mari et femme. Quand des jeunes gens se marient, ils doivent se détacher de la maison paternelle, et les parents doivent laisser aller leurs enfants. Il y a malheureusement d’innombrables exemples tirés du travail pastoral dans les foyers chrétiens qui prouvent que cela constitue un grand problème pour beaucoup de jeunes ménages. Le problème peut provenir de deux côtés : Ou bien les jeunes mariés ne peuvent pas se détacher de la maison paternelle, ou bien les parents ne peuvent pas ou ne veulent pas laisser aller leurs enfants. Quelquefois il y a les deux. Je sais bien, y compris par expérience personnelle, qu’il est dur de laisser aller les enfants. Mais c’est nécessaire. Quand les parents s’immiscent dans le ménage des jeunes gens, c’est la mort qui s’y insinue. C’est absolument dommageable et funeste quand les jeunes gens courent pleurer chez maman et papa pour toutes leurs petites affaires. Et c’est encore pire quand les parents, peut-être par manque de sagesse, montent la tête de leur enfant contre le conjoint. Malheureusement beaucoup d’exemples sont là pour le confirmer. La faute en revient souvent aux deux côtés. En tant que parents qui devrions avoir plus de sagesse et d’expérience de la vie, nous avons bien sûr une responsabilité particulière. Chers jeunes gens si vous fondez ou avez fondé un foyer, il vous faut apprendre à vous détacher de la maison paternelle, — en distance et matériellement, mais aussi émotionnellement. Vous êtes maintenant une unité autonome. Et nous les parents, nous devons apprendre à lâcher nos enfants et les laisser prendre leur autonomie. Cela ne veut pas dire que la relation parents-enfants cesse. Bien sûr que non. Vous aimez toujours vos parents et vous les honorez. Cela ne veut pas dire non plus que les jeunes époux ne vont pas chercher un conseil auprès de leurs parents et que les parents ne donnent plus de conseils. Mais cela signifie que nous les parents nous ne nous immisçons pas dans le ménage des jeunes gens. Des deux côtés on doit apprendre, et il est bon de se mettre à être conséquent dès le début. C’est une zone à problèmes à laquelle beaucoup de jeunes ménages sont malheureusement exposés. 3.6.2 S’attacher : un assemblage cohésif « L’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme ». D’abord quitter, ensuite s’attacher. À première vue, ce mot « s’attacher » peut paraître quelque peu étrange. On pourrait traduire « adhérer », « arrimer », « coller ensemble », « se souder », « former une plante ». Dieu voudrait donc avoir une unité. Cette unité commence par le fait que l’homme s’attache à sa femme, et qu’il est soudé à elle de manière inséparable, — à la fois par l’esprit, l’âme et le corps. Le mariage est un assemblage soudé inséparable de l’homme et de la femme. Je voudrais dire cela très nettement : le mariage n’est pas donné à Dieu comme une liaison boulon-écrou, mais comme une liaison de collage adhérent, une soudure. Si tu veux les arracher l’un à l’autre, alors il y a toujours quelque chose de fichu durablement. On ne peut pas simplement séparer un couple marié en dévissant à volonté. Non, un mariage, un couple marié, est quelque chose soudé ensemble solidement. C’est une unité. C’est « une seule chair ». Si le mariage est déchiré, il y a toujours quelque chose de fichu. C’est pourquoi Dieu ne veut pas de divorce. Il hait la répudiation (Mal. 2:16). Le divorce n’est pas une option pour un chrétien. Nous allons y revenir. C’est pourquoi Dieu dit ici dès le tout début que l’homme s’attachera à sa femme. Nous reverrons plus loin la question de l’amour. Mais je voudrais déjà dire ceci ici : la « colle adhésive » par laquelle le mariage devient une unité inséparable, c’est l’amour. Lisons personnellement chez nous 1 Corinthiens 13. Ce chapitre nous décrit ce que Dieu entend par l’amour. Nous avons déjà dit ce que le monde entend par ce mot. Ici il ne s’agit pas de ce que le monde entend par l’amour, mais de ce que Dieu entend. L’épanchement de l’amour ne consiste pas à dire à notre femme que nous l’aimons. Bien sûr il faut le faire, c’est indiscutable. Mais l’amour ne se montre pas d’abord en paroles, il se montre avant tout en actes. L’amour se montre en ce que nous sommes prêts à nous dévouer pour l’autre, à chercher son bien. Dieu a aimé et a donné. Jean 3:16 dit : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique ». L’amour signifie le don du dévouement, la compréhension l’un de l’autre, le temps passé l’un pour l’autre, l’intérêt porté l’un à l’autre, la communion ensemble, le service réciproque. Voilà l’amour, voilà la « colle forte » qui maintient la cohésion du mariage. 3.6.3 Une seule chair On arrive maintenant au dernier point : l’homme et la femme deviennent une seule chair. On commence par « quitter » père et mère, ensuite on « s’attache » et finalement on devient « une seule chair ». Maintenant je sais que beaucoup limitent ce fait d’être une seule chair, à l’union intime dans le mariage, et donc au fait que l’homme et la femme sont ensemble sexuellement. L’union intime en fait partie, mais je suis quand même convaincu qu’« être une seule chair » est davantage qu’être ensemble du point de vue corporel. Un pasteur apprécié a dit une fois quelque chose plein de bon sens : « le mariage est une communauté d’amour, de vie, et de service, et cela selon l’esprit, l’âme et le corps ». Il me semble que c’est justement ce qu’exprime « être une seule chair ». Le mariage ne signifie pas simplement que le mari et la femme couchent ensemble. Cela en fait partie, mais c’est beaucoup trop peu. Autrement dit « être une seule chair » est une unité spirituelle, intellectuelle, émotionnelle et corporelle. Si Dieu dit ici « une seule chair », cette expression montre à quel point le mariage, le couple est une unité. Une seule chair, on ne peut pas la déchirer. Une seule chair est une unité merveilleuse que Dieu a donnée, une unité selon l’esprit, l’âme et le corps. Je voudrais insister sur cette succession. En 1 Thes. 5:23, l’apôtre Paul en parle, guidé par le Saint Esprit. Il mentionne d’abord l’esprit, ensuite l’âme et enfin le corps. La succession n’est pas sans importance pour l’unité dans le mariage. Dans le monde, cette succession est souvent retournée à l’envers. On veut d’abord tester comment l’autre est au lit, et ensuite on regarde si on peut vivre ensemble. Aucun mariage chrétien ne fonctionne de cette manière. Non c’est d’abord une unité « selon l’esprit ». Cela signifie qu’avec mon conjoint je peux avoir des échanges intellectuels et spirituels. Nous voyons déjà qu’un mariage avec un incroyant n’est pas possible, car les échanges spirituels avec une telle personne ne sont pas possibles. Le mariage est deuxièmement une unité « selon l’âme », c’est-à-dire une unité émotionnelle, unité où l’on prend connaissance du monde des sentiments et des sensations du conjoint et que l’on s’ouvre l’un à l’autre. Quand cela est présent, quand il y a une unité spirituelle et une unité de l’âme, alors en troisième lieu, vient comme une sorte de couronnement final l’unité de corps, l’union intime dans le mariage. 3.6.4 La valeur et la signification de la sexualité dans le mariage L’union sexuelle dans le mariage est importante, mais elle n’est pas tout et de loin. Nous vivons aujourd’hui dans un monde orienté sur le sexe, et quelquefois on pourrait avoir l’impression que le commerce intime est l’alpha et l’oméga d’une vie commune. Encore une fois l’union intime est importante. Dieu a donné la vie commune sexuelle pour la joie. Mais ce n’est pas le nombril du monde du mariage. Il y a des temps et des situations (par exemple la maladie) où on doit y renoncer complètement, et malgré cela le mariage marche bien. Je voudrais comparer l’union sexuelle avec un point sur un « i ». Nous savons qu’un « i » se compose d’un trait et d’un point. Les deux vont ensemble. La sexualité est le point dessus. Si on ôte le trait, le point plane dans le vide. Il n’est pas le plus important, mais il en fait partie. La vie sexuelle seule ne te donne pas de plénitude. Si tu te maries seulement pour avoir quelqu’un avec qui avoir des relations sexuelles, ton mariage ne fonctionnera jamais. Si c’est tout, alors tu n’auras pas de satisfaction dans la durée. Non le mariage est d’abord une unité selon l’esprit et l’âme, et ensuite le sexuel s’y rajoute. Et le sexuel, je voudrais le dire ici, Dieu l’a donné pour au moins deux raisons : ● D’abord la sexualité dans le mariage sert à la reproduction. Nous avons lu que Dieu a dit à Adam et à Ève : « fructifiez et multipliez ». C’est l’une des rares, sinon la seule des missions donnée par Dieu que l’homme ait réellement remplie, au moins dans une certaine mesure. Je voudrais appliquer ce message à nos couples aujourd’hui, car il est encore valable : Dieu voudrait que nous fructifiions et que nous nous multipliions. Quand un jeune couple se marie, il est normal que des enfants naissent. Celui qui se marie avec la ferme intention de ne pas avoir d’enfants, passe à côté d’un sens essentiel du mariage, et n’aura pas la bénédiction de Dieu. C’est pourquoi je demande qu’on écoute bien. J’ai dit : si un jeune couple se marie avec la ferme intention de ne pas avoir d’enfants, — y compris peut-être avec l’argument de piété que notre temps n’est plus un temps à y mettre des enfants, — alors il n’y aura pas la bénédiction de Dieu. Il en va autrement quand Dieu n’accorde pas d’enfants. Je sais que beaucoup de jeunes couples en souffrent. Nous devrions davantage penser à eux et prier pour eux. Ce peut être une maladie qui empêche d’avoir des enfants. Ce peut aussi être autre chose. Mais si dans des circonstances normales, par principe on ne veut pas d’enfants, on manque le but de Dieu pour le mariage. « Fructifiez, et multipliez, et remplissez la terre », et je voudrais rajouter : « Remplissez mon ciel ». Dieu voudrait que les enfants qui naissent remplissent un jour Son ciel. ● Il y a un deuxième côté à ne pas méconnaître. Dieu nous a donné la sexualité dans le mariage pour y trouver notre joie, à la fois celle du mari et celle de la femme. La Bible est sur ce point très naturelle, souvent plus naturelle que nous. Tout le Cantique des Cantiques, quand on le prend tout à fait pratiquement, est une merveilleuse histoire d’amour qui parle de l’inclination de deux jeunes l’un pour l’autre. Le jeune israélite qui se mariait n’avait pas besoin d’aller à la guerre pendant un an. Dieu avait fondé cette règle en disant : « Si un homme a nouvellement pris une femme, il n’ira point à l’armée, et il ne sera chargé d’aucune affaire ; il en sera exempt… pendant une année, et il réjouira sa femme qu’il a prise » (Deut. 24:5). Cela inclut très certainement l’union intime. L’Ecclésiaste dit : « Jouis de la vie avec la femme que tu aimes » (Eccl. 9:9). Le sage Salomon écrit ces paroles remarquables qui nous montrent combien la Parole de Dieu s’occupe d’une manière naturelle de la sexualité dans le mariage : « Bois des eaux de ta citerne et de ce qui coule du milieu de ton puits. Tes fontaines se répandront au dehors, des ruisseaux d’eau. Qu’elles soient à toi seul, et non à des étrangers avec toi. Que ta source soit bénie, et réjouis-toi de la femme de ta jeunesse, biche de tes amours et chevrette pleine de grâce ; que ses seins t’enivrent en tout temps ; sois continuellement épris de son amour » (Prov. 5:15-19). Il est donc indiscutable qu’il est permis de trouver notre joie comme conjoints dans l’union intime. Tout le reste serait entièrement non naturel. Il y a des couples chrétiens qui souffrent parce qu’ils sont complètement bloqués quant à la sexualité. Souvent ce sont les parents qui sont coupables. Si on « réduit » l’union intime à la reproduction, on passe à côté du vrai sens de la sexualité. Si on fait le contraire, ce n’est pas mieux. Les deux ont leur place, et les deux sont un sujet de reconnaissance que l’on prend de la main de notre Créateur. 