Pour petits et Grands

05:39Ministere MotsdeDieu

1 Vous verrai-je au ciel ? — « Je le répète : je ne crois pas à toute votre religion ; j’en ai été saturé dans ma jeunesse, quand on m’obligeait à me rendre à l’église deux fois, tous les dimanches. Jamais je n’ai rencontré une seule personne, parmi celles qui se disent « religieuses », qui fût persuadée de ce qu’elle professait, ni quelqu’un qui eût agi d’une manière conforme à sa foi ; tout cela n’est que bêtise et non-sens. Quand vous me donnerez une preuve tangible de la réalité de ces choses, je prêterai une attention respectueuse à votre enseignement, mais, en attendant, vous ne parviendrez pas à me faire croire à ce qui est déraisonnable, ou pur idéalisme. Saluant de la main, le docteur s’éloigna, persuadé d’avoir triomphé de l’homme qui avait en vain tenté, par ses arguments, de tourner les regards du praticien sceptique et incrédule vers les réalités éternelles. Poussant un profond soupir, le malade dit à sa femme : — J’aimerais tant que le docteur connaisse le Seigneur ! Je suis convaincu qu’il serait alors, pour Lui, un témoin aussi intrépide qu’il l’est actuellement pour le diable. J’ignore tout à fait comment on pourrait l’atteindre. Mais il se pourrait que, pour le convaincre de péché et l’amener au Sauveur, Dieu se serve d’un moyen imprévu. En sortant de là, le docteur se rendit chez un commerçant de la ville, dont l’unique enfant se mourait d’un mal incurable. Il pénétra dans la pièce silencieuse où le père et la mère assistaient, dans une muette angoisse, aux derniers moments de leur fils bien-aimé. Le docteur n’était pas dépourvu de sentiments, bien qu’il fût un sceptique, aussi résolut-il de rester auprès des parents affligés, jusqu’à la fin. Un instant plus tard, le mourant ouvrit les yeux et, tandis qu’un doux sourire illuminait ses traits, il tendit au docteur sa main décharnée, en disant : — Au revoir, docteur, vous verrai-je au ciel ? La question du malade l’atteignit, comme une flèche, en plein cœur ; et, pour la première fois de sa vie, le docteur comprit que posséder Christ n’était pas un idéal fugitif, mais une certitude absolue d’entrer au ciel, après la vie présente. Il se tenait là, observant, en silence, cette attitude paisible, qu’éclairait un sourire tel qu’il n’en avait jamais vu auparavant. Un faible murmure : « Jésus vient !... à la maison ! » et tout redevint silencieux. L’esprit du jeune croyant, racheté, s’était envolé pour être avec Jésus Christ. Les parents s’agenouillèrent pour remercier Dieu de leur avoir accordé cet unique enfant, de l’avoir amené à une réelle conversion, de lui avoir permis de rendre un si radieux témoignage à Christ, enfin de l’avoir recueilli si doucement dans le ciel auprès de Lui, où ils ne tarderaient pas à le rejoindre. Le docteur s’était mis à genoux, aux côtés du père, et lorsque celui-ci eut terminé, il se leva et s’en alla ; non pas converti, mais convaincu de la réalité de ce que ses yeux avaient vu, et de ce que ses oreilles avaient entendu. Quels que fussent les torts qu’il reprochait au christianisme et à ceux qui le professaient, il était contraint de se rendre à l’évidence que, dans cette chambre mortuaire, comme chez ce jeune mourant, et chez ses parents surhumainement soutenus, on pouvait voir quelque chose d’un Christ vivant. Un conflit terrible s’engagea dans le cœur du docteur, et il dura des semaines. Dieu parlait visiblement à son âme des réalités du péché et du salut, et il L’entendait. Christ et le monde, le ciel et l’enfer, préoccupaient toutes ses pensées. Sa bonne renommée, sa réputation, sa profession, tout devait être pris en considération. L’orgueil empêche nombre d’hommes d’entrer dans le royaume de Dieu et, dans le cas du docteur, il fut bien près de triompher. Mais la question de l’enfant mourant, et l’aspect, qu’il ne devait jamais oublier, de cette âme, entrant en pleine paix dans la présence de Dieu, lui prouvaient d’une manière irréfutable, que l’on pouvait posséder Christ et jouir de son salut ! Avant que l’herbe eût poussé sur la tombe, le docteur avait reçu Christ comme son Sauveur. « En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie (Jean 5:24). Lecteur, Christ est-Il ton Sauveur ? Si la mort survenait aujourd’hui sur ta route, le rencontrerais-tu en paix et heureux ? 2 Qui est Jésus ? Le bureau de poste du village était en même temps un dépôt de pain. L’air y était en général saturé de fumée et résonnait de toutes sortes de conversations profanes. Un jeune homme y pénétra un certain matin ; il se nommait Alain, et tout le monde savait qu’il était d’un autre acabit, car il faisait partie de la conférence biblique qui se tenait sur la colline. Les gens savaient qu’il fallait veiller sur sa langue en présence d’Alain, qui était un chrétien ne mettant pas son drapeau dans sa poche. Pour lui, le Sauveur et la rédemption avaient trop de prix, pour qu’il restât silencieux, quand ce précieux Nom était profané. Ce jour-là, précisément, Alain venait de retirer le courrier du camp et le triait près du guichet, quand la porte s’ouvrit brusquement pour livrer passage à un garçon livreur, apportant des miches de pain pour le petit magasin. En parlant avec l’employé, il agrémentait chaque phrase de son discours du Nom de Jésus Christ. Quand il fut prêt à partir, il dut passer tout près d’Alain, et celui-ci, le regardant droit dans les yeux, lui dit : — Soit dit en passant, quelle est donc cette personne dont vous parlez tant ? Le garçon demeura pétrifié pendant un moment, puis il dit enfin : — Dont j’ai parlé ? que voulez-vous dire ? — Je veux dire : qui est ce Jésus dont vous parlez constamment ? Vous l’appelez Jésus Christ. Est-ce un de vos amis ? Le garçon boulanger fixa Alain avec une honnêteté non déguisée et balbutia : — Vous ne savez pas qui est Jésus Christ ? Vous n’avez jamais entendu parler de Lui ? — J’ai bien entendu parler de Lui, répondit Alain. Mais qui est-Il, en réalité ? — Eh ! bien, si vous ne connaissez pas ce type, s’exclama irrévérencieusement le garçon boulanger, puis il s’arrêta net. — Ce type ? dit Alain. Ah ! c’est un de vos grossiers copains, je vois ; je regrette de vous avoir ennuyé ! — Dites, ce n’est pas vrai, vous ne voulez pas dire sérieusement que vous ignorez qui est Jésus ? s’écria le jeune garçon, redevenu sérieux, vous ne prétendez pas... Ici, il fut interrompu par Alain : — Pardonnez-moi ! Je m’en vais vous dire à quoi j’en voulais venir : Je crois savoir qui Il est, mais je me disais que, s’Il était le Fils Éternel du Dieu Tout-Puissant, qui descendit du ciel, naquit de la Vierge Marie, vécut comme un homme, et mourut pour vos péchés et pour les miens… — Mais oui, c’est Lui, bien sûr ! interrompit le petit livreur. — Alors, si c’est bien cela, s’Il est ressuscité des morts pour s’asseoir sur le trône de l’univers, et s’Il doit revenir un jour, pour juger les vivants et les morts, ainsi qu’Il l’a promis — s’Il est tout cela, j’aurais pensé que vous Le respecteriez davantage et que vous ne vous serviriez pas de Son Nom comme vous le faites ! Ces paroles atteignirent leur but ; les yeux du jeune garçon commencèrent à s’ouvrir sur sa conduite, tandis qu’Alain ajoutait : — Vous savez ce que dit le commandement de Dieu : « Tu ne prendras point le Nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne tiendra point pour innocent celui qui auras pris Son Nom en vain » (Ex. 20:7). Puis, après un moment de silence : — Ne feriez-vous pas mieux de vous décider à accepter Jésus Christ comme le Sauveur, qui vous délivrera de vos péchés ? Acceptez donc Son pardon ! En Lui vous trouverez la vie de votre âme, Il vous sauvera, car Il a porté nos fautes et nos manquements sur la croix, et peut, à cause de cela, nous affranchir complètement. Le garçon troublé se tut un moment puis, se ressaisissant, il dit : — Je crois que vous avez raison ! merci. * * * Et toi, mon ami ? es-tu sauvé ? Je crois que vous avez raison. — Est-ce là tout ce que tu me répondras ? Feras-tu mieux que le livreur de pain ? À quoi bon renvoyer encore ? Où que ce soit que tu te trouves, tu peux en décider à l’instant même ! Adresse-toi au saint Nom de Jésus, et demande-Lui de te pardonner et de te sauver, car il y a longtemps qu’Il a versé Son sang précieux dans ce but ! Remercie-Le d’avoir accompli cela pour toi, remercie-Le d’être mort à ta place ! « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1:9). Et toi, qui es déjà un enfant de Dieu, saisis-tu toutes les occasions d’avertir les pécheurs de ce qu’est Jésus Christ, et de ce qu’Il a fait pour eux ? Demandons à Dieu de nous donner une force qui témoigne sans crainte en Sa faveur, en toute occasion. Demandons à Dieu la sagesse de le faire avec tact, par la puissance du Saint Esprit, qui parlera par nous. Que Christ se serve de nous, pour en amener d’autres à la rédemption éternelle en vertu du sang de Sa croix ! 3 Comment Jimmie fut sauvé ! Jimmie vivait seul avec son grand-père, un vieillard, âgé de près de quatre-vingts ans, dont la femme et les enfants étaient tous morts. Accompagné de Fidèle, le brave chien de berger, le petit garçon faisait paître le troupeau de brebis, pendant la journée ; le soir, à la lueur de la lampe, il lisait à haute voix les récits du bon Berger qui a donné Sa vie pour les brebis. Un jour, Jimmie dut laisser le troupeau seul et, à son retour, il eut la désagréable surprise de voir qu’il manquait quatre brebis ! Il courut l’annoncer à son grand-père qui le rassura en lui disant qu’elles étaient probablement de l’autre côté de la montagne, à la recherche de meilleures pâtures. — Va vite les chercher, mon enfant, ajouta-t-il, et dépêche-toi, car il va neiger ! Ramène aussi le reste du troupeau aussi rapidement que possible ! La neige tombait déjà, doucement d’abord, puis de plus en plus fort, et bientôt tout fut recouvert d’un tapis blanc, à perte de vue. À la maison, le grand-père ne tarda pas à regretter d’avoir renvoyé l’enfant tout seul, car il savait bien qu’il courait le risque de mourir gelé, pour peu qu’il s’égarât! Le vieillard resta longtemps assis près de la fenêtre, tendant anxieusement l’oreille, pour reconnaître le pas bien connu de l’enfant. Mais quand la pendule sonna sept heures, il tomba à genoux, dans l’obscurité, et supplia Dieu de lui rendre son enfant bien-aimé! Il s’apprêtait à sortir pour aller chercher un voisin, du nom de Mackie, quand un grattement se fit entendre à la porte: C’était Fidèle! Dès que le vieux berger lui eut ouvert, le chien cou. rut à une petite distance, et revint aussitôt, faisant comprendre par là qu’il voulait montrer l’endroit où était son jeune maître. Le grand-père se hâta d’appeler le voisin, qui partit immédiatement avec Fidèle pour tâcher de retrouver l’enfant perdu. Ils allaient les deux, aussi rapidement qu’il était possible à Mackie de marcher, car le chien courant toujours en avant, le pressait d’avancer. Il s’arrêta enfin et, poussant des gémissements plaintifs, il se mit à creuser furieusement la neige; quand Mackie arriva tout près, il perçut une petite voix très faible, qui répétait: « Au secours ! Sauvez-moi ! » On apercevait tout juste la petite tête de Jimmie, sortant de la neige! Ce ne fut pas sans peine que Mackie parvint à le dégager et à le porter à la maison, où il le mit dans son lit et frotta vigoureusement ses membres engourdis par le froid. Pendant ce temps, sa femme préparait un bon potage bouillant et le grand-père Robin veillait auprès du lit, le cœur débordant de reconnaissance envers Dieu qui avait sauvé son petit garçon ! Le lendemain matin, Jimmie, presque remis, raconta à son grand-père ce qui lui était arrivé la veille, tout en savourant son déjeuner, avec Fidèle à ses pieds. Il avait cherché les brebis le long de la montagne, sans succès, jusqu’au moment où, trébuchant de fatigue, il était tombé dans le trou d’où Mackie l’avait tiré. Fidèle s’était efforcé de le dégager, mais voyant qu’il n’y parvenait pas, il avait couru à la chaumière et gratté à la porte pour demander du secours. Resté seul, Jimmie avait crié à Dieu, Lui demandant de le tirer de cette fâcheuse position. Deux prières avaient donc été exaucées, car deux personnes avaient crié à Dieu dans leur détresse et avaient été entendues. Cela rappelle un passage des Psaumes, où il est dit : « Ils ont trébuché, sans qu’il y eût personne qui les secourût. Alors ils crièrent à l’Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs angoisses » (Psaume 107:12-13). Il n’existe pas un chagrin, pas une difficulté, pas une épreuve au sujet desquels le croyant ne puisse regarder à Dieu, ni compter sur Sa miséricordieuse tendresse et sur Ses soins fidèles ! Avez-vous appris à prier, chers enfants ? Savez-vous demander à votre Père céleste de vous aider quand vous êtes dans la détresse ? Si vous demandez au Seigneur Jésus d’être votre Sauveur, Lui, qui est mort pour vos péchés sur la croix du Calvaire, vous sauvera, et vous serez des enfants de Dieu. Dieu aime que Ses enfants prient ! Il aime que vous Lui disiez merci pour le Sauveur qu’Il vous a donné ! et Il désire que vous Lui demandiez toujours Son Secours quand vous êtes dans la détresse ! 