4 Les conséquences de la chute pour le mariage Nous arrivons maintenant à la troisième partie de notre première soirée. Dieu a tout créé de façon merveilleuse, Il a tout fait en sorte qu’Adam et Ève se sentent bien et puissent être heureux. Cependant la chute est intervenue, et depuis, il y a une grande problématique quant au mariage. Que s’est-il passé ? Ève, en ce qui concerne sa responsabilité, a quitté la place que Dieu lui avait donnée. Elle a pris une décision lourde de conséquences, sans se référer à son mari et sans même l’interroger. Adam n’a formulé aucune objection, — c’est le côté de sa responsabilité. Au contraire, il a également pris du fruit. Nous voyons là le grand problème qui se pose dans chaque mariage depuis la chute : d’un côté le danger que la femme sorte du rôle que Dieu lui a donné dans Sa sagesse de Créateur, et de l’autre côté le danger que le mari délaisse le rôle que Dieu lui a donné. Nous trouvons les deux dans beaucoup de mariages, y compris des mariages chrétiens. C’est une zone à problèmes que nous ne connaissons que trop bien. Et une source de problèmes supplémentaires apparaît quand nous reconnaissons le danger d’un côté, et que nous tombons dans l’extrême inverse, c’est-à-dire que la femme s’aplatit et que le mari domine. Les deux déviations ne sont pas dans la pensée du Créateur. Ensuite nous voyons que Dieu lui-même a indiqué la conséquence de la chute, à savoir que le désir de la femme serait tourné vers son mari, et que le mari dominerait sur elle. J’ai indiqué précédemment que ce n’était pas l’intention initiale de Dieu pour le mariage. C’est une conséquence de la chute, une conséquence qui se manifeste dans beaucoup de mariages. Parce que la femme s’est élevée, parce qu’Ève a dominé sur l’homme et a décidé toute seule, Dieu a dit : en conséquence, l’homme dominera désormais sur toi. Il est vrai, et je voudrais le dire nettement, que les conséquences peuvent être adoucies, au moins dans une certaine mesure, dans un mariage conduit de manière chrétienne. C’est le défi à relever pour tous ceux qui se marient « dans le Seigneur ». 4.1.1 Deux catégories de problèmes Si nous entrons un peu plus dans le détail, nous voyons que ce que nous avons maintenant devant nous fait comprendre les deux grandes catégories de problèmes de base qui menacent tout mariage, y compris ceux des chrétiens : ● Comme premier problème, l’idée d’émancipation qu’on trouve déjà dans la Genèse. L’émancipation n’est pas une invention de notre temps. On en trouve la racine déjà dans la Genèse, quand Ève s’est élevée au-dessus de son mari. C’est le premier problème. ● Comme second problème, celui de la domination que les maris cherchent à exercer dans le couple. Ils le font de manière rude dans une mesure, et beaucoup de femmes en souffrent beaucoup. Ces deux catégories de problèmes sont aussi un fardeau pour les ménages chrétiens. 4.1.1.1 Au niveau des maris Commençons par les maris. Nous sommes effectivement en danger d’abuser de la position que Dieu nous a donnée à des fins de puissance purement égoïstes. Nous sommes en danger de dominer et opprimer nos femmes, d’être durs envers elles, et de ne pas leur donner l’amour et la chaleur dont elles ont besoin. Le Nouveau Testament nous dit expressément : « Pareillement, vous, maris, demeurez avec elles selon la connaissance, comme avec un vase plus faible, c’est-à-dire féminin, leur portant honneur » (1 Pierre 3:7). Il nous est demandé d’aimer nos femmes comme Christ a aimé l’Assemblée. Il nous est dit d’aimer nos femmes et de ne pas nous aigrir contre elles. Un vrai amour envers sa femme exclut toute dureté, toute domination. Celui qui aime sa femme a le désir de lui donner le meilleur. 4.1.1.2 Au niveau des femmes Mais pour la femme il y a le danger de s’élever et de quitter le rôle que Dieu lui a donné. Nos sociétés occidentales sont complètement imprégnées et transpercées des idées d’émancipation. Il ne faut pas se boucher les yeux : si nous faisons place aux idées d’émancipation et de féminisme, il y aura des conséquences fatales pour les couples chrétiens. Voici juste un exemple banal : on manque le but du mariage et de la famille quand la femme travaille et gagne l’argent, tandis que l’homme reste à la maison et garde les enfants. Je prends maintenant l’exemple extrême. La femme fait carrière et voudrait progresser professionnellement. L’homme est quelque peu « sous-développé » intellectuellement, et c’est lui qui tient le ménage. Je caricature un peu, mais cela montre l’orientation prise dans bien des cas. La bénédiction ne repose pas là-dessus. Ce n’est pas sans raison que Dieu précise aux sœurs dans le Nouveau Testament, qu’elles ne doivent pas dominer sur l’homme (1 Tim. 2:12). Il dit aux sœurs qu’elles doivent être occupées des soins de la maison (Tite 2:5). Je sais bien que ce n’est justement pas populaire, mais je ne fais que citer la Parole de Dieu (*). Dans le même passage Dieu dit que les femmes doivent être soumises à leur mari. Elles doivent manifester un esprit doux et paisible (1 Pierre 3:4). Cela est tout différent de ce que nous trouvons dans ce monde. Soyons net : Dieu ne veut certainement pas des bonniches au foyer qui s’aplatissent toujours. Mais autant Il ne veut pas de maris dominateurs et avides de dominer, autant Il ne veut pas non plus d’hommes qui soient des pantins tenus en laisse pour courir çà et là — une laisse plus ou moins longue. Quand la femme domine le mariage, alors il en résulte que le mari ne prend pas sa position devant Dieu. Cela aussi est un danger. — Nous devons nous rencontrer dans l’amour et dans les égards mutuels. C’est alors le bonheur et la bénédiction sur notre mariage. Alors les conséquences de la chute peuvent être écartées pour le mariage chrétien, au moins en bonne partie. (*) Cela ne signifie pas qu’une femme croyante ne peut pas exercer une profession. La Bible montre une série de femmes engagées pour le Seigneur et actives professionnellement (par exemple Priscilla, la femme d’Aquilas, exerçait une profession en commun avec son mari). Que des jeunes sœurs apprennent une profession, c’est tout à fait normal. La seule question est de savoir si c’est selon la volonté de Dieu que les sœurs mariées, ayant des enfants, doivent continuer à exercer une profession ou pas. Pour les cas particuliers, il est nécessaire d’avoir beaucoup de sagesse et de direction d’en haut. 5 Le Nouveau Testament confirme le récit de la création de l’AT Passons rapidement à la quatrième partie de notre premier exposé. Le Nouveau Testament confirme le principe important que nous avons trouvé : « l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme ». Ce verset est cité plusieurs fois dans le Nouveau Testament, non pas sans raison. Voyons rapidement ces différents passages. 5.1.1 Matthieu 19 – pas de divorce Notre premier passage est celui de Matthieu 19 où se trouvent les paroles du Seigneur Jésus lui-même. Il confirme ce que disait l’Ancien Testament. « Et lui, répondant, leur dit : N’avez-vous pas lu que celui qui les a faits, dès le commencement les a faits mâle et femelle, et qu’il dit : « C’est pourquoi, l’homme laissera son père et sa mère et sera uni à sa femme ; et les deux seront une seule chair » ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ce donc que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Matt. 19:4-6). En citant ces versets, le Seigneur Jésus dit clairement qu’un divorce est contre la volonté de Dieu et par conséquent ne peut être une option pour personne, à commencer pas pour le chrétien. J’ai déjà dit cela précédemment : le divorce n’est pas une possibilité qui peut être prise en considération pour un chrétien. Je sais que cela devient un problème croissant y compris chez les chrétiens, mais nous devons clairement voir et dire : le divorce est contre la volonté de Dieu. « Ce que Dieu a uni que l’homme ne le sépare pas ». Tout mariage contracté devant l’officier d’état civil, est uni par Dieu. Est-ce clair pour nous ? Tout mariage est uni par Dieu. Cela ne signifie pas du tout que tout mariage est contracté « dans le Seigneur ». Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici. Ici il s’agit de ce que Dieu a donné le mariage comme une institution. Quand un homme et une femme se marient, ils se sont donné le « oui » publiquement (devant l’officier d’état civil), ce mariage est un mariage uni par Dieu le Créateur. Il n’est pas permis de le rompre. Si nous le faisons nous agissons contre la volonté expresse de Dieu. Je sais bien qu’on argumente souvent que tel mariage ne serait pas uni par Dieu parce qu’il n’est pas « dans le Seigneur ». Je désire mettre en garde contre le fait de mettre ces deux déclarations sur le même niveau. Se marier « dans le Seigneur » signifie se marier au conjoint que le Seigneur voudrait avoir pour moi. Être « unis par Dieu » signifie que par principe Lui a donné le mariage, et tous ceux qui s’y engagent sont dans ce sens « unis par Dieu ». Je ne veux pas parler ici de la seule exception que le Seigneur Lui-même mentionne — « si ce n’est pour cause de fornication » (Matt. 5:32). J’indique seulement qu’à mon avis, on en prend beaucoup trop facilement à son aise avec cette « clause d’exception », comme on l’appelle. 5.1.2 1 Corinthiens 6 – pas de fornication 1 Corinthiens 6 est le deuxième passage que je voudrais indiquer. « Prendrai-je donc les membres du Christ pour en faire les membres d’une prostituée ? Qu’ainsi n’advienne ! Ne savez-vous pas que celui qui est uni à une prostituée est un seul corps avec elle ? ‘Car les deux, dit-il, seront une seule chair’ ; mais celui qui est uni au Seigneur est un seul esprit avec lui. Fuyez la fornication » (1 Cor. 6:15-18). Dans ce chapitre très important il s’agit de fornication, c’est-à-dire s’adonner aux convoitises sexuelles de la chair en dehors du mariage. Dieu dit très clairement et nettement que c’est péché. Et Il en donne aussi la raison. Nous n’avons pas le temps d’entrer dans les détails. C’est clairement contre la volonté de Dieu d’avoir des relations sexuelles en dehors du mariage. En dehors du mariage signifie à la fois avant le mariage et à côté du mariage. Dans ce passage, les relations sexuelles en dehors du mariage (c’est-à-dire la fornication) sont désignées par Dieu comme ‘être un seul corps’ (1 Cor. 6:16a). Qui est uni à une prostituée est « un seul corps » avec elle (1 Cor. 6:16a). Le terme exact utilisé en Genèse 2, c’est « une seule chair » (1 Cor. 6:16b). Pourquoi cette différence entre ‘un corps’ et ‘une chair’ ? Celui qui a des relations sexuelles hors mariage pèche contre la pensée de Dieu parce qu’il simule quelque chose qui est absent. Le mariage, nous l’avons vu, est une unité selon l’esprit, l’âme et le corps. Celui qui fornique, celui qui a du commerce hors mariage, ne veut que l’unité de corps, sans l’unité selon l’esprit et l’âme. Voilà ce qui est dénoncé clairement dans ce passage. C’est un sujet tout à fait actuel. On pourrait en parler toute une soirée parce que c’est un problème qui nous pèse si souvent aujourd’hui. Nous vivons dans un monde sexualisé où les dangers de tomber dans ce péché sont particulièrement énormes pour nous les hommes. C’est pourquoi je recommande justement à nous les hommes de réfléchir tranquillement à ce chapitre. C’est extrêmement solennel sur ce point. 5.1.3 Éphésiens 5 et l’assemblée Le dernier verset citant Genèse 2 dont je voudrais parler, se trouve dans Éphésiens 5. Je le fais avec beaucoup de joie parce qu’il nous amène à un sommet spécial. Paul écrit : « C’est pour cela que l’homme laissera son père et sa mère et sera joint à sa femme ; et les deux seront une seule chair. Ce mystère est grand ; mais moi je parle relativement à Christ et à l’assemblée » (Éph. 5:31, 32). C’est une section merveilleuse et majestueuse. Dieu nous montre ici que le mariage a un but en soi, à savoir préfigurer la relation merveilleuse entre Christ et son Assemblée. C’était totalement inconnu dans l’Ancien Testament. Le mariage est une relation terrestre et temporelle instituée par Dieu le Créateur, mais en même temps il est une modélisation de la relation céleste et éternelle entre Christ et Son Assemblée. Le mariage a été qualifié à juste titre de chef-d’œuvre de Dieu dans la première création, la création matérielle. Christ et Son Assemblée est le couronnement et l’aboutissement de la pensée et du conseil de Dieu dans la nouvelle création. Cela touche le cœur de comprendre le langage imagé de l’Ancien Testament à la lumière du Nouveau. Adam fut endormi et Ève fut prise de son côté. Christ a aimé l’assemblée et s’est livré Lui-même pour elle. Il est mort pour posséder cette assemblée pour Lui. La relation entre le mari et la femme se règle d’après la relation de Christ avec Son Assemblée. Comme Christ aime l’Assemblée, ainsi nous, les maris devons aimer nos femmes. Comme l’Assemblée est soumise à Christ, ainsi les femmes doivent être soumises à leur mari. Si nous allons dans l’Apocalypse, nous y retrouvons cette image de ‘Christ et Son Assemblée’, avec l’image de la femme de l’Agneau et de l’épouse de l’Agneau. Comme déjà dit, Paul comme Jean montre clairement que le mariage a ce but en soi. Et c’est là, je crois, le sommet pour un mariage chrétien. Cela donne au mariage chrétien une noblesse toute particulière. La condition céleste et éternelle de Christ vis-à-vis de Son Assemblée est illustrée par une relation terrestre et limitée dans le temps. Cela ne se trouve que dans les conseils de Dieu. Personne n’aurait pu l’imaginer. Mais c’est ce que Dieu a trouvé bon. Quand nous conduisons une vie de couple ou que nous désirons nous engager dans le mariage, nous devons avoir cela devant les yeux. Ce mystère est grand, à savoir qu’un homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme. Mais Paul parle de ce mystère en rapport avec Christ et l’Assemblée. Il vaut effectivement la peine de repenser et conduire notre vie conjugale sous ce point de vue. Alors le mariage n’est plus une zone à problèmes, mais une bénédiction merveilleuse. 6 Deuxième partie : le mariage dans la vie de tous les jours — Réponses bibliques à des questions actuelles Le sujet pour ce soir s’énonce ainsi : « Le mariage dans la vie de tous les jours — Réponses bibliques à des questions actuelles ». Dire quelque chose sur la pratique de la vie conjugale n’est évidemment pas simple, spécialement quand on regarde à bien des expériences de sa propre vie de mariés où on a fait beaucoup de fautes. Aussi ce soir nous chercherons à nous référer à la Parole de Dieu, car la Bible a aussi passablement à nous dire quant à la pratique de notre vie conjugale. 6.1 Trois classes-types pour la vie conjugale Autrefois quand il y avait encore trois classes de voyageurs dans les chemins de fer, un serviteur du Seigneur d’âge mûr avait donné à son fils un bon conseil pour son mariage. Il comparait le mariage avec un voyage en train, et il lui dit ce qui suit : « Mon fils, dans ton mariage tu peux voyager en première classe ; mais tu peux aussi voyager en seconde ou en troisième classe. En première classe, on vit, mari et femme, ensemble et l’un pour l’autre. En seconde classe, on vit l’un à côté de l’autre, et en troisième classe, on vit en confrontation l’un contre l’autre. Fais en sorte de toujours voyager en première classe, c’est-à-dire que toi dans ton mariage, tu mènes une vie avec ta femme et pour ta femme ». Finalement, le mariage est-il une bénédiction ou une malédiction ? Celui qui voyage en première classe du mariage, c’est-à-dire en vivant dans le couple l’un pour l’autre et l’un avec l’autre, pour lui le mariage est réellement une bénédiction et une joie. Si nous sommes en route en seconde classe, c’est-à-dire l’un à côté de l’autre, alors la vie du mariage est très ennuyeuse, et n’apporte ni satisfaction ni joie réelles. Quant à celui qui voyage en troisième classe, le mariage est effectivement pour lui une catastrophe. Il n’est alors pas rare qu’on descende du train, c’est-à-dire que le mariage prenne fin, et nous avons vu que ce n’est pas selon la pensée de Dieu. Celui qui voyage en première classe peut en être reconnaissant à son Seigneur, et Lui demander que cela persiste. Or ce n’est jamais garanti. Celui qui voyage en seconde ou en troisième classe n’a pas à se résigner. Il est toujours possible avec l’aide du Seigneur de remonter en première classe du mariage, si l’on suit simplement les bonnes pensées de Dieu. 6.2 Trois ennemis Le mariage, nous l’avons vu, est une zone à problèmes. Deux humains, d’origine complètement différente, avec des caractères complètement différents, forment subitement une unité inséparable. Ils partagent tout l’un avec l’autre. Cela peut déjà en soi amener des tensions. Il ne faut pas s’en étonner. Mais à cela se rajoute quelque chose d’autre à quoi nous devons penser. Il y a aussi des ennemis du mariage qui tout à fait sciemment veulent nous causer du tort. Les trois grands ennemis du chrétien sont aussi les trois grands ennemis du mariage. ● Le premier ennemi, c’est l’ennemi contre nous. Le Diable, avec ses deux tactiques, la force et la ruse, cherche à ruiner nos mariages. Il a détruit le premier mariage dans le paradis, et il est encore et toujours celui qui cherche jusqu’à aujourd’hui à détruire nos mariages. Soyons d’abord conscients que nous avons cet ennemi, et ensuite faisons attention à ses attaques. Il est rusé et a une grande expérience. ● Le deuxième ennemi est un ennemi tout autour de nous. C’est le monde. Au cours de la première soirée, nous nous sommes occupés de la chute des valeurs dans ce monde. Cette chute des valeurs ne s’arrête pas devant nos portes. Nous sommes tous des enfants de notre temps. Sciemment ou pas, nous sommes influencés par l’esprit du temps et les tendances de ce monde. Cela veut dire qu’il faut faire très attention à ne pas être entraînes loin. ● Le troisième ennemi est un ennemi en nous. C’est peut-être même le plus dangereux, spécialement en rapport avec le mariage. Il s’agit de notre chair, de notre moi, de mon égoïsme. Mon égoïsme est le plus grand ennemi de mon mariage. Ton égoïsme est peut-être le plus grand ennemi de ton mariage. C’est pourquoi nous devons justement prendre à cœur dans nos couples l’exhortation de Paul, et penser que nous sommes morts avec Christ (Rom. 6:2). Il est important de voir très clairement que nous avons ces ennemis, et qu’ils cherchent à détruire nos mariages. Ne soyons naïfs ou angéliques en aucune manière, et ne pensons pas pouvoir nous arranger d’une manière ou d’une autre. Si quelqu’un pense cela, qu’il ne s’étonne pas si les problèmes ne tardent pas à surgir. En outre ces trois ennemis coopèrent les uns avec les autres et se soutiennent mutuellement. Ce n’est que dans la puissance du Saint Esprit que nous pouvons nous montrer à la hauteur de notre rôle de mari ou de femme. 6.3 Plan — Passages pertinents — Ce qui doit être visible 6.3.1 Plan Nous voulons ce soir placer trois choses devant nous. ● Nous nous occuperons d’abord un peu du domaine des tâches et des responsabilités de nous les maris. ● Ensuite nous considérerons le domaine des tâches et responsabilités de l’épouse. ● Enfin je voudrais chercher à montrer en quoi nous avons comme conjoints un domaine commun de devoirs et de responsabilités. 6.3.2 Des versets pertinents D’abord quelques versets de la Bible qui seront considérés durant cette soirée : Éphésiens 5:22-26 : « Femmes, soyez soumises à vos propres maris comme au Seigneur ; parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l’assemblée, lui, le sauveur du corps. Mais comme l’assemblée est soumise au Christ, ainsi que les femmes le soient aussi à leurs maris en toutes choses. Maris, aimez vos propres femmes, comme aussi le Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle, afin qu’il la sanctifiât, en la purifiant par le lavage d’eau par la parole ». Éphésiens 5:28-29 : « De même aussi, les maris doivent aimer leurs propres femmes comme leurs propres corps ; celui qui aime sa propre femme s’aime lui-même. Car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et la chérit, comme aussi le Christ l’assemblée ». 1 Pierre 3:1, 2 : « Pareillement, vous, femmes, soyez soumises à vos propres maris, afin que, si même il y en a qui n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés sans la parole, par la conduite de leurs femmes ». 1 Pierre 3:7 : « Pareillement, vous, maris, demeurez avec elles selon la connaissance, comme avec un vase plus faible, c’est-à-dire féminin, leur portant honneur comme étant aussi ensemble héritiers de la grâce de la vie, pour que vos prières ne soient pas interrompues ». Colossiens 3:18-19 : « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le Seigneur. Maris, aimez vos femmes et ne vous aigrissez pas contre elles ». 1 Corinthiens 11:7: « Car l’homme, étant l’image et la gloire de Dieu, ne doit pas se couvrir la tête ; mais la femme est la gloire de l’homme ». Tite 2:3-5 : « De même, que les femmes âgées soient, dans toute leur manière d’être, comme il convient à de saintes femmes, … enseignant de bonnes choses, afin qu’elles instruisent les jeunes femmes à aimer leurs maris, à aimer leurs enfants, à être sages, pures, occupées des soins de la maison, bonnes, soumises à leurs propres maris, afin que la Parole de Dieu ne soit pas blasphémée ». 6.3.3 Ce qu’on doit voir Nous avons vu le premier soir qu’entre l’homme et la femme il n’y a pas de différence de valeur, mais une différence de nature, et liée à cela, une différence de tâches. Le mari et la femme doivent se compléter dans le mariage. Dans la vie commune de l’homme avec la femme, où chacun voit son propre domaine de responsabilités, deux choses doivent avant tout être visibles : ● En premier lieu, l’image de Christ et de Son Assemblée. Christ doit être reflété dans le comportement de l’homme. L’assemblée doit être reflétée dans le comportement de la femme. L’homme doit aimer sa femme comme Christ a aimé l’assemblée. La femme doit être soumise à son mari comme l’assemblée est soumise à Christ. C’est ce que présente Éphésiens 5. ● En second lieu, nous voyons dans le passage de 1 Corinthiens 11, que l’homme est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme. Cela aussi doit se refléter dans le couple. Le mari et la femme, chacun à la place assignée par Dieu, doivent s’acquitter des responsabilités de leur domaine. Dans les passages de la Parole de Dieu que nous avons lus, nous voyons des instructions toutes spéciales pour les femmes, et d’autres toutes spéciales pour les maris : « vous femmes », « vous maris ». Dieu nous donne donc des instructions tout à fait spécifiques pour le mari et pour la femme. Ce serait fatal si, nous les maris, faisions des remontrances à nos femmes à propos des passages de la Bible qui sont pour nos femmes. Ce serait également fatal, si vous les femmes, faisiez des remontrances à vos maris à propos des passages qui sont écrits pour eux. Naturellement il est bon que nous les maris écoutions ce qui est dit aux femmes et réciproquement ; mais nous ne pouvons pas réciproquement rebattre les oreilles de l’autre avec les passages bibliques qui le concernent. Si nous le faisons, nous descendrons vite dans la troisième classe des mariages. S’il nous est adressé quelque chose à nous les maris, écoutons soigneusement. Si quelque chose est adressé aux sœurs, qu’elles écoutent soigneusement. 6.4 Ce qui relève de la responsabilité du mari S’agissant maintenant du domaine spécial des responsabilités et des tâches du mari, nous avons lu clairement que le mari est la tête. Être la tête, je voudrais encore une fois le souligner, ne signifie pas que le mari est le dictateur dans la famille. Le mari n’a pas droit de jouer au pacha, à se faire apporter les pantoufles et le journal et à dominer sa femme. Celui qui fait cela passe manifestement à côté de la mission donnée par Dieu d’être la tête de sa femme. Au contraire : il pèche contre sa femme. Être la tête signifie a) que l’homme est prêt à assumer sa responsabilité vis-à-vis de sa femme et de sa famille, b) qu’il est prêt à assumer la direction, c) qu’il donne à son couple et à sa famille la stabilité et l’orientation, d) qu’en toutes choses il prend soin de son couple et de sa famille. Nous pensons à Abraham assis à l’entrée de la tente. Voilà, esquissé en peu de mots, le domaine des tâches du mari. Si nous laissons un peu opérer sur nous la totalité des passages que nous avons lus, alors j’aimerais présenter cinq choses qui s’adressent spécialement à nous les maris. 