4 Le chef indien Un juge, homme considéré, vivait dans le voisinage des Indiens d’Amérique ; sa fille, veuve, habitait auprès de lui avec son petit garçon, le favori de toute la famille. Le juge tenait beaucoup à vivre en bons termes avec les Indiens, car il n’y avait, en ce temps-là, que fort peu de Blancs dans la contrée. Se croyant provoqués, ou lésés, les Peaux-Rouges avaient, à plusieurs reprises déjà, mis le feu aux habitations des colons et massacré ceux qui y vivaient. Quelques tribus faisaient cependant confiance au juge et lui rendaient sa bienveillance, mais il restait le vieux chef d’une tribu puissante, que l’on n’avait réussi à gagner par aucun moyen. Le juge résolut, en fin de compte, de lui envoyer un message de paix, et la réponse du chef fut qu’il viendrait lui-même, le lendemain matin, lui faire visite. Il fut reçu avec beaucoup de courtoisie ; le juge se montra aussi aimable que possible, lui présenta sa fille, ainsi que son petit garçon, et tenta de lui faire des propositions de paix et d’amitié réciproque. Le chef écouta calmement tout ce que le juge avait à lui dire, puis il dit : — Mon frère, tu demandes beaucoup de choses et tu en promets beaucoup aussi, mais quelle garantie peux-tu me donner de ta sincérité ? Les paroles d’un homme blanc peuvent être valables pour un homme blanc, mais pour l’Indien, elles ne sont que fumée sans feu. Si tu veux compter sur la parole d’un Indien, cet Indien comptera, à son tour, sur la tienne. Ce petit garçon, fils de ta fille, permets-moi de l’emmener avec moi dans mon camp, pour trois jours. Une fois ce temps écoulé, je te le ramènerai, en te donnant ma réponse. La jeune mère attira vivement l’enfant dans ses bras ! Une épée pénétrant dans son cœur n’aurait pu lui causer une douleur plus vive. Elle serrait son fils sur son cœur, et s’apprêtait à quitter la pièce, pendant que le chef, fronçant les sourcils, se levait pour s’en aller aussi. — Reste ici, cria le juge à sa fille ; et bien que ses lèvres tremblassent, il ajouta : Tu sais que ce petit garçon m’est aussi cher qu’à toi-même ! je ne voudrais pas qu’il tombât un cheveu de sa tête, mais il faut qu’il aille avec le chef, oui, il faut qu’il aille avec lui ! Dieu veillera sur lui ! Qui dira l’agonie du cœur de la mère, tandis qu’elle embrassait le petit garçon, le préparait pour le voyage, et le plaçait enfin auprès du chef, en cachant son visage dans ses mains ? Le chef ne prononça pas une parole ; il prit par la main l’enfant surpris et l’emmena. Trois jours et trois nuits ! qu’ils parurent longs à la jeune mère ! Toute la nuit, ne pouvant dormir, elle se tournait et se retournait sur son lit ; et quand elle parvenait à s’assoupir quelques instants, c’était pour se réveiller en sursaut, croyant entendre les cris de son enfant. Les heures, lourdes comme du plomb, passaient, une à une, jusqu’à ce que parut enfin le troisième jour. La matinée s’écoula, sans que l’on vît trace du chef, et le soleil descendait derrière les arbres de la forêt, sans qu’il apparût. L’angoisse de la mère était à son comble, et faisait surgir dans son cœur les pires craintes au sujet de son enfant. Le juge, inquiet, errait de pièce en pièce. Enfin, comme le jour tombait, on vit le chef indien surgir, conduisant par la main le petit garçon, vêtu comme un jeune chef, plumes d’aigle dans les cheveux, peau de castor autour des épaules et mocassins aux pieds, s’avançant vers la maison, l’air fier et heureux, dans son étrange accoutrement. Sa mère, remplie de joie, se précipita au-devant de lui et le serra sur son cœur. — Maintenant, dit le vieux chef, nous serons amis ! Vous avez fait confiance à l’Indien, l’Indien vous fait confiance à son tour ! * * * Le sacrifice auquel il avait fallu consentir pour faire la paix avec l’Indien et gagner son cœur était grand, très grand ! Et nous avons tous entendu parler de cas analogues, mais combien minimes sont de tels sacrifices, en comparaison du don auquel Dieu a consenti pour notre paix, et pour susciter dans nos cœurs, une parfaite confiance en Lui ! « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16). « Ayant fait la paix par le sang de sa croix » (Col. 1:20). Réfléchis bien à ces choses, cher lecteur ! Le petit garçon revint sain et sauf dans les bras de sa tendre mère ! Mais ce monde a tué le Fils bien-aimé de Dieu, et L’a rejeté ! Et pourtant l’amour merveilleux de Dieu n’a pas changé, à son égard ! Si vous voulez venir à Lui, Il vous offre aujourd’hui, le pardon et la paix, en vertu de la mort de Son propre Fils ! 5 Comment le Seigneur vint en aide à Gustave Gustave avait la triste réputation d’être un fainéant. À l’école, on se rendait facilement compte de sa négligence : ses travaux écrits étaient bourrés de fautes. Quand d’autres élèves faisaient de deux à trois fautes, lui ne manquait pas d’en faire une quinzaine. Un certain jour, il réussit à avoir vingt-et-une fautes dans une dictée ! Sa maîtresse, exaspérée de son insouciance, déchira la feuille sous les yeux de toute la classe, et le renvoya chez lui, avec les débris du cahier qu’il devait montrer à son père. Mais au lieu de rentrer chez lui, Gustave s’assit sur un banc, devant l’école et se mit à pleurer. À la sortie des classes, un de ses camarades, croyant, vint s’asseoir à côté de lui, et lui dit : — Gus, ne voudrais-tu pas que nous parlions au Seigneur de tes ennuis ? Gustave accepta sans hésitation, et ils se mirent en quête d’un endroit tranquille où ils pourraient prier ensemble. Mais tout à coup, le pauvre garçon se remit à pleurer. — Oh ! Jean, dit-il, je ne peux pas prier, je suis un si méchant garçon ! J’ai dit tant de mensonges à la maîtresse et à mes parents ! Dieu sait tout cela, et j’ai peur qu’Il ne m’écoute pas ! — Eh ! bien, nous allons d’abord prier le Seigneur Jésus de te pardonner tous tes péchés, suggéra Jean, Il le fera très certainement, si tu les Lui confesses, car Il est mort sur la croix, à cause d’eux, et Il est plein de grâce et miséricordieux ; Il est un Dieu qui pardonne. Ils se mirent donc tous deux à genoux, et Gustave confessa, en pleurant, qu’il était un pécheur et demanda pardon à Dieu. Il se sentit aussitôt très soulagé, réalisant que le fardeau de ses péchés était ôté ! Il s’écria, plein de joie : — Jean, je sais maintenant que le Seigneur Jésus est mon Sauveur ! Et il remercia le Seigneur, qui lui avait donné cette merveilleuse assurance que ses péchés étaient pardonnés. « Cher Seigneur Jésus », poursuivit-il, « aide-moi à être plus obéissant à mes parents, aide-moi aussi à l’école, et pour mes devoirs à la maison, Amen ! » De retour chez lui, il raconta à ses parents tout ce qui s’était passé, et leur demanda pardon pour toutes ses méchancetés. Son père l’assura de son pardon, et lui remit un cahier neuf, en disant : — J’espère, mon fils, que tu vas mieux travailler et ne plus faire autant de fautes ! Ce soir-là, Gustave se donna énormément de peine pour ses devoirs, sans regarder à droite ou à gauche, comme il en avait l’habitude, à la recherche d’une araignée, d’une mouche on d’un moineau, pouvant se trouver à sa portée. En examinant son travail, le lendemain matin, la maîtresse fut très surprise de trouver toutes les réponses justes. — Sur qui as-tu copié, Gustave ? lui demanda-t-elle. — Madame, répondit-il, je n’ai pas copié ! je crois que c’est le Seigneur Jésus qui m’a aidé ! La maîtresse le regarda avec quelque méfiance et se mit à corriger les autres travaux de la classe. Et figurez-vous son étonnement ! Tous les élèves avaient fait une, ou plusieurs fautes, Gustave seul n’en avait fait aucune. À la fin de l’heure, Gustave alla vers sa maîtresse et lui demanda pardon pour sa conduite passée, pardon qui lui fut immédiatement accordé. À la maison, il raconta tout joyeux à sa mère ce qui était arrivé. — Maman, ajouta-t-il, qu’il fait bon avoir le Sauveur, le Seigneur Jésus, comme fidèle Ami ! Il nous aide, ici, sur la terre, et bientôt Il viendra nous enlever au ciel, pour être toujours avec Lui ! Quel changement merveilleux se produit, en effet, en toute personne, qu’elle soit jeune ou âgée, qui vient à Dieu, confessant ses péchés, implorant Son pardon et demandant Son secours pour mener une vie différente. Nous en avons une illustration vivante dans l’histoire de Gustave : après s’être repenti et avoir accepté le Seigneur, comme son Sauveur, il mit sa confiance en Lui, pour avoir du secours, à l’école et à la maison ! Connaissez-vous le bonheur qu’il y a, à croire en Jésus, à Le connaître comme votre Sauveur et votre Appui, tous les jours de votre vie, chers jeunes lecteurs ? Faites comme Gustave : confessez vos péchés et croyez à l’œuvre du Seigneur Jésus accomplie à la croix ; alors vous connaîtrez la même joie que Gustave. Il se peut que vous ne soyez pas des écoliers aussi mauvais que lui, mais vous êtes pécheurs, comme lui, et vous avez besoin de Christ pour vous sauver et vous secourir. La Bible déclare que tous ont péché (Rom. 3:23), et cela s’applique à vous, à n’importe qui d’autre. Si vous venez à Dieu comme pécheurs, Il vous recevra, et fera de vous Ses enfants ; Il vous aidera, se tiendra auprès de vous à tout moment ! Décidez-vous aujourd’hui ! Acceptez le Seigneur Jésus comme Sauveur et Ami ! 