6.4.1 Aimer son épouse La première chose est que nous devons aimer nos épouses. Cela est dit aux maris à plusieurs reprises dans la Bible. Rien qu’en Éphésiens 5, il en est parlé trois fois (5:25, 28, 33), et une fois en Col. 3:19. Manifestement, nous les maris, avons bien besoin qu’on nous rappelle d’aimer nos épouses. J’ai déjà dit que l’égoïsme est un grand danger pour le bon fonctionnement de la vie conjugale, et il nous guette spécialement, nous les maris. D’où cette injonction. Je voudrais focaliser l’éclairage sur trois points en rapport avec cette déclaration : « aimez vos femmes ». ● Le premier éclairage met l’accent sur ce que nous devons aimer nos femmes. En général la haine représente le contraire de l’amour. Cela est un problème dans quelques cas. Mais l’égoïsme et l’indifférence sont également l’opposé de l’amour. Et c’est par-là que commence souvent le problème chez nous les maris. Nos femmes ne doivent pas nous être indifférentes. Nous ne devons pas être aigris contre elles. Nous ne devons pas les négliger. Nous devons leur faire du bien et leur réserver du temps et de la disponibilité. L’injonction d’aimer nos femmes contient tout cela. Nous reconnaissons vite que cette exigence va bien au-delà de déclarer notre amour à nos femmes. Bien entendu nous devons le dire à nos femmes, mais avant toute chose nous devons le montrer dans notre comportement. ● Le deuxième éclairage met l’accent sur ce que nous devons aimer notre épouse. Paul dit : « aimez vos femmes ». Cela veut dire sa propre femme. Nous l’avons déjà vu brièvement. Il est funeste, pour nous maris, de construire une relation émotionnelle ou intellectuelle avec une autre femme. Je ne parle pas maintenant de relations sexuelles, bien que l’expérience montre que ça suit souvent. Une relation sexuelle est un adultère. Espérons que cela est clair pour tous. Mais même s’il n’y avait effectivement qu’une relation émotionnelle ou intellectuelle [ou un amour platonique], il y a un grand danger qu’une telle relation construite avec une autre femme ne devienne plus étroite que celle existant avec sa propre femme. Je ne dis pas que nous ne devions pas, chacun, être amical et prêt à aider, mais en tout cas pour nous les maris, la prudence et la retenue sont conseillées. Plus d’un mariage a fait naufrage sur ce point. ● Le troisième éclairage met l’accent sur le mot femmes. Aimez vos femmes. Cela veut dire, naturellement, l’épouse. Y a-t-il peut-être dans nos vies d’autres choses qui nous sont plus importantes ou que nous connaissons mieux que nos propres femmes ? Je parle maintenant de choses de cette terre, car il est indiscutable que le Seigneur doit avoir la première place. Mais qu’en est-il de notre profession ? Sommes-nous plus attachés à notre carrière qu’à notre femme ? Quel est notre passe-temps [hobby] ? A-t-il plus de valeur que notre propre femme ? Notre ordinateur est-il plus important que notre épouse ? Demandons-nous un peu : combien de temps « parlons-nous » avec notre ordinateur chaque jour, et combien avec notre épouse ? Voilà tout des questions qu’il faut que nous nous posions. La mesure donnée à nous les maris est très haute. « Aimer » ne veut pas dire simplement « avoir de l’inclination », mais il s’agit de la plus haute forme d’expression de l’amour. Cela ne fait pas allusion à l’amour humain qui trouve son propre intérêt dans l’objet de l’amour. Non il s’agit de l’amour divin. C’est pourquoi il est dit : « … comme Christ a aimé l’assemblée et s’est livré Lui-même pour elle ». Si nous nous éprouvons à la lumière de cette mesure, nous allons vite nous taire. Quel est le mari qui prétendrait aimer sa femme à ce degré-là ? 6.4.2 Nourrir et chérir son épouse C’est la deuxième injonction que nous désirons regarder de près. Il nous est demandé de nourrir et chérir [NdT : en allemand « soigner »] nos épouses (Éph. 5:29). Nourrir signifie que nous donnons à nos femmes ce dont elles ont besoin. Chérir signifie que nous donnons à nos femmes plus que ce qui leur est absolument nécessaire. Nous pourrions aussi traduire l’expression par « bâtir un nid ». Celui qui chérit sa femme veille à ce qu’elle se sente bien auprès de son mari. C’est plus que « ne manquer de rien ». Nourrir et chérir ne doit pas être compris seulement au sens matériel, mais il s’agit — et en premier lieu dans ce passage — du bien-être spirituel de nos femmes. C’est notre mission et notre responsabilité de prendre soin du bien-être spirituel de nos femmes. Cela présuppose naturellement qu’on a une vie personnelle en communion avec le Seigneur. Celui qui s’acquitte de cette tâche constatera bientôt que c’est une belle tâche. En tout cas c’est une tâche dans laquelle nous devons investir du temps. Nous ne pouvons pas répondre immédiatement à toutes les questions de notre femme. Il peut arriver qu’on ait besoin d’un certain temps pour chercher soi-même à y satisfaire. Mais nous ne voulons pas mettre totalement de côté l’aspect matériel sur ce point. Ce serait fatal si l’homme délaissait le soin matériel de sa femme. Des hommes qui s’occupent de faire le ménage tandis que les femmes vont travailler, n’ont pas compris ce qui relève du domaine de leur responsabilité. Ici aussi le monde qui nous environne occupe le temps à sa manière, et l’influence de ces développements et tendances sur les mariages chrétiens ne doit pas être sous-estimée. 6.4.3 S’attacher à sa femme La troisième injonction est que nous devons nous attacher à notre femme. Éphésiens 5 cite le verset de Genèse 2, comme nous l’avons vu dans la première soirée : « c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme ». Voilà tout particulièrement le domaine du lien émotionnel du mari à la femme. Concrètement cela signifie pour nous maris que nous devons nous donner de la peine pour comprendre et accepter le monde des sentiments de notre épouse. Cela est parfois très difficile pour nous maris. Nous sommes plus rationnels, faits de poussière. Nos femmes sont plus émotionnelles, — tirées du côté du mari. Cependant il est important de chercher à apprendre à connaître et comprendre la vie de l’âme de notre femme. Certains époux peuvent bien se rappeler ce qu’ils ont vécu la première fois que leur femme a éclaté en pleurs dans une situation particulière, sans même qu’ils aient compris pourquoi. Ce serait dommage de mieux connaître notre nouveau logiciel d’ordinateur que la vie de l’âme de notre femme. S’il en est ainsi, nous devons changer quelque chose. Une femme voudrait se savoir comprise. Elle voudrait avoir le sentiment que son mari la connait réellement. Nous les maris, nous devons nous attacher à nos femmes, c’est-à-dire être réellement avec leur âme comme si nous n’étions qu’une plante. L’Ancien Testament utilise dans quelques passages l’expression « l’homme connut sa femme ». La première fois cela est dit d’Adam (Gen. 4:1). En règle générale il s’agit d’engendrer des enfants, mais l’expression laisse entendre plus que le simple acte d’engendrer. Nous devrions connaître notre épouse, comme elle est, selon l’esprit, l’âme et le corps. 6.4.4 Demeurer avec l’épouse selon la connaissance La quatrième injonction que je voudrais présenter est tirée de 1 Pierre (3:7). Nous y lisons que nous les maris, devons demeurer avec nos femmes selon la connaissance (l’intelligence), comme avec des vases plus faibles. Nous les maris, sommes parfois durs, et nous pensons que nos femmes ont la même constitution que nous. Or la Bible dit clairement que la femme est un vase plus faible. Je sais que dans ce monde on ne veut guère tenir pour vraie une telle déclaration. On parle de femmes fortes, comme d’hommes forts, tous pareils. Or il y a certainement des domaines où les femmes ont leur force spéciale. Mais la Bible dit de manière certaine, et non sans raison, que la femme est un vase plus faible. Nous devons accepter cela comme un fait. Nous devons donc demeurer avec nos femmes comme des vases plus faibles. Là où je demeure, je suis à la maison et je me sens bien. Nous les hommes, nous devons nous sentir bien auprès de nos femmes. Mais cette demeure va de pair avec la connaissance. De nouveau il s’agit de ce que Dieu voudrait nous faire voir clairement : donnez-vous de la peine pour connaitre votre épouse ; donnez-vous de la peine pour avoir de la compréhension à l’égard du cas spécial de la femme que Dieu t’a ou m’a justement donné. Demeurer selon la connaissance, remarquons-le en passant, signifie que nous sommes autant que possible auprès de nos épouses. Ce n’est pas bon que l’homme ait l’habitude de poursuivre ses centres d’intérêts en délaissant sa femme à la maison. Cela pèse spécialement sur les jeunes mariés. Cela ne vise naturellement pas les obligations professionnelles ou les engagements dans l’œuvre du Seigneur, mais les activités exercées pour son propre plaisir. Certains jeunes maris se consacrent au sport plus qu’à leur épouse. D’autres font passer leur carrière professionnelle par-dessus tout, et pour atteindre ce but, mettent leur propre couple en jeu. 6.4.5 Porter honneur à sa femme La cinquième injonction, également tirée de 1 Pierre (3:7), nous dit de porter honneur à notre femme. Cela signifie que nous pensons du bien d’elle et que nous en disons du bien. Nous leur montrons que nous les apprécions. La femme est bien le vase plus faible, mais cela ne signifie pas qu’elle a moins de valeur. Nous les maris n’avons aucune raison de nous croire meilleurs ou plus formidables. Aux yeux de Dieu la femme a la même valeur que l’homme. Elle est cohéritière de la grâce de la vie, autant que nous les maris. C’est pourquoi nous ne devons pas la regarder de haut, ou avec dédain, même si elle est le vase plus faible. Non, nous devons lui porter honneur, et naturellement cela s’exprime aussi extérieurement. N’hésitons pas à aider notre femme à mettre son manteau et à lui tenir la porte de l’auto ouverte. Ça ne se fait plus guère aujourd’hui, mais on peut quand même. Ce serait trop peu si « leur porter honneur » se limitait à des actes ou à des mots. Ça commence en tout cas par ce que nous pensons dans notre cœur au sujet de notre femme, et comment nous le pensons. Nous devrions avoir une haute pensée d’elle. Elle est le plus cher de ce que nous avons reçu de Dieu sur la terre. 6.5 Ce qui relève de la responsabilité de la femme Nous arrivons à la deuxième partie, à savoir le domaine spécial des tâches et responsabilités de la femme. Ici aussi je voudrais présenter des points tirés des versets de l’Écriture, cinq spécialement 6.5.1 Soumises à leurs propres maris La première instruction donnée à la femme est d’être soumise à son mari (Éph. 5:22 ; Col. 3:18). Il est évident que pour beaucoup de gens ce mot soumis a une connotation négative. Je suppose que quelques sœurs ont déjà sorti intérieurement leur aiguillon. Naturellement, on ne voit pas les choses de cette manière dans le monde. Mais vous, chères sœurs, nous avons ici à faire à la Parole de Dieu. C’est ainsi que la Bible parle. Or la soumission n’a pas du tout cette touche négative, que nous lui imputons peut-être. Ce que nous voulons dire très nettement, c’est que ce terme ne vise pas une sujétion servile à l’homme. Il ne s’agit pas d’une obéissance de la femme à l’homme comme un chien à son maître. Cela n’est jamais selon la pensée de Dieu. La soumission commence d’abord en ce que la femme accepte l’ordre de Dieu dans Sa création, selon lequel Il a établi l’homme comme la tête avec la responsabilité de diriger. Cette soumission est, pour la femme croyante, une soumission dans le Seigneur [ou : comme au Seigneur]. En cela il y a d’un côté une mesure et d’un autre côté une limitation. ● La mesure de la soumission de la femme au mari, est la soumission à Christ. Une femme qui est soumise à son mari, le fait dans la pensée qu’elle prouve par-là qu’elle est soumise à Christ comme Seigneur. Derrière son mari, elle voit Christ. Si elle a ainsi cette conscience, cette soumission ne lui est plus pesante. ● Mais « dans le Seigneur » indique en même temps la limite. Si un mari devait demander à son épouse quelque chose directement contraire à la pensée de Dieu, alors s’applique la parole du livre des Actes, que nous devons obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. La soumission dans le Seigneur [ou : comme au Seigneur] implique aussi l’absence de rébellion contre ce qui relève du mari. La femme ne doit pas dominer [user d’autorité] sur l’homme, lisons-nous en 1 Timothée 2:12. Il y a aujourd’hui beaucoup de mariages qui souffrent justement de ce que les femmes ont pris la direction. Cela peut avoir des causes diverses. Ce peut-être que l’homme n’exerce pas correctement sa responsabilité. Mais il peut aussi arriver que ce soit la femme qui ne s’acquitte pas de sa responsabilité. Il est dit aussi d’être « soumise à son propre mari ». Il y a un danger tout à fait réel que des sœurs comparent leur mari à d’autres hommes, et se disent peut-être : ‘la femme de tel homme a une vie beaucoup plus facile, parce qu’il l’aime beaucoup plus’. Cette comparaison, — peu importe qu’elle soit faite par le mari ou la femme — provient toujours du mal. Si nous commençons à comparer nos conjoints avec d’autres, alors nous sommes en très grand danger, et même nous avons probablement déjà abandonné la première classe de mariages depuis longtemps. 6.5.2 Craindre le mari La deuxième instruction donnée à la femme est de craindre son mari (Éph. 5:33). À première vue cela paraît encore moins acceptable que de lui être soumise. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Est-il dit qu’une épouse doit avoir peur de son mari ? De tels cas existent malheureusement dans la pratique, mais ce n’est absolument pas la signification du passage. De même que la crainte de Dieu n’est pas la peur de Dieu, « craindre le mari » ne signifie pas avoir peur de lui. Craindre le mari signifie d’un côté lui accorder le respect, en reconnaissant qu’il est la tête donnée par Dieu. Mais « craindre » pourrait aussi être traduit par « honorer » ou « accorder de la confiance à son mari ». Dieu a équipé en général plus richement la femme que l’homme dans le domaine de l’âme. Dieu a donné à la femme la clé pour déployer ou réprimer certaines vertus chez son mari. Si une femme craint ou honore son mari, alors elle l’aide à développer ses capacités. Voilà ce qu’est honorer son mari. Elle l’aide. En même temps cela concorde avec ce que nous avons dit précédemment au sujet de l’honneur rendu à la femme par le mari. En 1 Pierre 3:6, nous lisons que Sara obéissait à Abraham et l’appelait seigneur, et il est ajouté « de laquelle vous êtes devenus les enfants, en faisant le bien ». Ce verset est quelquefois mis en relation avec Éphésiens 5:33 et interprété de manière que « craindre le mari » signifierait l’obligation pour la femme croyante d’obéir à son mari. Je ne crois pas qu’on puisse aller aussi loin. Nulle part dans le Nouveau Testament la femme n’est invitée à le faire. Elle doit honorer le mari et le craindre, mais elle n’est pas à ses ordres. Aux enfants, il est dit d’obéir à leurs parents. Aux esclaves, il est dit d’obéir à leurs maîtres. Comme croyants nous avons à obéir à nos conducteurs (Héb. 13:17). Mais aucune instruction de ce genre n’est donnée à l’épouse. L’exemple de Sara en 1 Pierre 3 est mentionné pour décrire son attitude intérieure vis-à-vis d’Abraham, mais il n’est pas dit que les femmes croyantes aujourd’hui deviennent ses enfants spirituels quand elles obéissent à leurs maris, mais quand elles font le bien. 6.5.3 Convaincre par la marche La troisième instruction que nous trouvons pour la femme est qu’elle doit davantage convaincre par sa marche que par ses paroles. Nous l’avons lu en 1 Pierre (3:1-2). Il s’agit là avant tout d’épouses venues à la foi et issues du monde, et qui ont maintenant un mari non croyant. Cependant le principe s’applique de manière plus générale. Une femme ne doit pas tant convaincre par ses paroles, que plutôt par sa marche, c’est-à-dire son comportement. Le comportement d’une femme doit être caractérisé par la crainte de Dieu et la pureté, comme nous l’avons lu en 1 Pierre 3. Sans vouloir maintenant offenser nos chères sœurs, nous reconnaissons ici un danger certain. Il réside en ce que certaines femmes se font davantage remarquer par leurs discours que par leurs actes. L’avertissement vaut pour tous, de veiller sur ce que nous disons et comment nous le faisons. Mais peut-être est-ce dans la nature de la femme d’avoir sur ce point plus de faiblesse que bien des hommes. Jacques, dans son épitre, nous avertit avec insistance sur le danger de la langue. Nous devons absolument prendre note de ces avertissements. Une femme trop bavarde peut devenir un fardeau pour son couple. 6.5.4 Aimer le mari En quatrième point, le passage de Tite 2 (v.4) nous dit que la femme doit aimer son mari. Nous avons déjà vu cette indication pour le mari, mais cela est aussi dit expressément pour la femme. Je sais bien que le texte original utilise ici un mot grec différent de celui utilisé pour l’instruction donnée au mari d’aimer sa femme. Ici il s’agit plus de la pensée d’inclination envers le mari. Cependant nous voulons également tenir compte de cette exhortation pour les épouses. Le contexte indique que le danger chez une femme est un peu différent de celui qui existe chez le mari. Chez une femme il y a le danger d’aimer davantage les enfants et la maison que le mari. Il est évident que le numéro un dans la vie tant des maris que des femmes doit toujours être le Seigneur Jésus. Mais s’agissant des relations sur la terre, c’est au mari que revient le meilleur amour et la meilleure inclination de sa femme. C’est peut-être dans la nature de la femme d’accorder plus d’amour à ses enfants qu’à son mari. Une femme a porté ses enfants durant neuf mois près de son cœur ; il s’ensuit par nature une autre relation avec eux qu’avec le mari. Cependant les enfants ne doivent pas prendre la place du mari quant au premier amour. C’est contre ce danger que nous sommes avertis dans ce passage. L’ordre de succession n’est certainement pas sans importance : d’abord le mari, ensuite les enfants, ensuite la maison. Si nous changeons l’ordre de succession, la vie du couple prend une mauvaise route. La maison peut aussi se situer tout en haut des priorités d’une femme. Nous, maris, nous nous réjouissons bien sûr quand la femme rend la maison belle ; mais la maison ne doit pas passer avant le reste. Le mari d’abord, les enfants en second et la maison en dernier. Voilà l’ordre divin. 6.5.5 Occupée des soins de la maison Il est inévitable aujourd’hui de toucher certains points, qui à première vue, arrivent comme un fragment du siècle passé. Mais les pensées de Dieu ne prennent pas la poussière. La Bible dit effectivement que la femme doit être occupée des soins de la maison. Ne pensez pas tout de suite à la fameuse « bonniche au fourneau », qui doit bien rester à la maison et faire le ménage, tandis que le mari se divertit et se réalise au dehors. Si vous y pensez, lisez donc un peu tranquillement Proverbes 31. Ce chapitre est souvent lu, et à juste titre, à l’occasion de mariages. Vous y voyez une femme vertueuse, — c’est ainsi que Dieu la nomme expressément, — et que fait-elle ? Elle s’occupe de sa maison. Elle administre, délègue à la maison, avec zèle, ardeur et joie. Mais nous voyons aussi que cette femme va au dehors. Elle est active, elle agit. Selon la pensée de Dieu il n’est pas interdit à la femme d’aller au-dehors. Cependant son premier domaine est l’intérieur de la maison, — avant toutes choses même, quand des enfants sont là. On repose toujours la même question : une épouse chrétienne peut-elle exercer une activité professionnelle ? — Je ne voudrais pas donner ici une réponse définitive à cette question. Je voudrais plutôt dire : quand il y a des enfants petits, on doit le déconseiller de façon pressante. Ce n’est pas la pensée de Dieu qu’on se débarrasse des enfants aussi tôt que possible au jardin d’enfants ou toute la journée à l’école, pour que la femme puisse s’épanouir dans une profession. Il y a évidemment des exceptions, mais en général le principe est que, quand il y a des enfants, les femmes et les mères, doivent se retenir d’une activité professionnelle. Dans le monde, on vous interroge sur votre profession ; si la femme répond « femme au foyer », certaines d’entre vous font un complexe d’infériorité, je l’ai entendu bien des fois. Dans le monde, on dit « seulement femme au foyer ». Mais est-ce juste ? Doit-on vraiment dire : « seulement femme au foyer ? ». Je vois cela tout différemment. Chères sœurs, aux yeux de Dieu vous n’êtes certainement pas « seulement femme au foyer ». Aux yeux de Dieu c’est une place d’honneur que de vous occuper des travaux domestiques. Qu’est-ce qui est le plus important pour vous ? L’honneur par les hommes ou aux yeux de Dieu ? La femme au foyer est une haute profession. Je voudrais dire, c’est une vocation d’être femme au foyer, mère, épouse. Non, j’inverse l’ordre : être épouse, mère, femme au foyer. J’ai la plus haute estime pour toutes les femmes qui se lancent ce défi. 6.6 Ce qui relève de la responsabilité des deux époux 6.6.1 Dangers potentiels pour chacun Nous avons vu des instructions spéciales pour le mari et des instructions spéciales pour la femme. Maintenant avant de parler du domaine commun de responsabilité, je voudrais présenter des dangers qui guettent aussi bien le mari que la femme. 6.6.1.1 Les « si-alors » — promesses conditionnelles Nous sommes peut-être enclins à dire : « Bien, je donne suite à ma responsabilité et à mes devoirs, mais seulement si mon conjoint le fait aussi. Si mon mari m’aime et prend soin de moi, alors je me soumettrai à lui. Si ma femme tient bien le ménage et que je n’ai besoin de me soucier de rien, alors je la chérirai volontiers ». Je suis convaincu que ces formules « si-alors », sont la mort insidieuse du mariage chrétien. Quand on commence à s’engager dans cette voie, on arrive vite à la troisième classe de mariage. Ne tentons pas de commencer ces formules « si-alors » [promesses conditionnelles]. Non, regardons à notre propre domaine de tâches et responsabilités donné par le Seigneur, et prions intensément pour que le Seigneur accorde à notre conjoint de s’acquitter de son domaine de devoirs et de responsabilités. Les formules « si-alors » ne nous aideront pas. Nous serons toujours déçus par ces formules. 6.6.1.2 Le principe du « donnant-donnant » Un deuxième danger est de procéder selon le principe du « donnant-donnant ». J’aime ma femme, mais en même temps j’attends qu’elle m’aime. Ma femme m’aime, mais elle attend en même temps que je fasse immédiatement quelque chose de bien pour elle. Comme principe économique, c’est bon ; mais pour le mariage ce n’est pas une bonne recette. L’amour désire naturellement être aimé en retour, et en règle générale c’est ce qui arrive ; mais l’amour ne l’exige pas. Le propre d’un amour réel et authentique est de donner sans exiger. Le retour va de soi, nous pouvons en être sûrs. L’amour que nous donnons, s’écoule très sûrement dans le sens du retour. Mais si nous n’aimons notre épouse que parce que nous voulons obtenir d’elle une contrepartie immédiate, — mes chers maris, cela nous concerne de nouveau particulièrement — alors quelque part, nous avons fait quelque chose à l’envers. Cela inclut le domaine sexuel dont nous reparlerons. 6.6.1.3 L’inversion des rôles La plus grande menace pour le mariage réside dans le danger d’inverser les rôles. La femme prend la direction du couple, et le mari la suit. Dans des entretiens pastoraux avec des couples ayant des problèmes, on constate souvent que l’inversion des rôles entre l’homme et la femme, est un problème de base, un mal de base. Nous avons vu dans la première soirée que ce problème d’inversion des rôles a commencé dès Adam et Ève. Les domaines différents de tâches et responsabilités ont été donnés par Dieu pour notre bénédiction. Si nous les respectons, nous aurons bonheur et bénédiction. Si nous ne le faisons pas, nous sommes sûrs de passer à côté de ce à quoi Dieu appelle notre couple. 6.6.2 Sept points de responsabilité commune Maintenant il y a dans la Bible des injonctions et des exhortations qui s’appliquent aux deux conjoints. Je voudrais maintenant en voir quelques-unes. Ce sont des points du Nouveau Testament qui ne sont pas adressés spécialement aux gens mariés, mais ils sont présentés en général pour notre vie en commun comme frères et sœurs croyants. Il m’apparait néanmoins légitime de les appliquer au domaine le plus restreint de vie communautaire des humains. Ce qui est valable en général, est aussi valable pour le couple. 