6 Le jeune berger du Navajo Le Navajo est une réserve indienne, du Nouveau-Mexique, aux États-Unis, située entre le désert et les montagnes. Un vent froid descendait de la « Mesa Blanche », quand le jeune berger indien, Hosteen Nez, rassembla ses brebis pour les faire rentrer dans la bergerie. Lorsqu’il les eut mises à l’abri, il s’aperçut qu’il en manquait une ! Où pouvait-il l’avoir perdue ? En passant près du « hogan », hutte ronde et basse, faite de troncs recouverts de boue, il jeta un coup d’œil à l’intérieur ; cette unique pièce lui avait servi de foyer durant les quatorze ans de sa vie ; elle paraissait, ce soir-là, plus agréable et confortable que jamais. Sa mère venait de retirer du feu un pain navajo. — Donne-le moi vite, lui dit-il, car je dois repartir ; j’ai perdu une brebis ! Au dehors, les nuages menaçants, amoncelés sur la « Mesa Blanche », annonçaient qu’une tempête faisait déjà rage dans la montagne et ne tarderait pas à gagner la vallée. Et cette brebis perdue, où donc avait-elle quitté les autres ? Près du Wash, sans doute, où il les avait menées boire ! L’ouragan s’était encore renforcé, et transperçait ses vêtements ; des nuages de sable l’aveuglaient à demi ; oh ! si seulement il retrouvait la brebis disparue ! Enroulés autour des montagnes, les nuages devenaient de plus en plus noirs, des éclairs les sillonnaient et le tonnerre grondait sourdement. Hosteen Nez aurait beaucoup donné pour être à la maison ! Mais un berger navajo n’abandonne pas ainsi ses brebis ! Il continua donc courageusement sa route vers le fond du Wash. S’efforçant de percer des yeux l’obscurité croissante, il appelait, appelait sans cesse la fugitive. Un bêlement, si faible qu’une oreille d’Indien seule était capable de l’entendre, lui répondit enfin. Sans se soucier du danger auquel il s’exposait lui-même, Hosteen se fraya un chemin à travers les sables mouvants d’où venait la voix plaintive, pour tirer la brebis de là, à tout prix ; et bien qu’il connût à fond les périls du désert, toute sa force et toute son adresse furent mises à contribution pour la sauver. Enfin il la tenait et, la jetant sur son épaule, il rebroussa chemin, traversant péniblement les bancs de sable, et luttant contre la pluie, qui tombait maintenant à torrents sur la vallée. Prendre dans ses bras la bête presque adulte, dont la toison était détrempée et boueuse, et la cacher, tant bien que mal, sous son habit, n’était pas chose facile, mais il le fallait, car elle ne survivrait qu’à condition d’être au chaud, le plus tôt possible. Il la sentait si faible, si impuissante, qu’il en oubliait ses propres angoisses, et il reprit sa marche contre le vent. Deux longues heures s’écoulèrent, avant qu’il atteignît le sûr abri du hogan ! Il y arriva ruisselant, exténué de fatigue, frissonnant encore de la frayeur que lui causaient les éclairs ! L’agneau reposait à côté de lui, et dormait d’un sommeil paisible, ayant oublié ses terreurs et repris des forces, et son jeune berger se demandait s’il n’éprouvait pas quelque affection pour lui, qui avait tellement souffert, et bravé tant de dangers pour le sauver. La jeune brebis n’avait pas une grande valeur, et cependant Hosteen l’aimait, parce qu’il l’avait acquise au prix de sa propre vie. Si elle lui avait appartenu auparavant déjà, elle était doublement à lui, maintenant qu’au prix des plus grands efforts il l’avait sauvée d’une mort certaine. — Des mois avaient passé, depuis cette nuit mémorable, quand Hosteen Nez se rendit un jour au marché le plus proche et entra à l’auberge. À peine y fut-il installé, que la porte s’ouvrit et livra passage à un missionnaire, qui se mit à parler en navajo. Ce Blanc avait des idées étranges et ses paroles des sons inaccoutumés ! Pourtant, que venait-il de dire ? Il parlait d’un homme qui cherchait des hommes perdus et pécheurs comme un berger navajo cherchait une brebis perdue !... « Quel est l’homme d’entre vous, qui, ayant cent brebis et en ayant perdu une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf au désert, et ne s’en aille après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée ? et l’ayant trouvée, il la met sur ses propres épaules, bien joyeux » (Luc 15:4-5). Hosteen Nez, penché en avant pour mieux entendre, ne perdait pas une parole. Il lui semblait entendre encore le vent impétueux, il voyait l’agneau se débattant dans le sable, il ressentait la joie profonde qu’il avait éprouvée quand il l’avait arraché à la nuit, à la pluie, aux eaux ruisselant des hauteurs, qui, un instant plus tard, auraient emporté ce petit corps, trop faible pour résister. « Nous tous », disait le missionnaire, « (hommes blancs ou Navajos, garçons ou filles) nous nous sommes égarés comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin et le Seigneur a fait tomber sur Lui, (Jésus Christ, le Fils de Dieu) l’iniquité de nous tous (És. 53:6) Le Fils de Dieu, le Seigneur Jésus Christ, est venu dans le monde pour sauver des pécheurs et, non seulement Il les a sauvés, mais Il a aussi acheté leur salut, en mourant pour eux, en donnant Sa propre vie, si précieuse pour eux ». Hosteen Nez avait toujours cru que le Dieu des hommes blancs était trop étrange pour qu’un Indien Peau-Rouge pût le comprendre. Mais l’histoire d’un tel amour, comme elle était facile à saisir ! Se pouvait-il vraiment que ce fût vrai ? — et pourtant cela devait être vrai ! Le Berger si tendre qui trouva, ce jour-là, Hosteen Nez, t’a-t-il trouvé aussi, cher ami ? Tu dis peut-être : « Je voudrais bien qu’Il m’ait trouvé et être sûr que je l’aie trouvé aussi ». Eh ! bien, tu peux en être assuré dès aujourd’hui, c’est si simple ! Un Sauveur cherchant le pécheur, et un pécheur cherchant le Sauveur, ne sont jamais bien éloignés l’un de l’autre !... Si tu veux que Jésus Christ soit ton Berger et te donne la vie éternelle, dis-Lui tout simplement et du fond de ton cœur : « Seigneur Jésus, je sais que je suis un pécheur et que j’ai besoin d’un Sauveur ! Je voudrais T’accepter maintenant, comme mon Sauveur, afin d’être délivré du péché et de la mort éternelle » ! Si tu réalises ces paroles, en les disant, tu peux avoir la certitude de Lui appartenir, car Il a dit : « À tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu » (Jean 1:12). Car le Fils de Dieu « est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19:10). « Je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi » (Jean 6:37). « Cette parole est certaine et digne de toute acceptation, que le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tim. 1:15). 7 Étienne et Willie Étienne et Willie étaient camarades de classe et grands amis ; ils allaient ensemble à l’école, et passaient souvent leurs soirées ensemble. Je rencontrai les deux garçons un soir, après la réunion des enfants. Étienne, qui était assis non loin de la paroi, avait un air si sérieux qu’il me fut facile de deviner qu’il était angoissé. M’asseyant à ses côtés, je lui dis : — Eh ! bien, Étienne, ton âme est-elle sauvée ? Te réjouis-tu d’aller dans la demeure lumineuse, pour être avec Jésus et voir Sa face ? Il releva la tête et répondit, ses grands yeux fixés sur les miens : — Je ne peux pas affirmer cela, Monsieur ; mais j’aimerais être sauvé, et depuis vendredi dernier, j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour y parvenir. — Et qu’as-tu fait pour cela, Étienne ? lui demandai-je. — En rentrant à la maison, vendredi passé, j’ai annoncé à mes parents que je voudrais être sauvé. Ils m’ont dit alors que, pour aller au ciel et être sauvé, il suffisait d’être sage, de faire les choses que l’on m’ordonnait, et de garder les commandements, et ils m’assurèrent que ceci était écrit dans la Bible, Monsieur. Ainsi, Willie et moi, nous nous sommes engagés à faire de notre mieux, pour essayer de vivre aussi honnêtement que possible, à l’avenir ! répondit le petit garçon. Il avait parlé avec tant de conviction, qu’il ne pouvait subsister aucun doute, sur la réalité de son désir d’obtenir le salut. Mais j’étais navré de constater qu’il avait été dirigé vers une fausse piste, et tout à fait mal renseigné par des personnes qui étaient dans l’erreur. Jamais il n’est dit dans la Bible, que des enfants, garçons ou filles, iront au ciel s’ils sont sages, et gardent les commandements. Mais je vais vous dire ce qu’elle nous enseigne : « Il n’y a point de juste, pas même un seul » Tout le monde a transgressé la loi et se trouve, par conséquent, sous la colère de Dieu. Lisez : Rom. 3:9-19, et Gal. 3:10, vous verrez alors vous-même ce qu’il en est. Quand j’eus expliqué cela au jeune garçon, il se mit à sangloter, car, après tous ses efforts d’amélioration, il voyait maintenant qu’il était indigne d’aller su ciel, et ne pouvait y aller ! — Que devons-nous faire, alors, Monsieur ? demanda-t-il très sérieusement. — Vous ne pouvez rien faire, Étienne, parce que vous êtes des pécheurs perdus ; mais si vous venez tout près de moi, je vous ferai lire dans ma Bible ce que Jésus a fait pour vous. Les enfants s’étant rapprochés de moi, nous ouvrîmes la Bible et lûmes : — Il a été blessé pour nos transgressions, Il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur Lui, et par Ses meurtrissures nous sommes guéris (És. 53:5). Il nous est parlé ici des souffrances que Jésus a endurées, quand Il est mort pour nos péchés, sur la croix. — Eh ! bien, dis-je alors, tout cela est pour des pécheurs perdus ; Jésus souffrit et mourut, pour qu’ils fussent délivrés. Je suis sauvé par Son œuvre, non par la mienne ! Croyez-vous que Jésus est mort pour vous ? — Oui, je le crois, parce que je suis un pécheur, dit Étienne. — Le crois-tu vraiment ? — Oui, j’en suis tout à fait sûr ! — Voyons ce que dit Jésus de ceux qui croient ! Nous cherchâmes Jean 6:47, où le Seigneur dit : « En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui croit en moi, a la vie éternelle ». — Que dit-Il que tu as, Étienne ? — La vie éternelle ! la vie éternelle ! Et sa figure s’éclaira, en prononçant ces mots. Je jugeai préférable de laisser aux deux petits garçons la Parole de Dieu, sans insister davantage pour qu’ils se disent croyants. Nous nous séparâmes donc. Le lendemain soir, je demandai à Étienne à quoi il en était. — Sauvé ! je suis sauvé, et Willie aussi. C’est moi qui l’ai compris le premier, mais maintenant nous sommes heureux tous les deux ! 8 Mais c’est toi ! Jim Devant la porte d’une boutique, une bande de jeunes gens qui s’étaient noirci la figure et les mains et portaient des déguisements grotesques, donnaient une exhibition de leurs performances musicales et acrobatiques. Quand la représentation fut terminée, l’un d’eux, tambourin en main, s’approcha des spectateurs, pour faire la quête. Saisissant une des Bibles qui étaient dans sa devanture, le marchand, M. Carr, s’adressa au jeune homme, en lui disant : — Voyez, je vous donne un franc, et ce livre par-dessus le marché, si vous voulez bien en lire une portion à vos camarades, là-bas, ainsi qu’à tous les assistants. — Pour le coup, ce sera un franc vite gagné ! répondit-il. Et se tournant en riant vers ses camarades : — Je m’en vais vous donner une séance de lecture publique ! M. Carr savait que la Bible était un livre pour tout le monde, et que Dieu y avait placé des messages qui convenaient exactement à chaque cas particulier. De plus, elle discerne les pensées et les intentions des cœurs (Héb. 4:12). De grands triomphes pour la vérité ont été remportés par son moyen. Ouvrant la Bible au chapitre 15 de Luc et montrant du doigt le verset 11, il dit au jeune homme de commencer à cet endroit-là. — Allons, Jim ! vas-y ! cria l’un des compères, et gagne ton franc comme un homme ! Jim prit le Livre et se mit à lire : « Et Il dit : Un homme avait deux fils ; et le plus jeune dit à son père : Père, donne-moi la part du bien qui me revient. Et il leur partagea son bien ». Il y avait dans la voix du lecteur, comme dans cette circonstance inusitée, quelque chose qui imposait le silence, et chacun prêtait une oreille attentive. Il continua : « Et peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, s’en alla dehors en un pays éloigné ; et là il dissipa tout son bien en vivant dans la débauche ». — Mais c’est toi, Jim ! c’est exactement ce que tu m’as raconté de toi-même et de ton père ! Le lecteur continua : « Et après qu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays-là ; et il commença d’être dans le besoin ». — C’est ça ! c’est encore toi, Jim ! dit la voix. Continue ! « Et il s’en alla et se joignit à l’un des citoyens de ce pays-là, et celui-ci l’envoya dans ses champs pour paître des pourceaux. Et il désirait de remplir son ventre des gousses que les pourceaux mangeaient ; et personne ne lui donnait rien ! » — Tout comme nous autres, interrompit encore la voix, nous sommes tous des mendiants et pourrions faire mieux que ce que nous faisons ! Continue, qu’on entende ce qu’il en advint ! Le lecteur poursuivit, bien que sa voix tremblât : « Et étant revenu à lui-même, il dit : Combien de mercenaires de mon père ont du pain en abondance, et moi je péris ici de faim ! Je me lèverai et je m’en irai vers mon père ! » Ici, le jeune homme fut sur le point de s’effondrer, et ne put continuer. Tous les assistants étaient émus et très impressionnés. Pendant que Jim lisait ce récit si simple de l’Évangile, le passé s’était soudainement dressé devant lui, tandis qu’un rayon d’espoir se levait dans son cœur pour l’avenir... Son père, la maison de son père, et celle aussi de sa mère, l’abondance dont il avait toujours joui, l’amour dont il avait été entouré, les serviteurs, qui avaient de tout en suffisance, lui-même, enfin, qui était le fils de ce père, sa situation présente, ses camarades, ses habitudes actuelles, ses péchés, sa pauvreté, sa condition d’exilé... il vit tout cela en un instant et faillit en être écrasé ! Ce jour-là fut le tournant dans la vie de ce fils prodigue, car l’épée de l’Esprit l’avait touché. Il s’ouvrit à l’ami croyant qu’il avait rencontré d’une manière si étrange et lui demanda conseil. Grâce à lui il put rentrer en contact avec ses parents, et le fils bien-aimé, si longtemps égaré, revint dans la demeure terrestre qui était la sienne, mais, fait plus réjouissant encore, il avait appris à connaître et à aimer le Seigneur Jésus Christ. Et vous, qui êtes aux jours radieux de la jeunesse, écoutez ! Le Sauveur frappe à votre porte et vous appelle ! Il aimerait entrer, et devenir votre Sauveur, votre Appui, votre Guide tout au long de votre vie ! Écoutez ces paroles sacrées : « Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse » (Eccl. 12:1). « Aujourd’hui, si vous entendez Sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs ! » (Héb. 3:7, 8). « Venez à moi ! » (Matt. 11:28). « Venez, et plaidons ensemble, dit l’Éternel : Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme l’écarlate, ils seront comme la laine » (És. 1:18). 9 À neuf heures C’était par une nuit terrifiante ; sans que l’on s’y attendît, une tempête, d’une violence inouïe, s’était levée subitement ; les éléments paraissaient déchaînés, les vagues se jetaient en rugissant contre le navire, et chaque fois qu’il était entraîné dans le vide qui les séparait, il semblait qu’il n’en remonterait plus. Sous la violence de l’ouragan, chaque poutre, chaque planche de l’armature criait et craquait, comme si le vaisseau allait être partagé en deux. Les matelots les plus rompus au métier étaient terrifiés et ceux qui n’avaient aucune expérience l’étaient à plus forte raison. Du nombre de ces derniers, étaient deux jeunes mousses, dont le plus petit se nommait Ronald. C’était son premier voyage en mer, et sa première tempête, aussi était-il au désespoir, et tremblait-il de tous ses membres. Le capitaine du bateau était un homme de cœur ; passant près des deux enfants effrayés, pressés l’un contre l’autre, il les envoya dans sa propre cabine, un sentiment de pitié paternelle lui faisant réaliser leur solitude et leur angoisse. Une fois à l’abri, ils se cramponnèrent l’un à l’autre, se parlant à voix basse. Le plus âgé des deux avait déjà été en mer, sans toutefois avoir essuyé pareil ouragan, mais il pouvait, du moins, assumer le rôle de protecteur, à l’égard de son pauvre petit ami, et le consoler tant soit peu. Des consolations, il en aurait fallu pour tout le monde ; les heures s’écoulaient, et finalement le capitaine, sa bonne figure ravagée par l’émotion, fut obligé de déclarer à l’équipage que tout espoir d’avoir la vie sauve était perdu ! Pourtant, chose étrange, le plus âgé des deux mousses conservait, malgré tout, un espoir de salut, et rien ne pouvait le persuader de l’imminence du danger qu’ils couraient. Il se pencha vers son petit compagnon, saisi de panique et pleurant éperdument, et lui murmura à l’oreille : « Ne pleure pas, petit ! nous survivrons à cette tempête, si nous pouvons tenir jusqu’à neuf heures ! « Comment cela ? » demanda Ronald. Obligé de divulguer son secret, le mousse confia alors à Ronald ce que, jusqu’à ce jour, il n’avait raconté à personne : Lorsqu’il avait quitté la maison paternelle, sa mère, une brave et pieuse femme, avait parlé très sérieusement au joyeux et insouciant petit garçon qu’il était alors, lui disant qu’elle prierait pour lui, tous les soirs, à neuf heures, lui recommandant de ne pas l’oublier. Si donc, ils n’avaient pas coulé avant neuf heures, ils ne périraient pas, la tempête ne pouvant pas les engloutir pendant que sa mère priait pour lui. Ronald fut loin d’être convaincu par cet argument, car il n’avait pas été élevé dans une atmosphère chrétienne, et ne connaissait rien de l’amour de Dieu. Sa mère, à lui, quoique bonne et même cultivée, était une femme mondaine et frivole, ne s’occupant pas des choses de Dieu, et n’ayant pas la moindre foi. De plus, à la terreur qu’inspirait au pauvre enfant cette mer en furie, se joignait une angoisse terrible en présence de cette chose atroce et mystérieuse qu’on appelle la mort, qui l’entraînerait, contre sa volonté, dans ce qu’il ne pouvait comprendre et n’aurait jamais souhaité. Voyant qu’il ne parvenait pas à faire partager sa confiance à son petit ami, le mousse se mit à parler d’autres expériences qu’il avait faites, dans ce domaine. Lui, certes, croyait à la puissance de la prière, même si Ronald ne le pouvait pas. Il croyait, en tout cas, aux prières de sa mère, car il avait des preuves positives que Dieu les entendait ; et là, dans la cabine du capitaine, toujours agrippés l’un à l’autre, il raconta à Ronald comment, au cours d’un voyage où il séjournait à Singapour, il avait été atteint d’une de ces fièvres mortelles qui sévissent là-bas et font de si grands ravages. Le médecin de bord, qui le savait dangereusement malade, doutait qu’il passât la nuit, bien qu’il eût fait tout ce qui était possible à la science humaine. Mais voici que soudain, à neuf heures, se produisit un changement inattendu, et la fièvre le quitta. Lorsque, plus tard, le docteur lui raconta que ce changement était survenu après neuf heures, la nuit même où il désespérait de lui sauver la vie, le jeune garçon se souvint des prières de sa mère ; comme dans une vision du passé, il vit devant lui, les yeux suppliants de sa mère, lui rappelant que, dans sa lointaine ville d’Aberdeen, elle prierait fidèlement, chaque soir à neuf heures, pour son cher petit matelot. En écoutant les paroles du docteur, il avait saisi, dans l’espace d’une seconde, la puissance de la prière. Il n’avait pas prié bien souvent depuis lors, mais là, dans la cabine du capitaine, tandis qu’il tremblait de peur, aux côtés de son petit camarade, tout lui revint à la mémoire, et il le lui raconta avec une profonde conviction de foi ; puisque sa mère allait prier pour lui, à neuf heures, ne fallait-il pas qu’ils unissent leurs prières aux siennes ? « Il nous faut prier, dit-il, je vais commencer ! » Je ne sais ce que dit le jeune garçon ; il implora du secours ; mais ce que je sais, c’est que ces prières faibles et imparfaites des deux enfants terrifiés, dans la cabine, jointes aux supplications de la mère, au loin, furent entendues et exaucées ; le vent tomba, et les vagues en furie se calmèrent peu à peu. Longtemps avant minuit, tout danger était écarté mais, une impression profonde, qui ne devait jamais s’effacer, resta gravée dans le cœur de Ronald. Ignorant comme il l’était des choses qui concernent Dieu, il éprouvait maintenant une douleur intense, à la pensée que sa mère, à lui, ne priait jamais pour son enfant. Rentré sain et sauf chez lui, il lui fit le récit de ce qui s’était passé et la supplia de prier pour lui, à l’avenir, sans quoi, disait-il, jamais plus, il ne pourrait affronter les terreurs que lui inspiraient les vastes profondeurs de la mer ! Bouleversée par ces paroles, la mère, touchée au cœur, lui avoua qu’elle aurait besoin, d’abord, de prier pour elle-même. Le récit de son enfant lui fit réaliser, qu’à n’importe quel moment nous pouvons être placés devant la mort et le jugement, sans y être préparés. Elle reconnut combien elle avait péché, en vivant sans prier, et résolut de commencer à le faire aussitôt. Elle chercha Dieu et Le trouva. « Cherchez l’Éternel tandis qu’on le trouve ; invoquez-le pendant qu’il est proche » (És. 55:6). « Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Rom. 10:13). 10 Koskino Un ingénieur finlandais, très connu, raconte les faits suivants qui se sont passés durant la guerre en Finlande et montrent ce que Dieu peut faire en grâce, au milieu des scènes les plus cruelles de la haine des hommes. Je servais comme officier dans l’armée du général Mannerheim. C’était un temps terrible. Nous avions repris une ville qui avait été occupée par l’ennemi. J’avais sous ma garde nombre de prisonniers bolchévistes dont sept devaient être fusillés au matin. Je n’oublierai jamais le dimanche qui a précédé cette exécution. Les sept condamnés étaient dans les caves de l’Hôtel de Ville, et dans le corridor, mes hommes devaient les surveiller, le fusil en mains. L’atmosphère était toute de haine, car mes soldats, ivres de succès, se moquaient de leurs prisonniers : ces derniers juraient et frappaient les murs de leurs mains ensanglantées. D’autres gémissaient en pensant à leur femme et à leurs enfants en lointaine Russie. Le lendemain, à l’aube, ils devaient mourir. Subitement, un des condamnés à mort se mit à chanter. Chacun pensa d’abord qu’il était devenu fou. Mais j’avais remarqué que cet homme, appelé Koskino, n’avait pas juré comme les autres ; lui n’était pas furieux, au contraire, il était assis sur un banc, offrant le tableau du plus complet désespoir. Cet homme chanta, d’abord timidement, mais peu à peu sa voix s’affermit. Tous les prisonniers se tournèrent vers lui, écoutant son chant : À l’abri dans les bras de Jésus Mon âme peut se reposer doucement. Écoute, j’entends la voix des anges qui viennent à moi À travers les champs de jaspe, À travers la mer de cristal ! Et cette strophe, il la répéta plusieurs fois. Quand il eut fini de chanter, il y eut quelques minutes de silence. Soudain un homme, plus sauvage que tous les autres, s’écria : « Koskino ! mais d’où est-ce que tu sais ce chant ? Tu essaies de nous rendre religieux ! » Koskino regarda ses camarades et, les yeux pleins de larmes, leur dit : « Camarades, écoutez-moi une minute ; vous me demandez d’où j’ai ce chant. Eh bien ! je l’ai entendu chanter... Ma mère chantait des chants de Jésus, ma mère priait Jésus ». Il s’arrêta comme s’il avait besoin de nouvelles forces ; puis, s’étant levé comme un soldat qu’il était, il regarda les autres droit dans les yeux et continua : « C’est lâche de cacher ce qu’on croit. Le Dieu de ma mère est maintenant le mien... Je ne puis pas vous dire comment c’est arrivé. Hier soir, j’étais réveillé et, subitement, j’ai vu le visage de ma mère devant moi. J’ai senti qu’à mon tour, je devais trouver son Sauveur, mon Sauveur, pour me cacher en Lui. Et alors j’ai prié, comme le brigand sur la croix, que Christ me pardonne, qu’Il purifie mon âme pécheresse et qu’Il me prépare pour me présenter devant Lui, puisque je dois Le rencontrer si tôt. C’était une nuit étrange ; à certains moments, il me semblait que tout était éclairé autour de moi ; des versets de la Bible de ma chère mère, de son livre de cantiques, venaient à mon esprit, m’apportant des messages du Sauveur. Je l’ai accepté, j’ai rendu grâces et, depuis lors, ce verset ne cesse de résonner en moi. C’était la réponse de Dieu à ma prière, et je ne peux plus la garder pour moi, car dans quelques heures je serai avec le Seigneur, moi, pécheur, sauvé par grâce ! » Le visage de Koskino était radieux. Ses camarades étaient là, assis en silence ; lui-même était toujours debout, comme rivé au sol. Mes propres soldats écoutaient en silence ce que