6.6.2.1 S’aimer l’un l’autre Le premier point en rapport avec le couple, est que nous devons nous aimer l’un l’autre. L’injonction de s’aimer l’un l’autre se trouve à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament et nous désirons l’appliquer au mariage. Paul écrit : « Ne devez rien à personne, sinon de vous aimer les uns les autres » (Rom. 13:8). Pierre écrit : « Aimez-vous l’un l’autre ardemment, d’un cœur pur » (1 Pierre 1:22). Si cela vaut en général, combien plus dans le mariage ! Nous avons parlé à plusieurs reprises sur l’amour dans ces soirées, et nous avons vu combien dans ce monde on a renversé complètement sens dessus dessous le contenu du vrai amour. Demandons-nous un peu ici ce qu’est réellement l’amour. L’amour ne peut pas se définir. La Bible nous dit que Dieu est amour (1 Jean 4:8, 16). Si nous pouvions définir l’amour, alors nous définirions Dieu, et cela n’est pas possible. C’est pourquoi on ne peut pas non plus définir l’amour. Mais l’amour peut bien être vu. On peut reconnaître l’amour à ses fruits. Dieu a prouvé Son amour en ce qu’Il a donné son Fils unique pour des perdus. Nous connaissons tous Jean 3:16. L’amour de Dieu est visible en ce qu’Il a donné Son Fils. La première caractéristique de l’amour divin est donc qu’il donne. L’amour est un donateur. Mais il y a plus : l’amour c’est du dévouement. « Donner est plus heureux que de recevoir » — et c’est précisément en cela que l’amour s’exprime. L’amour signifie aussi, être prêt au sacrifice. Christ nous a aimés et s’est livré « lui-même pour nous ». Son amour est allé jusque-là. Probablement que personne d’entre nous n’en arrivera à devoir donner sa vie pour son conjoint, mais la question se pose quand même : sommes-nous prêts à renoncer pour notre conjoint à quelque chose d’important pour nous ? L’amour voit ce qui est utile à l’autre. Mais l’utilité n’est pas toujours ce que le conjoint voudrait avoir. Ce ne serait pas de l’amour si nous donnions à notre conjoint quelque chose que nous savons lui causer du tort. Dieu ne nous a pas donné comme cela. Non, l’amour donne aux autres ce qui est bon pour lui. L’amour n’accomplit pas simplement tous les désirs, — dont certains sont égoïstes, —mais il donne à l’autre ce qui est bon pour lui. Voilà l’utilité. C’est ainsi que Dieu nous a aimés, et c’est ainsi que nous devrions aimer notre conjoint. Cela montre clairement que l’amour est le contraire de l’égoïsme et de l’indifférence. Beaucoup de mariages font naufrage là-dessus. « Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d’autrui » (1 Cor. 10:24). Cela vaut aussi dans le couple et dans une association. L’amour est désintéressé. L’amour ne peut pas obtenir par force. Non, l’amour est quelque chose qui s’épanche librement, et qui a en vue le bien et l’utilité de l’autre. L’amour est une disposition intérieure, un état d’esprit qui désire du bien pour l’autre. Mais l’amour implique aussi qu’on montre à l’autre de la considération, — en paroles et en actes, mais spécialement dans notre disposition intérieure vis-à-vis de l’autre. Nous avons lu hier qu’Isaac a épousé Rebecca et qu’il l’a aimée. Mais l’histoire d’Isaac et Rebecca montre clairement que l’amour dans le mariage n’est pas une source inépuisable, — ce n’est pas le mouvement perpétuel. Nous devons être au clair là-dessus : l’amour doit être cultivé chaque jour. Au début d’un couple, cela semble aller de soi. Mais il est si facile que l’amour se refroidisse petit à petit quand il n’est pas cultivé, et en même temps l’indifférence et l’égoïsme gagnent du terrain. On voit cela chez Isaac et Rebecca. Le moment est arrivé où les deux ne s’aimaient plus guère, et chacun s’occupait de son propre intérêt. Non, l’amour veut être cultivé. Répétons-le encore une fois : donner est plus heureux que de recevoir. Nous avons rappelé dans la première soirée que l’amour est de la colle forte qui soude ensemble les deux conjoints. 6.6.2.2 Communiquer l’un avec l’autre Un deuxième point qui concerne les deux conjoints dans le mariage, est la nécessité de communiquer et parler l’un avec l’autre. En Luc 24, nous trouvons la circonstance des deux disciples allant à Emmaüs. On a souvent parlé de ce qu’ils s’entretenaient l’un avec l’autre. La communication dans le mariage est indispensable. Le manque de communication est la mort insidieuse du couple. Mais la communication, c’est plus que parler l’un à l’autre. Parler l’un avec l’autre est la forme minimale de la communication — et pourtant certains mariages vont à l’échec déjà à ce niveau. La communication réelle signifie que l’on s’ouvre à l’autre. Dieu nous a donné un esprit, et c’est la raison pour laquelle nous sommes capables de communiquer, — d’abord avec Dieu et ensuite les uns avec les autres. Nous devons nous parler l’un à l’autre, échanger l’un avec l’autre et nous ouvrir. Les conjoints qui, dans ce sens, ne communiquent plus ensemble, arrivent vite à la troisième classe du mariage. De quoi parler l’un avec l’autre ? Comment parler l’un avec l’autre ? Sur quoi échangeons-nous ? Je voudrais redire les trois domaines dont l’être humain se compose : l’esprit, l’âme et le corps. ● La communication sur le plan intellectuel et spirituel signifie d’abord l’échange au sujet de la Parole de Dieu et de sujets bibliques. Cela implique qu’après une réunion de l’assemblée, on parle un peu ensemble de ce qu’on a entendu. La communication sur le plan intellectuel implique qu’on s’intéresse à ce qui est important pour l’autre. La femme ne doit pas connaître tous les détails de la vie professionnelle du mari, mais il est quand même bon qu’elle s’y intéresse, et qu’elle demande à son mari comment ça se passe dans la vie journalière de sa profession. Inversement le mari doit s’intéresser à ce que fait sa femme pendant la journée. Il ne doit pas arriver le soir à la maison, s’installer dans un coin avec la serviette pleine de dossiers, boire une bière, lire son journal sur le canapé et ensuite à peine parler à sa femme. Non, la femme qui a été seule toute la journée, qui a eu peut-être le stress avec les enfants, elle attend une parole amicale. Elle attend une conversation sur ce qu’elle a vécu dans la journée. Elle aimerait bien partager avec son mari. Arrivé à ce point je voudrais donner une indication très pratique : la communication signifie aussi qu’on débatte des questions financières. Certains maris interprètent leur responsabilité de conduire, de manière que la femme reçoive de l’argent de poche et ne soit pas concernée par savoir ce que l’homme gagne. Je veux bien admettre qu’il y ait des cas particuliers où cela est approprié. Mais en général, l’ouverture et la transparence entre les conjoints doivent dominer dans ces questions. Je connais des jeunes ménages qui ont particulièrement souffert sur ce point. Le secret (mesquin) dans les questions financières ne favorise en général pas une bonne atmosphère de confiance. ● La communication sur le plan de l’âme va plus profond. Elle comporte des échanges sur nos sentiments et nos impressions. La communication dans le couple ne se limite pas à échanger des dates et des faits, mais elle implique qu’on s’ouvre vraiment à l’autre conjoint. Nous devons savoir comment le conjoint conçoit certaines choses, comment il les perçoit, comment il les ressent. Il y a un certain temps, avec mon épouse, nous avons eu un entretien avec une femme mariée depuis plus de 20 ans et qui avait de gros problèmes dans son couple. Elle nous a dit littéralement : « en 20 ans de mariage, je n’ai pas pu entrer une seule fois dans la vie des sentiments de mon mari, et il n’a pas regardé une seule fois dans mon âme ». Ce mariage-là a malheureusement fait naufrage entre-temps. Le mariage est une communication sur le plan de l’âme. Parlons ensemble de nos sentiments ! Je rappelle encore une fois l’expression biblique : « connaître » sa femme. Cela dit davantage que l’union sexuelle du mari et de la femme. « Connaître » signifie sonder la vie de l’âme du conjoint. ● Naturellement dans le mariage nous avons aussi de la communication corporelle — avec ou sans paroles. Malgré tout, c’est quand même de la communication. Un baiser le matin quand on quitte la maison, fait partie de la communication. Une parole aimable en partant, un mot d’amour en rentrant, une embrassade même petite et courte dans la vie de tous les jours, n’est-ce pas de la communication ? J’aime me souvenir d’un couple qui après plus de 50 ans de mariage se promenait toujours la main dans la main, et le mari caressait plein d’amour la peau du visage de sa femme creusé de rides par le temps. Enfin il y a aussi naturellement la communication sur le plan sexuel ; nous allons nous en occuper encore tout de suite. Je répète encore une fois : le manque de communication est la mort insidieuse du mariage. En sommes-nous tous conscients ? Je crois que c’est très, très important de communiquer l’un avec l’autre dans ce sens. 6.6.2.3 Prier l’un avec l’autre et l’un pour l’autre Le troisième point que je voudrais présenter est la prière en commun dans le couple. L’épître de Jacques nous dit de prier l’un pour l’autre (Jacq. 5:16). Dans le livre des Actes nous trouvons à plusieurs reprises des prières ensemble d’un commun accord. Connaissons-nous cela dans nos couples ? Pour beaucoup cela peut sembler aller de soi, mais malheureusement il y a des couples chrétiens où les conjoints ne prient jamais ensemble, — sauf peut-être à table. Une vieille sœur veuve avait dit une fois à un frère peu avant de mourir : mon mari n’a jamais prié avec moi. Un tel mariage ne peut pas être un mariage en première classe. Nous devons prier l’un avec l’autre, mais nous devons aussi prier l’un pour l’autre. Dans un couple la prière personnelle a aussi sa place. Nous prions ensemble comme conjoints, mais nous prions aussi chacun pour soi. Les deux ont leur place. Cette prière l’un avec l’autre, — je voudrais le dire aux jeunes gens encore une fois en rapport avec le sujet d’hier, — ne commence pas le jour où on dit « oui » devant l’officier d’état civil. Cette prière l’un avec l’autre commence aux fiançailles, tandis que prier l’un pour l’autre commence déjà avant. Il serait fatal si dans nos couples nous prions l’un contre l’autre. Malheureusement cela arrive. Que Dieu nous en préserve. 