disait ce révolutionnaire rouge. Et voici que tout à coup un de ses camarades lui dit : « Koskino, tu as raison, tu as raison, oh ! si seulement je savais qu’il y a miséricorde pour moi, mais mes mains ont versé le sang, ma langue a blasphémé Dieu et mes pieds ont foulé tout ce qui est sacré et saint ; je réalise qu’il y a un enfer et que c’est le seul endroit pour moi ! » Il s’effondra par terre en gémissant dans le plus profond désespoir : « Koskino, disait-il, prie pour moi, demain je dois mourir, mon âme sera dans les mains du diable ». Et ces soldats rouges se jetèrent à genoux l’un à côté de l’autre, l’un priant pour l’autre. Ce n’était pas une longue prière, mais cette prière a atteint le ciel. Et nous, Finlandais, qui l’écoutions, nous avons oublié toute notre haine, cette haine s’est fondue dans la lumière du ciel. Voici donc des hommes qui allaient mourir, mais qui cherchaient la réconciliation avec Dieu. Une porte conduisant à l’invisible était déjà ouverte. Nous étions presque en extase devant une telle scène. Il était quatre heures du matin ; tous les camarades de Koskino avaient suivi son exemple, et tous priaient. Le changement d’atmosphère était indescriptible ; les uns étaient par terre, les autres sur leur banc ; les uns pleuraient doucement, les autres parlaient des choses spirituelles. Aucun n’avait de Bible, mais l’Esprit de Dieu parlait. Enfin ils se souvinrent de leur famille à la maison et l’heure qui suivit fut employée à écrire des lettres qui contenaient des confessions et des traces de larmes. La nuit était presque finie, le jour était là : personne n’avait dormi un seul instant. Un des rouges dit : « Koskino, chante-nous donc encore ce cantique », et cette fois, tous chantèrent avec lui. Les soldats finlandais se joignirent au chant et les caves de ce vénérable Hôtel de ville résonnèrent des chants célébrant le sang de l’Agneau ! L’horloge sonna six heures. Oh ! combien j’aurais voulu obtenir la grâce de ces prisonniers, mais je savais que je n’y arriverais pas. Entre deux rangées de soldats finlandais ils sortirent et se rendirent au lieu de l’exécution. L’un des prisonniers demanda l’autorisation de chanter le chant de Koskino encore une fois. L’officier lui en accorda la permission. Puis ils demandèrent la grâce de mourir la face découverte et la main levée vers le ciel, et ils se mirent à chanter avec une puissance extraordinaire : À l’abri dans les bras de Jésus… Quand la dernière ligne fut chantée, le lieutenant donna l’ordre de faire feu. Et nous, nous étions tous agenouillés dans la prière. Ce qui s’est passé dans le cœur de chacun, je ne puis le dire, mais ce que je sais, c’est que depuis cette heure, moi, officier finlandais, je suis un homme changé, j’ai rencontré Christ dans un de ses disciples les plus bas tombés. Grâce à lui, j’ai réalisé que moi aussi je pouvais appartenir au Seigneur. 11 « Tu es le Dieu qui me voit » J’étais encore un petit garçon, quand on m’envoya à l’épicerie chercher un cornet de sucre. Très souvent, j’avais vu des hommes portant de lourdes charges sur leur tête, et j’essayai de les imiter..., mais le cornet de sucre glissa, tomba et naturellement... se perça. Un homme, passant à ce moment-là et voyant le malheur qui m’arrivait, tira un grand mouchoir de sa poche et y versa très soigneusement le contenu du cornet déchiré, de telle sorte qu’il y eut un minimum de perte. Après avoir noué solidement les quatre coins du mouchoir, il me renvoya chez moi ; je m’en allai, le cœur allégé d’un gros poids, et reconnaissant de l’aide bienveillante de l’inconnu. À la maison, je racontai que j’avais eu un petit accident, que le cornet m’avait échappé, qu’il avait crevé en tombant et qu’un ami était venu me secourir dans ma détresse. Je ne fis aucune mention de mes tentatives pour le porter sur ma tête. Quelques jours après, mon père me dit d’un ton très calme : « La prochaine fois que tu iras chercher du sucre, tu ne le porteras pas sur ta tête ! » Cet homme lui avait donc raconté ce qui était arrivé ! Je me souviens encore de la honte que je ressentis en réalisant que je n’avais dit qu’une partie de la vérité. À l’École du dimanche, j’avais reçu une petite carte, avec le texte : « Tu es le Dieu qui me voit » (Gen. 16:13). Et d’une manière ou d’une autre, ce texte me semblait lié à ma confession partielle. Mon père ne m’avait pas vu porter le sucre sur ma tête, ce jour-là, et je ne lui avais pas dit comment l’accident s’était produit, mais ce texte me rappelait que Dieu m’avait vu, et je ne pouvais l’oublier. L’un des psalmistes a dit : « La parole n’est pas encore sur ma langue, que voilà, ô Éternel ! tu la connais tout entière » (Ps. 139:4). Une confession partielle comme la mienne, n’avait donc aucune valeur devant Lui. Si l’on veut jouir d’un pardon complet, il faut aussi une confession complète. « Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde » nous dit la Bible (Prov. 28:13). Le texte qui a tellement troublé mon esprit quand j’étais petit garçon fut prononcé par Agar, la jeune Égyptienne, un jour où elle se trouvait dans une grande détresse. Il la consola, en l’amenant à réaliser que Dieu la voyait, dans sa situation désespérée, et s’occupait d’elle. Il lui donna en effet de précieuses promesses, qui furent en bénédiction à son âme angoissée. Il en est encore de même aujourd’hui, car Dieu ne change jamais, et « il y a pardon auprès de Lui ». Mon jeune cœur avait été touché et sondé par le souvenir de cette demi-confession, où j’admettais bien l’accident survenu au cornet de sucre, mais sans confesser la vérité entière, savoir que j’étais seul fautif ! Une pareille confession n’en est pas une du tout, car, pour être vraiment pardonné, il faut que nous réalisions que Celui dans la présence duquel nous vivons nous voit, tels que nous sommes. Comment Dieu, étant juste, peut-Il justifier l’impie ? Il a répondu Lui-même à cette question : « Par la Rédemption qui est dans le Christ Jésus » (Rom. 3:24). Seigneur ! tu courbas la tête : tu pris mon faix sur toi ; Et, pour acquitter ma dette, tu te livras pour moi... De courroux la coupe emplie a débordé pour toi Tu la bus jusqu’à la lie ; elle est vide pour moi. Ton calice, ton supplice, sont le salut pour moi ! Lorsque nous venons à Lui, en prenant notre vraie place de pécheur, « car tous ont péché-, (non comme dans l’incident de la demi-confession d’un jeune garçon), nous apprenons à connaître la joie qu’il y a, à être racheté, réconcilié et pardonné pour toujours. Venez, et plaidons ensemble, dit l’Éternel : Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme l’écarlate, ils seront comme la laine (Ésaïe 1:18). Et que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie (Apoc. 22:17). Le voulez-vous ? 12 Sachez que votre péché vous trouvera Un grand magasin avait engagé plusieurs garçons pour faire les courses. Il ne se passa pas longtemps avant que l’un d’eux fût saisi d’une envie irrésistible de piocher dans l’argent qu’il avait sous les yeux. Un soir, Junior, car tel était son nom, s’aperçut que la caisse où l’on tenait la petite monnaie était restée ouverte. Son cœur se mit à battre bien fort, mais il se dit que personne ne le verrait s’il prenait un sou, et que nul ne songerait à s’en inquiéter. Il ouvrit donc tranquillement la caisse et en sortit un sou, qu’il glissa dans sa poche. Junior trouva, le lendemain soir, la caisse encore ouverte et, se sentant plus de hardiesse, il y prit deux sous. Et, ainsi de suite : Toutes les fois qu’il le pouvait, Junior se servait, prenant bientôt deux, trois et même quatre sous à la fois. Il avait réussi à faire taire sa conscience, et jamais il ne lui vint à l’esprit que Dieu le voyait, ni que le caissier pourrait surgir tout à coup. Il ne pouvait voir non plus ce dernier, hochant la tête d’un air soucieux, quand il comptait son argent, le lendemain matin. La caisse fut bientôt soumise à une étroite surveillance, mais sans que l’on pût prendre le voleur sur le fait. On pourvut alors un certain nombre de pièces d’un sou d’une marque, avant de les remettre dans la caisse. Le lendemain matin déjà, plusieurs sous marqués avaient disparu. Le directeur réunit aussitôt tous les garçons de course au bureau et leur dit : « Depuis quelque temps, il manque de l’argent dans la caisse des petites dépenses, et le voleur doit être l’un d’entre vous. Si, toutefois, le coupable était d’accord d’avouer sa faute, nous lui pardonnerions. Dites, maintenant quel est le voleur ! » Les garçons se tenaient là, immobiles, surpris, quelques-uns tremblants, mais ils nièrent unanimement avoir commis le vol. Ils furent alors sommés de mettre leurs mains derrière le dos, pour que l’on puisse les fouiller. Une quantité de choses furent trouvées dans les poches, mais pas un des sous manquants, aussi furent-ils déclarés innocents. Quand le tour de Junior fut arrivé, le directeur lui dit d’un ton sévère : « Je te demande encore une fois si tu as pris de l’argent ? » — « Non ! » fut l’impudente réponse. — « Rappelle-toi, mon garçon », continua le directeur qui le suspectait, « que Dieu sait toutes choses et que les lèvres menteuses sont en abomination à l’Éternel » (Prov. 12:22). — « Je n’ai pas menti !» répondit Junior. Là-dessus, il fut fouillé ; et sept sous furent sortis de ses poches et posés sur la table ; cependant Junior, continuant à mentir, assurait ne pas les avoir volés, mais les avoir reçus de sa mère. Prenant alors deux des sous marqués, le directeur dit à Junior : « Comment oses-tu mentir aussi effrontément ? Regarde ces sous : On les a marqués hier soir, afin de mettre la main sur le voleur, et de lui prouver qu’il était coupable. Le voleur, c’est toi ! » Junior eut la bouche fermée. Comme il examinait les pièces marquées, il s’effondra et tomba évanoui par terre, où il resta assez longtemps inconscient. Le directeur se tourna alors vers les autres garçons, qui étaient très émus : « Vous voyez combien le mensonge est une chose terrible ! Les péchés de Junior l’ont trouvé ! Que cela vous serve d’avertissement à tous ! » Chers enfants ! pour vous aussi, ce petit récit renferme un avertissement, et il vous fera com. prendre que la Parole de Dieu est la vérité : Sachez que votre péché vous trouvera (Nombres 32:23). Dieu voit tout ce que vous faites, et il l’enregistre dans son livre. Le péché peut rester caché, pour un temps, aux yeux des hommes, mais l’œil de Dieu, devant qui nous comparaîtrons tous un jour, l’a vu. Si vous avez couvert vos péchés, et qu’ils ne soient ni confessés, ni pardonnés, vous comparaîtrez devant le grand trône blanc, où les livres de Dieu seront ouverts. Vous serez jugés, alors, d’après vos actions selon les choses qui ont été écrites dans les livres, (Apoc. 20:12) et jetés dans l’étang de feu, pour être punis pendant toute l’éternité. Mais l’Évangile nous apprend une bonne nouvelle, savoir que Christ est mort sur la croix pour des pécheurs, et qu’il a porté notre châtiment, afin que nous ne soyons pas jetés dans l’étang de feu. — Lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois... par la meurtrissure duquel nous sommes guéris (1 Pierre 2:24). Tous ceux qui confessent leurs péchés, et acceptent Jésus comme Substitut et Sauveur, trouveront grâce et seront sauvés. Leurs noms seront écrits dans le livre de vie de l’Agneau, car ils auront été lavés de leurs péchés dans le sang de Jésus. Vos péchés, cher lecteur, les avez-vous confessés ? Êtes-vous assurés qu’ils sont couverts par le sang de Jésus et pardonnés ? (lisez Ps. 32:1, et 1 Jean 1:7). Souvenez-vous que « si quelqu’un n’était pas trouvé écrit dans le livre de vie, il était jeté dans l’étang de feu » (Apoc. 20:15). Jésus seul peut nous sauver ! 