6.6.2.4 Se critiquer l’un l’autre de la bonne manière Un quatrième point auquel je voudrais rendre attentif est qu’un mariage signifie aussi que nous nous critiquions l’un l’autre de la bonne manière. Cela implique que nous soyons en état de nous rendre compte des faiblesses de l’autre. Peut-être qu’à première vue cela paraît un peu étrange, parce que le mot « critique » souffre d’une connotation négative. Mais la critique ne doit pas être négative. En Éphésiens 4:2 et Colossiens 3:13, il nous est demandé de nous supporter l’un l’autre, — et cela dans l’amour. Cela signifie que nous nous supportons et nous nous acceptons réciproquement avec nos faiblesses. Romains 15:7 dit de nous recevoir les uns les autres, comme aussi le Christ nous a reçus. Cela inclut que nous rendions l’un l’autre attentifs quand nous constatons quelque chose qui ne va pas chez l’autre. C’est de cette manière qu’il faut comprendre mon sous-titre « se critiquer l’un l’autre ». Je sais que dans la pratique de la vie conjugale, c’est très difficile ; mais pour un couple bien uni, il convient de pouvoir se dire l’un à l’autre, franchement et dans l’amour, ce qui nous heurte. C’est un devoir que nous avons l’un envers l’autre devant le Seigneur. Fait correctement, nous ne nous causons pas de tort, mais nous nous aidons réciproquement. Il y a deux aspects à la difficulté de faire ce service réciproque, et de nous rendre attentifs à nos fautes et à nos faiblesses. D’un côté ce n’est pas simple pour celui qui critique l’autre (même bien compris dans le sens indiqué). D’un autre côté ce n’est pas du tout simple d’accepter un tel service. Des deux côtés nous pouvons faire beaucoup de fautes. Il est ensuite important que la critique soit pour de bons motifs. Si les motifs sont faux, la critique n’atteindra jamais son but. Si nous voulons seulement remettre à sa place notre conjoint, cela échouera certainement. Ça ne vaut pas mieux si on dit quelque chose au conjoint juste pour se faire valoir. C’est pire encore si nous faisons de telles critiques publiquement. Figurez-vous un mari qui rabaisse sa femme (ou inversement la femme rabaisse le mari) devant un groupe de gens, peut-être devant ses propres enfants, n’importe où ; c’est mortel pour un couple. Une telle critique ne sert à rien ; au contraire, elle détruit le couple. Si nous avons quelque chose à nous dire réciproquement, que ça vienne avec de bons motifs, dans un bon état d’esprit et de la bonne manière. Nous devons en premier lieu en parler en prières au Seigneur. Ensuite nous devrions toujours chercher à nous mettre dans la peau de notre conjoint, et nous demander comment nous le prendrions si c’était lui qui nous disait ça. Nous pouvons aussi apprendre de l’apôtre Paul par les épitres qu’il a adressées à des croyants chez qui il avait quelque chose à corriger. Comment s’y prenait-il ? Hormis des exceptions rares et fondées, il commençait toujours par mentionner ce qu’il trouvait de positif. C’est aussi ce que nous devrions faire. — Voilà donc quelques petites indications seulement ; le sujet est très riche, nous le sentons, mais je ne peux donner ici que quelques petites suggestions. Accepter la critique est aussi difficile. Nous le savons par expérience de notre vie journalière. Pour la plupart d’entre nous, si on nous critique, cela suscite immédiatement une résistance intérieure. Ceci arrive même si nous sentons que la critique est justifiée. Souvent nous refusons la critique de l’autre au motif que son comportement est fautif. On rend à l’autre la monnaie de sa pièce, soit ouvertement soit seulement dans le cœur. C’est une mauvaise façon de réagir à la critique. Une autre façon est de se taire en face de la critique, mais en boudant. On peut aussi accepter extérieurement la critique, mais dire intérieurement : cause toujours. Quand on commence à agir de cette façon, c’est la mort lente du mariage, par asphyxie. Quelle est alors la bonne voie ? Je crois que nous devrions chercher à accepter une parole bien intentionnée comme venant du Seigneur. Nous devrions partir du fait que le conjoint l’a dite de la part du Seigneur. Alors il faut d’abord présenter cela dans la prière, puis, si c’est nécessaire, en parler paisiblement sur le fond avec notre conjoint. C’est très important d’avoir et de cultiver ces échanges ouverts avec notre conjoint. Quand Dieu a réuni Adam et Ève comme époux, nous lisons dans la Parole qu’ils étaient nus. Dieu les avait créés ainsi dans l’innocence. Mais n’y a-t-il pas là la pensée qu’il devrait y avoir dans le couple une pleine franchise de l’un à l’autre ? Cette franchise implique que l’un est là pour l’autre. Mais elle implique aussi que nous sommes en état de nous rendre réciproquement attentifs à nos fautes et à nos faiblesses. C’est une manière de s’aider mutuellement. Ce serait se faire du tort de simplement taire les choses qui nous heurtent. 6.6.2.5 L’un avec l’autre sexuellement Je voudrais parler d’un cinquième point. J’en parle parce que le travail pastoral constate que beaucoup de mariages sont malades sur ce point. Il s’agit de se trouver ensemble sexuellement, mari et femme, dans le mariage. Lisons d’abord quelques passages de la Bible : ● 1 Corinthiens 7:4-5 : « La femme ne dispose pas de son propre corps, mais le mari ; et pareillement aussi le mari ne dispose pas de son propre corps, mais la femme. Ne vous privez pas l’un l’autre, à moins que ce ne soit d’un consentement mutuel, pour un temps, afin que vous vaquiez à la prière, et que vous vous trouviez de nouveau ensemble, afin que Satan ne vous tente pas à cause de votre incontinence ». ● 1 Thessaloniciens 4:3-5 : « Car c’est ici la volonté de Dieu, votre sainteté, que vous vous absteniez de la fornication ; que chacun de vous sache posséder son propre vase en sainteté et en honneur, non dans la passion de la convoitise comme font les nations aussi qui ne connaissent pas Dieu ». ● Hébreux 13:4 : « Que le mariage soit tenu en honneur à tous égards, et le lit sans souillure ; mais Dieu jugera les fornicateurs et les adultères ». ● Colossiens 3:5 : « Mortifiez donc vos membres qui sont sur la terre, la fornication, l’impureté, les affections déréglées [les passions, en allemand], la mauvaise convoitise, et la cupidité, qui est de l’idolâtrie ». Dans les trois premiers de ces passages, il s’agit très concrètement du mariage. Dans la première soirée, nous avons vu que Dieu a imparti au couple marié d’être ensemble sexuellement. Le cadre pour être heureux ensemble et avoir une union intime heureuse, c’est le mariage, soulignons-le encore une fois. Nous ne pouvons jamais séparer l’union intime (le fait d’être ensemble sexuellement, mari et femme) de l’amour entre le mari et la femme dans le mariage. Nous nous souvenons de ce que nous avons dit au sujet de l’amour : l’amour donne. Donner est plus heureux que de recevoir. Cela vaut aussi pour le commerce intime du mari et de la femme. Nous voyons justement là combien il en va tout autrement aujourd’hui dans le monde. Dans ce monde on va souvent ensemble au lit pour son propre plaisir, pour satisfaire son ego (son moi) et sa convoitise personnelle. On s’adonne à la passion et à l’avidité, — et tout cela sans être mariés. Dans le mariage, le commerce sexuel entre l’homme et la femme, est l’expression merveilleuse de l’amour où on donne quelque chose à son conjoint sans commencer par attendre quelque chose pour soi. Je pense qu’il y a deux dangers particuliers pour nous. L’un est de mettre trop l’accent sur le domaine sexuel ; l’autre est de se priver l’un l’autre. La Parole de Dieu nous met en garde contre ces deux dangers. En 1 Thessaloniciens 4 (v.5) nous avons lu « non pas dans la passion de la convoitise ». Dieu ne le voudrait pas. Dieu n’a pas donné la vie commune sexuelle pour s’adonner à l’égoïsme et à la satisfaction de notre convoitise, à l’autosatisfaction personnelle. La sexualité est un don merveilleux de Dieu, donné pour notre joie commune, mais on peut en mésuser même dans le mariage. Tous les dons de Dieu peuvent être mal utilisés, et on peut en abuser. Manger et boire sont aussi un don de Dieu, mais on peut aussi se goinfrer et s’enivrer. On abuse alors de ces dons de Dieu, on en fait un mauvais usage. Ce peut aussi être le cas de la sexualité. Le commerce sexuel hors mariage est toujours un mauvais usage. Dieu l’a expressément interdit. Mais on peut aussi faire un mauvais usage de ce don de Dieu au sein du mariage. Il y a d’innombrables cas de mariages ayant abouti à la troisième classe, avec pour cause profonde que l’homme s’impose, sans ménagement envers sa femme, ayant d’abord en vue la satisfaction de sa propre convoitise et de son propre appétit. Nous vivons aujourd’hui dans un temps où une telle attitude avec ses attentes est fortement encouragée chez nous les hommes. Comme chrétiens nous devons faire attention à ne pas nous y faire prendre. Si nous allons à un kiosque pour acheter un journal, nous sommes souvent déjà manipulés dans une certaine direction. L’internet fait le reste. Je voudrais dire ici très nettement et très clairement : si nous allons sur internet et que nous nous occupons là de pornographie, alors notre sexualité est gâtée et estropiée. Ensuite, en tant que maris, nous ne sommes plus guère en mesure de donner à nos femmes ce que nous leur devons. Il y a passablement de mariages croyants qui ont été fichus par la pornographie. Je voudrais le dire ici très solennellement et avec beaucoup d’insistance — ne prenez pas mal cette franchise, s’il vous plait. C’est un problème de notre temps, et c’est pourquoi je veux en parler. Nous avons lu en Colossiens 3 : « Mortifiez vos membres qui sont sur la terre ». MORTIFIEZ-les ! Quand ces choses, — la fornication, l’impureté, les affections déréglées, la mauvaise convoitise — veulent se multiplier chez nous, alors nous devons les mettre à mort. Mortifiez c’est arracher radicalement, tuer. Avec de telles choses, on ne peut pas jouer, mais on doit y mettre fin radicalement. ‘MORTIFIEZ ces membres’ nous dit la Parole de Dieu. L’autre danger — qui existe aussi — est celui de l’abstinence. 1 Corinthiens 7 dit très clairement : « ne vous privez pas l’un l’autre ». La Parole de Dieu parle de ces choses très ouvertement. Nous avons quelquefois un problème à en parler, mais la Bible parle de ces sujets très clairement. « Ne vous privez pas », dit l’apôtre. Pourquoi pas ? Parce qu’il y a un danger. Parce que si nous nous privons l’un l’autre, le danger de tomber dans la fornication est beaucoup plus grand. Chères sœurs, pensez-y s’il vous plait. Souvent, c’est plutôt la femme que le mari qui montre une trop forte retenue. « Ne vous privez pas ». Non, Dieu voudrait aussi nous voir heureux ensemble sexuellement. Mais nous les maris, nous devons savoir naturellement que nos femmes ont besoin d’un autre contexte et d’autres conditions que nous les maris pour être ensemble sexuellement. Pour la plupart des femmes l’union intime n’est un réel épanouissement que s’il y a un environnement de l’âme favorable dans lequel elle aussi peut jouir d’être ensemble sexuellement. Si pendant la journée il y a eu du stress, des problèmes ou peut-être des conflits, si l’agitation a été grande, — en règle générale ce n’est pas tellement un problème pour nous les maris, alors que c’en est un pour nos femmes. Nous fermons l’interrupteur rapidement, et nous nous concentrons sur la communion intime. Chez la plupart des femmes, il en va autrement. Le vécu immédiat a en règle générale beaucoup d’effet sur ce qui est éprouvé sexuellement. Nous les maris devons le savoir, et ensuite en tenir compte. Malheureusement nous les maris, nous manifestons souvent à la place un grand égoïsme, — ce qui est donc le contraire de l’amour — et simplement nous passons outre. C’est pourquoi nous sommes invités à « demeurer avec elles [vos femmes] … comme avec un vase plus faible » (1 Pierre 3:7). Cela peut aussi s’appliquer au domaine sexuel. Il est bon que le mari et la femme communiquent ouvertement là-dessus. Justement chez les jeunes ménages, mais pas seulement chez eux, il y a souvent de l’ignorance, mais quelquefois aussi de l’indifférence ou du manque d’égards de la part de nous les maris. Ce serait une erreur complète si la femme, au lieu d’en parler ouvertement avec son mari, se refermait dans sa coquille en maugréant et se taisant. Cela ne résout pas les difficultés. 6.6.2.6 Confesser la faute l’un à l’autre et pardonner Je voudrais présenter un sixième point qui me parait personnellement très important. Je suis sûr que beaucoup de couples ont ce problème. Il s’agit des injonctions de la Bible à faire confession l’un à l’autre en cas d’offenses, et à être avant tout prêt à se pardonner les fautes l’un à l’autre. Il arrive des conflits dans tous les couples. Il arrive à chacun un jour d’être fautif contre l’autre, c’est-à-dire que chacun se trouve un jour dans la situation de devoir confesser et un jour dans la situation de pardonner une faute. Jacques parle de la nécessité de confesser les fautes. Il écrit : « Confessez donc vos fautes l’un à l’autre » (Jacq. 5:16). N’est-ce pas souvent un problème ? je crois que oui. Le premier problème réside dans le fait que souvent nous ne sommes pas prêts à reconnaître nos propres fautes. Nous cherchons la cause profonde quelque part ailleurs — souvent chez notre conjoint. Quand Adam tomba dans le péché, il a eu tout de suite une excuse prête. Il a pour ainsi dire rendu Dieu responsable, et a dit : « … La femme que tu m’as donnée… elle, m’a donné… » (Gen. 3:12). Mais un problème non moins grand est de ne pas être prêt à pardonner. Même si le conjoint n’est pas prêt à confesser, cet esprit d’être prêt à pardonner devrait nous caractériser. En Colossiens 3:12-15, nous lisons ce qui suit : « Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’entrailles de miséricorde, de longanimité, vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme aussi le Christ vous a pardonné, vous aussi faites de même. Et par-dessus toutes ces choses, revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection. Et que la paix du Christ, à laquelle aussi vous avez été appelés en un seul corps, préside dans vos cœurs ; et soyez reconnaissants ». En Éphésiens 4:32, l’apôtre Paul écrit : « mais soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant les uns aux autres comme Dieu aussi en Christ, vous a pardonné ». La pratique de la vie journalière du mariage montre que ce n’est pas toujours simple à réaliser. Le principe de base du pardon l’un à l’autre est toujours de voir comment Dieu m’a pardonné, moi. C’est ce que le Seigneur Jésus montre très clairement dans la parabole des deux débiteurs de Matthieu 18. L’un devait à son seigneur une somme équivalente à 60 millions de deniers. Cette dette lui a été remise. Cependant ce même esclave n’était pas prêt à remettre une dette relativement petite de 100 deniers à un compagnon d’esclavage. Voilà comment nous les gens sommes par nature. Et n’agissons-nous pas parfois de cette manière dans la vie conjugale ? Il n’y a pas de mariage où tout marche parfaitement. Il n’y a pas de mariage où nous n’aurions rien à confesser et à pardonner l’un à l’autre. Il y a quelque temps j’ai lu une petite histoire dont j’aimerais donner lecture devant tous. Elle est tirée d’un livre écrit par un cher vieux frère du temps où il y avait encore l’Allemagne de l’Est. Elle est intitulée : « sans pardon ». « Le mariage avait commencé heureusement, la femme venait d’une bonne maison. Lui était dans une position où rien ne manquait. Qu’est-ce qui pouvait troubler le ciel de ce ménage ? Malheureusement ils durent constater qu’ils étaient encore influençables par la vieille nature. La bagarre a commencé sur de petites choses. Tant que les enfants furent petits, on chercha à contenir cela dans certaines limites. La plupart du temps c’était l’homme qui faisait le premier pas après une querelle, et la femme demandait pardon. Sinon, comment auraient-ils pu avoir leurs dévotions ensemble, et conclure la journée par la communion dans la prière ? C’était à lui qu’il revenait de ne pas laisser le soleil se coucher sur sa colère et sur son irritation. Mais en secret il avait déjà compté combien de fois il avait fait le premier pas vers la réconciliation, même si la plupart du temps il n’était pas à l’origine du conflit. À ses yeux sa femme aimait la toilette et transformait la maison en chambre de poupée dépourvue d’intimité. Le travail fini, il ne pouvait pas être tranquille comme il l’aurait désiré. Naturellement tout cela coûtait de l’argent, qu’il aurait préféré utiliser autrement. Quand il soulevait ce problème, il savait d’avance que ça irait au clash dans la maison. Devait-il toujours battre en retraite ? Il décida un jour que cela ne pouvait plus durer. Si la paix de la maison devait être perturbée par elle, elle devait prendre conscience de sa faute. S’il se sentait innocent, il ne ferait plus le premier pas. La nouvelle occasion ne se fit pas attendre. Il rentra un midi à la maison. Au moment du repas, la table n’était pas encore mise, l’époussetage avait pris toute la matinée, alors qu’il n’y avait pas de poussière. Allait-elle s’excuser ? Non, elle le traita d’une humeur massacrante en lui reprochant de ne jamais la décharger du ménage. Il se tut. Quand finalement la soupe rapidement préparée fut versée dans l’assiette et qu’il eut goûté la première cuillère, il lui dit : « la salière t’a échappée, pouah, c’est plus piquant que la langue la plus pointue ». Elle rougit de colère et lui dit : Avec toi, jamais n’est rien fait correctement. Un jour tu demandes du sel, et un jour tu dis qu’il y en a trop. Ça dépend comment tu es luné. Je peux me démener autant que je veux, tout le matin je n’ai fait qu’ôter ta saleté, la couverture du canapé était chiffonnée, tes pantoufles en désordre dans le hall d’entrée, on ne peut rien attendre d’autre de toi ». Elle jeta la cuillère et se leva. Lui non plus n’avait plus envie de manger la soupe trop salée. Sans saluer, il sortit de la maison. La soirée se passa en se taisant. Il attendrait jusqu’à ce qu’elle comprit qu’elle avait mal agi. Il put attendre longtemps. Quand ce fut le temps d’aller dormir, il prit sa Bible comme chaque soir. Cependant il ne put pas s’asseoir sur le canapé, car elle l’avait recouvert de coussins de parade. Elle ne vint pas le rejoindre, et ainsi il lut tout seul. Mais ça n’entrait pas. Elle reviendra bien à la raison, pensait-il, mais ça continua ainsi les jours suivants. Ils ne se parlèrent que des choses strictement nécessaires. En dehors de cela, le courant était coupé. Ils vécurent ainsi douloureusement toute une semaine. Finalement ils s’habituèrent tous les deux à cette situation. Les années passèrent. Il n’y avait pas un souffle de communion ni spirituelle ni conjugale. Ils vécurent ainsi 40 ans l’un à côté de l’autre sans qu’aucun ne dise la parole-clé : « pardonne-moi ». Subitement la femme mourut. Alors seulement l’homme prit conscience combien il avait été coupable. Il attrapa une grave maladie. Il commença à être angoissé, pensant être sur le point de mourir. Il appela un frère à son chevet. Il lui déroula toute sa vie manquée. Le fardeau de la culpabilité non pardonnée accablait son cœur. Il put encore se courber là-dessous, et être déchargé. Il dit au frère de raconter son histoire à d’autres qui se trouveraient dans la même situation, pour les avertir. Si ma faute, ta faute à l’égard d’un autre se monte ne serait-ce qu’à 2%, il faut la confesser. Sûrement l’autre suivra dans la confession, lui qui a la culpabilité supposée à 98%. Peut-être que cette circonstance aidera un lecteur à chercher et trouver le pardon ». Je crois qu’on n’a pas besoin de rajouter grand-chose. Si nous ne sommes pas prêts à confesser la faute et à pardonner la faute, alors notre mariage est mal parti. Nous devons pardonner comme Dieu nous a pardonnés (Éph. 4:32 ; Col. 3:13). Nous devons nous recevoir l’un l’autre, comme Christ nous a reçus (Rom. 15:7). Si nous pensons à la culpabilité gigantesque, à la montagne énorme de fautes que Dieu a pardonnées à chacun, ne devrions-nous pas être prêts à pardonner chacun de tout cœur à notre conjoint ? Suis-je prêt à exprimer à ma femme, en face, une confession quand je suis moi-même devenu coupable ? Suis-je prêt à pardonner réellement quand on m’a fait tort ? Du reste pardonner signifie aussi oublier. La formule classique : « je te pardonne, mais je ne peux pas l’oublier », montre un mauvais état de cœur. Un pasteur a une fois qualifié ce genre de pardon de « pardon réchauffé au micro-onde ». À la première occasion, l’affaire se réchauffe, et elle repart. Dieu nous a-t-Il pardonné comme ça ? Non ! Il ne veut plus se souvenir de nos péchés ni de nos iniquités. Il faut faire exactement comme Lui. 6.6.2.7 Servir ensemble Un septième point pour finir. Le mariage n’est pas donné comme un but en soi. Naturellement le mari et la femme doivent trouver de la joie l’un dans l’autre. Nous nous souvenons aussi que le mariage doit représenter la relation céleste de Christ avec son Assemblée. Mais maintenant il s’agit de ce que, étant mariés, nous avons la possibilité de servir ensemble notre Seigneur. Naturellement nous sommes chacun personnellement responsables de suivre le Seigneur et de Le servir. Suivre le Seigneur et Le servir sont d’abord personnels, mais le mariage donne justement de belles possibilités de le faire en commun. Je pense qu’un bon exemple de cela est celui du couple bien connu Aquilas et Priscilla, dont il est dit qu’ils coopéraient dans l’œuvre du Seigneur Jésus (Rom. 16:3). N’est-ce pas quelque chose de grandiose quand un couple sert ensemble le Seigneur ? Naturellement nous avons notre domaine particulier de service, de tâches et de devoirs dans l’œuvre du Seigneur, mais il y a un bonheur particulier à travailler ensemble à l’œuvre du Seigneur. Il est possible d’exercer une tâche ensemble, par exemple visiter quelqu’un en tant que couple, ou aider ou conduire un entretien évangélique. Servir ensemble peut aussi consister à ce que l’un fait quelque chose et l’autre prie pour lui à la maison. Le mari a peut-être une tâche en public, tout en sachant que sa femme est assise à la maison en train de prier. La femme a peut-être une visite à faire à une sœur, pour avoir une fois un entretien de sœur à sœur, et le mari est à la maison et prie pour sa femme. N’est-ce pas aussi servir en commun ? Il y a beaucoup de domaines qu’on peut traiter ensemble comme conjoints, — certains mieux que si on s’en charge tout seul. Ici, s’ouvre en outre un champ d’activités particulier pour les conjoints auxquels le Seigneur n’a pas accordé d’enfants (un mariage sans enfant n’est pas un mariage incomplet. Le mariage, c’est le mari et la femme. Si Dieu accorde des enfants, c’est une famille). Nous pouvons donc accomplir chacun nos tâches personnelles, le mari à sa place et la femme à la sienne, mais nous pouvons aussi chercher et trouver des domaines d’activités en commun. 6.7 Remarques finales J’aimerais pour terminer rappeler encore un verset déjà cité ; je pense à Colossiens 3:12-14 : « Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de longanimité, vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme aussi le Christ vous a pardonné, vous aussi faites de même. Et par-dessus toutes ces choses, revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection, et que la paix du Christ préside dans vos cœurs ». Si nous considérons cela pour nos couples, et si nous le faisons devenir une réalité, cela ne résout-il pas bien des problèmes ? Que faire quand il y a des difficultés ? que faire si nous sommes peut-être arrivés dans un mariage de seconde ou troisième classe ? Il y a toujours un chemin de retour. Si nous prenons à cœur ce que Paul écrit ici, alors il y a un bonheur authentique dans le couple. 6.7.1 Posons-nous des questions tout à fait personnelles : Avons-nous réellement de la miséricorde de cœur l’un pour l’autre ? Avons-nous de la compassion pour le conjoint ? Le prenons-nous quelquefois dans les bras quand nous remarquons qu’il a un problème ? Sommes-nous caractérisés par la bonté, cette attitude intérieure de bienveillance vis-à-vis de l’autre ? Cherchons-nous le bien de l’autre ? Vivons-nous dans l’humilité de manière à prendre la place inférieure ? Sommes-nous prêts à céder en situation de conflit ? Où en est la douceur, cette débonnaireté qui brise les os (Prov. 25:15) ? Sommes-nous inflexibles et durs l’un envers l’autre ? Sommes-nous caractérisés par la patience, cette disposition à accepter et recevoir l’autre avec ses faiblesses ? Nous supportons-nous l’un l’autre réellement dans l’amour comme Dieu nous porte et supporte ? Acceptons-nous le conjoint comme Dieu l’a fait et portons-nous les fardeaux de l’autre ? Alors il est dit : « Et par-dessus toutes ces choses, revêtez-vous de l’amour qui est le lien de la perfection » (Col. 3:14). Nous revenons à l’amour. Il n’est pas seulement de la colle forte qui nous soude en tant que conjoint, mais l’amour est présenté dans ce passage comme un lien qui nous lie ensemble. Dieu voudrait que cet amour envers le conjoint soit réellement dans notre cœur. Nous pouvons Lui demander qu’Il nous maintienne cet amour envers notre conjoint. Alors le mariage n’est plus une zone à problèmes, mais il s’épanouit. Alors c’est le bonheur et la bénédiction. Je me rappelle de noces d’or où celui qui avait 50 ans de mariage derrière lui disait alors : « chaque jour de mon mariage a été plus beau que le précédent ; c’était comme des jours de ciel sur la terre ». S’il en est ainsi, alors Dieu peut bénir un mariage pour notre joie et notre bonheur. Alors nous sommes là pour la bénédiction et le bonheur des enfants, — pour le bonheur et la bénédiction de l’assemblée locale — pour la bénédiction et en témoignage pour le monde qui nous entoure, — mais surtout pour la joie de notre Seigneur dans le ciel. Il désire nous voir heureux. Il nous a donné la possibilité de conduire un mariage dans le bonheur. Si nous suivons Sa Parole, il est encore possible aujourd’hui de voyager dans la première classe du mariage.

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