13 C’est Jimmie… Jimmie travaillait dans une magnifique propriété, appartenant à un chrétien qui savait honorer le Seigneur de ses biens. Chaque jour, il réunissait tous les employés de sa maison, pour lire la Parole de Dieu avec eux, si bien qu’à l’époque de ce récit, sa famille entière, avec tous ceux qui habitaient sous son toit, à l’exception de Jimmie, avaient écouté les avertissements de la Bible, et accepté Christ comme Sauveur. Un jour, le propriétaire de ce domaine fit appeler Jimmie auprès de lui et lui annonça qu’il avait l’intention de lui donner un beau cadeau. Jimmie en fut naturellement enchanté ; mais quand son maître lui dit qu’il lui faisait don de sa belle maison et de toutes ses terres il ne put répondre un mot ; son visage seul disait la surprise et le plaisir qu’il en éprouvait. Le propriétaire du domaine ajouta qu’un jour, probablement très proche, le Seigneur Jésus reviendrait et rassemblerait, avec un cri de commandement, tous ceux qui l’avaient accepté, par la foi, comme Sauveur, afin qu’ils fussent pour toujours avec Lui. « Du moment qu’à part toi, nous sommes tous sauvés, il ne restera plus personne ici que toi ; tu pourras donc prendre tout ce que nous aurons laissé derrière nous ». « Merci mille et mille fois, Monsieur, dit Jimmie transporté de bonheur ; et, pendant qu’il retournait à son travail, il rêvait déjà du jour où toutes ces richesses lui appartiendraient. Au milieu de la nuit, le propriétaire fut éveillé par un léger bruit à sa porte ; surpris, il prêta l’oreille, et lorsqu’on frappa, il répondit aussitôt « Qui est là ? » — « Pardon, Monsieur, c’est moi, c’est Jimmie » dit une voix craintive. « Pourrais-je vous parler tout de suite, Monsieur ? » — « Certainement, je viens, Jimmie » répondit celui-ci, devinant bien vite la raison de ce désir. Il conduisit le jeune garçon vers un siège et attendit qu’il parlât. « Oh ! Monsieur », s’exclama Jimmie, « je ne le veux pas, je ne le veux pas ! » — « Mais, Jimmie, pourquoi m’éveilles-tu au milieu de la nuit pour m’annoncer cela ? » demanda-t-il. « Parce que j’avais peur, Monsieur, que Jésus vienne avant le matin, et que je sois laissé en arrière... je ne suis pas prêt à partir ! » Une fois de plus, Jimmie entendit parler de l’amour que Dieu a manifesté en envoyant son Fils dans ce monde, afin de mourir pour des pécheurs, et du sang de Jésus Christ, le Fils de Dieu, qui nous purifie de tout péché (1 Jean 1:7) ; s’il voulait convenir qu’il était un pécheur perdu et coupable, et accepter le Seigneur Jésus Christ — Celui qui était mort à sa place — comme son Sauveur personnel, il serait purifié, pardonné et préparé à se tenir dans la présence de Dieu. Jimmie s’agenouilla aussitôt à côté de son maître, et confessa au Seigneur quel pécheur il avait été, demandant la grâce et le pardon par le sang de Christ. Quand il se releva, son visage était inondé de paix. Et lorsque son maître lui demanda : « Que t’arriverait-il, si Jésus venait avant le jour ? » Il répondit : « Oh ! Monsieur, je partirais avec vous, pour être avec Celui qui est mort pour moi Qu’en est-il de toi, cher lecteur ? Prends garde ! et si tes péchés ne sont pas encore ôtés, avoue-les tout de suite, et accepte Jésus pour ton Sauveur, comme Jimmie. Ne renvoie pas à demain, car le Seigneur peut venir d’un instant à l’autre, et si tu n’es pas sauvé, à sa venue, ce sera trop tard, à jamais. Vous donc aussi soyez prêts, car, à l’heure que vous ne pensez pas, le Fils de l’homme vient (Luc 12:40). 14 Je suis prêt ! Par un sombre et frais matin, un capitaine de navire descendait rapidement une rue de Liverpool, quand il aperçut un petit garçon mal vêtu, à l’air affamé, qui se tenait devant la vitrine d’un élégant restaurant. Posant doucement une main sur l’épaule de l’enfant, il lui demanda : « Que fais-tu là, mon petit ? » Le petit garçon répondit, avec un regard pitoyable : « Oh ! Monsieur, je me tenais ici, pour voir les bonnes choses qu’on peut manger là-dedans ! » « Voyons donc, dit le capitaine, il me reste juste une demi-heure avant que mon navire parte ; si tu avais des vêtements convenables, une figure propre et des cheveux bien peignés, je t’aurais fait entrer pour te donner quelque chose à manger ». L’enfant, dont les yeux s’étaient, à ces mots, remplis de larmes, lui jeta un regard plein d’affection, passa rapidement la main sur ses cheveux, et dit : « Je suis prêt ! » « Cela va bien, mon petit homme, répliqua le capitaine, que Dieu te bénisse ! Entre avec moi dans ce restaurant, et je te ferai manger quelque chose ! » Pendant que le petit garçon se régalait, l’officier lui demanda : « Où est ta mère ? » — Ma mère est morte quand j’avais à peine quatre ans, répondit l’enfant. — Et ton père ? — Je n’ai pas revu mon père depuis la mort de maman. — Et qui donc prend soin de toi ? Le garçonnet répondit avec un regard de calme soumission : — Quand maman était malade, tout juste avant sa mort, elle m’a dit que Jésus prendrait soin de moi ; elle m’a appris à prier et à aimer Jésus ». Le capitaine avait les yeux pleins de larmes, quand il répondit : « J’ai quelques minutes à peine avant que mon navire ne parte, mais si tu étais habillé convenablement, et que tu aies un visage propre, je t’aurais emmené avec moi, sur le navire, où tu pourrais me servir personnellement ». Le petit garçon fixa les yeux sur la bonne figure du capitaine, et s’écria : « Oh ! capitaine, je suis prêt ! » Ils coururent donc ensemble au navire, et l’officier le présenta à ses hommes, en disant : « Il sera mon petit serviteur et s’appelle : Je suis prêt ! » Il parut transformé quand le capitaine lui donna un habit bleu, tout neuf, et se mit aussitôt à le servir très fidèlement. Aussi le capitaine s’attacha-t-il beaucoup à l’enfant ; mais, peu après son arrivée à bord, il tomba malade et dit un jour au capitaine : « Je me sens bien mal ! la poitrine me fait tellement mal ! Oh ! capitaine ! je voudrais être tout près de vous ! » Cet homme si bon prit le petit enfant dans ses bras et le serra sur son cœur. Il ne tarda pas à s’endormir et fut porté délicatement sur sa couche. Peu de jours après, le docteur dit au capitaine : « J’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour l’enfant ; il est gravement malade et va mourir !» — « Oh ! docteur ! s’écria le capitaine, sauvez-le ! je ne puis me passer de lui ! » Mais l’état de l’enfant s’aggravait toujours. Un soir, il fit appeler le capitaine, et celui-ci, en le voyant, comprit que la mort approchait à grands pas. Faiblement, d’une voix très basse, le petit garçon lui dit : « Oh ! capitaine, je vais vous quitter, je m’en vais auprès de Jésus et de ma mère ! Oh ! capitaine, je vous aime, vous avez été si bon pour moi ! ... Je vois ma chère maman, elle me cherche ! Oh ! elle est si belle ! je vois aussi les anges, je vais être avec Jésus ! Oh ! capitaine, ne voulez-vous pas donner votre cœur à Jésus ? et me retrouver au ciel ! Capitaine, Jésus vous aime, ne voulez-vous pas vous laisser sauver par lui, et devenir un chrétien ? » — « J’y ai déjà pensé, mon petit, je m’en occuperai bientôt », dit le capitaine, qui était profondément ému, d’une voix tremblante. — « Mais quand ? Quand serez-vous prêt à donner votre cœur à Jésus ? » insista-t-il encore. — « Eh ! bien, je ne veux pas renvoyer davantage ! » — « Oh ! capitaine, ne voulez-vous pas permettre à Jésus de vous sauver ? Quand serez-vous prêt ? » Des larmes ruisselant sur ses joues, le capitaine tomba à genoux, en s’écriant : « Je suis prêt ! Me voici ! » Et là, sur ses genoux, d’un cœur contrit et brisé, le capitaine céda son cœur et sa vie à Jésus ! Une demi-heure plus tard environ, les hommes entrèrent dans la cabine du capitaine, et le trouvèrent en prière, agenouillé, les bras du petit garçon enlacés autour de son cou. L’enfant était mort, son esprit était retourné à Dieu qui l’avait donné. Il avait plaidé pour le capitaine jusqu’à la fin, et ce fidèle petit serviteur de Jésus avait remporté la victoire ! Cher jeune lecteur, es-tu un chrétien ? Aimes-tu Jésus, comme le faisait ce petit garçon ? Es-tu prêt à le rencontrer ? Le connais-tu, comme ton Sauveur personnel, qui mourut sur la croix pour tes péchés ? Si tel n’était pas le cas, je te supplie de lui dire : « Je suis prêt ! » Es-tu disposé à t’abandonner maintenant à Jésus, comme à ton Seigneur et Sauveur, et lui permets-tu de te sauver ? « Voici, c’est maintenant le temps agréable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6:2). 15 « Tu ne pourras plus l’effacer ! » « Robert, tu ne devrais pas écrire là-dessus ! » disait un père à son fils, qui était occupé à rayer une des vitres de la fenêtre. « Pourquoi pas, papa ? » questionna le garçon. « Parce que tu ne pourras plus l’effacer », répliqua le père. As-tu jamais pensé, cher jeune lecteur, que tu écris journellement des choses que tu ne seras plus capable d’effacer ? Il y a quelques jours, à peine, que tu répondais à ta mère d’une manière inconvenante ; tes paroles ont été pour son cœur « ce qui perce comme une épée » (Prov. 12:18) et lui ont fait beaucoup de peine. Elles sont restées gravées au fond de son cœur, comme les raies sur la vitre, et ne peuvent être effacées. Ah ! comme tu aimerais les effacer, ces paroles cruelles, mais tu ne le peux plus ! Il se peut, qu’un jour, tu aies soufflé une suggestion coupable à l’oreille de l’un de tes camarades chez qui elle trouva vite un écho, et l’induisit au mal. Mais le coupable, c’est toi. Car avec ta méchante langue tu as séduit le jeune garçon, dont la conscience est maintenant chargée. Tu en as, aujourd’hui, du chagrin, mais l’acte est commis... plus moyen de l’effacer. N’est-ce pas terrible ? Comme nous devrions prêter attention à ce que nous disons et faisons, puisque nos paroles et nos actes laissent, après eux, des traces qui ne peuvent être effacées ici-bas ! L’apôtre Jacques nous dit que nous devrions être « prompts à écouter, lents à parler, lents à la colère » (Jacq. 1:19). C’est là un bon conseil, qu’en dites-vous ? As-tu marché déjà sur une couche d’asphalte qui vient d’être coulée et n’est encore ni sèche, ni dure ? As-tu vu ce qu’il en est résulté ? l’empreinte de tes pas s’est imprimée sur le ciment et maintenant qu’il est sec et dur, tu ne peux plus la faire disparaître ; tu as laissé une trace permanente que rien ne peut effacer. Il en est ainsi de nos paroles et de nos actions : elles se marquent et s’impriment sur nos esprits et sur nos cœurs, comme sur les esprits et les cœurs des autres, d’une façon durable qui, la plupart du temps, ne peut être effacée. Ce qui seul pourra nous aider, c’est la crainte du Seigneur (Prov. 14:27). « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse ». Par elle « tu iras ton chemin en sécurité, et ton pied ne se heurtera point » (Ps. 111:10 ; Prov. 3:23). Nous devrions nous rappeler aussi que toutes nos pensées, toutes nos paroles et toutes nos actions sont enregistrées au ciel, dans le Livre de souvenir de Dieu. Ces inscriptions-là sont permanentes aussi ; nous ne pouvons effacer la moindre parcelle de nos mauvaises actions et de nos paroles légères de ce livre éternel ! Mais l’Évangile de la grâce de Dieu nous apporte de bonnes nouvelles : Bien que nous ne puissions effacer un seul de nos péchés du livre de Dieu, Dieu lui-même le peut pour nous, si nous lui confessons notre culpabilité, et croyons en son Fils, qui mourut pour les pécheurs sur la croix du Calvaire. Les traces du péché peuvent rester marquées ici-bas, sur cette terre, mais Dieu en effacera toute trace de son Livre, pour tous ceux qui acceptent le Seigneur Jésus comme leur Sauveur personnel : Il l’a promis : « C’est moi, c’est moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même ; et je ne me souviendrai pas de tes péchés » (Ésaïe 43:25). « J’ai effacé comme un nuage épais tes transgressions, et comme une nuée tes péchés : reviens à moi, car je t’ai racheté » (Ésaïe 44:22), Jésus Christ a offert un sacrifice complet et parfait en se donnant lui-même pour les péchés. Il a porté le châtiment à notre place. Il a payé toute la dette de notre péché et a ôté notre culpabilité (Héb. 10:12-13). De plus, il a promis à tous ceux qui viennent à lui comme pécheurs, et se confient en lui, à cause de ce qu’il a fait pour leurs péchés, qu’il ne se souviendrait plus jamais de leurs péchés, ni de leurs iniquités (Héb. 10:17). Ne veux-tu pas, cher lecteur, venir à ce Sauveur pour obtenir la certitude que tes péchés sont effacés et pardonnés ? 16 Un lieu de refuge Par un radieux matin, quelques jeunes gens partaient gaiement en auto pour rendre visite à un oncle et à une tante. Leur intention était de rentrer le jour suivant mais, à leur réveil, ils s’aperçurent qu’une tourmente de neige s’était levée pendant la nuit. Qu’allaient-ils faire, maintenant ? Prolonger leur visite, on partir malgré tout ? Leur tante et leur oncle leur conseillaient d’attendre que la tempête se fût calmée, d’autant plus que des avertissements radiodiffusés annonçaient l’approche d’un blizzard. Toutefois, comme l’un d’eux avait hâte de rentrer pour assister à une conférence, il fut unanimement décidé de partir au plus vite. Tout alla bien, au début, mais, à mesure qu’ils avançaient, la neige devenait plus compacte et la route plus difficile. Puis ils atteignirent un endroit où les chemins avaient été déblayés, ce qui leur permit d’avancer plus facilement. La tourmente même paraissait s’apaiser un peu, et ils commencèrent à croire que leurs craintes avaient été vaines, quand soudain l’ouragan reprit de plus belle, chassant devant eux des nuages de neige si épais qu’il devenait impossible de discerner la route. Un véritable blizzard s’abattait sur eux, la neige s’amoncelait et c’est avec peine qu’ils pouvaient encore maintenir la bonne direction. Finalement, ils se trouvèrent pris dans la neige, et malgré leurs efforts réunis, ils ne parvinrent pas à se dégager. Ils se virent ainsi contraints d’abandonner l’automobile. Mais, que devenir dans cette périlleuse situation ? Le jour ne tarderait pas à tomber et ils savaient bien que s’ils restaient sur place ils périraient gelés. On apercevait bien une ferme, à une certaine distance, mais il eût fallu, pour l’atteindre, traverser des amas de neige insurmontables. Tout à coup, l’un d’eux se souvint qu’ils avaient passé, peu avant, non loin d’une petite hutte ; ils se mirent donc en marche pour tâcher de l’atteindre. Après avoir franchi d’énormes amoncellements de neige poudreuse et enfoncé à maintes reprises dans la neige soufflée, ils se trouvèrent enfin devant la hutte. Serait-elle fermée, s’y trouverait-il du feu ? À leur immense joie, la porte s’ouvrit devant eux et un homme les invita cordialement à venir se réchauffer près du feu qui crépitait dans la cheminée. Ce fut là, qu’à l’abri de la tourmente et des vents qui soufflaient furieusement, ils passèrent la nuit. Ils avaient trouvé, dans cette modeste hutte, un refuge et un abri sûr, pour lesquels ils louèrent Dieu, qui avait veillé sur eux et les avait délivrés du danger. Nous pouvons tirer une grande leçon de ce récit authentique. La Bible nous annonce qu’une autre tempête, celle du jugement, va fondre sur ce monde, à cause de ses nombreux péchés et du rejet du Fils de Dieu. Aussi Dieu a-t-il fixé un jour auquel il jugera le monde en justice (Actes 17:31). Le jour du jugement s’approche et déjà résonne à nos oreilles ce solennel avertissement : « Fuyez la colère qui vient ». Quiconque n’est pas sauvé est averti du jugement à venir. Les trois jeunes gens, dans notre récit, avaient été prévenus de l’approche du blizzard, mais ils n’avaient pas pris garde à cet avertissement. Pendant quelque temps, tout parut bien aller, et le danger semblait écarté ; mais soudain, le blizzard survint avec sa force terrifiante et les trouva totalement dépourvus de moyens de défense. Il en est de même de ceux qui sont insouciants quant au salut de leur âme. Ils ne prennent pas garde aux avertissements de Dieu, par lesquels il les supplie d’accepter Christ pour leur Sauveur. Tout va bien, en apparence, pour un moment, mais soudain leur vie est retranchée, et ils périssent dans la tourmente de la colère de Dieu. Cher lecteur, prends garde aux avertissements de Dieu, à la colère qui vient, et laisse-toi sauver maintenant ! Nos trois jeunes gens renoncèrent à la lutte et s’enfuirent pour leur vie, quand ils virent que leurs efforts pour dégager la voiture étaient vains. Ils essayèrent de tous les moyens avant de renoncer et de chercher un refuge. Il en est bien souvent ainsi du pécheur : il tente de se sauver par ses propres moyens, par ses propres efforts, et n’y renonce, pour courir à Christ, que lorsque toutes ses possibilités ont échoué. Tandis que la tourmente faisait rage et que le froid menaçait de les engloutir, les trois jeunes trouvèrent un lieu de refuge et un abri contre l’orage ; la hutte où ils avaient fui leur offrait une paisible sécurité, une douce chaleur et un bienveillant accueil. Cela ne rappelle-t-il pas Ésaïe 32:2 : « il y aura un homme qui sera comme une protection contre le vent et un abri contre l’orage » ? Dieu a pourvu à ce qu’il y ait un abri et un refuge contre l’orage du jugement à venir. L’Homme Christ Jésus, son Fils bien-aimé, est le refuge, un lieu de sécurité pour les pécheurs coupables. Il est mort sur la croix pour eux, et a porté, là, tout le courroux et le jugement de Dieu contre le péché. Il a dit prophétiquement : « Les ardeurs de ta colère ont passé sur moi, tes frayeurs m’ont anéanti » (Ps. 88:16). La tourmente du jugement de Dieu a déferlé sur lui, mais, tous ceux qui l’acceptent, comme Sauveur personnel seront sauvés et ne viendront jamais en jugement (Jean 5:24). Christ est leur refuge, ils sont en sécurité pour toujours. Ils peuvent dire, en réalité : « Tu es mon asile et mon bouclier » (Ps. 119:114). Garçons et fillettes, connaissez-vous un lieu de refuge, où vous serez en sécurité, quand viendra la tourmente du jugement ? Avez-vous prêté l’oreille aux avertissements de Dieu, et vous êtes-vous enfuis auprès de Jésus, pour être à l’abri ? Le jour vient, où les hommes chercheront un refuge de devant la colère de Dieu, mais ils n’en trouveront point ! (Apoc. 6:15-17). Il sera trop tard ! Chers amis, ne voulez-vous pas dire, en cet instant, au Seigneur Jésus : « C’est vers toi que je me réfugie ? » (Ps. 143:9). Vous aurez alors trouvé le refuge et serez sauvés pour toujours ? 17 Charly et son grand-père Charly Roland allait régulièrement à l’école du dimanche, et savait toujours parfaitement ses versets, si bien qu’il paraissait être un des meilleurs élèves de son groupe. J’ai dit qu’il « paraissait » l’être, car vous savez que l’on ne peut toujours se fier aux apparences. Bien que Charly se montrât obéissant et aimable envers ses parents, attentif et appliqué dans son groupe, il n’y avait dans son cœur aucun amour pour Dieu. Car Charly n’avait pas encore découvert qu’il était un misérable pécheur qui avait besoin de l’amour du Sauveur. Il se disait qu’étant si bon, allant au culte tous les dimanches, cherchant à se conduire de son mieux à la maison, il irait certainement au ciel. Son vieux grand-père, avec lequel il préparait ses devoirs d’école du dimanche, était fier aussi de son honnêteté et de sa bienveillance, et se vantait volontiers de ce qu’il avait suivi l’église chaque dimanche, pendant nombre d’années. Il s’imaginait qu’en répétant des prières des lèvres, il plairait à Dieu et irait au ciel. Mais un jour, quand Charly rentra de l’école du dimanche, son grand-père remarqua qu’il avait un air grave et pensif et se demanda quelle pouvait en être la raison. Charly ne tarda pas à lui raconter, ainsi qu’à sa famille, que le moniteur avait parlé, ce jour-là, de la méchanceté du cœur, il avait fait comprendre à ses élèves que toutes les bonnes œuvres que nous faisons n’avaient aucune valeur aux yeux de Dieu, tant que nos cœurs n’avaient pas été régénérés et qu’elles fussent le fruit de notre amour pour lui. Il leur avait expliqué qu’ils étaient incapables de garder un seul des commandements de Dieu, sans sa Force ; qu’en outre, s’ils en violaient un seul, ils méritaient d’aller éternellement en enfer. Mais il y avait un pardon pour tous leurs péchés, s’ils le demandaient ; car, bien qu’ils eussent enfreint, à bien des reprises, sa sainte loi, Dieu leur pardonnerait parce que Jésus Christ avait subi le châtiment à leur place, avait été fait péché à leur place, afin qu’ils fussent estimés justes et purs aux yeux de Dieu (Rom. 3:19 ; 2 Cor. 5:21 ; 1 Pierre 2:24). Tout cela fut une révélation pour Charly, et le Saint Esprit travaillait dans son cœur. Mais cela déplut beaucoup à sa famille, car, pour elle, ces nouvelles ne signifiaient rien de bon. Charly était parfois bien triste, car on le blâmait parce qu’il paraissait en savoir plus long que les autres ; il relisait alors le chapitre qui lui avait dévoilé sa propre culpabilité, et le souvenir de cette leçon le consolait bien vite, car il se confiait maintenant en Jésus pour le pardon de ses péchés et son salut. Il tardait beaucoup à Charly que son grand-père, déjà si âgé, vint à Jésus, car ce serait terrible s’il mourait avant d’avoir connu le Sauveur. Aussi priait-il souvent pour son grand-père et pour ceux qui l’entouraient, et les suppliait-il de croire en Jésus seul pour leur salut. Des mois avaient passé, quand Charly tomba gravement malade. Le docteur déclara qu’il n’aurait plus longtemps à vivre. Ses amis le voyaient baisser rapidement, et s’en affligeaient, mais ce fut son vieux grand-père qui en fut le plus frappé. Maintenant que celui qui l’enseignait était sur le point de le quitter, il se rendit compte que les paroles qu’il avait entendues de sa bouche devaient être vraies, et tandis que l’enfant reposait presque inconscient dans son lit, il le suppliait de lui parler une fois encore, et de lui dire ce qu’il devait faire pour être délivré de ses péchés. Charly ouvrit enfin les yeux et parut reconnaître ses parents et son grand-père ; celui-ci lui dit en sanglotant : « Oh ! Charly, Charly ! que faut-il que je fasse pour sentir mes péchés ? Je dois être bien plus mauvais que toi, et pourtant je ne le sens pas. Oh ! Charly, j’ai endurci mon cœur et je ne puis plus l’attendrir ! Oh ! Charly, prie pour ton pauvre vieux grand-père et dis-moi comment tu as fait pour être délivré de tes péchés ! » Combien Charly fut heureux de l’entendre ! Il donna à son grand-père le papier sur lequel il avait copié la précieuse leçon biblique, et lui recommanda d’aller voir son moniteur, pour qu’il pût la lui expliquer. « Mais, grand-père, ajouta-t-il, cela ne suffira pas, car il faut que tu pries Dieu tout seul, pour qu’il te montre combien ton cœur est mauvais, comme il le dit dans la Bible, et à quel point tu as besoin du pardon que donne le sang du Sauveur ! » Ces paroles furent presque les dernières que prononça Charly. Bientôt après, il s’en alla dans la maison du Père. Son œuvre ici-bas était terminée et il entra dans la joie de son Seigneur ! Qu’advint-il alors du grand-père de Charly ? Vous vous souvenez que ce dernier avait prié pour lui, et la Parole de Dieu nous dit : « Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez » (Matt. 7:7). Dieu répondit à sa prière, et à celle du grand-père. Lui aussi trouva la paix avec Dieu, par la foi en Jésus Christ, le Sauveur mort pour ses péchés et ressuscité pour sa justification. Qu’en est-il de toi, cher lecteur ? As-tu reconnu que tu es pécheur et que tu dois être lavé de tes péchés dans le sang de Jésus ? Viens donc à Jésus et tu seras sauvé, comme le furent Charly et son grand-père ! 18 « Je ne suis pas à moi-même » Une fillette, nommée Suzy, s’entretenant un jour avec son père, lui disait : — « J’aimerais avoir de l’argent pour le donner à Dieu, mais je n’en ai pas ! » — « Dieu ne te demande pas de lui donner ce que tu n’as pas, lui répondit son père ; mais tu possèdes encore d’autres trésors que de l’argent et, quand nous serons à la maison, je te lirai quelque chose qui te montrera clairement ce que tu peux offrir à Dieu ». Après le dîner, le père de Suzy prit un gros livre dans sa bibliothèque et pria Suzy de lui lire, à haute voix, le passage que voici : « Aujourd’hui, je suis venu à Dieu, et me suis donné à lui, avec tout ce que je suis, et tout ce que j’ai, de sorte que je ne suis plus à moi-même. Je n’ai plus de droits sur ce corps, ni sur aucun de ses membres ; plus de droits sur cette langue, sur ces mains, sur ces pieds, sur ces yeux et sur ces oreilles ; je me suis donné moi-même à lui ». — « Ces paroles ont été écrites, il y a bien longtemps, par un cher homme qui est maintenant au ciel. As-tu compris, en les lisant, ce que tu pourrais offrir à Dieu de ce que tu possèdes ? » Suzy gardait le silence, regardant tantôt ses mains, tantôt ses pieds. Elle dit enfin, comme se parlant à elle-même, et tout doucement : « je ne crois pas que Dieu en ait besoin ! » Son père l’avait entendue et lui dit : « Il te les demande et veut voir, maintenant, si tu vas les lui donner, ou si tu préfères les garder pour toi-même. Si tu les lui donnes, tu les surveilleras attentivement, pour qu’ils ne fassent jamais de mal, et tu leur enseigneras à faire tout le bien possible. Mais si tu les gardes pour toi-même, il est probable qu’ils feront toutes sortes de mauvaises choses ». — « Papa, lui as-tu donné les tiens ? » — « Sans doute, et depuis longtemps ! » — « Es-tu content de l’avoir fait ? » — « Oh ! oui, très content ! » Suzy se tut un moment, ne comprenant pas très bien ce que tout cela signifiait. — Si tu donnes ta langue à Dieu », continua son père, « tu ne lui permettras pas de dire des paroles dures ou méchantes, ni de raconter des sornettes ou de dire un mensonge, ni quoi que ce soit qui attriste le Saint Esprit de Dieu ». — « Dans ce cas, je crois que je vais lui donner ma langue ! » — « Et si tu donnes tes mains à Dieu, tu les surveilleras, et ne leur permettras pas de toucher ce qui ne leur appartient pas ! Tu ne les laisseras pas oisives, mais tu veilleras à ce qu’elles travaillent joyeusement et diligemment pour lui plaire ! » — « C’est ça, je m’en vais lui donner mes mains ! » — « Et si tu lui donnes tes pieds, tu ne leur permettras jamais de te conduire où tu ne dois pas aller ; et si tu lui donnes tes yeux, tu ne les laisseras jamais regarder ce qu’il n’aimerait pas que tu voies, ni une chose quelconque, que tu n’oserais pas regarder s’il était à côté de toi » Mais je ne t’ai pas encore dit le plus important : Savoir que tu peux te donner toi-même à lui, et je suis sûr que lorsque tu te seras donnée toi-même, tu ne désireras plus jamais garder quelque chose pour toi ». Ils s’agenouillèrent ensuite tous deux, et le père de Suzy demanda à Dieu de bénir l’entretien qu’ils venaient d’avoir ensemble et d’être en aide à Suzy, afin qu’elle consente à se donner elle-même au Seigneur Jésus. « Je vous exhorte donc... à présenter vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui est votre service intelligent » (Rom. 12:1). « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, et que vous avez de Dieu ? Et vous n’êtes pas à vous-mêmes ; car vous avez été achetés à prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1 Cor. 6:19-20). 19 Confessons nos péchés ! Vincent était à sa fenêtre, observant le voisin qui était occupé dans son verger ; pour protéger des piqûres d’insectes les fruits de son poirier de choix, il les enveloppait soigneusement de petits sachets de gaze. Une méchante pensée surgit alors dans l’esprit malicieux de Vincent et, peu après, il pénétrait, avec un camarade, dans le verger du voisin. Supposant que personne ne les verrait, ils ouvrirent plusieurs des sachets protecteurs, mordirent les fruits prêts à murir et les refermèrent. Quelques jours après, pendant que Vincent faisait ses devoirs d’école, son père entra dans la chambre, tenant à la main une des poires marquées et gâtées par la morsure des dents. La posant à portée de la main de Vincent, il dit seulement : « Cette poire restera ici, jusqu’à ce que tu aies fait ce qu’elle t’exhorte à faire ». Le péché de Vincent l’avait trouvé et le poursuivait, car le voisin, ayant découvert les coupables, s’était plaint à leurs pères respectifs. La poire mordue resta bien des jours sur la table de Vincent, lui rappelant son péché, et l’exhortant chaque jour. Elle semblait parler de jour en jour plus fort et l’impressionner davantage, de sorte que, même pendant les heures d’école, le jeune garçon était tourmenté par le souvenir de cette poire haïe, qui se gâtait et répandait maintenant autour d’elle une odeur nauséabonde. Les ruses dont il devait user pour éviter de rencontrer le voisin ne parvenaient pas à le distraire de la prédication torturante de la poire mordue. Et les regards sévères et investigateurs de son père ne faisaient qu’augmenter la détresse de son âme. Enfin, Vincent fut incapable de supporter cette situation plus longtemps et se décida à faire ce que la poire l’avait exhorté à faire, dès l’instant où il l’avait vue : confesser son péché et demander pardon. Il se rendit chez le voisin lésé, lui confessa tristement ses torts, lui demanda son pardon et l’obtint. Ah ! comme il fut soulagé et se sentit déchargé, quand il eut avoué son péché et reçu le pardon du bienveillant voisin ! Il avait retrouvé la paix et le repos du cœur ! * * * L’expérience de Vincent, que nous faisons tous, tôt ou tard, mes chers enfants, c’est que, sans la confession du péché, ou du tort commis, nous ne pouvons trouver de repos, de paix ou de joie. C’est ce qu’exprimait David au Psaume 32 : « Quand je me suis tu, mes os ont dépéri, quand je rugissais tout le jour. Car jour et nuit ta main s’appesantissait sur moi ; ma vigueur s’est changée en une sécheresse d’été » (v. 3 et 4). C’est là ce qu’il éprouvait, pendant que ses péchés étaient cachés et pas encore confessés. Mais il ajoute : « Je t’ai fait connaître mon péché, et je n’ai pas couvert non iniquité ; j’ai dit : Je confesserai mes transgressions à l’Éternel ; et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché » (v. 5). Et quand il eut fait cela, il put s’écrier : « Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée, et dont le péché est couvert... Réjouissez-vous en l’Éternel, et égayez-vous, justes, et jetez des cris de joie » (v. 1 et 11). Le sage écrit, dans les Proverbes, au chapitre 28, verset 13 : « Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde ». Le Seigneur est un Dieu miséricordieux et plein de grâce, pardonnant l’iniquité, la transgression et le péché (Exode 34:6, 7) à tous ceux qui viennent à lui repentants et confiants. Il peut le faire à juste titre, puisqu’il a donné son Fils, Jésus, pour qu’il meure, lui, le juste, pour les injustes. Chaque tort fait à autrui est un péché contre Dieu, et doit lui être confessé à lui, aussi bien qu’à celui qui a été lésé. C’est seulement en agissant de cette manière-là que la prospérité, la paix et la joie seront assurées à notre âme. Et en ce qui concerne la confession de nos péchés au Seigneur, le pardon nous est promis : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1:9). Es-tu déjà venu à Dieu, cher jeune lecteur, pour lui confesser que tu es pécheur et que tu as commis beaucoup de choses mauvaises ? Il te faut le faire si tu veux jouir de la paix et de la joie que donne le pardon des péchés ! 20 Ce que Régine ne savait pas — « Es-tu une chrétienne, Régine, es-tu sauvée ? » Régine était une de mes petites amies ; elle avait dix ans, et nous étions ensemble, dans le préau de l’école. — « Je ne le sais pas », me répondit-elle. — « Alors, dis-moi, du moins, comment on peut être sauvé ? continuai-je. — « En étant bon ». — « Jusqu’à quel point devrais-tu être bonne ? » — « Oh ! très bonne ! » — « Comment « très bonne » ? demandai-je. — « Eh ! bien, très, très, très bonne ! » dit-elle avec sérieux. — « Es-tu aussi bonne que cela ? » — « Oh ! Oh ! non », répondit-elle aussitôt. — « Alors, je suppose que tu n’es pas sauvée ? » repris-je. Elle baissa la tête, en murmurant : « Non, je ne le crois pas ». Moi non plus, je ne suis pas bon ! dis-je. Régine ouvrit de grands yeux, et l’on voyait qu’elle faisait de profondes réflexions. Bien que je fusse pasteur moi-même, s’il s’agissait d’être très, très, très bon pour être un chrétien, je n’en étais pas un non plus et, au surplus, je n’étais pas sauvé ! « Si le prédicateur n’était pas sauvé, qui l’était, alors ? » Régine, s’apercevant que son opinion sur la manière d’obtenir le salut devait être fausse, posa une question grosse d’importance : « Comment donc, pouvons-nous être sauvés ? » J’eus recours à la Bible, la Parole de Dieu, pour y trouver la seule réponse juste, et lui montrai, d’après Romains 3:10 et 23, qu’ « il n’y a point de juste, non pas même un seul » ... « car tous ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu ». Je lus ensuite Jean 3:16 : « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle », ce qui prouve que Dieu a tellement aimé un monde de pécheurs, qu’il a envoyé Jésus, afin qu’il mourût pour nos péchés. Nous lûmes ensuite Ésaïe 53:6 : « Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous ». Je lui expliquai que, pendant que Jésus mourait sur la croix, Dieu avait posé tous nos péchés sur lui, et l’avait puni pour ceux-ci. Si nous acceptons Christ, celui qui mourut à notre place, comme substitut, et si nous le recevons comme Sauveur personnel, nous saurons alors qu’il a été blessé pour nos transgressions, qu’il a été meurtri pour nos iniquités, que le châtiment de notre paix a été sur lui, et que par ses meurtrissures nous sommes guéris (Ésaïe 53:5). Ou, en d’autres termes, que nous sommes sauvés par ses meurtrissures. — Régine, la Parole de Dieu nous apprend, en Jean 1:12, qu’ « à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en son nom ». Donc, si tu veux recevoir Jésus comme ton propre Sauveur, tu seras sauvée immédiatement et tu recevras, de Dieu, une nature nouvelle, capable de faire le bien (Éph. 2:8-10). Un éclair de joie passa dans les yeux de Régine, quand elle comprit qu’elle pouvait être sauvée immédiatement. Je lui demandai si elle voulait recevoir le Seigneur Jésus comme Sauveur personnel, et elle le reçut joyeusement, de tout son cœur. Je ne revis pas Régine pendant neuf ans, et lorsque je la rencontrai à nouveau, elle était une charmante jeune fille de dix-neuf ans, une chrétienne vivante, qui servait son Sauveur. Elle était sûre d’être sauvée et non moins sûre que sa conversion datait du jour où je lui avais parlé, dans le préau de l’école, lorsqu’elle avait dix ans. Vous voyez que vous pouvez recevoir Jésus comme Sauveur, n’importe où, et à quelque endroit que vous soyez. Vous pouvez le recevoir à l’instant même où vous lisez cette histoire vraie. Ne voulez-vous pas le faire ? Vous lui direz tout simplement : Cher Jésus, je suis un pécheur, mais je crois que tu es mort pour mes péchés, sur la croix. Je t’accepte, à présent, comme mon propre Sauveur ! » Si vous lui dites cela de tout votre cœur, Jésus vous recevra, vous pardonnera tous vos péchés et vous sauvera. Vous aurez la certitude que vous êtes sauvé par l’assurance que donne la Parole de Dieu et par le témoignage du Saint Esprit, au-dedans de vous (1 Jean 5:10-13). Vous serez heureux dès ce moment-là, et éprouverez le désir de vivre pour plaire à votre Seigneur et Sauveur bien-aimé !

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